Sectes : le nouveau visage des gourous

Escroquerie. Thérapeutes, universités, écoles… Les nouveaux gourous s’attaquent à la santé et à l’éducation, profitant très lucrativement de certains vides juridiques.

Photo Pierre-Franck Colombier / AFP

Photo Pierre-Franck Colombier / AFP
Il s’agirait d’un marché de plusieurs dizaines de millions d’euros : les nouvelles thérapies et l’univers du bien-être aiguisent les appétits de nombreux charlatans, au mieux, de nouveaux gourous, au pire. Imaginez, un appareil pour se « remagnétiser » peut se chiffrer à plus de 20 000 €. Très vite lucratif. Et sans facture…

« Emprise psychologique »

Selon la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), organisme chargé d’observer et d’alerter les pouvoirs publics sur les dérives sectaires, la multiplication des « pseudo-thérapeutes », des centres de soin et de bien-être et des centres de formation devient inquiétante. « Nous ne sommes pas contre les nouvelles médecines, mais quand la vie des gens est en danger, quand l’emprise psychologique sur certains patients est avérée, quand l’exploitation financière du créneau est patente… nous devons tirer la sonnette d’alarme », a souligné hier, au Sénat, Serge Blisko, président de la Miviludes.

Vers un renforcement juridique de la lutte contre les sectes

La mission a été auditionnée par la toute nouvelle commission d’enquête sur l’influence des mouvements à caractères sectaires, créée au début du mois d’octobre. Les parlementaires ont écouté ses préconisations dans le domaine de la santé.

Un renforcement juridique a été demandé. La Miviludes souhaite obtenir la possibilité d’interdire tout simplement la pratique de certains thérapeutes aux dérives sectaires après l’avis du groupe d’appui technique sur les pratiques non conventionnelles. Elle demande également un contrôle plus important des centres de bien-être, porte d’entrée à la prolifération de méthode charlatanesque. Une extension des pouvoirs des agences régionales de santé pourrait également permettre un contrôle de tous ces « thérapeutes », qui aujourd’hui évoluent librement au motif d’un vide juridique aberrant.

Protéger le mot « université » pour éviter les abus

« Il faudrait également lutter contre tous ces centres de formation qui recrutent notamment des personnes voulant changer de vie grâce à une reconversion professionnelle. Par exemple, le renforcement de la protection du titre d’université éviterait son utilisation par ces fausses écoles », a souligné Serge Blisko. Avec le même objectif, un contrôle du rectorat permettrait d’avoir un œil sur les enseignements prodigués dans ces instituts. Enfin, un agrément préalable auprès des Agences régionales de la santé finirait, peut-être, de dissuader ces nouveaux centres de formation.

Enfin, la Miviludes a également encouragé les services fiscaux à se pencher sur toutes ces activités dont les transactions se réalisent le plus souvent en « liquide ».

Patrice Barrère

Source : http://www.leprogres.fr/france-monde/2012/10/25/sectes-le-nouveau-visage-des-gourous

Esotérisme La fin du monde à l’épreuve de la science

Retour d’apocalypse

La fin du monde vue par Lars von Trier dans Melancholia (2011). Document remisLa fin du monde vue par Lars von Trier dans Melancholia (2011). Document remis

Selon le calendrier maya, la fin du monde aura lieu le 21 décembre prochain. Enquête sur un phénomène irrationnel.

Les millénaristes s’en étaient déjà donnés à cœur joie lorsque l’humanité avait basculé dans le XXIe siècle. Mais une fois le réveillon franchi sans autres dégâts que la gueule de bois, il a bien fallu trouver autre chose.

Passé le flop de l’épidémie de grippe aviaire, les Mayas sont arrivés à point nommé. Selon leur calendrier, le monde actuel s’achèvera le 21 décembre 2012. Ce qui se passera ce jour-là ? Les astronomes mayas n’en ont rien dit, laissant libre cours onze siècles après leur disparition à l’imagination débridée des scénaristes et aux fantasmes.

Peine perdue pour ceux qui croient lire dans leur bulletin météo les signes annonciateurs du cataclysme final : il n’y a pas plus de tempêtes ou de tornades en ce début de XXIe siècle qu’autrefois… Et l’anéantissement final ne devrait pas plus venir de l’espace.

En la matière, tout est certes affaire de statistiques mais « la probabilité pour qu’un corps céleste de plus d’un kilomètre de diamètre heurte la Terre est très faible, de l’ordre de un tous les cent millions d’années » résume François Colas, astronome à l’Observatoire de Paris.

La dernière fois, c’était il y a 65 millions d’années : une météorite de plusieurs kilomètres de diamètre s’était écrasée dans le Yucatan, creusant le golfe du Mexique. Mais en décembre prochain, aucun objet de grande taille connu — et ils le sont dans leur très grande majorité — ne croisera dans les parages.

« Plus on se rapproche de la date fatidique, moins on m’en parle »

D’autres théories évoquent aussi une mystérieuse planète invisible nommée Nibiru, une inversion du champ magnétique terrestre ou encore l’alignement des principales planètes du système solaire.

Ce dernier argument amuse beaucoup François Colas : « La force d’attraction de Jupiter est inférieure à celle d’une personne qui se tiendrait à un mètre de vous » relativise-t-il. Pour les grandes marées, il faudra donc se contenter de l’attraction lunaire, comme d’habitude…

Restent évidemment les séismes, les tempêtes, les accidents nucléaires, les épidémies… On n’est pourtant plus là dans le registre du cataclysme global, mais dans celui de la catastrophe ordinaire.

Moins grandiose ? Sans doute, mais le soufflé apocalyptique du 21 décembre serait déjà en train de retomber : « Les gens nous ont posé beaucoup de questions, mais plus on se rapproche de la date fatidique, moins on m’en parle » conclut François Colas. Comme quoi on peut craindre la fin du monde et avoir peur du ridicule.

Source : http://www.dna.fr/religions/2012/10/28/un-mythe-universel

Soupçon d’ésotérisme à la fac d’Angers. Une inspection pour lever les doutes

Éducationvendredi 26 octobre 2012
  • « L’utilisation de ce support, rédigé par le Collège national des enseignants de sciences humaines en médecine, comme manuel d’enseignement est tout à fait légitime », précise Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers.

    « L’utilisation de ce support, rédigé par le Collège national des enseignants de sciences humaines en médecine, comme manuel d’enseignement est tout à fait légitime », précise Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers.

    Ouest-France

La faculté de médecine est-elle gangrenée par l’ésotérisme ? C’est l’accusation portée par le magazine Sciences et avenir. L’Université d’Angers dément et sollicite une inspection des deux ministères (Santé et Education) pour « lever les doutes ».

Le taux des Sciences humaines en cause

« Ce qui est gênant, c’est le coefficient considérable accordé aux sciences humaines : 200 points sur 500 » indique Olivier Hertel dans cette enquête de Sciences et avenir. L’Université publique d’Angers réplique : « L’enseignement des sciences humaines dispensé par la Faculté de médecine d’Angers ne représente en réalité que 20 % des enseignements obligatoires en première année (à savoir 200 points sur 1000). Ce taux est tout à fait conforme aux recommandations de la Commission pédagogique nationale des études de santé qui sont suivies par l’ensemble des facultés de médecine françaises. » L’Université d’Angers assure qu’elle n’est en rien« un cas unique en France ».

Chamanisme : une infime part de l’enseignement

L’université ajoute : « Il est regrettable que la nécessité d’un enseignement en sciences humaines soit remise en cause dans la mesure où celui-ci aborde des thèmes aussi importants que le droit médical, l’histoire des sciences, l’histoire de la médecine, la sociologie, la relation avec le malade ou bien l’éthique. L’évocation du chamanisme, cité dans l’article, s’inscrit dans une approche épistémologique et ne représente qu’une part infime de cet enseignement. Sa place dans ce cadre est totalement légitime et il ne représente que quelques pages sur les 700 que compte l’ouvrage « Médecine, santé et sciences humaines », mis en cause par l’enquête de « Sciences et avenir ».

Un manuel « tout à fait légitime »

« L’utilisation de ce support, rédigé par le Collège national des enseignants de sciences humaines en médecine, comme manuel d’enseignement est tout à fait légitime », précise pour sa part Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers.

Face à ces accusations « infondées d’ésotérisme », Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers, Isabelle Richard, doyen de la Faculté de médecine, et l’ensemble de la communauté universitaire, apportent leur soutien le plus complet à Jean-Marc Mouillie. « Maître de conférences en philosophie et président du Collège national des enseignants de sciences humaines des facultés de médecine, Jean-Marc Mouillie est nationalement reconnu par ses pairs. Il dirige notamment la collection « Médecine et sciences humaines » des éditions « Les Belles Lettres ».

Une inspection ?

Afin de lever tout doute sur l’organisation et les contenus de l’enseignement dispensé au sein de la Faculté de médecine, le président de l’Université d’Angers a adressé ce jeudi 25 octobre 2012 un courrier à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et à la ministre des Affaires sociales et de la santé, dans lequel il sollicite une inspection des deux ministères à ce sujet.

Source : http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-esoterisme.-Une-inspection-pour-lever-les-doutes-a-la-fac-d-Angers_39382-2126576_actu.Htm

Raël soutient que nos cheveux agiraient comme des antennes

GENEVE – Dans un communiqué de presse adressé ce jour aux médias, le leader spirituel du Mouvement Raëlien affirme que nos cheveux agiraient comme des antennes.
« Certains rapports récents ont révélé que les autochtones américains enrôlés dans l’armée pendant la guerre du Vietnam comme pisteurs, n’ont pas simplement été « autorisés » à garder leurs cheveux longs, mais ont été « tenus » de garder leurs cheveux longs.
Selon ces mêmes rapports, si on coupait les cheveux des recrues autochtones selon les coupes militaires habituelles, ces derniers ne pouvaient plus « sentir » l’ennemi, ils ne pouvaient plus accéder à un « sixième sens », leur « intuition » n’était plus fiable, ils ne pouvaient plus aussi bien « lire » les signes subtils, ni accéder à de l’information extrasensorielle subtile ».
Selon Raël, nos cheveux agiraient comme des antennes :
« Le cerveau de l’homme est comme un gros émetteur capable d’envoyer une multitude d’ondes et de pensées très nettes. La télépathie n’est en fait rien d’autre. Mais cette espèce d’émetteur a besoin d’antennes. Les antennes, ce sont les cheveux et la barbe. D’où l’importance de ne pas raser le système pileux d’un être qui aura à s’en servir. Vous avez sûrement remarqué que beaucoup de vos savants avaient des cheveux très longs et souvent une barbe; les prophètes et les sages également. Vous comprenez mieux pourquoi maintenant ».
« Ils expliquent également l’histoire biblique de Samson ayant perdu son pouvoir après qu’on lui ait coupé les cheveux. « Il pouvait communiquer avec nous directement, par télépathie, grâce à ses « antennes » naturelles : ses cheveux. Et les créateurs pouvaient alors lui venir en aide dans les moments difficiles. Quand Dalila lui eut coupé les cheveux, il ne put plus appeler à l’aide, mais quand ses cheveux eurent repoussés, il retrouva sa « force », c’est-à-dire qu’il put appeler à l’aide les créateurs qui firent s’abattre le temple dont il touchait les colonnes « .

LES MORMONS DE FRANCE NE « PARLENT MÊME PAS DE MITT ROMNEY »

Les Mormons de France ne "parlent même pas de Mitt Romney"

Le siège de la Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, à Salt Lake City. | Photo GEORGE FREY/ MaxPPP

Alors que la Maison Blanche s’apprête peut-être à accueillir son premier Mormon, cette religion, beaucoup moins développée en France, intrigue, voire inquiète. Françoise Calmels, chargée des Médias pour l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, a expliqué à ParisMatch.com que cette image négative est surtout due à des préjugés erronés.

Marie Desnos – Parismatch.com

L’élection d’un Mormon à la présidence des Etats-Unis? Françoise Calmels, chargée des Médias pour l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, semble n’en avoir cure. «Vous savez, bien qu’aux Etats-Unis, la religion s’immisce beaucoup plus dans la vie politique qu’en France, il s’agit avant tout d’un processus spirituel, et individuel, a-t-elle commenté, jointe par ParisMatch.com. Si certains Mormons soutiennent Mitt Romney, c’est à titre personnel –l’Église ne prend pas de position politique. Et son élection à la Maison Blanche ne signifierait pas qu’il imposerait ses croyances et pratiques religieuses à tout un pays! Il garderait bien sûr ses valeurs, mais en tant que politicien il serait obligé de faire des compromis», a-t-elle détaillé. Et de citer pour exemple le droit à l’avortement, désapprouvé par l’Église: «La question dépasse les convictions religieuse, c’est un débat de société». Par ailleurs, «certains Mormons sont Démocrates et soutiennent Barack Obama!», a souligné notre interlocutrice.

Françoise Calmels assure qu’en France, on ne parle même «pas de cette candidature, sauf peut-être lorsqu’un fidèle est américain, ou a de la famille aux États-Unis… Il y a certes un phénomène de curiosité. Beaucoup découvrent que les Mormons existent en France! Mais il n’y a pas d’impact sur le nombre de conversions», assure-t-elle. «A vrai dire, cette campagne a même eu un effet négatif pour notre Église au début de la campagne, poursuit la porte-parole. Certains espèrent qu’il ne sera pas élu car cela raviverait les amalgames. Je pense notamment à la polygamie.» La Mormone rappelle en effet que cette pratique a été abolie en 1890, et que les membres de l’Église encourent l’excommunication s’ils enfreignent cette règle: seuls quelques groupes dissidents –se revendiquant mormons mais pas reconnus par l’Église- ont fait perdurer la polygamie. «Et c’est malheureusement souvent eux que l’on voit en photo dans les médias, avec leurs grandes familles issues de femmes différentes», déplore-t-elle. «L’image entretient la confusion.»

36 500 MORMONS EN FRANCE

Autre «cliché relayé par les médias: le prosélytisme». On évoque souvent ainsi les missions de deux ans effectuées par les jeunes mormons pour prêcher l’Évangile et accomplir des travaux bénévoles. «Les missionnaires ne sont que 55 000 dans le monde, et 300 en France», relativise Françoise Calmels, selon qui il y a environ 500-600 conversions par an. Le reste de la progression du nombre de fidèles se fait «naturellement» selon elle. «C’est tout simplement nos enfants qui restent souvent mormons, puis leurs enfants à leur tour…» Résultat: il y a aujourd’hui 36 500 Mormons en France métropolitaine, et 25 000 dans les DOM-TOM (notamment en Polynésie française), contre un millier au «redémarrage» de l’Église dans la France d’après-guerre, dans les années 1950.

Aujourd’hui, la branche hexagonale de l’Église est «mature, installée» mais elle est «le reflet de la société laïque: discrète et d’ordre privé». Bien que son siège soit à Salt Lake City, dans l’Utah, elle revendique en outre sa «culture française» et son indépendance.

Source : http://www.parismatch.com/Election-USA/Actu/Les-Mormons-de-France-ne-parlent-meme-pas-de-Mitt-Romney-441709/

Sectes : le danger des nouveaux gourous de la santé

De plus en plus de structures à caractère sectaire en France proposent des remèdes miracles à des patients désemparés et profitent d’un vide juridique.

Propos recueillis par Alexandra Gonzalez
Le 27/10/2012 à 13:00
Certains gourous affirment pouvoir guérir des maladies lourdes à l'aide de simples plantes. (Taz-Voll -- CC -- Flickr)

Certains gourous affirment pouvoir guérir des maladies lourdes à l’aide de simples plantes. (Taz-Voll — CC — Flickr)

 

Les médecines naturelles sont de plus en plus polluées par des gourous qui s’improvisent thérapeutes et provoquent des dégâts irrémédiables sur la santé de patients en détresse. Un phénomène qui a poussé à la création d’une commission sénatoriale sur l’influence de ces mouvements sectaires. Celle-ci devrait rendre ses conclusions au mois de janvier. Auditionné il y a quelques jours par les sénateurs, Serge Blisko, le président de la Miviludes, organisme chargé d’observer et d’alerter les pouvoirs publics sur les dérives sectaires, nous livre sa vision de ce nouveau marché très lucratif et dangereux.

Vous dites assister à l’apparition de multiples petites structures à caractère sectaire. Est-ce la fin des grandes sectes mondiales ?

Oui, le paysage sectaire s’est transformé, on voit de moins en moins de mouvements de propagande dans la rue, comme Hare Krishna fût un temps. Et quand le leader de la secte Moon est mort, on a appris que le nombre d’adeptes était en chute libre. Aujourd’hui, les gens vont moins vers le religieux, ils se tournent vers le bien-être et la santé.

Qui sont ces « nouveaux gourous » de la santé ?

Je les appelle des « dérapeutes ». Ils se font passer pour des thérapeutes pour soutirer de l’argent à des gens malades. Ils surfent sur la vague de la médecine naturelle et proposent des méthodes parfois désastreuses. Ils se donnent le nom de spécialistes en médecine quantique, de biomagnétiseurs, d’énergéticien, etc. Et pour justifier l’inefficacité de leurs traitements, ils culpabilisent le patient en lui disant que c’est de sa faute car il émet de mauvaises ondes, car ses proches sont sceptiques… C’est inadmissible.

Comment tracer une frontière entre médecine naturelle et charlatanisme ?

Il y a des choses très prometteuses dans certaines médecines naturelles, mais des indices permettent d’identifier les dérapages. Il va s’agir par exemple d’une méthode permettant de soigner aussi bien un cancer qu’un cor des pieds, ou d’une médecine qui affirme avoir un taux de guérison proche de 100%, ou encore d’honoraires exorbitants. La médecine conventionnelle peut parfois être déshumanisée, très technique, et les charlatans glissent dans cette faille avec leurs méthodes doucereuses.

« N’arrêtez jamais un traitement prescrit par un médecin »

Pourquoi cet engouement des Français pour ces remèdes miracles ?

Dans nos sociétés, la maladie est de moins en moins acceptée. On souhaite que le problème de santé arrive le plus tard possible, on devient très exigeants vis-à-vis de la médecine, on se résigne beaucoup moins qu’avant face à la maladie. Du coup, on se tourne de plus en plus vers ceux qui s’empressent de nous proposer des solutions miracles.

Beaucoup de gens opèrent une reconversion professionnelle à mi-carrière pour travailler dans le bien-être. Qu’en pensez-vous ?

Il est difficile aujourd’hui de travailler dans le milieu de la santé sans diplôme reconnu. Le Conseil de l’Ordre veille à cela. Du coup, les gens se tournent vers le bien-être, domaine plus accessible. « Venez dans ma maison à la campagne, il y aura de l’odeur de santal, de la musique relaxante, ma femme vous fera un massage, et ce week-end de remise en forme vous coûtera 400 euros ». Je caricature, mais on voit beaucoup de choses comme ça. Les centres de bien-être ne sont ni des hôtels, ni des centres de cure thermale, ils échappent à tout contrôle. Et beaucoup de ceux qui veulent se reconvertir dans ce domaine se font avoir par des formations « bidons ».

Quels conseils donneriez-vous pour éviter ces structures ?

N’arrêtez jamais un traitement prescrit par un médecin classique. Si vous souhaitez une cure plus naturelle pour alléger les effets secondaires et vous porter mieux, parlez-en à votre médecin traitant et convainquez le de votre besoin, pour qu’il vous conseille autrement que par un simple ricanement. Et aux médecins, je recommanderai la plus grande vigilance. Ce n’est pas un phénomène à prendre à la légère.

Source : http://www.bfmtv.com/societe/sectes-danger-nouveaux-gourous-sante-368618.html

Brésil : Trois cannibales ont obligé la fille d’une victime à manger sa mère

Un Brésilien, sa femme et sa maîtresse sont soupçonnés d’avoir tué au moins trois femmes puis d’avoir intégré leurs restes à des tartes.

A côté, la comédie musicale « Sweeney Todd », c’est de la roupie de sansonnet. Un trio de Brésiliens est soupçonné des pires perversités. Jorge Negromonte, 50 ans, sa femme Isabel Pires (51 ans), et sa maîtresse Bruna da Silva (25 ans) sont actuellement jugés dans la cour de justice de Pernambuco (nord-est du Brésil) pour le meurtre de trois femmes, rapporte leDailyMail britannique.

Ils sont suspectés d’appartenir à une secte prénommée Cartel dont le but est de purifier et réduire la population mondiale. Selon l’enquête, les trois accusés auraient attiré leurs victimes à leur domicile sous prétexte de les embaucher pour garder des enfants. Celles-ci auraient alors été égorgées et démembrées avant d’être… cuisinées.

Des chaussons fourrés avec les restes des victimes

Avec certains morceaux des corps, le trio aurait rempli des empanadas, des sortes de chaussons fourrés, qu’ils ont eu même mangé ou ont vendu à leurs voisins. Mais ils ne se sont pas arrêtés là. En 2008, après le meurtre de Jessica da Silva, 17 ans, ils ont obligé sa fille encore toute jeune, à manger l’une des tartes composées des restes de sa mère selon un processus de purification. Cette dernière serait restée vivre avec eux par la suite, comme la fille de la maîtresse.

Jugé depuis le 25 octobre, le trio nie les trois meurtres et ce qui en a suivi mais a reconnu six autres meurtres. Cependant, les dépouilles partielles, supposément de deux des victimes, Alexandra Falcao et Gisele da Silva, ont été retrouvées enterrées dans leur jardin. Ils auraient en revanche reconnu avoir tué six autres personnes.

Les trois suspects nient les accusations. Alors que l’avocat plaide la démence, le frère de Jorge Negromonte a témoigné en affirmant que ce dernier ne pouvait être coupable de cannibalisme puisqu’il était végétarien. Pas sûr que cela suffise à l’innocenter…

L’accusé a donné une interview à la chaîne de télévision brésilienne SBT (en portugais) :

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Source : http://www.metrofrance.com/info/trois-cannibales-ont-oblige-la-fille-d-une-victime-a-manger-sa-mere/mljz!SgQHwtgtEz8Us/

Kazakhstan: Les scientologues pas reconnus par l’Agence pour les questions religieuses

Devront-ils cesser leurs activités dans le pays ?

Astana, 26 octobre 2012 (Apic) L’Agence pour les questions religieuses du Kazakhstan (ARA) n’a pas donné de reconnaissance officielle à la secte de scientologie, appelée dans ce pays d’Asie centrale « Association républicaine des scientologues ». Cette association se verra par conséquent refuser le réenregistrement nécessaire pour les organisations religieuses, en vertu de la nouvelle loi sur les religions, selon Marat Azilkhanov, président adjoint de l’ARA.

 

Kairat Lama Sharif, président de l’Agence pour les questions religieuses ARA et le métropolite Alexandre, chef de l’Eglise orthodoxe au Kazakhstan (Photo: www.din.gov.kz)

« Ils ont remis des documents fondateurs pour le réenregistrement. Les spécialistes de l’Agence ont conclu que cette organisation n’était pas une organisation religieuse », a déclaré Marat Azilkhanov le 25 octobre 2012 à l’agence de presse russe Interfax.

Une décision du Ministère de la Justice

L’avis des experts a été présenté au Ministère de la Justice du Kazakhstan, qui rendra une décision finale concernant le réenregistrement exigé par la loi. En cas de réponse négative, la police fera appel aux tribunaux pour faire cesser les activités de l’organisation au Kazakhstan, précise Marat Azilkhanov.

Le président adjoint de l’ARA souligne qu’il faut des raisons fondées pour interdire une organisation, comme par exemple la propagation d’idées extrémistes, ce qui ne semble pas être le cas des scientologues. Certaines organisations religieuses non traditionnelles ont été réenregistrées au Kazakhstan, relève Marat Azilkhanov.

Les islamistes dans le collimateur

La nouvelle loi sur les religions a pour but premier de restreindre les activités des mouvements islamistes, devenus très actifs. La principale menace était constituée par le « Hizb ut-Tahrir », un mouvement clandestin qui réclame la création d’un califat en Asie centrale, mais, depuis 2011, un nouveau groupe paraît encore plus menaçant, le « Jund al-Khilafah » (« Les soldats du califat »). Les islamistes ont commis une série d’attentats dans le pays ces dernières années.

L’ ONG chrétienne « Portes Ouvertes », une organisation internationale qui vient en aide aux chrétiens persécutés à cause de leur foi partout dans le monde, rappelle qu’en septembre 2011, deux lois ont été adoptées par le Parlement du Kazakhstan. « Elles restreignent gravement les droits des minorités religieuses ». Ces lois sur « les activités et les associations religieuses » sont entrées en vigueur en octobre 2011. « Aucun débat public n’a eu lieu concernant ces lois et le gouvernement a ignoré tous les avertissements venus de l’extérieur, y compris ceux de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dont le Kazakhstan fait partie ».

Des communautés chrétiennes également visées

Ces lois étaient déjà en cours d’élaboration avant que le Kazakhstan n’assure la présidence tournante de l’OSCE, en 2010. « Leur mise en place a été suspendue tant que le Kazakhstan était sous le feu des projecteurs internationaux ». Ces nouvelles lois, qui ont pour but premier de contrôler les activités des islamistes, portent aussi atteinte à des communautés chrétiennes. Toutes les communautés religieuses (même celles qui avaient auparavant un statut officiel) doivent ainsi se faire réenregistrer auprès des autorités. Il s’agit d’un obstacle infranchissable pour plusieurs petites églises, note « Portes Ouvertes ».

D’un côté, le système de réenregistrement est très compliqué, et le processus est bureaucratique et intimidant. De l’autre, l’activité religieuse non enregistrée est interdite.

« Diriger, participer ou financer des groupes religieux non enregistrés est une infraction. Cela a un grand impact sur des dénominations qui refusent de s’inscrire (comme le Conseil des Eglises baptistes), et sur les communautés qui ne répondent pas à toutes les exigences de la nouvelle procédure d’inscription. Les nouveaux amendements à la loi vont imposer des peines sévères à ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans de tels groupes. Pour l’instant, les dénominations historiques comme l’Eglise orthodoxe russe ne semblent pas être visées ».

Ainsi, la vie religieuse dans le pays est désormais restreinte sous de multiples aspects. Tous les livres et autres médias religieux sont soumis à la censure. La création de nouveaux lieux de culte requiert l’approbation des autorités locales et nationales. Les fondateurs de communautés religieuses doivent être obligatoirement des citoyens kazakhs. Les activités pour la jeunesse vont certainement devenir de plus en plus problématiques à organiser, relève encore « Portes Ouvertes ». (apic/interfax/po/be)

Source : http://www.kipa-apic.ch/index.php?pw=&na=0,0,0,0,f&ki=236639

Les mormons français sortent de l’ombre

La France abrite moins de 5000 familles de mormons pratiquants. Dont celle de Valentine et Jérôme, membres de la paroisse de Versailles.

La France abrite moins de 5000 familles de mormons pratiquants. Dont celle de Valentine et Jérôme, membres de la paroisse de Versailles. Crédits photo : AXELLE DE RUSSÉ

La candidature de Mitt Romney est une chance pour les mormons français: celle de se faire un peu mieux connaître et d’en finir avec certaines idées reçues. Oui, les mormons sont chrétiens. Non, ils ne sont pas polygames. Mais quand on a dit ça, on ne sait toujours rien de cette minuscule communauté qui va bientôt bâtir son tout premier temple en France.

Les «églises» des mormons (ici, celle de Versailles) sont surtout des lieux de rencontre et d'éducation religieuse, chichement décorés de tableaux très réalistes.
Les «églises» des mormons (ici, celle de Versailles) sont surtout des lieux de rencontre et d’éducation religieuse, chichement décorés de tableaux très réalistes.

Erika a 16 ans. Elle est ravissante, intelligente et apparemment très équilibrée. La seule chose qui la distingue des autres lycéens de sa classe de première S, à son avis, c’est qu’elle «emploie un langage correct et ne porte jamais de haut trop décolleté». Sinon, pour le reste, elle mène une vie qu’elle qualifie de «normale»: «J’ai un téléphone portable et un iPod, mes deux frères jouent aux jeux vidéo, je regarde la télé et je lis ce que je veux.» Rien d’extraordinaire, en somme ; sauf qu’Erika, fille aînée d’un mormon français et d’une protestante finlandaise, a choisi d’être mormone. Et ça, ce n’est pas vraiment banal, surtout en France.

Né dans l’État de New York en 1820, à la suite de l’illumination d’un fermier de 15 ans déçu par les autres religions – colonne de lumière «plus brillante que le soleil» d’où descendirent Dieu le Père et son Fils, remise de tables de la Loi «rédigées en égyptien réformé», qui furent malheureusement égarées aussitôt après avoir été «traduites grâce à des pierres magiques» -, le mormonisme demeure, en effet, fortement lié à ses racines américaines. L’immense majorité de ses 14 millions d’adeptes actuels résident sur ce continent ou sur une île du Pacifique fascinée par le modèle américain, et c’est dans le Missouri que Jésus est attendu par les mormons pour un prochain séjour terrestre de mille ans. Mais dans un pays aussi catholique que l’était la France jusqu’à la moitié du XXe siècle, ses missionnaires n’ont jamais eu la tâche facile. «Il n’y a rien à attendre des Français infidèles: ils sont tous morts spirituellement», se désolait dès 1863 le premier mormon français, un journaliste socialiste du nom de Louis Auguste Bertrand.

Un peu plus d’un siècle plus tard, le jeune Mitt Romney fit le même constat, en pire. Débarqué au Havre en 1966 à l’âge de 19 ans, le futur adversaire républicain de Barack Obama s’aperçut très vite que convertir nos compatriotes à une religion qui interdit le sexe hors mariage ainsi que l’alcool et le tabac, en pleine révolution baba cool et présoixante-huitarde, équivalait à prêcher dans le désert sans porte-voix. «Cette période de ma vie fut la seule où j’ai raté tout ce que j’entreprenais», a-t-il récemment résumé, en avouant aussi qu’en trente mois de mission il n’avait obtenu que «dix ou douze baptêmes».

Le prosélytisme est flagrant, mais il semble réservé aux missionnaires

Ce qui n’était pas si mal: l’Église de Jésus-Christ des Saints du Dernier Jour (la dénomination officielle des mormons, qui doivent ce surnom à l’un de leurs prophètes) ne comptait alors que 10.000 adeptes français. Un bataillon qui a grossi depuis, mais pas énormément. Les «Saints» français ont beau se réjouir d’être enfin assez nombreux (110 paroisses et 35.500 membres) pour que leurs dirigeants de Salt Lake City – le Vatican des mormons, dans l’Utah – les aident à financer un temple, ils reconnaissent très volontiers que sur cet effectif officiel de baptisés, «la proportion de pratiquants réguliers qui s’acquittent de la dîme en offrant 10 % de leur salaire à l’église ne dépasse pas 40 %».

Mitt Romney (à gauche), photographié en 1967 à Bordeaux, à l'âge de 20 ans. Sa mission de trente mois en France n'avait pas été facile.
Mitt Romney (à gauche), photographié en 1967 à Bordeaux, à l’âge de 20 ans. Sa mission de trente mois en France n’avait pas été facile. Crédits photo : HOLGER BENNEWITZ/REUTERS

Les autres se sont laissé séduire à un moment donné, puis ont abandonné ; mais sans jamais se plaindre en justice d’avoir été manipulés, exploités ou escroqués. C’est l’une des raisons pour lesquelles la LDS (sigle de «Last Day Saints», couramment utilisé par les mormons du monde entier pour désigner leur communauté) n’est pas considérée comme une secte en France, alors que nous sommes pourtant l’un des pays les plus sévères sur le sujet: la commission d’enquête parlementaire qui avait été chargée, en 1996, de recenser les groupes abusant de la vulnérabilité de leurs adeptes était parvenue à en épingler 172 (!), dont les rosicruciens, les scientologues, les témoins de Jéhovah et les raëliens. Mais elle n’avait rien trouvé à redire aux pratiques des mormons, qui ont d’ailleurs fini par être reconnus «association cultuelle» en 2009.

Il est vrai qu’à les fréquenter un peu, ainsi que nous l’avons fait pour cette enquête, les mormons offrent l’image d’un petit peuple paisible, serviable et bienveillant, qui n’essaie même pas de convertir son prochain. Normal: leurs jeunes missionnaires, très majoritairement américains, sont là pour ça ; et habillés comme ils le sont – costume sombre, cravate et chemise blanche – déambulant dans les rues toujours par deux, une sacoche bourrée de tracts à l’épaule, on les voit arriver de loin. Tandis que le mormon «normal», lui, affirme n’évangéliser que ses semblables, déjà membres de l’église, en les visitant régulièrement pour «affirmer ou raviver leur foi», mais en s’abstenant le reste du temps de parler de la sienne.

«Mariés pour l’éternité», ils risquent l’excommunication en cas d’adultère

David Magalhaes, «évêque» d’une dizaine de paroisses de l’Est parisien et cadre dans l’immobilier, prétend ainsi que la plupart de ses collègues de travail ignorent qu’il est mormon. Même chose pour son épouse, Delphine, âgée de 31 ans comme lui, qui ne manque pourtant pas de relations avec le monde extérieur puisqu’elle est institutrice dans une école publique. Mais il suffit de les regarder jouer avec leurs deux fillettes pour admettre qu’effectivement, et pour peu qu’ils n’en fassent pas mention, leur qualité de «Saints du Dernier Jour» ne saute pas aux yeux. Cette famille ne ressemble en rien à l’idée que l’on se fait généralement des mormons: elle pourrait poser sans problème pour une publicité Ricoré… d’autant que les mormons n’ont pas le droit de boire de café.

Au chapitre de ce qu’ils ne font pas, ou ne sont pas, profitons-en d’ailleurs pour revenir aussi sur trois idées reçues. Non, les mormons ne sont pas polygames: ils ne le sont plus depuis 1890, sous peine d’excommunication, une sanction qu’ils encourent déjà en cas d’adultère. Non, ils n’ont strictement rien à voir avec les amish, une communauté protestante qui refuse le monde moderne, électricité comprise, alors que les mormons font d’excellents chefs d’entreprise. Et non, avec une moyenne de trois enfants par famille, ils n’en ont pas beaucoup plus que les autres Français et plutôt moins que des catholiques pratiquants.

La réunion de la «Sainte Cène» du dimanche. On y chante, on y prie et on y vote à main levée sur tous les choix concernant la paroisse.
La réunion de la «Sainte Cène» du dimanche. On y chante, on y prie et on y vote à main levée sur tous les choix concernant la paroisse.

Mais ce qui est exact, en revanche, c’est que leur culte est aussi pittoresque qu’exigeant: éducation religieuse intensive tout au long de la vie ; accès à la prêtrise dès l’âge de 12 ans pour tous les garçons ; baptême des morts (d’où leur passion pour la généalogie, qui leur permet de «mormoniser» toute leur lignée et de lui ouvrir ainsi le «chemin du Salut») ; respect du sabbat et participation à la «Sainte Cène» (un genre de messe, en plus convivial) chaque dimanche ; observation d’une journée de jeûne intégral une fois par mois ; visite au temple deux fois par an ; port constant de sous-vêtements blancs très couvrants, «en protection contre Satan» ; et doctrine actualisée régulièrement par les «révélations» d’un «Président, Prophète et Voyant» nonagénaire, secondé par deux conseillers et un collège de douze apôtres, tous aussi laïcs que lui.

Et tout cela, comme dans la chanson, fait d’excellents chrétiens. Non reconnus par les catholiques et les protestants, certes, mais néanmoins employés modèles et très bons pères de famille. «C’est ce qui nous attire le plus de conversions», reconnaît Dominique Calmels, directeur financier dans le civil, chargé de la communication pour les mormons français: «Elles nous viennent souvent de proches qui nous voient vivre et qui envient l’équilibre et la réussite de nos familles.» L’évangélisation par l’exemple, en quelque sorte, mais le risque d’affluence paraît tout de même assez mince. «Ce n’est sûrement pas avec 500 baptêmes par an qu’on va envahir la France», commente avec un brin d’agacement Françoise Calmels, son épouse, traumatisée par certains reportages qui continuent à présenter les mormons comme une secte polygame, suffisamment riche pour infiltrer la société française grâce aux foules d’adeptes qui ne manqueront pas d’être attirées par l’ouverture en 2015 d’un temple au Chesnay, dans la banlieue ouest de Paris, en lisière de Versailles.

«Il n’y aura jamais plus de 60 à 80 visiteurs par jour, puisque les visites au temple ne se font que sur rendez-vous», protestent les époux Calmels, qui présentent ce projet comme une chance pour le quartier: «Sept hectares de jardins ouverts au public dans la journée, à la place d’un bâtiment EDF truffé d’amiante et de parkings bétonnés.» Sans oublier cet argument majeur: «La LDS en construit un aussi à Rome, deux fois plus grand, sans aucun problème!»

Un à Rome, un près de Paris, un autre à Lisbonne… trois nouveaux temples sont effectivement «en construction ou en projet», rien qu’en Europe. Et 23 autres le sont ailleurs, qui s’ajouteront bientôt aux 138 existants. Voilà qui témoigne en tout cas d’une belle vitalité, surtout quand on sait que les mormons n’en possédaient qu’une cinquantaine dans les années 80.

Et c’est bien cela qui nourrit certaines inquiétudes: où s’arrêtera cette expansion des mormons si l’un des leurs devait être élu, le 6 novembre prochain, à la présidence des États-Unis? Une hypothèse que les observateurs politiques américains s’accordaient à juger improbable… il y a encore cinq ans.

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/26/01016-20121026ARTFIG00390-les-mormons-francais-sortent-de-l-ombre.php

Qui sont les mormons de Haute-Savoie et de l’Ain ?

Située rue des Fontaines, la paroisse des mormons accueille environ 150 fidèles chaque dimanche. Elle a été agrandie l’année dernière. En médaillon, la flèche sur la façade. Les mormons n’utilisent pas le symbole de la croix. Photos DL/C.P.

Située rue des Fontaines, la paroisse des mormons accueille environ 150 fidèles chaque dimanche. Elle a été agrandie l’année dernière. En médaillon, la flèche sur la façade. Les mormons n’utilisent pas le symbole de la croix. Photos DL/C.P.

 
  • Située rue des Fontaines, la paroisse des mormons accueille environ 150 fidèles chaque dimanche. Elle a été agrandie l’année dernière. En médaillon, la flèche sur la façade. Les mormons n’utilisent pas le symbole de la croix. Photos DL/C.P.

L’élection présidentielle américaine a mis sous les projecteurs une religion peu connue en Europe bien que très pratiquée. Parce que le candidat républicain Mitt Romney est mormon, l’Église de Jésus Christ des saints des derniers jours (c’est le nom de la religion des mormons) suscite la curiosité. À Annemasse, les locaux sont vastes et donnent sur deux rues, signe que l’activité de cette paroisse doit être importante. Politesse et gentillesse faisant partie des règles de vie mormonnes, la journaliste du Dauphiné Libéré est accueillie à bras ouverts. Nous comprendrons que les mormons s’appuyent sur le prosélytisme, et que leur religion se diffuse grâce à des missionnaires encourageant les conversions.

Gustavo Coquio, avec un accent sud-américain révélant qu’il est Argentin, fait le guide à travers les salles de l’église. Il est DMP, dirigeant de mission de paroisse. Celle d’Annemasse, qui réunit environ 150 fidèles, est rattachée au diocèse ou “pieu” de Genève, et rassemble les mormons de Haute-Savoie et du Pays de Gex.

Chaque pièce a son usage. Certaines sont destinées à l’éducation religieuse des jeunes le dimanche, filles et garçons séparément lorsqu’ils atteignent l’âge de 12 ans. « Nous apprenons aux jeunes à faire attention à leur santé et à leur corps, ils ne doivent pas boire d’alcool, pas fumer, pas consommer de drogue, bien étudier, être de bons citoyens, respecter la loi de leur pays, gagner leur indépendance économique ».

Le pilier, c’est la famille

« Nous sommes très conservateurs, nous encourageons la chasteté jusqu’au mariage, nous enseignons la vertu » explique Gustavo Coquio, lui même marié et père de famille. La valeur essentielle pour les mormons, c’est la famille, le bonheur familial et l’amour du foyer. Qu’en est-il du travail des femmes ? « C’est un choix personnel, il n’y a pas d’interdit. Mais l’homme doit participer aux tâches ménagères, nous sommes pour l’égalité ». Quant à comprendre leur croyance, c’est un peu compliqué, et, vu de l’extérieur, très américain. Les mormons vénèrent Dieu et Jésus-Christ, reconnaissent les livres sacrés comme l’Ancien et le nouveau testament, mais ont leur propre “bible”, le livre de mormon (lire ci-contre). Aucun membre de la communauté n’exerce de ministère à plein-temps, tous sont bénévoles, et versent 10 % de leur salaire à l’Église (la dîme).

L’évêque, Anthony Coppel, Franco-suisse de 37 ans, est marié et père de 7 enfants. Mormon depuis l’enfance, comme son épouse. Anthony Coppel travaille chez Rolex, où il dirige une équipe au service achats. Les mormons d’Annemasse sont souvent des frontaliers.

Source : http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2012/10/24/qui-sont-les-mormons-de-haute-savoie-et-de-l-ain