Japon : Un chef de secte reconnu coupable de 6 meurtres par exorcismes pendus au Japon

Publié le Jeudi 27 Septembre, 2012

TOKYO-Japon a exécuté deux personnes jeudi, dont un chef de secte femme de 65 ans reconnu coupable de six meurtres qui ont eu lieu au cours des exorcismes supposés.

Le ministère de la Justice a dit 65-year-old Sachiko Eto et 39 ans Yukinori Matsuda ont été exécutés par pendaison. Matsuda a été reconnu coupable d’avoir tué deux personnes lors d’un cambriolage en 2003.

Eto tourné vers guérison par la foi après qu’elle et son mari rejoint une secte, selon les médias japonais. Elle et deux complices, dont sa fille, ont été reconnus coupables d’avoir battu leurs victimes pour chasser les « démons » et puis en cachant leur corps à son domicile.

Lors de son procès, les avocats ont fait valoir Eto elle avait diminué responsabilité en tant qu’elle souffrait de troubles mentaux au moment des faits. Elle a plaidé non coupable, mais un tribunal japonais a confirmé sa condamnation, estimant que ses crimes étaient «excessivement grave. »

Eto fille et un autre membre de la secte ont été condamnés à la prison à vie pour les meurtres de 1995.

Le Japon est l’un des rares pays industrialisés qui ont la peine de mort. Le manque de transparence dans le système a été critiqué par les groupes des droits de l’homme, mais la peine capitale est généralement soutenue par le public, selon les sondages.

Le Japon avait aucune exécution en 2011, mais a mené sept cette année. Le ministère de la Justice dit 131 prisonniers sont condamnés à mort au Japon.

Source : http://www.thestar.com/news/world/article/1262914–cult-leader-convicted-of-killing-6-in-exorcisms-hanged-in-japan

traduction Google

Canada : Gourous juniors: devenir guérisseur à 8 ans

Marie-Claude Malboeuf

Après avoir suivi un séminaire pour que ses mains accèdent à une «énergie nouvelle», Emilio a fait démarrer la brosse à dents électrique de son fils sans y toucher. Dans l’emballage! jure-t-il. Cet incident l’a convaincu. Le Montréalais a inscrit ses deux garçons au cours pour enfants.

«Je veux me servir de cette énergie pour traiter mes fils à la maison, et ça va être plus facile à introduire comme ça», a-t-il expliqué à une journaliste, venue incognito.

Ce soir-là, pendant deux heures, une douzaine d’écoliers âgés de 8 à 12 ans ont appris à imposer les mains, dans une grande salle de l’hôtel Hyatt Regency de Montréal. Des admirateurs d’Eric Pearl – un ex-chiropraticien qui se présente comme un catalyseur de miracles – s’y relayaient depuis déjà trois jours.

Leur maître californien parcourt la planète à la rencontre de dizaines de milliers d’élèves. Dans certaines villes, son équipe entreprend les jeunes dès l’âge de 4 ans. «Mettons la guérison entre les mains de nos enfants», propose le site web du multimillionnaire.

À Montréal, trois jeunes ont accepté de se prêter au jeu et de nous relater leur expérience. Nous allons vous enseigner «une nouvelle forme de guérison» qui vous permettra de soigner vos proches et vos amis qui se font des bobos à l’école, leur a déclaré la formatrice. L’Américaine leur a aussi conseillé d’agiter leurs mains pour calmer leur animal domestique et éliminer à distance les énergies négatives de leurs proches. D’après elle, les enfants apprendraient à «réarranger les molécules, l’espace, le temps».

À tour de rôle, les écoliers se sont ensuite étendus pour tester leurs soi-disant pouvoirs. Une enfant s’est vite emballée en en voyant un autre bouger les paupières. Un troisième s’exclamait sans arrêt: je sens de la chaleur; je sens du froid; je sens des picotements…

Sur YouTube, un petit Américain rayonnant proclame: «Ma mère souffre d’arthrite. J’ai juste touché son épaule et elle s’est sentie mieux!» On y voit aussi Eric Pearl au milieu d’une centaine de petits. Il déclare qu’on peut guérir les autres en claquant des doigts.

L’un de nos jeunes enquêteurs raconte avoir eu envie d’y croire. «Ils n’arrêtaient pas de nous dire que c’était prouvé scientifiquement, explique-t-il. Que si on coupe les feuilles d’une plante, elles fanent moins vite si on se sert de ses mains pour faire de petits cercles autour.»

Dans la salle d’attente, une résidante de Blainville a raconté avoir inscrit sa fille de sixième année parce qu’elle a fait trois commotions cérébrales et peine à suivre à l’école. Elle a économisé gros en procédant ainsi au lieu de s’inscrire elle-même au cours pour adultes, qui lui aurait coûté 15 fois plus cher, soit 711$ plutôt que 48$.

Donner la mort?

Dans pareils cas, le Collège des médecins du Québec ne peut intervenir. «Tant qu’aucun traitement n’est administré, les cours, tout comme les livres, sont protégés par la liberté d’expression», explique le directeur des enquêtes, François Gauthier.

«Il n’y a pas de raison d’être plus sévère à l’égard d’un tel discours qu’à l’égard des religions institutionnalisées, qui comportent toutes leur lot de balivernes, confirme l’éthicien Daniel Weinstock, professeur à la faculté de droit de l’Université McGill. Par contre, je m’inquiète à l’idée que des parents veuillent traiter leur enfant avec ça.»

À la fois médecin, écrivain et bioéthicien, son confrère Marc Zaffran va plus loin: «Avoir le pouvoir de guérir, ça veut dire avoir celui de tuer. Est-ce moralement acceptable de laisser entendre ça à des enfants?»

«Que va-t-il arriver si l’enfant tente de guérir son grand-père et échoue? illustre le chercheur en psychoéducation Serge Larivée. C’est irresponsable de leur faire porter un tel poids. C’est leur voler leur enfance!»

En plus de traduire le cours donné à Montréal, la naturopathe Diane Buteau a accompagné Eric Pearl dans 23 pays, sur 4 continents. Et ce genre de critique la fâche. «On a fait un petit atelier, sous forme de jeu, argue-t-elle en entrevue. Les enfants ne sont pas devenus praticiens. On leur dit qu’ils peuvent aider leur prochain. On ne leur enseigne pas du tout comme aux adultes, ni comme Eric Pearl le fait aux États-Unis.»

Il y a environ deux ans, le Collège des médecins a exigé que la Montréalaise expurge son site internet, pour enlever, notamment, toute référence à la guérison ou au cancer.

– Avec la collaboration de Charles et Félix, 12 ans, et de Vincent, 10 ans.

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/201209/27/01-4578341-gourous-juniors-devenir-guerisseur-a-8-ans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4578381_article_POS5

Canada : Livres et jeux ésotériques pour enfants

Des livres pour toutes les croyances.... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

Des livres pour toutes les croyances.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

À Sainte-Rose, des petits Québécois suivent dès l’âge de 5 ans des cours de reiki pour pratiquer «l’autotraitement» ou «le dispenser dans le cadre de [leur] famille». Coût: 40$ par cours, pour un total de 200$.

En pleine ébullition, le marché de l’ésotérisme pour enfants est vaste. Un médium a publié un conte qui lui a prétendument été dicté par un fantôme. Des livres d’images mettent en vedette des chats guérisseurs. Une bande dessinée apprend aux petits lecteurs que «maître univers» leur parle.

Un réchauffé de l’abracadabrant best-seller Le secret informe par ailleurs les adolescents qu’ils sont de véritables «télécommandes universelles». Le seul fait de penser à quelque chose permet de l’obtenir, promet l’auteur – qu’on vise la richesse, l’amour, la célébrité, le bonheur ou la santé. À l’inverse, si un bouton d’acné apparaît, c’est parce qu’on aura fait la fatale erreur d’y penser et qu’on l’aura ainsi «attiré». «Depuis que j’ai lu le livre, je fais mes équations de mathématiques en quelques secondes», prétend un «jeune» sur un site web promotionnel. Une autre, qui désespérait d’avoir ses règles, écrit qu’elles ont enfin débuté après sa lecture du livre. Avis aux autres adolescentes: ceci n’est pas un moyen de contraception…

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201209/28/01-4578384-livres-et-jeux-esoteriques-pour-enfants.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4578377_article_POS2

Canada : Gourous: quand les parents ne partagent pas les mêmes croyances

Un bébé en pyjama bleu rigole en déchirant du papier. Il est près de 21 h et ses parents viennent de surgir au deuxième étage d’un édifice du boulevard Rosemont, siège d’IMO Montréal. Sous un lustre en forme de globe, de grosses pierres forment un cercle. Au centre, de jeunes adultes jouent aux chamans.

Ce soir-là, ils sont trois à fermer les yeux autour d’une femme qui pense avoir le cancer. Debout derrière une grande plante – dans le «cercle de guérison» -, l’un d’eux agite un couteau de boucher, disant nettoyer une plaie béante datant d’une vie antérieure.

Le bébé est trop petit pour comprendre. Pas les écoliers qui y participent régulièrement. Parfois, les gens d’IMO tentent «d’opérer sur eux à distance». Parfois, ils sont sur place. Leurs parents espèrent régler ainsi toutes sortes de problèmes: coliques, crises, troubles de l’attention.

Pour les gens d’IMO, la maladie est «une déviation de ce que la personne a à vivre sur terre» et la guérison arrive grâce à des visions et des transferts d’énergie. «J’ai aidé beaucoup d’enfants de tous les âges. Même chez ceux qui ne sont pas encore capables de parler, je l’ai constaté au niveau du sourire», nous a déclaré l’un des piliers du groupe, que nous ne pouvons nommer pour protéger l’identité de son fils.

Comme bien d’autres enfants, son garçon a vu ses parents se disputer sa garde en cour. Dans leur cas, parce qu’ils ne partagent pas la même vision du monde.

«Mon fils, doit participer à des rituels contre son gré, sinon, son père le rabaisse et l’accuse de renier toute sa vie», affirme sa mère, de plus en plus perplexe. En maternelle, le garçon a décrété à son enseignante qu’on n’avait pas deux, mais trois yeux. Lorsqu’il est malade, son père le soigne parfois grâce à la spagyrie – une approche du XVIe siècle qui consiste, entre autres, à planter des graines selon l’emplacement des astres.

Il y a aussi les rituels dans le bois, les cercles de magie et les douches de lumière, s’inquiète la Montréalaise de 31 ans. «On dirait une secte sous le couvert d’une compagnie, s’exclame-t-elle. Mon fils est de plus en plus triste. Même l’école me pose des questions.»

Indigné, le père rétorque que l’intériorité a sa place. «Mon fils est manipulé au volet de sa spiritualité par sa propre mère, dit-il. Il est le premier déçu quand il manque nos partys spirituels.»

Récemment, la cour a maintenu la garde partagée.

Dans pareil cas, ce n’est pas toujours la bonne chose, dit la spécialiste du droit de la famille Carolle Tremblay. L’enfant déchiré entre deux visions de la vie souffre, explique-t-elle, entre autres, parce que le parent qui croit radicalement démonise l’autre.

Aussi présidente d’Info-secte, elle voit des situations autrement plus corsées. Au milieu des années 90, un ancien client s’est battu pour que ses enfants réintègrent l’école ordinaire, après avoir passé leurs premières années à la Mission de l’Esprit saint, secte voisine de Joliette.

«Même s’il a gagné, le mal était fait, souligne Me Tremblay. Les enfants étaient convaincus qu’on les envoyait dans un monde contrôlé par Satan.»

L’autre problème, c’est que les coûts des procès empêchent bien des parents de protéger leur enfant comme ils le voudraient, dit-elle. «Très souvent, ils abdiquent.»

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/201209/28/01-4578381-gourous-quand-les-parents-ne-partagent-pas-les-memes-croyances.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4578377_article_POS3

Canada : La théorie des chakras au primaire

Trois écoles primaires de Lanaudière ont récemment permis à une enseignante et... (Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse)

Agrandir

 PHOTO: IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Trois écoles primaires de Lanaudière ont récemment permis à une enseignante et orthopédagogue de donner des ateliers parascolaires pour aider les élèves «à réorganiser leur énergie» en utilisant une approche basée sur la théorie des chakras.

Et d’après ce qu’elle nous a indiqué, d’autres écoles et une autre commission scolaire envisagent d’offrir le même atelier, possiblement durant les heures de classe, dans le cadre du cours d’éthique et de culture religieuse.

Depuis quatre ans, au moins 10 intervenants ont payé 1100$ pour apprendre aux enfants à harmoniser leurs supposés «champs électromagnétiques », représentés sous forme de treillis connecté à l’univers. L’approche a été inventée par l’Américaine Peggy Dubro, qui dit canaliser des esprits. Au Québec, elle est enseignée par une coach de vie des Laurentides, Gisèle Proulx.

Sa lettre type propose d’aider les directions d’école à répondre à la montée des cas de déficit d’attention. Connaître «leur nature énergétique» aide les enfants à se concentrer et à gérer leurs émotions, dit-elle.

Allergique à l’ésotérisme, le chercheur en psychoéducation Serge Larivée est choqué. «Les enseignants sont une courroie de transmission du paranormal», dénonce-t-il.

Quand trois élèves sont devenus psychotiques à quelques semaines d’intervalle, la directrice elle-même est rentrée un dimanche «pour faire chasser les mauvais esprits » de son école, confirme une professionnelle (à condition que nous ne nommions pas l’endroit).

En une seule année (2007-2008), le Centre d’information sur les nouvelles religions (CINR) de l’Université de Montréal a reçu près d’une centaine de demandes d’information sur des organisations controversées qui ont été en contact avec des élèves.

Des écoles avaient notamment invité AGIRA, un centre de Saint-Hubert qui offre des cours de « psychologie spirituelle ésotérique ». Ou encore Narconon, un centre de désintoxication récemment fermé parce qu’il était affilié à l’Église de scientologie.

Environ 25 groupes scolaires montréalais ont par ailleurs visité un lieu qui se présente comme «le réceptacle des énergies de la Hiérarchie des maîtres» (soit l’Ashram canadien des sciences spirituelles et occultes).

Il arrive aussi que des enseignants exposent leurs croyances en classe. «On leur rappelle alors de prendre une posture professionnelle en éducation. On n’a pas obtenu le droit de tout rentrer juste parce qu’on a sorti [le catholicisme] des écoles », indique Louise Coutu, présidente de l’Association des animateurs de vie spirituelle et d’engagement communautaire du Québec.

Scientologie

Règle générale, les enseignants veulent bien faire, précise la directrice du CINR, Marie-Ève Garand. « Ils sont sensibles au discours des groupes qui prétendent pouvoir aider les enfants sans les médicamenter», dit-elle.

Julie Fournier, l’enseignante de Lanaudière, est en effet convaincue du bien-fondé de son approche. «Les enfants se retrouvent mieux outillés. Même les parents méfiants changent leur fusil d’épaule devant les résultats», nous a-t-elle déclaré lorsque nous l’avons interrogée sur ses ateliers de rééquilibrage d’énergie.

Sa formatrice, Gisèle Proulx, abonde dans son sens. «Les classes sont grosses à l’école, les enfants sont sur le Ritalin. Il faut essayer autre chose », plaide l’ancienne infirmière, qui a changé de carrière parce qu’elle désapprouvait le recours excessif aux médicaments. Son analyse : «Le champ énergétique des enfants est souvent trop haut, donc ils ne sont pasgroundés

La commission scolaire des Samares, qui chapeaute les écoles où ont été donnés les ateliers, compte intervenir.

«Comme enseignant, on est un modèle et il faut faire attention à ce qu’on fait. On n’est pasgroundé à l’univers: on a les deux pieds sur terre, dans une classe, et on utilise les stratégies qu’on a déployées à la commission scolaire», nous a dit la directrice générale, Sylvie Anctil.

Pour les intervenants comme pour les parents, il est facile de s’y perdre. À Longueuil, l’Académie Phénix se présente comme un centre d’aide scolaire pour enfants en difficulté. Il faut cliquer sur un lien discret, sur son site internet, pour découvrir qu’on y applique la technique de Ron Hubbard, fondateur de l’Église de scientologie.

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/201209/28/01-4578377-la-theorie-des-chakras-au-primaire.php

Canada : Les gourous s’expliquent

Publié le 27 septembre 2012 à 06h46 | Mis à jour à 06h46

Nicole Ouellet... (Photo archives La Tribune)

Agrandir

Nicole Ouellet

PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE

Lorsque La Presse l’a mise au courant de son enquête, Nicole Ouellet a d’abord ricané au bout du fil. Dans un courriel, elle nous a ensuite remerciée de lui faire de la publicité et a affirmé qu’elle quittait le Canada pour se marier.

Jadis, l’ex-infirmière vendait des fioles à ses clients. Cette fois, elle a plutôt exigé 260$ pour nous remettre un diapason et une liste de mots. Pourquoi agir ainsi alors que le Collège des médecins l’a déjà punie quatre fois? «J’ai trouvé une méthode où je ne rencontre pas les gens. Ce sont eux qui se donnent les soins», répond-elle.

 

La sexagénaire de Sherbrooke soutient que ses anciens clients l’inondaient d’appels et qu’on ne peut lui interdire de travailler. «Moi, mes preuves sont faites, je suis au-dessus de ça, dit-elle. […] Mozart s’est mis au piano à 4 ans pour écrire une sonate. Moi, à 4 ans, je soignais mes voisins.»

 

Ouellet a bien admis qu’un enfant atteint de polypose risque le cancer, mais maintient qu’elle peut l’éviter. Devant notre scepticisme, elle a conclu la conversation en disant: «Vous allez en subir les conséquences.»

 

À Boisbriand, le vendeur de «guérison reconnective» Sylvain Champagne était très inquiet. L’ex-ingénieur dit qu’il ne propose pas aux gens de les guérir, mais plutôt, de retrouver l’harmonie (ou encore, qu’il «les inspire à aller voir un médecin particulier»).

 

Il ajoute pourtant: «Guérir une coupure au doigt n’est pas vraiment plus difficile que de guérir le cancer. Peu importe la maladie, je connais des gens qui s’en sont sortis totalement.» Pour nous convaincre, il brandit un livre plein de tableaux, en disant qu’ils prouvent scientifiquement ses dires.

 

Le mot guérison n’est «vraiment pas approprié par rapport à ce qu’on fait», dit-il malgré tout. Mais il ajoute: «C’est plate qu’ici et ailleurs on ne soit pas libres de l’utiliser.» Pour lui, c’est dû au fait que «la médecine alternative ne fait pas l’affaire du gouvernement et du Collège des médecins».

 

Fraîchement rentré d’un salon à Lévis, Champagne s’est montré convaincu que le simple fait d’être en sa présence avait des vertus. «Une personne avait un problème de surdité, semble-t-il maintenant qu’elle n’a plus besoin de son appareil», dit-il.

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201209/27/01-4577990-les-gourous-sexpliquent.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4577945_article_POS2

Canada : Gourous Inc.: des juges s’en mêlent

Marie-Claude Malboeuf

Pour maintenir le suivi psychiatrique de son fils de 7 ans, très violent, un Lavallois s’est adressé au tribunal. La mère voulait abandonner au profit des traitements énergétiques prodigués au Centre du soi rayonnant, par une ancienne enseignante de mathématiques prétendant voir à travers le corps humain.

«Le Tribunal estime que l’enfant a suffisamment de problèmes encore sans qu’on lui parle de la présence d’êtres subtils à l’intérieur de son corps et de dissociation de son être», a écrit la juge Ginette Piché en 2006.

Les parents sont libres de croire ce qu’ils veulent, reconnaît la magistrate, mais l’intérêt de l’enfant prime, et leur droit de prendre des décisions à son sujet n’est donc pas absolu. La naturopathe Myriam Villiard a par ailleurs été qualifiée d’ignoble par un juge des petites créances qui l’accuse d’avoir sciemment profité des parents d’un enfant atteint d’une maladie rare alors qu’elle était déjà sous le coup d’une injonction.

Sur son site, la commission des praticiens en médecine douce du Québec la présente quand même comme «l’un des grands noms qui ont contribué à l’avancement des médecines douces dans notre province».

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201209/27/01-4577988-gourous-inc-des-juges-sen-melent.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4577990_article_POS2

Canada : Gourous Inc.: les pédiatres imaginaires

Nicole Ouellet a été condamnée  à quatre... (Archives La Tribune)

Nicole Ouellet a été condamnée à quatre reprises pour exercice illégal de la médecine.

Marie-Claude Malboeuf

L’an dernier, le Québec a découvert avec stupéfaction qu’une jeune mère de famille était morte «cuite», enveloppée de pellicule plastique et de terre, en suivant les prétendues thérapies d’une gourou de l’épanouissement personnel. Comment la quête de bonheur de cette femme a-t-elle pu mener à une telle tragédie?

Pour répondre à cette question, La Presse a lancé un ambitieux projet d’enquête. Pendant trois mois, nous avons écumé l’internet et visité – souvent incognito – des pseudo-guérisseurs et des gourous en tout genre.

La chose s’est révélée facile. Les maîtres à penser sont partout. Dans des officines discrètes, mais aussi dans des hôpitaux, des écoles et des bureaux de psychologues.

Ils nous ont reçue en robe ou en blouse blanche, armés d’aimants, de diapasons ou de «fréquences invisibles». Tous débordants de confiance. Parfois louches et avides, parfois sympathiques et sincères, mais pas inoffensifs pour autant.

Leur promesse: éliminer le mal de vivre, l’hyperactivité, le cancer, alouette, grâce à des méthodes bizarres, ou carrément choquantes. Et ces soins, très onéreux, sont souvent remboursés à tort par les compagnies d’assurances.

On suit leurs conseils à ses risques et périls. Certains clients ont simplement dépensé beaucoup d’argent, et disent avoir été aidés. Mais d’autres en sont morts ou se sont suicidés. Certains ont abouti à l’hôpital psychiatrique ou dans des sectes.

Le résultat de notre enquête se retrouve dans une grande série qui sera publiée pendant deux semaines.

On y découvre un Québec dangereusement obsédé par la quête du bonheur et de la santé. Une terre où l’on a largué la religion, mais qui demeure fertile pour les prêcheurs de la bonne parole ésotérique.

_______________________________________

Les pédiatres imaginaires

Nicole Ouellet a commencé sa carrière comme infirmière. Aux soins intensifs et en néonatalogie. Difficile à croire lorsqu’au téléphone, elle nous déclare traiter les tout petits bébés en se fiant aux «vibrations» de leurs couches pleines d’urine. «Avant de nous la poster, les parents la font sécher», prend soin de préciser la résidante de Sherbrooke.

Interrogée en avril au sujet d’une fillette de 3 ans aux intestins infestés de polypes, la sexagénaire est catégorique: quoi qu’en disent les médecins – et malgré les risques de cancer -, la chirurgie est inutile. Avec quelques traitements de «médecine vibratoire», dit-elle, toutes les excroissances vont sûrement disparaître. La petite n’a qu’à gribouiller sur une feuille de papier. Encore une fois, l’ex-infirmière se fiera aux «vibrations» qui en émanent pour la guérir… en pondant une liste de mots.

Nicole Ouellet énumère ses clients passés: une petite de deux ans et demi couverte d’eczéma et de psoriasis, une enfant brûlée au troisième degré… Son site web affiche même les photos douteuses avant/après d’une fillette de 11 ans, qui lui serait arrivée très fiévreuse, peinant à respirer et vomissant.

Depuis 1994, Nicole Ouellet a été condamnée à quatre reprises pour exercice illégal de la médecine. Mais le Collège des médecins du Québec ne savait pas qu’elle avait aussitôt repris du service. Encore moins qu’elle s’en prenait aussi aux enfants.

Vérification faite auprès de l’organisme, aucun guérisseur autoproclamé n’a encore été poursuivi pour avoir traité un jeune. Un seul a reçu un avertissement à cet égard, après avoir forcé les jambes d’un bébé, qui s’est retrouvé à l’hôpital.

Pourtant, Nicole Ouellet a une immense concurrence. Au fil d’une enquête de trois mois sur l’industrie des pseudo-guérisseurs, nous avons constaté que la plupart d’entre eux jouent les pédiatres. Énergie, vibrations, aimants, fréquences: chacun prétend avoir trouvé LA méthode miracle pour tout guérir, des otites à l’autisme.

Leurs actions sont très souvent illégales, mais payantes. Les consulter coûte souvent au moins 100$ par visite. «Mais le plus inquiétant, c’est qu’on risque de priver l’enfant de soins reconnus», dit le Dr François Gauthier, directeur des enquêtes au Collège.

Difficile de les épingler, car les parents viennent rarement se vanter d’avoir exposé leur enfant à des pratiques occultes.

Guérir au téléphone

Lorsque nous avons libéré la table d’une magnétiseuse du quartier Côte-des-Neiges, une écolière s’y est aussitôt allongée pour subir à son tour un traitement. Sur son site web, un autre pseudo-guérisseur, Sylvain Champagne, cible carrément les jeunes, qu’il dit «beaucoup plus réceptifs que nous, les adultes». L’ex-ingénieur électrique prétend régler leurs problèmes par téléphone. Endormez votre fille et appelez-moi, nous dit-il. «On va l’observer 30 minutes. Ses yeux et ses doigts vont avoir des sursauts, son ventre va peut-être faire du bruit. C’est le signe que les fréquences travaillent.»

Le naturothérapeute reçoit aussi les jeunes à Boisbriand, dans le sous-sol rouge de son bungalow encombré de matériel promotionnel. Devant le garçonnet de 4 ans qui nous accompagnait en mars dernier, il agitait distraitement les mains en parlant sans cesse. L’homme ne voulait surtout pas savoir de quoi souffrait l’enfant, «pour ne pas contraindre l’univers», justifie-t-il. Parce qu’on ne choisit pas sa guérison, même lorsqu’elle coûte 111$.

Champagne n’offre aucune garantie, mais raconte qu’à son contact, un enfant autiste «est sorti de sa bulle». Un jour, une cliente de 8 ans, hyperactive, «a même vu trois anges pendant le traitement», ajoute-t-il. Une amie lui aurait enfin demandé de guérir son fils par téléphone, tandis que le petit – atteint du cancer du cerveau – était à l’hôpital pour recevoir une greffe de moelle. «Ça pourrait avoir inspiré le médecin», assure le pseudo-guérisseur.

Rien n’a toutefois changé pour l’enfant de 4 ans que nous avons amené chez lui. De retour dans son duplex de Rosemont, le petit s’est mis à agiter les mains autour de son chat en expliquant imiter «le magicien» pour que l’animal cesse de griffer. Le chat griffe toujours…

Méthodes extrêmes

Pour certains parents, tout semble préférable aux médicaments et à la résignation.

«Des gens leur disent que leur enfant autiste ou hyperactif est plus avancé que son prof, que c’est un être supérieur, venu faire avancer la société, rapporte la psychoéducatrice Natacha Condo-Dinucci. Le filtre affectif laisse passer ça. C’est plus facile à avaler qu’un diagnostic douloureux.»

Les tenants de cette théorie parlent d’enfants «nouveaux», «indigo», «arc-en-ciel» ou «de cristal». Et prétendent, bien sûr, pouvoir guider leurs familles. Certains vont jusqu’à affirmer que, sans leur aide, l’enfant risque un jour le suicide.

Désespérées et avides de solutions, bien des familles lisent tout ce qu’elles trouvent sur l’internet, où il est facile de les embrigader, constate avec inquiétude l’orthopédagogue Karine Martel, spécialiste des troubles envahissants du développement. «Les gens en moyens sont prêts à toutes les dépenses», observe-t-elle.

D’après nos recherches, sur un premier forum, les parents d’un enfant autiste écrivent par exemple qu’un praticien du reiki (forme d’imposition des mains très en vogue) visite leur domicile chaque week-end.

Sur un deuxième, d’autres racontent avoir soumis leur enfant à des prises de sang «vivant» pour chercher des champignons et des parasites supposément responsables de l’hyperactivité. Ces tests sont pourtant «insensés» et les diagnostics qui en découlent sont «inventés», indique le site internet américain Science-Based Medecine.

Dans les Laurentides, la mère d’un enfant autiste se présente pour sa part comme «un ange à la rescousse». Auteure d’un livre très controversé, elle recommande entre autres la chélation – une approche «non seulement inefficace, mais dangereuse», peut-on lire sur le site internet de l’Association des médecins psychiatres du Québec.

Ses adeptes administrent un cocktail de substances – parfois illégalement, par intraveineuse – pour forcer le corps à évacuer les métaux lourds. «Un de mes clients est malade comme un chien après. Il vomit, il a la diarrhée, il ne peut pas aller à l’école pendant trois jours», s’inquiète une intervenante, qui préfère garder l’anonymat pour ne pas insulter les parents.

La naturopathe d’un autre petit autiste lui prescrit une crème à mettre derrière les genoux. D’autres ne jurent que par une diète sans gluten – même si l’Ordre des naturothérapeutes (qui n’est pas un véritable ordre professionnel, mais une simple association) nous a déclaré que cette diète n’est pas une panacée.

«Pourtant, à en entendre certains, c’est toujours les parents qui ne suivent pas leurs règles assez religieusement», dénonce Karine Martel.

«Les parents sont démunis et tristes, dit-elle. Lorsqu’ils nous arrivent, ils sont prêts à faire n’importe quoi. C’est choquant de voir des gens profiter de leur vulnérabilité.»

– Avec la collaboration d’Hugo Meunier

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201209/26/01-4577945-gourous-inc-les-pediatres-imaginaires.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4577990_article_POS1

Bruno Groening : Le divin cherche adepte

Comment une association qui promet la guérison par voie spirituelle et soupçonnée de dérives sectaires recrute-t-elle si bien ? Bienvenue dans les réunions d’initiation.

Bruno Groening, disparu en 1959, est l’envoyé supposé de Dieu. Photo D.ROQUELETBruno Groening, disparu en 1959, est l’envoyé supposé de Dieu. Photo D.ROQUELET

l’amorce est un petit carton d’invitation déposé dans les boîtes aux lettres du centre de Vesoul. Thème de la conférence vantée sur le prospectus : « Guérison par voie spirituelle ». Rendez-vous est donc pris dans une salle d’un hôtel de l’agglomération vésulienne.

Ce vendredi-là, une vingtaine de personnes ont fait le déplacement pour écouter la bonne parole. Parce qu’au sein du Cercle des amis de Bruno Groening, la parole est d’or, divine même. Bruno Groening ? Un supposé envoyé de Dieu sur terre décédé en 1959 à l’âge de 53 ans d’un cancer de l’estomac, une maladie que l’on préfère taire. Car ici, il est question de guérir, surtout. Une notion qui a le mérite de rassembler. Bruno Groening, de son vivant, aurait accompli moult miracles en la matière. Grâce à la force divine dont il est le médiateur. Et c’est d’ailleurs ce que les conférenciers vous proposent de capter. Oui, leur idole, décédée alors qu’il était poursuivi pour exercice illégal de la médecine, a été en son temps très controversé.

Courroux d’un monde scientifique incapable de reconnaître son impuissance assurent ses défenseurs. Lesquels, réunis sous la forme d’une association, Le Cercle des amis de Bruno Groening, très implanté en Allemagne mais qui se développe en France, poursuivent l’œuvre. Cherchant constamment de nouveaux adeptes. C’est donc le cas à Vesoul ce soir-là.

Blanche, 67 ans, habitant le secteur de Mulhouse, jusque-là assise au 1 er rang la tête baissée et les paumes des mains levées vers le ciel, prend la parole. Elle souffrait jadis de multiples allergies sévères devant lesquelles la médecine s’est inclinée. Et puis, via une amie atteinte d’un cancer, c’est la « rencontre » avec l’enseignement de Bruno Groening. On vous a expliqué qui était l’homme, c’est l’initiation, les multiples témoignages, notamment diffusés par vidéo, entendent désormais vous démontrer que toutes ces guérisons ont une réalité. Pour ce faire, il convient de capter le courant guérisseur en adoptant une position particulière : bras et jambes ouverts et non croisés, risque de court-circuit.

CRÉER DES COMMUNAUTÉS

Blanche, exaltée, raconte alors ce souffle qui a transpercé sa main droite. Et puis la guérison et son retour à la vie avant d’être brusquement coupée et appelée à se rasseoir. Le temps est manifestement compté. Au terme de la séance, clôturée par une musique transcendantale, on vous invite à laisser vos coordonnées et faire un don « pour payer la salle, les déplacements ». Et puis, pour ceux étant intéressés, on vous glisse un papier vous indiquant le prochain rendez-vous une semaine plus tard.

Le nombre de curieux a été divisé par deux, mais l’objectif émerge alors : créer une « communauté » à Vesoul. Il faut un guide, mais aussi un trésorier. « Va-t-il falloir que l’on désigne d’office ? ». Surprenante question du guide, qui insistait quelques minutes plus tôt sur le libre arbitre de chacun. Lui s’est débarrassé de vilains maux de dos en y apposant la photo de Bruno Groening, dont le regard perçant se lit sur un portrait qui trône en bonne place.

Il appelle à rejeter « toutes les choses négatives ». Parle des douleurs ayant suivi le début de sa thérapie spirituelle pour mieux expliquer le « nettoyage » de son corps. Sa longue prière est un catalogue de bons souhaits parmi lesquels il n’omet pas « la bonne santé financière » de l’association. Croire, surtout. Croire en la puissance de Dieu et de son envoyé. Le message semble passer. Et se traduit dans le succès de ces groupes de parole qui émergent un peu partout. Besançon, Montbéliard ou Mulhouse. Demain peut-être à Vesoul. Comme Pontarlier où l’association a fait halte…

Sébastien MICHAUX

Reclus de Monflanquin: « saoulant », le prévenu continue à détailler sa version

« Une intelligence remarquable et une mémoire d’éléphant », comme l’a décrit l’avocat Vincent David, ancien ami qui l’avait introduit en 1999 auprès de Ghislaine de Védrines, laquelle l’avait ensuite présenté à toute la famille. « Mais il utilise son intelligence de manière abjecte et déplorable ».

BORDEAUX, 26 sept 2012 (AFP) – « Arrêtez de saouler le tribunal par des phrases et des phrases sans que nous puissions prendre de notes ! » : Thierry Tilly, jugé pour la ruine d’une riche famille, a continué mercredi à débiter à haut débit sa version de l’affaire, épuisant jusqu’à la présidente du tribunal correctionnel de Bordeaux.

« Le tribunal est limité, il ne peut pas aller aussi vite que vous », a plusieurs fois lancé Marie-Elisabeth Bancal à Thierry Tilly, toujours aussi prolixe.

Me David a été critiqué par des avocats pour avoir été sans réaction devant les de Védrines, « reclus sur des paillasses » dans leur château du Lot-et-Garonne. « Si j’étais intervenu ça n’aurait rien changé, puisqu’ils étaient déjà sous influence », a-t-il observé.

Il a lui-même perdu de l’argent avec le prévenu, et estime « devoir à son épouse, qui a le bon sens paysan, que Thierry Tilly n’ait pas mis les pieds dans (ses) affaires ».

M. Tilly a continué à répondre aux questions de Mme Bancal avec un luxe de détails fantaisistes et une agilité confondants. Sa défense consiste majoritairement à indiquer que l’argent que lui donnaient les Védrines correspondait essentiellement à l’achat de lots immobiliers dans les Alpes.

Il admet aussi avoir chargé les petits-enfants alors adolescents, qui vivaient comme lui en Angleterre en 2003, d’apporter à Paris des dizaines d’enveloppes d’argent pour Jacques Gonzalez, le co-prévenu qui viendra lundi, président d’une « Blue Light Foundation » à but humanitaire dont l’enquête a montré qu’elle lui assurait surtout un train de vie très confortable.

M. Tilly admet avoir « pris en charge des frais privés de M. Gonzalez ». Pourquoi les jeunes gens et pas lui pour ces transports ? « J’avais d’autres priorités et les de Védrines voulaient faire des actes de bienfaisance, or mon président pensait qu’il fallait progresser du bas vers le haut, comme dans une entreprise quand on commence par faire des photocopies ».

Suite du procès jeudi matin.

source : AFP