Lisieux: 5 ans de prison requis contre la gourou d’une secte

Par LEXPRESS.fr, publié le 28/11/2012 à 12:33, mis à jour à 12:54

Cette femme de 56 ans est soupçonnée d’avoir volé près de 400 000 euros à ses adeptes et de leur avoir infligé des violences morales, physiques et sexuelles.

La peine maximum. Le procureur a requis une peine de cinq ans de prison à l’encontre d’une femme de 56 ans soupçonnée d’être la gourou d’une secte, révèle ce mardi RTL. Elle est jugée depuis ce lundi en correctionnelle à Lisieux pour avoir volé près de 400 000 euros à ses adeptes et leur avoir infligé des violences morales, physiques et sexuelles. Selon la radio, le procureur dans son réquisitoire que « la justice triomphait de l’obscurantisme ». Et d’ajouter: « votre défense a fait pschitt! »

La prévenue, qui s’est dite sans profession, comparaît pour « abus frauduleux de l’ignorance ou de la faiblesse d’un tiers », dans le cadre de la loi About-Picard de 2001 contre les dérives sectaires. Ancienne enseignante d’anglais pour une association qui s’occupe de jeunes désocialisés, elle comparaît libre et encourt cinq ans de prison, selon le parquet.

« L’enfer d’une prison mentale »

Selon Me Pascal Rouiller, avocat d’une des victimes présumées et de sa famille, parties civiles, « les anciens adeptes rapportent avoir connu l’enfer d’une prison mentale sur fond de violences morales, physiques et sexuelles, fruit d’une emprise totale de la part du gourou ». Selon l’avocat la prévenue a notamment déclaré mardi au tribunal « Oui, j’ai demandé à des mères d’avoir des rapports sexuels avec leurs fils, mais on était dans une vibration, on était dans une autre dimension, la cinquième… »

Une vingtaine de personnes se sont portées partie civile. Les faits reprochés se sont déroulés entre 2002 et 2007, mais des vidéos montrées à l’audience mardi laissent penser que la prévenue qui se présentait tantôt comme l’incarnation de Dieu tantôt comme son épouse a continué ensuite à exercer les activités qui lui sont reprochées, selon le parquet.

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/5-ans-de-prison-requis-contre-la-gourou-d-une-secte_1192742.html#xtor=AL-447

Canada – Ex-membre de la secte Mission de l’Esprit-Saint : Sa sentence suspendue

Première publication 26 novembre 2012 à 20h40

Sa sentence suspendue
Par Nicolas Saillant | Agence QMI

Un ex-membre de la Mission de l’Esprit-Saint, une secte établie àMontréal, a vu sa sentence suspendue après avoir reconnu sa culpabilité pour avoir battu ses six enfants à répétition.

Pendant plusieurs années, le père et la mère, tout deux issus de la secte, ont frappé leurs six enfants à coups de pied et de ceinture, dès que ceux-ci ne respectaient pas les règles très strictes qui leur étaient imposées. Au moindre écart de comportement, les enfants, qui ont aujourd’hui de 12 à 18 ans, se faisaient tordre un bras, frapper au visage ou plaquer fortement contre un mur.

Mariés à 18 ans seulement, le père et la mère des enfants issus de deux familles membres de la Mission de l’Esprit-Saint ont été bannis de la secte en 2009, après avoir quitté le mouvement. Se réfugiant à Pont-Rouge, c’est en 2010 qu’un signalement a été fait à laDirection de la protection de la jeunesse (DPJ) pour mauvais traitement à l’endroit des enfants.

Dans sa décision, le juge Alain Moran a pris en compte l’éducation particulièrement sévère qu’avaient subie les accusés, dont il est impossible de divulguer les noms pour protéger leurs enfants. Il a notamment cité l’exemple du père de l’accusé qui reprochait à son fils d’être trop mou avec ses enfants.

«Pour faire des enfants parfaits, la ceinture devait être utilisée, a illustré le juge. Ce sont les mauvaises influences qui ont amené ce mode de pensée», a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, les six enfants du couple sont en famille d’accueil, mais bénéficient de contacts partiels avec leurs parents, qui sont maintenant pleinement conscients de leurs erreurs.

Puisque «le risque de récidive est inexistant», selon le juge, ce dernier a accepté de surseoir au prononcé de la peine, tout en exigeant une période de probation de deux ans à l’accusé, en plus de suivre les recommandations de la DPJ.

Source : http://tvanouvelles.ca/lcn/judiciaire/archives/2012/11/20121126-204046.html

Justice. Journée hallucinante au procès de la secte de Lisieux

C'est dans cette petite maison de Lisieux que la

Audience très étonnante depuis lundi à Lisieux où se déroule, à huis-clos, le procès de la secte du Parc d’accueil.

Le procès, qui devait se terminer ce mardi soir prend finalement du retard. Les réquisitions sont attendues ce mercredi matin.

On saura dans la matinée si le jugement est mis en délibéré.

Depuis lundi, la quinzaine de victimes défilent à huis clos devant la barre du tribunal correctionnel pour décrire les manipulations mentales, sexuelles mais aussi financières de la prévenue, une enseignante de 55 ans.

Les quelques propos d’audience qui ont filtré en disent long. Sur le petit groupe d’une quinzaine de personnes qu’elle régentait, les exigences de la « gourelle » étaient extrêmes : « Oui, j’ai demandé à des mères d’avoir des rapports sexuels avec leurs fils, a convenu la prévenue. Mais on était dans une vibration, dans une autre dimension, la cinquième… ». Et lorsque la présidente du tribunal a récapitulé la multitude d’agissements qui lui étaient reprochés, celle qui se dit « sœur de Dieu » a répondu : « Entre la loi et la vie, j’ai choisi la vie… ».

Des détournements d’argent estimés à 400000 € lui sont également reprochés.

Source : http://www.courrierdelouest.fr/actualite/justice-journee-hallucinante-au-proces-de-la-secte-de-lisieux-27-11-2012-93923

Secte à Lisieux. La gourou présumée s’explique

Justicemardi 27 novembre 2012
Pour la première fois, Françoise Dercle, qui comparaît depuis lundiau tribunal correctionnel de Lisieux pour avoir mis sous sa dépendance 21 membres de la secte Le Parc d’accueil de Lisieux, s’explique.

 « Je suis sous le choc »

C’est une femme visiblement empruntée qui accepte de s’expliquer et qui dit chercher encore à « comprendre » les accusations portées contre elle.

« Pour l’instant je suis sous le choc. On m’a traitée de beaucoup de choses… »

« On a vécu dans une autre réalité »

Cheveux châtains, 56 ans, mère de deux enfants, Françoise Dercle, l’ancienne professeur d’anglais, seule accusée dans ce procès – qui se tient à huis-clos – livre sa version des faits.

« On était dans un endroit… presque dans une transe. On a vécu des choses d’une autre réalité. »

En délibéré jusqu’en janvier ?

« L’autre réalité », ce sont ces « mêlées célestes », séances de purification divine où les adeptes s’adonnaient à sa demande à des rites spirituels, qui se terminaient en ébats sexuels et gifles violentes.« Comment peut-on vivre un tel truc, recevoir de tant de gens, sans qu’un seul instant on ne dise quoi que ce soit ? »

InInitialement prévu sur deux jours, le procès se termine ce mercredi par les réquisitions du procureur et la parole à la défense.

Le jugement devrait être mis en délibéré au mois de janvier.

Yann-Olivier BRICOMBERT.

Source : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Secte-a-Lisieux.-La-gourou-presumee-s-explique_40771-2137893-pere-bno_filDMA.Htm

E.U. – Narconon traitement de la toxicomanie fait face à une autre poursuite

Rock Center Narconon from air
Photographe: KJRH
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Dernière mise à jour: 11 heures et 6 minutes

PITTSBURG COUNTY, Oklahoma – Le programme de la Scientologie lié traitement de la toxicomanie impliqué dans la controverse sur les décès récents est confronté à un autre procès – le quatrième de ces derniers mois.

Vingt-et-un ans, William Scott, de Denver, a porté plainte contre Narconon.

Mère de Scott, Shanna Marlow, dit son fils, un patient chez Narconon Arrowhead il ya plusieurs années, a déposé les documents cour lundi.

Scott, qui a l’habitude de vivre à Tulsa, présente un état des glandes surrénales et nécessite une médication quotidienne de stéroïdes.

Procureur Gary Richardson, explique Scott a été enregistré à l’installation de Narconon Arrowhead pour seulement 17 jours. Pendant ce temps, Scott Richardson dit a été hospitalisé à trois reprises, et n’a pas eu accès à ses médicaments.

Richardson a déclaré Scott échappé de l’usine et a reçu un traitement dans un centre de réadaptation différente dans le Colorado.

La poursuite allègue la négligence, la violation de la Loi sur la protection du consommateur Oklahoma et la responsabilité du fait d’autrui et de complot. Il réclame des dommages de plus de 75.000 $.

VOIR LA POURSUITE

Ces derniers mois, trois autres poursuites ont été déposées contre Narconon pour les morts injustifiées de Stacy Murphy , Hillary Holten et Gabriel Graves . Les costumes allèguent négligence de la part du programme.

Marlow affirme que son fils «a été l’un des plus chanceux. »

En Juillet, 2NEWS faire la lumière sur le Canada, Okla. installation, le centre phare de Narconon , qui compte plus de 100 installations à travers le monde et un taux de réussite de 70 pour cent.

Depuis ce temps, Narconon est sous le feu , ce qui incite Narconon de l’Oklahoma PDG Gary Smith pour écrire un lettre ouverte au 2NEWS défendant les soins et l’efficacité de son installation.

Source : http://www.kjrh.com/dpp/news/local_news/embattled-drug-treatment-facility-narconon-faces-another-lawsuit

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Russie – Commandes de la CEDH pour compenser les Témoins de Jéhovah qui refusaient le service militaire

17:42 27/11/2012MOSCOU, 27 Novembre -. RAPSI La Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a accordé plusieurs témoins de Jéhovah locale 124 000 Euros de dommages et intérêts du gouvernement arménien.Les personnes ont déposé une plainte en ce qui concerne la légalité de son arrestation pour s’être soustrait au service militaire ou civil.

Dix-neuf demandeurs a déposé la plainte auprès du tribunal concerné. Ils ont affirmé que, en 2004 ils ont utilisé une loi permettant aux citoyens arméniens de fournir un service civil de remplacement dans les hôpitaux, maisons de repos ou des cliniques spécialisées. Mais en 2005, les défendeurs ont informé les administrateurs des établissements qu’ils ont refusé de s’acquitter de leurs obligations.

Les défendeurs ont justifié leur refus en affirmant que ce service de remplacement était en fait les subordonnant au ministère de la Défense, et donc qu’ils étaient en fait des membres des forces armées.Depuis cette contredit leurs croyances, ils ont cessé de servir. Les affaires pénales ont été engagées à l’encontre de chacun des défendeurs, et ils ont été placés en détention.

Finalement, les affaires criminelles ont été rejetées, mais les accusés encore déposé une plainte auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) sur la base de l’illégalité de leur détention.

Le tribunal a donné raison à l’unanimité avec les défendeurs, et a conclu que le gouvernement doit indemniser les demandeurs dans les trois mois.

Source : http://rapsinews.com/judicial_news/20121127/265546148.html

Traduction Google

E.U. – OPP interroge la secte polygame

Friday, Novembre 23, 2012 par Manny Paiva
Carol Christie interrogé par la Police provinciale sur les cas choquant de la polygamie et l’agression.

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(Chatsworth)- 

Grey County Police provinciale sont maintenant enquêter sur les allégations de mauvais traitements et de la polygamie à un composé juste au sud d’Owen Sound.
Ancien membre de l ‘«Église de Jésus-Christ a rétabli », Carol Christie abord dit son histoire sur le programme de CTV W-5.

Le jeudi, elle a passé la plupart de l’après-midi décrivant ses allégations à la Police provinciale à Chatsworth.

Christie dit qu’elle a passé près de 40 ans dans ce qui était essentiellement un culte et elle a souffert d’abus physiques et psychologiques de la part du Prophète, Fred King.

La femme d’Owen Sound a dit qu’elle a été dans l’Église réorganisée de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours à la fin des années 1960 par sa mère.

Père de Fred, Stan roi finit par se détacha du mormon et a commencé sa propre Eglise.

Carol Christie dit qu’elle est devenue une «épouse église », l’un des nombreux Stan King avait à l’époque, même s’il était plus de 20 ans plus âgé qu’elle.

Elle dit qu’il était très strict, mais sa vie a pris un tournant pour le pire en 1986 quand Stan est mort et Fred prit la tête de l’Eglise.

Christie prétend qu’il prit comme l’un de ses sept épouses, et elle était cracher sur, giflée, et frappé à de nombreuses reprises pour des allégations de s’égarer est des enseignements de l’Église.

Elle a finalement eu marre après un sévère passage à tabac et a fui il ya quatre ans.

En 2010, Carol Christie a intenté une poursuite de plusieurs millions de dollar par rapport à Fred King et l ‘«Église de Jésus-Christ a rétabli ».

Les prévenus ont nié les allégations contenues dans les déclarations de la défense, mais Christie dit que le procès a été rapidement réglé, et elle sait sur 5 autres poursuites par d’anciens membres qui ont également été rapidement réglés à l’amiable.

Christie ne pouvait pas révéler combien d’argent a été attribué.

Elle dit que son objectif en rendant public est de briser ce culte, voir les accusations portées, et mettre un terme aux abus de l’installation, concession 2, à l’est de Chatsworth, entre Massie Road et County Road 40.

Owen Sound, 97,9 La Plage, Port Elgin

Source : http://www.bayshorebroadcasting.ca/news_item.php?NewsID=52617

Traduction Google

Fin du monde : Ce que disent (vraiment) les Mayas

Le Point.fr – Publié le 27/11/2012 à 16:25 – Modifié le 27/11/2012 à 19:19

Les fameux codex, qui prédiraient la fin du monde, sont publiés pour la première fois dans leur intégralité. Fascinant.

Extrait du codex de Madrid ("Les trois codex mayas", Éric Taladoire, Balland, 2012).Extrait du codex de Madrid (« Les trois codex mayas », Éric Taladoire, Balland, 2012). © D.R.

Ici, un cerf traqué, ligoté, cuisiné. Là, une déesse à la poitrine avantageuse parée de ses plus précieux atours. Les énigmatiques Mayas n’ont cessé d’envoûter notre imaginaire collectif, certains disent même qu’ils nous auraient prédit une apocalypse imminente. Mais combien de ceux-là ont déjà vu à quoi ressemblaient leurs écrits ? Étonnamment modernes, les trois codex qui nous sont parvenus se lisent comme des bandes dessinées, d’une traite. Éric Taladoire, grand spécialiste des civilisations précolombiennes, a commenté la première publication des trois manuscrits dans leur intégralité (Les trois codex mayas, Balland, 2012). Pour Le Point.fr, il ouvre les portes d’un monde captivant.

Le Point.fr : On parle toujours « du » codex maya. Or, ici, il y en a trois. Quelle différence entre ces livres sacrés ?

Éric Taladoire : On ne connaît, jusqu’à présent, que trois codex, c’est-à-dire trois manuscrits pictographiques attribués aux Mayas et nommés en fonction de la ville où ils sont conservés : le codex de Dresde, celui de Madrid et celui de Paris. Ils auraient été rapportés du Mexique vers 1528 par le conquistador espagnol Hernán Cortés, sur les bateaux qui contenaient autant des livres que des hommes, des femmes, des animaux, de l’or et de l’argent, remis à la cour deCharles Quint à Anvers ou peut-être même au pape. Mais on ne commence à s’y intéresser sérieusement et à tenter de les déchiffrer qu’à partir de 1850 environ. À cette époque, Champollion décrypte les hiéroglyphes et on prend conscience qu’il existe une écriture dans la zone maya comparable à celle de l’Égypte. Champollion a d’ailleurs été tenté à un moment de traverser l’Atlantique à la conquête du sens des glyphes mayas. Finalement, s’il ne le fit pas, il initia néanmoins une curiosité nouvelle pour ces écrits.

Il y en a donc peut-être encore beaucoup, disséminés dans la nature ?

Les lettres de Cortés évoquent en effet trois envois de livres. Il en a certainement rapporté une petite dizaine, peut-être davantage. Quand on voit dans quel contexte le codex de Paris a été retrouvé dans une corbeille à papier qu’on était sur le point de vider, il est aussi tout à fait possible que certains aient été détruits, jetés. Il existe bien aussi un quatrième codex, dit le « codex Grolier », mais celui-ci est encore très discuté aujourd’hui : d’une part, ses représentations sont très inhabituelles, et d’autre part, les circonstances de sa découverte restent auréolées de mystère.

Dans quel contexte ces manuscrits ont-ils été écrits ? À qui s’adressaient-ils ?

En l’occurrence, les trois qu’on a conservés sont plutôt des almanachs, des recueils divinatoires, des calendriers de fêtes, des chronologies. En cela, ils ne reflètent peut-être pas l’ensemble des manuscrits mayas qui auraient disparu. Les trois codex sont datés des XIIIe et XIVe siècles environ, ils sont l’oeuvre de scribes et de prêtres et s’adressent essentiellement aux religieux et aux devins. Il y est question de cycles, de calculs de temps, de prédictions. Mais on y enregistre également des événements de la vie quotidienne : on plantera à telle date, par exemple, en fonction des pluies. On ne peut certes pas affirmer qu’il existait d’autres codex au contenu différent, mais sur le haut plateau central, à côté des codex divinatoires, on a également retrouvé des cartes, des récits de conquêtes, des registres d’impôts, de comptabilité… Les Mayas détenaient-ils des écrits aussi diversifiés ? Pour l’instant, nul ne le sait.

Comment se présentaient ces textes ? Dans quelle mesure étaient-ils diffusés ?

Ce sont des pages A4, parfois un peu plus grandes, collées ou cousues les unes aux autres, de façon à constituer une grande frise de plusieurs mètres de long, qu’on lit recto verso et dont le déroulement chronologique est tout à fait clair. Ils étaient généralement pliés en accordéon, parfois roulés, gardés dans des coffres, puis dépliés au gré des besoins des scribes ou des prêtres de la cité.

Est-on arrivé à bout du déchiffrement des codex ?

Même si les chercheurs et épigraphistes du XXe siècle ont beaucoup avancé, notamment en ce qui concerne les planches de calculs, il reste encore aujourd’hui une grande part de mystère, et sans doute du travail pour des dizaines d’années. Les techniques s’améliorent sans cesse, l’informatique nous permet des bonds en avant. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que chaque nouvelle découverte apporte des éléments nouveaux et peut potentiellement remettre en cause tout ce qui semblait établi.

Que penser des prédictions d’apocalypse que l’on attribue aux Mayas ?

Il n’y a aucune allusion à une quelconque fin du monde dans ces textes. En revanche, c’est bien à partir du codex de Dresde qu’on est parvenu à déchiffrer le calendrier maya. Une fois que le système a été identifié sur la base des feuilles de calculs du codex, on s’est aperçu qu’un cycle maya représentait à peu près 20 x 20 ans, soit 400 ans. À trois jours près, le 21 décembre 2012 correspondra donc à la fin d’un cycle. Mais, pas de panique, ce sera aussi le début d’un autre !

REGARDEZ : trois folios commentés par Éric Taladoire :

Codex de Dresde

S’il est compliqué de procéder à une étude détaillée de ces planches, puisqu’elles sont sujettes à de multiples interprétations, il est néanmoins possible de discerner des symboles très clairs. Vous avez ici un crocodile, dont on perçoit aisément les pattes, les crocs et les yeux terrifiants. Il figure en haut du folio. C’est donc un monstre céleste, qui correspond, on le voit, à la voûte céleste. Le monstre est peint en bleu et il crache de l’eau : est-ce l’annonce d’un déluge, d’une pluie diluvienne, de la destruction du monde ? Là, nous sommes dans l’interprétation. Au centre, on a une divinité aux pieds d’animaux, avec des griffes de jaguar ou de crocodile. Sur sa jupe, on peut voir des os croisés, symboles de mort. En bas, enfin, une divinité peinte en noir, menaçante et guerrière. Elle porte une lance et est coiffée d’un aigle. Nous sommes donc ici dans la représentation d’une fin du monde, d’un déluge destructeur, d’une guerre ou de morts.

Codex de Dresde

Ici, on a à la fois des glyphes (ces petits dessins cerclés de noir) que l’on peut lire de façon syllabique, accompagnés de leur préfixe à gauche et de leur suffixe à droite, des calculs (les points et les traits) et des représentations de divinités accompagnées de symboles. Le système de calcul est relativement simple. Le coquillage correspond à 0, un point à 1, deux points alignés à 2, trois points à 3, 4 points à 4, un trait à 5, un trait surmonté d’un point à 6, et ainsi de suite. À chaque fois qu’on ajoute cinq unités, on ajoute un trait. Ici, ce sont probablement des dates ou des périodes associées à telle ou telle divinité. On reconnaît bien, en bas à gauche, la déesse Ixchel, associée à la Lune, aux marées, aux inondations. On reconnaît bien sa poitrine avantageuse, ses bijoux. À côté, une divinité de mort, toujours avec les os dessinés sur sa jupe.

Codex de Madrid. Sur cette planche, toutes les étapes de la capture du cerf. Jusqu’à sa cuisson. Ces cerfs piégés se réfèrent évidemment à la chasse, certainement à des périodes de prospérité qui correspondent aux calculs et dates qui les accompagnent.

Propos recueillis par 
Source : http://www.lepoint.fr/societe/ce-que-disent-vraiment-les-mayas-27-11-2012-1534247_23.php

Procès de la secte à Lisieux. « La secte est une cage virtuelle séduisante qui vous emprisonne »lisieux

Secte à Lisieux : « C’était affreux »
Après une interruption de séance, l’audience a repris au tribunal correctionnel de Lisieux au procès de la secte « le parc d’accueil », qui s’est ouvert ce lundi.

La gourou, une ancienne professeur d’anglais de 57 ans autoproclamée « l’épouse de Dieu », a demandé le renvoi du procès, ce qui lui a été refusé par le tribunal.

Plusieurs témoins sont entendus à huis clos depuis ce lundi matin. Le procès doit se dérouler sur deux jours.

« La secte, une cage virtuelle »

Au tribunal, la présidente de l’UNADFI, Catherine Picard, a déclaré : « La victime sectaire est une victime particulière car il lui faut un temps souvent long pour réaliser qu’elle est victime ; elle s’est retirée au fil du temps pour ne plus appartenir qu’à une personne et ses diktats, pour ne plus disposer d’aucune autonomie. L’emprise est très déconstructive. »

Un expert psychiatre spécialisé a indiqué au tribunal : « La secte est une cage virtuelle, sécurisante, qui vous maintient mais qui vous emprisonne. Dans un 1er temps, on ne peut pas convaincre une victime de secte, on ne peut que l’écouter ».

Source : http://www.ouest-france.fr/region/normandie_detail_-Proces-de-la-secte-a-Lisieux.-La-secte-est-une-cage-virtuelle-seduisante-qui-vous-emprisonne-_40810-2137313_actu.Htm

Canada – Faible sentence pour le membre d’une secte

Nicolas Saillant

NICOLAS SAILLANT @

PUBLIÉ LE: LUNDI 26 NOVEMBRE 2012, 20H11 | MISE À JOUR: LUNDI 26 NOVEMBRE 2012, 20H14

Justice

QUÉBEC – Un ex-membre de la Mission de l’Esprit-Saint, une secte établie à Montréal, a vu sa sentence suspendue après avoir reconnu sa culpabilité pour avoir battu ses six enfants à répétition.

Pendant plusieurs années, le père et la mère, tous deux issus de la secte, ont frappé leurs six enfants à coups de pied et de ceinture, dès que ceux-ci ne respectaient pas les règles très strictes qui leur étaient imposées. Au moindre écart de comportement, les enfants, qui ont aujourd’hui de 12 à 18 ans, se faisaient tordre un bras, frapper au visage ou plaquer fortement contre un mur.

Mariés à 18 ans seulement, le père et la mère des enfants issus de deux familles membres de la Mission de l’Esprit-Saint ont été bannis de la secte en 2009, après avoir quitté le mouvement. Après que le couple se soit réfugié à Pont-Rouge, c’est en 2010 qu’un signalement a été fait à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour mauvais traitement à l’endroit des enfants.

Éducation stricte

Dans sa décision, le juge Alain Moran a pris en compte l’éducation particulièrement sévère dans laquelle ont grandi les accusés, dont il est impossible de divulguer les noms pour protéger les enfants. Il a notamment donné l’exemple du père de l’accusé qui reprochait à son fils d’être trop mou avec ses enfants. «Pour faire des enfants parfaits, la ceinture devait être utilisée, a illustré le juge. Ce sont les mauvaises influences qui ont amené ce mode de pensée», a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, les six enfants du couple sont en famille d’accueil, mais bénéficient de contacts partiels avec leurs parents qui sont maintenant pleinement conscients de leurs erreurs. Puisque «le risque de récidive est inexistant» selon le juge, ce dernier a accepté de surseoir au prononcé de la peine, tout en exigeant une période de probation de deux ans à l’accusé, en plus de suivre les recommandations de la DPJ.

Source : http://www.journaldequebec.com/2012/11/26/faible-sentence-pour-le-membre-dune-secte