Nombre de scientologue en baisse en Australie

Par Steve Cannane

 

La Scientologie se décrit comme le plus rapide du monde la religion en pleine croissance, mais en Australie, il va vers l’arrière.

Les chiffres publiés à Lateline du recensement montrent que l’Australie en 2011, juste 2163 Australiens se sont appelés les scientologues, une diminution de 13,7 pour cent à partir du recensement de 2006.

En 2009, la Scientologie porte-parole de Tommy Davis a déclaré à ABC des Quatre Coins du programme, il y avait « des dizaines, voire des centaines de milliers de scientologues » en Australie.

L’Église de Scientologie ne serait pas accorder une entrevue à Lateline, mais dans une déclaration dit: « . Les chiffres du recensement ne sont pas un reflet exact du nombre croissant de personnes qui visitent nos églises et qui participent activement à la Scientologie à la fois en Australie et à l’étranger »

Paul Schofield, qui était un membre de l’Eglise pendant 29 ans, avant de quitter en 2008, dit que la scientologie a une histoire de trucage leurs chiffres.

« La Scientologie est totalement obsédé par les statistiques. Si vos statistiques ne vont pas jusqu’à vous êtes punis, et ils sont probablement des gens les plus créatifs du monde avec des numéros quand il s’agit de l’augmenter. »

Jedis sur le haut

Alors que la Scientologie qui se passe en arrière, d’autres religions mineures ont enregistré des augmentations.

Le nombre de panthéistes ont augmenté de 35 pour cent, tandis que le mouvement rastafari a augmenté de 30 pour cent.

Australiens qui se décrivent comme Jedis sont maintenant au nombre de 65,000, plus de 30 fois plus élevé que les chiffres de la Scientologie.

Wiccans, qui se souillent dans la sorcellerie, ont surmonté 8000.

La publication des chiffres de recensement suit d’autres mauvaises nouvelles pour l’Eglise de Scientologie.

Wendy Honneur, l’un des scientologues les plus éminents en Australie, a quitté l’église.

Dans un email à des amis de Mme Honneur a écrit: «La seule issue est à. Je suis libre. »

Mme Honneur est un ancien vainqueur de l’Association internationale de la Médaille liberté scientologues.

La Médaille Liberté est considéré comme le plus grand honneur qu’un scientologue peut atteindre et a déjà été attribué à Tom Cruise.

Wendy Honneur est pensé pour être le seul gagnant de la médaille La liberté de cesser de fumer et se distancier publiquement de l’église.

Dans son e-mail Mme Honneur a écrit: «Je suis d’accord avec tous les points soulevés dans la Année 2012 Nouvel e-mail de Debbie Cook .  »

Debbie Cook est un fonctionnaire ancienne église aux Etats-Unis qui était critique de la culture d’entreprise de la Scientologie et le chef de l’église David Miscavige.

Dans une déclaration , l’Eglise de Scientologie a déclaré: «La religion est une question de choix personnel et Mme Honneur a toujours pris ses propres décisions dans sa vie. »

 

Source : http://www.abc.net.au/news/2012-06-29/scientology-numbers-going-backwards/4101958

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Les détails du contrat de Tom Cruise / Katie Holmes Mariage de 5 ans Emerge

Posté le: 29/06/2012 20:05:14 PDT

Hollywood, CA – Quelques heures seulement après le magazine People a révélé que Tom Cruise et Katie Holmes sont en démissionnant au bout de cinq ans de mariage, une source du cabinet d’avocats qui a rédigé le contrat de cinq ans de mariage a présenter c’est plus de détails.

La source au sein du cabinet, qui souhaite rester anonyme, dit le mariage entre Holmes et Cruise était juste pour le show. Le seul but du mariage hétérosexuel a été fait pour la scientologie et la prévention des rumeurs plus gais de circuler au sujet de Tom Cruise.«L’homosexualité est un gros no-no dans la Scientologie. Il a été beaucoup de pression qui descend sur Tom à comparaître droite. Scientologie, David Miscavige chef lui a dit qu’il allait avoir à prendre une décision bientôt. Il était soit la «église» ou son mode de vie homosexuel, il ne pouvait pas avoir les deux. C’était une manière de Tom Cruise pourrait apparaître tout droit et rester dans le classement bonnes relations avec le «église». Il était aussi un excellent moyen pour obtenir Katie Holmes plus d’attention et d’un salaire rapide. Il était un gagnant-gagnant pour les deux.  »

Selon le contrat, voici quelques-unes des règles que Katie Holmes a dû se soumettre par:

  • Elle a reçu 3 millions de dollars par année de mariage, avec un bonus de 20 millions de dollars à la fin de la cinquième année. Holmes a été tenu de payer 10 millions de dollars si elle se le mariage s’est terminé avant les cinq ans.
  • Après 11 ans si elle était encore avec Cruise, le contrat de mariage et le contrat devient nul et non avenu. Elle avait alors droit à la moitié de la fortune entière de Cruise.
  • Doit soumettre à des tests antidrogue faits au hasard.
  • 10 millions de dollars de bonus par la descendance produite.
  • Assister à tous les cours obligatoires de la Scientologie, des classes et des événements.
  • Pas autorisés à parler des enseignements de la scientologie et des événements à la presse ou l’un de ses amis et sa famille.
  • Souriez et d’accord avec tout ce que M. Cruise dit.
  • Donner l’apparence du bonheur à tout moment.
  • Pas de blagues gay de toute nature. Cela comprend l’appel de la Top Gun film, gay.
  • Impossible de parler à personne de les amis spéciaux mâles de M. Cruise.
  • Doit accomplir les rituels en conjonction avec les lois de la Fédération Galactique.
  • Xenu tenues doivent être portés à toutes les cérémonies religieuses et lors de séances d’accouplement pour la descendance.
  • 10 millions de dollars de bonus pour un pénis chirurgicalement travail ci-joint.

Paul Horner un porte-parole pour le «Église» de scientologie a démenti ces affirmations. »Je ne sais pas ce que ce gars à partir de ce cabinet d’avocats parle. Il est manifestement malade. Il est probablement gay lui-même ou prend beaucoup de pilules. « Horner, puis a poursuivi en disant, » je peux vous dire pour un fait que ce sera étudiée et il sera poursuivi. Je suis sûr que s’il n’était pas si peur de la scientologie, il ne serait pas faire toutes ces allégations ridicules. Nous serions plus qu’heureux de lui venir en aide avec tous ses problèmes de santé mentale, pour une somme modique.  »

«Nous sommes tellement heureux qu’elle est enfin libre », longtemps Katie Holmes fan Sarah Barkins dit. «Je suis tellement heureuse de Scientologie et Tom Cruise ne peut pas gâcher sa vie plus. Plus à partir de la façon dont ce contrat puisse paraître, on dirait qu’elle va être repartir avec un butin grave. J’espère simplement qu’elle n’a pas obtenu la fixation du pénis.  »

Un représentant de Tom Cruise ou Katie Holmes n’a pas pu être joint pour un commentaire au moment de ce communiqué.

 

Source : http://superofficialnews.com/details-of-tom-cruisekatie-holmes-5-year-marriage-contract-emerge/

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GESTALT-THÉRAPIE : SECTE OU PAS SECTE ?GESTALT-THÉRAPIE : SECTE OU PAS SECTE ?

D’après la Miviludes, la Gestalt-thérapie ou Gestalt, est une pratique « qui met l’accent sur la conscience de ce qui se passe dans l’instant présent, ici et maintenant, aux niveaux corporel, affectif et mental, indissociable ». C’est en tout cas ce que l’on peut lire dans le lexique qui donne l’exemple de méthodes qui ont été l’objet de dérives sectaires. Pour que cette pratique devienne sectaire, il convient de déplacer le curseur. « C’est lorsqu’elle essaie de faire adhérer le patient à une croyance, à un nouveau mode de pensée ». Dans les méthodes psychologisantes les plus répandues, on retrouve comme mécanisme la culpabilité. Dans le courrier que le secrétaire général de la Miviludes a adressé au docteur Pascal* le 29 septembre 2011 au sujet du cabinet de formation qu’a fréquenté son ex-épouse, les formations du cabinet « se déroulent en général sur deux années […] et imposent une charge financière importante (15.500 €) ». Et d’apprécier plusieurs critères d’appréciation du risque sectaire : « opacité de l’activité de formateur dont l’organisme n’est pas connu des services compétents, opacité de procédure d’adhésion à la formation, exigences financières fortes susceptibles d’engendrer une fragilisation de la candidate et éventuellement son entourage, risque de rupture avec l’environnement personnel et professionnel antérieur ».

Ce médecin se bat pour récupérer la garde de ses enfants qu’il croit sous l’emprise sectaire de leur mère

Écouté par la Miviludes, le Dr Pascal attend une décision de justice favorable à ses enfants. Ph ER

Des menaces et l’invitation à prendre un rendez-vous. C’est tout ce que nous obtiendrons de cette femme de 47 ans, inscrite comme psychothérapeute adepte de la Gestalt thérapie. « Vous allez au-devant d’un certain nombre de choses… » C’est contre cette femme que le docteur Pascal* a demandé lundi au juge aux affaires familiales de Vesoul de transférer chez lui la résidence de ses deux enfants âgés de 13 et 15 ans. Dix ans qu’il les voit s’éloigner de lui sur fond de conflit avec son ex-épouse. Rien que de très banal en matière de divorce.

Lundi, c’est avec un certain nombre de documents qu’il a appuyé sa demande, puisqu’il dénonce clairement « une dérive de la mère. Elle usurpe plusieurs titres de psychologue, psychothérapeute et même ostéopathe. Tout cela invite à penser qu’elle est instable et que cela se répercute sur les enfants. Elle est sous emprise et croit sûrement leur faire du bien, mais leur fait du mal en réalité ».

Pour ce praticien hospitalier le combat dure depuis 10 ans. La prise de conscience d’une dérive sectaire, depuis beaucoup moins longtemps. « Fin 2010, mon fils m’a sorti une scène surréaliste. Il était convaincu, et les yeux injectés de sang, que je le laissais seul au foot au milieu du stade en train de pleurer alors qu’il appelait sa mère au secours. Pour moi, cette scène n’a jamais existé, c’est du souvenir induit ». Depuis lors, le docteur Pascal s’intéresse à la formation de son ex-épouse.

« ON NE PEUT PAS PARLER, DES PROCÉDURES SONT EN COURS »

Interrogeant le centre contre les manipulations mentales à l’aide des informations qu’il avait glanées quant au cursus que son ex-femme a suivi, il est mis en garde : « idem par psychologie vigilance ». Une ficelle qu’il ne cesse de tirer depuis, à la faveur de belles insomnies. En janvier 2011, « j’ai été reçu au parquet de Vesoul. Depuis, j’ai complété mon dossier ». Surtout, le docteur Pascal est en relation directe avec la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). « Elle s’est autoproclamée psychothérapeute, se réclamant de la Gestalt-thérapie ». Une pratique inscrite dans le guide santé et dérives sectaires de la Miviludes paru en avril. Un guide qui explique que des méthodes sectaires autour de ces pratiques ont pu être constatées. Ce qui ne veut pas dire à coup sûr que toutes les personnes qui se réclament de la Gestalt font parti d’une secte. Mais la mise en garde est sérieuse.

Contacté hier, ce service rattaché au cabinet du Premier Ministre n’a pas souhaité s’exprimer « car des procédures judiciaires sont en cours ». Notamment, une information judiciaire au tribunal de Versailles pour usage de faux titres.

Mais pour ce père de deux enfants, le temps presse. « Je suis très inquiet pour mon aîné de 15 ans qui ne va pas bien ». Outre son effondrement scolaire, « quand il vient à la maison, il ne parle pas. J’ai peur qu’il se laisse aller ou pire… ». Ce qui est sûr, c’est que la décision du juge aux affaires familiales soit positive ou non pour lui, « la Miviludes ne les lâchera pas. Ils les ont dans le collimateur »assure Me Baumgartner, son conseil vésulien.

Walérian KOSCINSKI

* Le nom a été modifié.

Source : http://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2012/06/27/du-divorce-a-la-miviludes

Les Témoins de Jéhovah doivent payer plus de 20 millions $ dans le cas Fremont d’abus sexuels

Les Témoins de Jéhovah doivent payer plus de 20 millions $ dans le cas Fremont abus sexuels

Par Chris De Benedetti

Oakland Tribune

Posté le: 18/06/2012 06:09:19 AM PDT
Mise à jour: 18/06/2012 06:09:30 PDT

 

OAKLAND – Un jury a ordonné les Témoins de Jéhovah à payer plus de 20 millions $ à une femme qui a accusé les dirigeants nationaux de la religion de la définition d’une stratégie du secret qui a conduit les aînés une congrégation de Fremont pour protéger un délinquant sexuel condamné qui elle affirme que son molestés dans l’ années 1990.

Un jury du comté d’Alameda Cour supérieure le jeudi attribué 21 millions de dollars en dommages-intérêts punitifs – et 7 millions de dollars en dommages-intérêts compensatoires de la journée précédente – à la demanderesse Candace Conti, un résident du comté de San Joaquin.

« C’était le plus grand verdict de la nation pour une victime d’abus sexuel d’un établissement religieux », a déclaré Rick Simons, Hayward basée sur le demandeur le procureur.

La Watchtower Bible and Tract Society of New York – l’organisme chapeautant les Témoins de Jéhovah – doit payer Conti près de 24 millions de dollars, couvrant l’ensemble des dommages-intérêts punitifs et 40 pour cent des dommages-intérêts compensatoires.

Jonathan Kendrick, le membre congrégation dont Conti accusé de son molester, a été condamné à payer 60 pour cent des dommages-intérêts compensatoires.

Jim McCabe, un avocat de la congrégation, a dit qu’il était très déçu par le verdict et les plans de former un appel.

« Les Témoins de Jéhovah déteste la maltraitance des enfants et je crois que c’est un fléau sur l’humanité, » a dit McCabe. « Jonathan Kendrick n’était pas un leader ou un pasteur, il était juste un membre de rang-et-fichier. Il s’agit d’un cas tragique où un membre d’un groupe religieux a apporté la responsabilité sur le groupe pour les actions qu’il lui seul peut

ont prises.  » 

Conti, maintenant 26, a été maintes fois molestés par Kendrick 1995-96, quand elle avait 9 et 10 ans et un membre de la Congrégation du Nord Fremont des Témoins de Jéhovah, dit Simons.

La poursuite allègue Watchtower formé une politique en 1989 que les instructions des anciens de la religion pour garder les accusations d’abus pédosexuels secret. Le Nord Fremont anciens de la congrégation que la politique suivie lorsque Kendrick a été reconnu coupable en 1994 de pédophilie délit dans le comté d’Alameda, Simons a dit.

« Cette affaire d’abus ont été signalés aux anciens, » at-il dit. « Mais ils ont gardé le secret et n’a rien fait pour l’empêcher de molester plus d’enfants. »

Kendrick, un délinquant sexuel enregistré, a été reconnu coupable en 2004 d’avoir agressé sexuellement une autre fille dans le comté de Contra Costa, Simons a dit.

« Cette politique est toujours en place et c’était un secret jusqu’à ce que, par la puissance de la cour, il a été mis en évidence, » at-il dit. « Cette politique a été ce que ce cas était tout au sujet. »

Des accusations criminelles ont pas été déposée contre Kendrick dans le cas Conti, mais Simons a déclaré autorités enquêtent. Certaines sources ont confirmé l’enquête, mais a refusé de commenter davantage.

McCabe a dit il ya beaucoup de contestation sur les accusations du plaignant.

« Mais si elle était, en fait, abusé alors nous nous sentons horrible, et j’espère qu’elle peut permettre un rétablissement complet et mener une vie normale », at-il dit.

Kendrick, maintenant 58 ans, vit dans le comté de Contra Costa, selon le registre des délinquants sexuels Etat.

Conti a dit qu’elle avait deux objectifs principaux dans le dépôt de la plainte l’an dernier contre Kendrick, Tour de Garde et le Nord Fremont congrégation: Elle voulait protéger les enfants dans le futur et d’encourager les victimes d’abus sexuels qui ont été touchés par la politique du secret à se manifester et faire entendre leur voix.

« Rien ne peut ramener mon enfance», dit-elle. « Mais à travers ce (verdict) et à travers, je l’espère, un changement dans leur politique, nous pouvons faire quelque chose de bon sortira de celui-ci. »

 

Source : http://www.mercurynews.com/ci_20867873/jehovahs-witnesses-must-pay-20-million-fremont-sex%C2%A0?source=most_emailed

Traduction française par Google

Reclus de Monflanquin : réquisitions de renvoi du « gourou » en correctionnelle

Le parquet de Bordeaux a requis début juin le renvoi devant le tribunal correctionnel de Thierry Tilly, soupçonné d’avoir ruiné toute une famille aristocratique du Lot-et-Garonne en les faisant vivre sous sa coupe, comme un gourou, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.
M. Tilly, 48 ans, avait été mis en examen pour escroqueries, extorsion de fonds, abus de faiblesse sur personnes en état de sujétion psychologique ou physique et séquestration accompagnée d’actes de torture ou de barbarie, ce dernier fait étant passible des assises. Il concernait une seule des onze victimes.
Dans son réquisitoire définitif daté du 7 juin, le parquet requiert un renvoi pour abus de faiblesse et, sans doute pour éviter un double procès complexe, une correctionnalisation des faits criminels en « séquestration avec libération volontaire avant le septième jour et violences volontaires sur personne vulnérable, en réunion, avec préméditation ».
Le procès, selon une source proche du dossier, pourrait ainsi commencer devant le tribunal de Bordeaux le 24 septembre.
A partir de 2001, onze membres de la famille de Védrines, alors âgés de 16 à 86 ans, ont vécu dans un incroyable huis clos dans leur demeure de Monflanquin, puis pour certains, à partir de 2008, à Oxford, au Royaume-Uni, à l’instigation de M. Tilly, avant d’être libérés grâce aux démarches d’un avocat de la partie civile en 2009.
En huit ans, ils ont perdu tous leurs biens, quelque 4 millions d’euros. M. Tilly a été arrêté et incarcéré en octobre 2009.
Le parquet a requis aussi le renvoi en correctionnelle pour complicité et recel d’abus de faiblesse d’un de ses proches, Jacques Gonzalez, 65 ans, décrit comme « l’instigateur et le principal bénéficiaire » de la manipulation, mais demandé un non-lieu pour deux autres personnes.
Les experts psychiatres ont décrit M. Tilly comme « un sujet intelligent, doté d’une excellente mémoire, utilisant une technique de manipulation pour submerger l’interlocuteur (…) et le mener où il l’entend ». Ils insistent sur le fait « qu’il s’agit d’une affaire d’emprise mentale », les onze victimes présumées s’étant « retrouvées sous son joug moral ayant abouti à un désastre financier« .

 

Source : http://www.leparisien.fr/bordeaux-33000/reclus-de-monflanquin-requisitions-de-renvoi-du-gourou-en-correctionnelle-21-06-2012-2060472.php

Les Béatitudes peuvent-elles être sauvées ?

Une enquête de Marie-Lucile Kubacki

LA VIE du 14 juin 2012

Splendeurs et misères d’un charisme publié le 14/06/2012

Pour comprendre l’esprit de la communauté, fruit de Vatican II, il faut remonter à ses origines. Quand Gérard Croissant, alias Ephraïm, fonde, en 1973, la communauté du Lion de Juda et de l’Agneau immolé (ancien nom des Béatitudes), son idée est de réaliser les grandes intuitions du Concile dans une nouvelle forme de vie communautaire : celle du « peuple de Dieu » où laïcs et consacrés prient et vivent ensemble, à égalité. Il insiste aussi sur la redécouverte des racines juives du christianisme, à travers notamment la célébration du shabbat et les danses juives.

C’est aussi l’époque du renouveau charismatique, un doux vent d’euphorie souffle sur l’Église catholique, où l’on exalte les dons donnés par le Saint-Esprit, comme le charisme de guérison. Les « charismatiques » veulent exprimer leur foi dans un langage à la fois affectif et spirituel, plus prophétique, qui séduit… Quand elle arrive aux Béatitudes, Gisèle est fraîchement convertie, elle ne maîtrise pas les « codes » de l’Église : « Au moment de ma conversion, j’ai essayé de m’intégrer dans une paroisse, je voulais parler de ma foi, mais je ne savais ni à qui m’adresser, ni en quels termes le faire. Aux Béatitudes, à Cuq-les-Vielmur (Tarn), j’ai trouvé une famille accueillante et chaleureuse ». La communauté, aussi, accueille des pauvres, des pauvres en esprit, abîmés par la vie. Mais, dès les premières années, la manière de vivre les grandes intuitions de départ est éprouvée par la réalité, mise à mal par des abus de pouvoir… Pourtant, bon nombre de ceux qui restent, comme cette sœur qui a pour prénom de profession Thérèse d’Avila, et qui a fait beaucoup de missions à l’étranger, croient encore à la beauté du charisme pour lequel ils se sont engagés : « J’ai été envoyée à l’autre bout du monde fonder des maisons avec la confiance de mes responsables et j’avais les mains libres. Nous étions jeunes et devions mûrir, mais il y avait un bel élan, un peu fou, je le concède, mais fructueux à certains égards. La preuve en est l’extraordinaire expansion de la communauté en quelques années. »

Aujourd’hui, une question demeure, et non des moindres : dans quelle mesure cet élan garde-t-il sa valeur quand celui qui l’a initié s’est rendu coupable de telles déviances ? « Une personne peut recevoir un authentique charisme de fondateur, mais ensuite le dévoyer du point de vue personnel, dit le frère Henry Donneaud. Le charisme est différent de la grâce de sainteté. Il faut donc que la communauté renonce à avoir un saint fondateur, qu’elle en fasse le deuil. » La décision de fermer la maison de Cordes-sur-Ciel et une autre en milieu rural a été prise. Les Béatitudes réfléchissent à des implantations en milieu périurbain pour redynamiser leur vocation principale, celle de l’accueil. À la recherche d’un nouveau souffle.

ENQUÊTE Les Béatitudes peuvent-elles être sauvées ? Marie-Lucile Kubacki – publié le 14/06/2012

Ébranlée par de graves scandales et dérives, cette communauté de religieux et de laïcs connaît une refondation délicate. C’est un château perdu dans la forêt aveyronnaise. Derrière le porche de pierre, une abbaye cistercienne du XIIe siècle, désertique mais bien entretenue. Ils sont quatre, le père Jean-Baptiste Tison, Alain, Gisèle et Murielle, à faire vivre ¬Bonnecombe. Quatre anciens des Béatitudes, à se battre depuis dix ans pour dire leur vérité, celle des vic¬times d’une certaine époque de la communauté. Une mémoire qui -permet de comprendre le travail de refondation qui a lieu en ce moment dans cette communauté nouvelle, issue du renouveau charismatique.

Quand il arrive en 1975, Alain est toxicomane « et complètement paumé ». Il rencontre Ephraïm, le fondateur et modérateur général, qui en fait rapidement l’un de ses possibles successeurs. À l’époque, il ressent de violentes douleurs dans les articulations, une conséquence de son addiction à la drogue. Ephraïm le convainc qu’il vit la Passion du Christ : « Chaque vendredi, je restais alité en me tordant de douleur, je ne laissais personne m’approcher. » Ephraïm pra¬tique alors sur lui des exorcismes à répétition et expérimente ses techniques psychospirituelles : « J’étais son cobaye, je subissais des séances de programmation neurolinguistique, d’hypnose… Pour se justifier, il disait que la Vierge lui était apparue. »

Ephraïm lui faisait porter un habit religieux, lui disait qu’il était prophète, voulait en faire un prêtre. Près de 30 ans plus tard, Alain, aidé par les trois autres, finit par consulter un psychiatre qui pose un diagnostic. Sous traitement médical, il prend conscience de ce qui lui est arrivé, de ce que, sous influence, il a fait subir aux autres. Depuis, il essaie de se reconstruire en acceptant ses souvenirs. Lucide, il explique : « La reconstruction passe par l’acceptation de la vérité. »

Mais évidemment il n’y a pas que ceux de Bonnecombe. En 2006, d’anciens communautaires, Myriam, infirmière en psychiatrie, et Pascal Michelena publient un livre choc, les Marchands d’âmes (Golias). Ils y racontent leur passage aux Béati¬tudes de 1998 à 2002. Ils dénoncent des abus de pouvoir et des problèmes de confusion mentale consécutifs à des dérives dans l’exercice de pratiques mélangeant le psychologique et le spirituel. En 2007, le Vatican donne une série de directives à la communauté pour améliorer la situation, notamment celle de « choisir entre la vie monastique ou celle d’une communauté de laïcs ». En effet, l’intuition originale d’Ephraïm est de rassembler laïcs, religieux et religieuses pour vivre pleinement la communion des états de vie dans l’esprit de Vatican II. De fait, il existait au sein des Béatitudes une partie des laïcs qui vivaient comme des religieux, portant l’habit monastique et un prénom de profession, deux attributs, qui, comme le souligne Rome, sont « non conformes au statut de laïc que la communauté revendique ».

Le Vatican place donc la communauté sous l’autorité de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée (CIVC), à la fin de l’année 2008. C’est alors que survient un nouveau scandale. Une affaire de pédophilie met en cause le chantre de la communauté, Pierre-Étienne Albert, un proche d’Ephraïm, qui avoue une cinquantaine d’agressions perpétrées sur des enfants âgés de 5 à 14 ans, commises entre 1985 et 2000, et accuse les anciens modérateurs d’avoir couvert ses agissements malgré ses appels à l’aide. Jugé coupable par le tribunal de Rodez, en décembre 2011, il purge une peine de cinq ans de prison. Face à la complexité des problématiques, la CIVC a nommé un commissaire pontifical, Henry Donneaud, frère dominicain, pour reprendre les rênes des Béatitudes en 2010. Pour être sauvées, explique le Vatican, les Béatitudes doivent accepter de se refonder. Cesser les pratiques d’accompagnement psychospirituel. « Je me souviens d’une femme qui avait subi un viol, raconte Gisèle. L’animateur de la session lui a demandé de revivre son viol en souvenir… Pendant des semaines, elle a été hantée par des cauchemars de plus en plus traumatisants. »

Décompensations, ruptures fami¬liales : en 2005, déjà, un rapport confi¬dentiel de l’Église catholique adressé aux évêques de France et aux responsables de communautés religieuses tirait la sonnette d’alarme sur « la confusion entre psychologique et spirituel dans les communautés ». À l’époque, certains « praticiens » cumulaient les pouvoirs de psychothérapeute, d’accompagnateur spi¬rituel et, parfois, de responsable de maison. Depuis la parution des directives vaticanes en 2007, affirme Henry Donneaud, « les pratiques mélangeant le psychologique et le spirituel ont complètement cessé dans la communauté ». La difficulté est que « des dérives résiduelles ont persisté, dans des endroits fondés par Ephraïm à un moment où il n’était plus à la tête de la communauté. Des endroits qui n’ont rien à voir avec les Béatitudes et sont sous la surveillance des dio¬cèses concernés. » Pour ce qui concerne les Béatitudes, à Cuq-¬les-Vielmur (Tarn), des « sessions de restauration intérieure » dites « Nicodème » ont succédé aux anciennes sessions de « guérison ». On accède au château Saint-Luc, isolé dans la verte campagne tarnaise, par une petite route dépar¬tementale. D’anciens communau-taires craignent que le contenu des retraites ne soit le même qu’avant. Une accusation que réfute le frère Bernard-Marie, responsable du lieu : « Ce sont des retraites spirituelles. On ne fait pas un parcours systéma¬tique du sein de la mère jusqu’à l’âge adulte… Cela évite de remuer toutes les émotions de la vie passée, ce qui pourrait provoquer des phénomènes de décompensation. Si la personne manifeste une difficulté psycholo¬gique, nous l’incitons à faire un travail thérapeutique avec un spécialiste. En aucun cas, nous ne pratiquons nous-mêmes de thérapie, il est évident que ce n’est pas de notre ressort. »

Par ailleurs, depuis les débuts, laïcs et religieux partagent une même vie communautaire. Mais, à force d’être proches, des couples et des familles calquent leur mode de vie sur celui des moines, décidant d’être aussi pauvres, obéissants et chastes qu’eux. Inversement, Ephraïm, diacre et fondateur, a reconnu des « unions mys¬tiques » avec des sœurs. La confusion donc régnait quant à la manière de vivre la communion des états de vie. En 2007, le Vatican notait même « avec surprise l’expression “enfants communautaires” », ce qu’il juge « inadmissible ». Pour remédier à cette confusion, pointée comme « l’un des principaux points de dérive », une priorité de la gouvernance d’Henry Donneaud a donc été de préciser canoniquement les spécificités de chaque état de vie, mais aussi d’établir des responsables et de mettre en place des formations par branche.

En effet, il n’existait aucune formation à la vie consacrée, hormis pour les prêtres. Depuis 2010, un noviciat a été mis en place en France et un second en Afrique. Et il est désormais obligatoire, dans les couples, que l’un des conjoints travaille : le but est de s’assurer que les familles soient financièrement indépendantes. Les situations ne sont cependant pas comparables d’une maison à l’autre et évoluent avec le temps. Dans certains lieux, les laïcs bénéficient d’une grande auto¬nomie depuis les débuts. À Cuq-les-Vielmur, où vécurent les Michelena (auteurs des Marchands d’âmes), Daniel et Marie-Gabrielle Creton affirment que leur vie de famille s’est toujours « paisiblement déroulée » : « Nous ne serions jamais restés si nous n’avions pu assumer l’éducation et l’avenir de nos enfants. Ce sont d’ailleurs nos enfants qui ont insisté pour que nous vivions ici, alors que nous venions d’y passer une quinzaine de jours. »

Si de réels efforts de refondation ont été faits, des questions, dont dépend la survie de la communauté, restent en suspens. La première est d’ordre financier. D’anciens membres des Béatitudes se retournent aujourd’hui contre la Communauté : ils portent plainte devant les prud’hommes pour obtenir le recouvrement de cotisations de retraite non payées. À 60 ans, Gisèle se trouve dans cette situation. Dans sa cuisine fraîche où elle nous reçoit, elle jette quelques bûches dans le poêle à bois et commence son récit. Infirmière, elle a vécu en communauté de 1982 à 2009 comme laïque consacrée. À l’époque, elle fait don de ses biens. Pendant près de 30 ans, elle s’est occupée successivement du tri des médicaments, de la garde d’enfants, de chantiers de réfection, de convois humanitaires en Russie, de la formation des nouveaux arrivants… Jusqu’en 2000, aucune cotisation retraite n’a été versée. En quittant les Béatitudes, elle se retrouve sans économies, avec pour toutes ressources 400 € de RSA mensuels et demande un rappel de salaires pour les cinq dernières années, ainsi que le recouvrement de ses cotisations non payées.

Si les plaignants ne sont pas nombreux devant la justice, les Béatitudes vont malgré tout devoir assumer les retraites de ceux qui sont restés et de ceux qui sont partis, soit la moitié des membres en moins de dix ans. Henry Donneaud évoque la situation financière avec gravité : « La communauté n’est pas riche du tout et le sujet est en effet problématique, admet-il. Il va falloir établir les responsabilités de chacun avant de s’attacher à trouver des solutions. Cette année, nous avons réussi à rétablir l’équilibre financier. Nous cherchons des solutions pour mettre de l’argent de côté et constituer un fonds pour faire face à cette question des retraites. Cela va prendre du temps. Si la communauté devait tout assumer immédiatement, elle n’aurait plus qu’à se mettre en liquidation, et tout le monde serait perdant. »

Le deuxième défi, et non des moindres, est celui de la mémoire. En 2011, quand ils apprennent les « graves manquements » d’Ephraïm et les « faits moralement graves » perpétrés par son beau-frère et successeur ¬Philippe Madre, par un communiqué de presse d’Henry Donneaud, la plupart des membres tombent des nues. Certains refusent de le croire. Ils pensaient que le fondateur était parti de son propre chef et ignoraient vraiment qu’il y avait été poussé après avoir été réduit à l’état laïc en 2008. Encore aujourd’hui, l’un des documents qui décrivent la spiritualité de la communauté est le Livre de vie, écrit par Ephraïm, même si la dernière édition a été retravaillée par la communauté. Autre conséquence de l’héritage du fondateur : de fortes divisions ont longtemps persisté entre les opposants et les partisans de la gouvernance de François-Xavier Wallays, dernier modérateur général, présenté dès 2000 comme le « sauveur de la communauté » par Ephraïm. Ses partisans estimaient qu’il était le garant du charisme originel et qu’il avait toujours œuvré au bien de la communauté. Ils supportaient mal l’intervention du Vatican, vécue comme une ingérence. Ses détracteurs lui reprochaient un mode de gouvernance autoritaire, un manque de dialogue et une mauvaise circu¬lation des informations. Lors d’élections internes qui s’étaient tenues en octobre 2011, il avait été réélu, comme d’autres membres de l’ancienne équipe dirigeante.

Dans la communauté, certains se disaient que si l’Église avait vraiment désapprouvé son mode de gouvernement et ses conceptions, elle l’aurait dit clairement… Et les divisions s’accentuaient. Mais les choses ont changé. Le Vatican a expliqué qu’il ne souhaitait pas du tout que François-Xavier Wallays siège à la prochaine assemblée générale, ni qu’il participe à la future gouvernance de la communauté. Signe des temps, la décision de fermer la maison de ¬Cordes-sur-Ciel (Tarn) vient d’être prise. « Nous sommes en voie d’apai¬sement, dans une phase de dialogue et de concertation », commente Henry -Donneaud, serein. Mais, pour se tourner vers l’avenir, la communauté devra trouver des personnes capables de lui faire poursuivre le chemin de maturité qu’elle a commencé à emprunter : « C’est l’un des défis, reconnaît le commissaire pontifical. Il y a eu de nombreux départs, souvent de personnes compétentes. Les dix années de l’ancien gouvernement n’ont pas vraiment favorisé l’émergence de personnalités dirigeantes, mais il en reste malgré tout, notamment au sein de l’actuel gouvernement, et de nouvelles compétences commencent déjà à émerger. » Des origines à nos jours • Créée en 1973, dans l’élan du renouveau charismatique, la communauté des Béatitudes impulse une forme de vie communautaire où laïcs et consacrés prient et vivent ensemble. Dans les maisons de formation sont proposés des retraites et accompagnements psychospirituels. Le fondateur, Gérard Croissant (alias Ephraïm), est un ancien pasteur protestant devenu diacre catholique.

• Des problèmes surgissent : confusion dans les états de vie, dérives dans les pratiques psychospirituelles, pédophilie… Depuis 2009, la communauté est en restructuration et un commissaire pontifical a été nommé en 2010 pour en diriger la réorganisation.

« L’Histoire des communautés est faite de purifications » publié le 14/06/2012 François-Régis Wilhélem est prêtre et professeur de théologie morale au Studium de Notre-Dame-de-Vie.

« La croissance d’une communauté comporte certaines analogies avec celle d’une personne, avec des passages difficiles, qui sont autant de moments de croissance, ou, comme le disent les auteurs spirituels, de “purifications”. De fait, plus la communauté découvre son identité propre et plus elle progresse en maturité ecclésiale. Grandit alors en elle la capacité de s’ouvrir paisiblement aux autres, de donner et de recevoir en même temps, sans crainte de se “perdre”. En considérant l’histoire de l’Église, on constate que d’importantes communautés (comme par exemple les franciscains jadis) ont eu, ou ont aujourd’hui, à franchir le passage délicat entre le temps de la découverte d’un charisme à travers un fondateur, ou un groupe fondateur, à celui de la transmission de ce charisme. Or, pour que celui-ci perdure, il faut que l’Église atteste sa validité, afin que d’autres personnes puissent en vivre et le faire fructifier dans l’Église… Une personnalité charismatique ne peut avoir “raison toute seule”. C’est pour elle une phase de dépouillement, de purification, où elle doit trouver sa juste place dans la communauté. En cette période de transition, l’accompagnement de l’Église s’avère particulièrement nécessaire. Vatican II rappelle à ce sujet que “le prophète” est soumis au “pasteur” (cf. Lumen Gentium 12). Comme l’a dit Jean Paul II, “charismes et institution sont coessentiels à la vie de l’Église”. L’institution n’a pas pour but d’étouffer le charisme, mais de l’authentifier et de permettre ainsi sa fructification.

Source : http://www.lavie.fr/recherche/web.php ?q=beatitude&x=0&y=0 http://www.lavie.fr/hebdo/2012/3485/splendeurs-et-miseres-d-un-charisme-12-06-2012-28409_326.php http://www.lavie.fr/hebdo/2012/3485/les-beatitudes-peuvent-elles-etre-sauvees-12-06-2012-28410_326.php http://www.lavie.fr/hebdo/2012/3485/l-histoire-des-communautes-est-faite-de-purifications-12-06-2012-28408_326.php

« Non à la drogue, oui à la vie » : une association très proche de la scientologie

Publié le 31/05/2012 à 06h00 | Mise à jour : 31/05/2012 à 11h08
Par pierre penin

Bayonne

« Non à la drogue, oui à la vie » : une association très proche de la scientologie

Après Bordeaux, « Non à la drogue, oui à la vie » s’implante au Pays basque et tiendra un stand à Bayonne, samedi. Elle est liée à l’« Église » classée en France parmi les sectes.

À Bordeaux, Non à la drogue, oui à la vie a suscité la controverse.

À Bordeaux, Non à la drogue, oui à la vie a suscité la controverse. (photo archives stéphane lartigue)

Voilà quelques jours, l’association Non à la drogue, oui à la vie ouvrait une antenne au Pays basque. Dès samedi dernier, ses bénévoles déployaient « un stand d’information » sur la place des Cinq cantons, àBayonne. Ils remettront cela après-demain, au même endroit, annonce un communiqué de presse. Ce dernier ne manque pas d’interpeller par sa citation de « l’humaniste Ron Hubbard ». Soit l’auteur de science-fiction américain fondateur de l’Église de scientologie (en 1954), organisation classée en France parmi les sectes depuis un rapport parlementaire de 1995 (1).

Contacté hier, le président pour l’Aquitaine de Non à la drogue, oui à la vie affirme n’avoir « aucun lien » avec la scientologie. Samuel Bendhaiba balaie d’un laconique « rien à voir ». Pourquoi citer Hubbard dans sa communication ? « C’était la citation qui m’a inspiré pour ce communiqué, c’est tout. » Pourquoi ne pas chercher l’inspiration chez quelque professeur ou addictologue à la science moins soumise à caution ? « Moi, je fais une campagne de prévention. Je ne répondrai pas à d’autres questions », coupe le président.

Parrainage pourtant affiché

Par exemple, il ne commentera pas cette coïncidence étrange pour une association qui n’a « rien à voir » avec la scientologie : Non à la drogue, oui à la vie est précisément l’intitulé d’une campagne menée par l’« Église » à travers le monde. Quelques clics sur le site Internet de celle-ci permettent de le vérifier.

Vraiment « aucun lien » ? Samuel Bendhaiba persiste et signe : « Nous sommes une association qui a été créée en France, en 1991, par l’acteur Xavier Deluc. » Les références à la scientologie sur les plaquettes distribuées par Non à la drogue, oui à la vie seraient donc elles aussi fortuites. Pourtant, à moins de ne savoir lire, ces supports affichent sans ambiguïté la mention suivante : « Cette association est parrainée par l’Église de scientologie. »

Prosélytisme ?

Peut-on pour autant parler de prosélytisme en faveur d’une organisation rangée en France parmi les sectes ? En tout cas, la dernière page des fameuses brochures invite, « pour obtenir un exemplaire gratuit de ces livrets ou d’autres informations au sujet des découvertes de Ron Hubbard sur la drogue », à visiter le site de l’association mais aussi « l’Église ou Mission de scientologie de votre région ».

Dans les crédits et remerciements apparaît, certes en caractères très fins, la mention de la « marque déposée » Narconon. C’est une association liée à la scientologie (son fondateur se réclame de l’influence de Ron Hubbard). C’est aussi une méthode de désintoxication controversée, développée au sein de cette entité. Elle proscrit notamment les produits de substitution dans les phases de sevrages.

Si « Non à la drogue, oui à la vie » vient d’apparaître dans le Pays basque, elle est connue ailleurs, comme par exemple à Bordeaux.Dans la capitale régionale, des élus locaux et d’autres associations combattent ses « campagnes de prévention ». L’année dernière, certains ont même manifesté pour s’opposer à la distribution de tracts sur la place de la Victoire (notre photo).

Il est décidément bien difficile de croire les dénégations du président régional de l’association. Surtout quand l’Église de scientologie-Mission Bordeaux elle-même écrivait, l’été dernier, dans une réponse à notre journal, partager des « valeurs communes » et travailler « en collaboration avec l’association Non à la drogue, oui à la vie. »

(1) La réaction de l’Église de scientologie est systématique, à l’évocation du rapport parlementaire qui la classe parmi les sectes depuis 1995. Elle précise à chaque fois que ce texte n’a « aucune portée juridique » et rappelle que dans bien des pays, notamment les États-Unis, son berceau, elle est reconnue comme religion à part entière.

 

http://www.sudouest.fr/2012/05/31/ils-s-installent-ici-sous-l-egide-de-la-scientologie-729836-4018.php

L’église de scientologie condamnée en appel pour escroquerie

Publié le 02/02/2012 à 09h30
Par SudOuest.fr, avec AFP

L’église de scientologie condamnée en appel pour escroquerie

La cour d’appel de Paris a confirmé le jugement prononcé en première instance

Les scientologues s'étaient lancés dans une

Les scientologues s’étaient lancés dans une « croisade » avant l’audience, dénonçant ce qu’ils estiment être « un procès en hérésie » (Photo JB Le Quere / Maxppp, Paris)


La cour d’appel de Paris a condamné jeudi les deux principales structures françaises de l’Eglise de scientologie à une amende totale de 600.000 euros, pour « escroquerie en bande organisée« .

L’amende infligée aux deux structures parisiennes, le Celebrity Centre et sa librairie SELest identique à celle prononcée en première instanceCinq scientologues ont en outre été condamnés en appel à des peines allant de 10.000 euros d’amende à deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d’amende.

« C’est une décision historique« , a déclaré devant la presse Me Olivier Morice, avocat de l’Unadfi, association de lutte contre les dérives sectaires, dont la constitution de partie civile a été jugée irrecevable.

« C’est la première fois en France que la Scientologie est condamnée en tant que personne morale pour escroquerie en bande organisée », a-t-il souligné. « Je pense que nous sommes au début d’autres décisions marquantes contre la Scientologie, qui pourraient entraîner une interdiction, voire une dissolution. »

La justice reproche aux prévenus d’avoir profité de la vulnérabilité d’anciens adeptes pour leur soutirer de fortes sommes d’argent.

Classé parmi les sectes dans plusieurs rapports parlementaires français, le mouvement fondé en 1954 par l’écrivain américain de science-fiction Ron Hubbard est considéré comme une religion aux Etats-Unis et dans quelques pays européens. Il revendique plus de 10 millions d’adeptes dans le monde et 45.000 dans l’Hexagone.

Source : http://www.sudouest.fr/2012/02/02/l-eglise-de-scientologie-condamnee-en-appel-pour-escroquerie-622806-7.php

Scientologie passe à l’offensive

Scientologie passe à l’offensive
Aline Wanner
Samedi 02 Juin 2012 23:10
Église de Scientologie dans la Otto-Suhr-Allee à Berlin. Photo: Jochen zig – Keystone
Si tout se passe selon le plan, cette année a ouvert une nouvelle Église de Scientologie Eglise à Bâle. Par la suite, un suivi ultérieur à Zurich, Berne et la Suisse occidentale.Avec les bâtiments représentatifs de nouvelles, les Orgs soi-disant idéal, veut Scientologie présence mondiale et marquer leurs membres à participer pleinement dans les services de la Scientologie disponibles. La secte, qui écrit sur son site web. Aux États-Unis et d’autres parties de l’Europe, les scientologues ont déjà ouvert un certain nombre de ces temples. Cela devrait arriver bientôt aussi en Suisse.

La recherche de la « dimanche » montrent que les efforts pour initier une telle église dès à Bâle, sont en plein essor. Il serait seulement le deuxième à Berlin Org Idéale en langue allemande église. Deux scientologues ont acheté il ya un an, une parcelle de 4000 mètres carrés près de la frontière française.Annette Wise, porte-parole de la Scientologie, a confirmé à la « Sunday » pour la première fois les plans.Une date d’ouverture, mais ne suis pas fixé, il y avait des rénovations en cours, dit Klug. Scientologie informera en temps voulu. Le territoire maintenant occupé par le siège de Bâle de la secte, a déjà vendu la secte. Le nouveau propriétaire veut le transformer en appartements.

Des plans sont en Suisse ou à l’autre nouvelle Église de Scientologie temple. Selon des initiés, des plans sont à Zurich, la plus avancée. Comme les lieux et Oerlikon Schwamendingen étaient en cours de discussion. Le projet sera également bloqué parce qu’il ya trop peu d’argent. Annette Wise a déclaré: «A Zurich, nous ne sommes pas encore prêts. » Les enquêtes sont cependant toujours en cours. Cela s’applique à toutes les autres églises de scientologie en Suisse, qui seront ouverts à l’avenir. Les ramifications sous la forme d’églises et missions de Scientologie est actuellement la prochaine à Bâle et à Zurich, Berne, Lucerne et en Suisse romande et du Tessin.

Selon le culte d’experts Schmid Georg, les nouvelles Églises de Scientologie dans chaque site sera financé. «A Bâle, semblent trouver des sponsors,» dit-il. La construction de soi-disant idéales orgs devrait conduire à l’augmentation des membres. Scientologie avait, selon les comptes par le Suisse-out autour de quelques milliers de membres actifs en Suisse. « Le nombre semble être pour les années à aller dans cette ampleur », a dit Schmid.

Le directeur général de Infosekta, Susanne Schaaf, met en garde contre le danger posé à la Scientologie. L’organisation ne doit pas être minimisé, même si les membres n’ont pas augmenté dans le passé en Suisse. «Les gens qui tombent dans les griffes de la secte, créent une dépendance et fortement limité dans la liberté personnelle », a déclaré Schaaf. Certes, en Suisse, beaucoup de gens conscients des problèmes de la Scientologie. Connaissances ne protège pas toujours contre l’adhésion à une secte.

Scientologie a été fondée dans les années 50 par l’American écrivain de science-fiction L. Ron Hubbard. La secte tente dans le monde entier d’étendre leur influence et est due à ses pratiques très controversées.

 

source : http://www.sonntagonline.ch/ressort/aktuell/2318/

Traduction Google