Un groupe rebelle catholique commence à critiquer le nouveau pape

Mgr Bernard Fellay gestes au cours d'une des prêtres et des diacres cérémonie d'ordination à Ecône Juin 29 mai 2012.  REUTERS / Denis Balibouse

Par Tom Heneghan, Religion Editor

PARIS | Jeu 18 avril 2013 18:14 CEST

(Reuters) – Un groupe catholique rebelle au cœur de controverses majeures qui ont frappé l’ancien pape Benoît XVI a commencé à critiquer son successeur le pape Francis pour l’approche populaire qu’il a prises depuis son élection le mois dernier.

Dans une lettre à ses partisans, cette semaine, le chef de la société ultra-traditionaliste de Saint Pie X (FSSPX) a demandé si l’accent mis par le nouveau pontife à servir les gens ne pouvait être que «philanthropie centrée sur l’homme» plutôt que de véritable leadership religieux.

Vives critiques de Mgr Bernard Fellay du Vatican ont attiré l’attention au cours du pontificat de Benoît parce que la tête maintenant à la retraite de l’Eglise catholique romaine a voulu réintégrer le groupe une fois excommunié entièrement dans le giron romain.

Francis, l’ancien cardinal Jorge Bergoglio Argentine, a bouleversé de nombreux catholiques traditionalistes en renonçant Vatican faste, se présentant comme un humble serviteur des pauvres et montrant peu d’intérêt pour un retour à des traditions séculaires.

Dans sa lettre, Fellay a exhorté Francis « de ne pas laisser les âmes périssent parce qu’ils n’apprennent plus la saine doctrine», par quoi il entendait l’ultra-traditionaliste estime que les défenseurs FSSPX.

« A quoi bon de se dévouer au service des personnes si elle cache d’eux ce qui est essentiel? »demandé Fellay, dont le groupe revendique 500 prêtres et un million d’adeptes à travers le monde.

Aider les pauvres a toujours été une préoccupation pour l’Eglise, at-il dit, « mais si elle devient simplement philanthropie centrée sur l’homme, alors l’Église n’est plus l’accomplissement de sa mission».

Fellay, qui avait longtemps espéré que Benoît donnerait à son groupe et à réintégrer sans condition, avait évité les commentaires du public sur son successeur jusqu’à présent.

Peu de temps après son élection, le chef de la FSSPX en Amérique du Sud, Rev Christian Bouchacourt, a dénoncé style simple de Francis comme humiliante et indigne pour l’Eglise.

« Pas catholique »

Alors que Benoît a critiqué certaines réformes du Concile Vatican II, 1962-1965, Francis a fait l’éloge mardi comme « un beau travail de l’Esprit Saint» qui reste à être pleinement mis en œuvre, bien que certains voulaient revenir en arrière.

Benoît courtiser de la FSSPX, une partie de son plan plus large visant à ramener de nombreuses traditions catholiques mis sur la touche après le Concile Vatican II, a déclenché plusieurs controverses au cours de son pontificat huit ans.

Sa décision 2007 afin de permettre une utilisation plus large de l’ancienne messe en latin a rencontré des réactions mitigées parmi les catholiques et les groupes juifs a déclaré qu’il ravivé une vieille prière latine qu’ils considéraient comme antisémite.

Deux ans plus tard, Benoît a déclenché une tempête de critiques de la part des catholiques, les juifs et les politiciens allemands quand il a levé les excommunications des quatre évêques de la FSSPX, dont le tristement célèbre négationniste Mgr Richard Williamson.

La levée des excommunications des quatre évêques signifiait étaient de nouveau membres à part entière de l’Église de membre 1,2 milliards de dollars, mais ils et la FSSPX avait pas de position officielle ou rôle en son sein.

En 2010, le Vatican a lancé des discussions théologiques avec les rebelles visant à un accord qui rendrait la FSSPX A « prélature personnelle » ou institution autonome dans l’Église.

Ils ont abouti à une impasse l’an dernier et Benoît ont clairement qu’il ne céderait pas sur les réformes centrales du Concile Vatican II comme son ouverture au dialogue avec les autres religions, notamment le judaïsme.

Mgr Gerhard Mueller, le haut fonctionnaire de la doctrine à Rome, a déclaré à l’Allemagne de l ‘agence catholique KNA nouvelles le mois dernier que tous les prêtres acceptent les réformes du Conseil comme valide.

«Celui qui ne reconnaît pas ce n’est pas un catholique», at-il déclaré.

(Reportage par Tom Heneghan, édité par Michael Roddy)

Source : http://uk.reuters.com/article/2013/04/18/uk-pope-traditionalists-idUKBRE93H0VO20130418

Traduction Google

Formation professionnelle : une mine pour les sectes

Enquête – Nouvel eldorado pour les sectes, l’entreprise fait face depuis une quinzaine d’années à leurs assauts, notamment via la formation professionnelle. Pourquoi les sectes s’intéressent-elles autant à l’entreprise et comment agissent-elles ? Des victimes et des acteurs de la lutte antisectes racontent.

Cap Emploi Sud-Ouest © Maxppp

Outre les entreprises, des organismes publics ou semi-publics sont les portes d’accès à la formation professionnelle. C’est ainsi par Cap Emploi que Lili a été orientée vers son « formateur » © Maxppp.

En avril 2012, après un accident du travail, Lili, 35 ans, veut se reconvertir. Elle se rend à Cap Emploi 31, à Toulouse (l’équivalent de Pôle Emploi pour les travailleurs handicapés). Là, on lui propose une formation, financée par le conseil régional, dans un nouvel organisme. La jeune femme contacte le responsable, qui lui demande de venir chez lui. Il lui explique aussitôt que ces conditions sont très provisoires. “Nous étions censés poursuivre la formation dans un lieu extérieur, ce qui n’est jamais arrivé. Les deux mois et demi qu’a duré ma formation se sont déroulés dans son garage aménagé !” Chaque matin, d’avril à juin 2012, elle se rend donc chez lui.

“Un jour, il impose une prière, ou un rituel”

D’emblée, le “formateur” propose à Lili de l’embaucher au terme de sa formation. Il a monté sa société d’informatique et propose ses services via son site Internet. La jeune femme a l’intention de monter son entreprise, mais la proposition représente une belle opportunité, d’autant qu’elle devrait obtenir une attestation de formation reconnue par Apple. Autant dire le Graal dans ce métier.

Le formateur se présente comme un homme compétent et sympathique. Pourtant, le premier jour, il place la jeune femme sur un logiciel qui n’a rien à voir avec ce qui était prévu. Et il lui pose des questions sur elle. Elle évoque son accident de travail, qui l’a un peu éloignée de ses proches, sa situation financière difficile…“Peut-être imagine-t-il que je suis une proie facile. Il me parle de son cancer, qu’il soigne lui-même grâce à une “méthode”. Je suis sceptique, mais je m’intéresse. Il me montre des prières qu’il pratique avec sa femme et sa fille. À première vue, c’est plutôt rigolo…”

Mais, “un jour, il impose un rituel, sorte d’appel à la lumière, qu’on se met à pratiquer pendant deux heures chaque matin”. Avec le recul, d’autres faits étranges lui reviennent : lorsqu’elle arrive, le café est déjà prêt. Or, chaque fois, elle se trouve dans un état second après l’avoir bu. “Devant la tournure des événements, je lui dis que je souhaite m’en tenir au travail. C’est alors que les choses commencent à mal se passer : il se met  à m’ignorer, puis à me dire que je suis une “merde”, que ma vie “est de la merde” et d’autres insultes du même ordre. La situation devient insupportable. Mes proches m’encouragent pourtant à aller jusqu’au bout de la formation pour obtenir mon attestation.”

“Il me parle de son dojo, où il m’invite à le suivre”

Malgré l’humiliation et après réflexion, Lili accepte de reprendre le rituel. Chaque jour, elle signe une attestation de présence pour Cap Emploi. “Je supporte quelque temps encore son manège, jusqu’au jour où éclate une forte dispute entre nous. Je claque la porte. Il se met à m’appeler pour s’excuser. Il pleure, se confond en excuses et propose de m’emmener au restaurant. Je me dis que je vais être plus maligne que lui : aller dans son sens pour obtenir mon attestation. C’est ma seule préoccupation. Alors il se radoucit, m’offre le restaurant – aux frais de la région ! – et me parle pour la première fois de son “dojo” où il m’invite à le suivre. Sur place, mes soupçons se confirment. Jusque-là, il n’avait mentionné aucun nom, sinon celui de ses prières étranges, ni fait référence à aucune organisation. Cette fois, je retiens le nom à l’entrée du bâtiment, Sukyo Mahikari, et j’observe : une foule de gens agenouillés qui prient et une boîte destinée aux offrandes… On est si loin de ce qui était prévu lorsque je me suis inscrite à cette formation !”

Le lendemain, Lili dit à son formateur qu’elle voit clair dans son jeu – elle ne prononce pas le mot secte, mais c’est à ça qu’elle pense – et exige qu’ils se remettent au travail. “Mais il prend peur, il pense que je vais peut-être le dénoncer à la région. De nouveau, des pleurs, il me prend par les sentiments.” Le dernier jour, la jeune femme exige de passer les tests de validation de sa formation. Il y a longtemps que son “formateur” ne lui apprend plus rien. Il refuse d’abord puis, voyant qu’elle ne cède pas à son chantage affectif, accepte. Elle obtient le précieux sésame, avant de couper définitivement les ponts.

“Cap Emploi m’a suggéré de n’en parler à personne”

Pendant la formation, Lili a tenté de téléphoner aux services de la Région pour les mettre au courant, mais la réponse est arrivée trois mois plus tard. “Quant à la conseillère de Cap Emploi, elle m’a demandé de rédiger un courrier, ce que j’ai refusé, et m’a suggéré de n’en parler à personne.”

Lili ne veut plus rien avoir à faire avec son formateur, mais elle est encore en colère. “Ce qui est certain, c’est que j’ai eu du mal à m’en remettre. Rien de ce qui était fixé au départ dans cette formation n’a été respecté. Ce prétendu formateur, de toute évidence un adepte, attendait de moi que je rentre dans sa secte. Et c’est la Région qui a financé ces deux mois et demi de formation, pour… 6 000 euros !”

Le conseil régional de Midi-Pyrénées n’a pas souhaité répondre à nos questions. À la Miviludes, la réponse d’Henri-Pierre Debord, conseiller chargé des questions économiques et financières, est claire : “Sukyo Mahikari est un mouvement sur lequel la Miviludes exerce une vigilance depuis de nombreuses années.” Mais l’organisme vers lequel Lili a été envoyée est bien un organisme de formation professionnelle, nous confirme M. Debord, ce qui implique une déclaration à la direction régionale du travail et de l’emploi. Il a reçu une quarantaine de stagiaires en 2011.

Cap Emploi s’explique

Nous avons contacté Cap Emploi pour savoir ce qu’il était advenu du formateur. La personne chargée de mission alertée par Lili a changé de région, nous explique-t-on, mais elle avait informé sa hiérarchie aussitôt qu’elle avait eu connaissance du problème. À l’évocation du nom de la formation, la responsable du service Préparation à l’emploi et à la formation se souvient d’ailleurs de l’affaire. Elle nous affirme avoir donné deux consignes en interne : informer le financeur dans les plus brefs délais – “Ça a été fait de vive voix” – et ne pas orienter de personnes accompagnées par la structure vers cette formation jusqu’à nouvel ordre. “C’était pour nous un cas d’école. C’était la première fois qu’on sollicitait cet organisme, car on était en présence d’une demande de formation très spécifique”, explique-t-elle.

À ce jour, le “formateur” de Lili continue d’exercer en tant qu’indépendant et propose ses services aux entreprises. Il l’a bien compris : vu l’insuffisance des contrôles, la formation représente la poule aux œufs d’or…

L’entreprise, une aubaine pour les sectes

La tentation est forte : 30 milliards d’euros sont collectés chaque année au titre de la formation professionnelle. Quant au champ d’action, il est immense : performance, coaching, “bien-être”, “développement personnel”…

“L’argent constitue à la fois le moteur du véhicule, la destination du trajet et les méandres du chemin”, peut-on lire dans le rapport de la commission parlementaire qui s’est penchée en 2009 sur la relation entre les sectes et l’argent. Les entreprises ont d’alléchants budgets de formation continue, confirme Arnaud Palisson, ancien analyste à la Direction centrale des renseignements généraux. La secte vise à donner le plus de formations possibles dans l’entreprise, afin d’y ancrer sa présence sur le long terme. Ensuite, la société met à disposition un public captif : les employés. La secte n’a même pas besoin de les démarcher ! Et puisque les employés sont tenus d’assister aux séminaires, il est plus facile de les intéresser à la doctrine de la secte. Dans la masse des employés ainsi mis à disposition, certains accrocheront bien au discours du formateur et désireront poursuivre, à titre individuel, leur progression personnelle, philosophique ou spirituelle dans le sillage de la doctrine sectaire à laquelle ils ont été exposés…”

Visés en priorité : les cadres

Certaines organisations se sont adaptées spécialement à la captation en entreprise, note Arnaud Palisson, en développant des plans de formation propres au monde du travail, voire en créant des organisations écrans ayant pignon sur rue, spécialisées dans la formation en entreprise. Elles visent principalement les cadres, les décideurs. Un niveau culturel élevé ne garantit contre rien, observe la Miviludes.

Comme le montre la réticence de celles que nous avons rencontrées, les victimes refusent souvent de témoigner. Menaces, peur des représailles, honte, décrédibilisation de l’entreprise… les raisons du silence sont multiples. Et les adeptes qui s’aperçoivent de leur erreur portent rarement plainte. 1 % seulement des victimes auraient recours à la justice.

Les pouvoirs publics, par l’intermédiaire de la Miviludes, mais aussi les principales associations d’aide aux victimes (Adfi, Vigi-Sectes…) mettent en garde depuis plusieurs années les cercles économiques contre cette forme d’attaque. Mais les entrepreneurs placent encore aujourd’hui le risque sectaire presque en dernier sur l’éventail des risques à considérer. Et il est difficile de leur opposer des chiffres, comme le nombre d’entreprises concernées par l’approche sectaire : “Tout simplement parce que l’entreprise ne dira pas – ou rarement – qu’elle a connu un risque sectaire”, explique Henri-Pierre Debord. Trop mauvais pour l’image.

Trois questions à Henri-Pierre Debord, conseiller chargé des questions économiques et financières auprès de la Miviludes.

Lyon Capitale : Avez-vous des chiffres précis sur le nombre d’entreprises victimes ?

Henri-Pierre Debord : 20 % de l’ensemble des prestations de formation professionnelle considérées comme telles par le ministère compétent et la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle sont “de type comportemental”. On ne forme donc pas sur des techniques de métier, mais sur l’amélioration du “savoir-être”. Ces formations prennent une place considérable dans la formation de l’ensemble des salariés et des cadres dirigeants de l’entreprise. Or la Miviludes considère que 10 % environ de ces organismes sont à risque, soit entre 1 200 et 1 500 organismes. Ils sont soit connus de l’Administration parce qu’ils disposent d’un numéro de répertoire d’organisme de formation professionnelle, soit inconnus et se prétendent quand même formateurs en trompant leur clientèle.

Les PME sont-elles exposées au même titre que les grands groupes ?

Les PME représentent près de 70 % de l’ensemble du parc d’entreprises français ; elles sont donc un enjeu de taille. Elles le sont d’autant plus qu’elles disposent d’un organigramme beaucoup moins sophistiqué que celui des grands groupes, et que des fonctions comme la gestion des ressources humaines ou la gestion stratégie peuvent y incomber à une même personne. La diversité des tâches ne donne pas les moyens d’une grande lucidité sur tout ce qui se présente comme offres de services venant de l’extérieur pour ceux qui occupent des fonctions de direction et de décision. Les grands groupes peuvent aussi être trompés. Quand vous regardez le référentiel client de certains organismes de formation, prétendument de formation, vous vous apercevez que de grands groupes ont acheté, d’après l’affichage de ces organismes qui nous ont posé problème, des prestations de services les yeux fermés ! Et, dans mon dialogue avec les entreprises, je peux vous dire que je suis quelquefois surpris par la fragilité de certains cahiers des charges.

Quelles formes prennent aujourd’hui les sectes ?

On n’est plus face à des mouvements à caractère sectaire “à l’ancienne”, comme on les observait voilà vingt ou trente ans. On est de plus en plus confronté à des réseaux, c’est-à-dire à des types d’organisation souples, qui se structurent autour d’un lien la plupart du temps constitué des droits de propriété intellectuelle ; la situation de dépendance se développe autour des obligations, des contraintes qui naissent de ce droit de propriété.

L’entrisme, une autre forme de dérive sectaire

Témoignage – David a été confronté à une directrice adepte d’une secte japonaise…

Les faits remontent à 2003. David* est embauché dans une association du secteur de la formation professionnelle et de l’insertion. La structure compte une dizaine d’employés, qui souffrent tous de la violence managériale opérée par une seule personne : la directrice de l’association. Très peu de temps après son arrivée, David est lui-même mis au placard : “Je ne travaillais plus qu’une demi-journée par semaine.” Des indices, telle la photo du siège de Sōka Gakkai affichée dans son bureau, laissent alors penser aux salariés que leur directrice est une adepte de ce mouvement**.

Dans le plus grand secret, ils cherchent alors de l’aide. À l’Association de défense des familles et des individus (Adfi) du Grand Sud-Ouest, on se rappelle très bien les avoir reçus : Nous les avons rencontrés dans des conditions presque rocambolesques. Le comportement de leur responsable était à l’origine d’un climat désastreux au sein de l’association. Ils avaient découvert l’appartenance de leur responsable à Sōka Gakkai en consultant d’une façon un peu “cavalière” son disque dur : quotidiennement, elle recevait des mails de l’organisation contenant des sortes de mantras [formules répétitives servant de support de méditation, NdlR] lui dictant son comportement ou ses objectifs de la journée. Les salariés soulignaient que l’attitude de la directrice à leur égard était profondément déstabilisante. Des consignes contradictoires ou incohérentes affectaient leur travail, d’où leur interrogation, leur recherche, et… leur découverte.”

Pas de vagues…

Sur les conseils de l’Adfi, six salariés montent un dossier pour harcèlement. C’est leur seul recours pour tenter de mettre fin aux agissements de cette femme, car les chances de parvenir à faire jouer l’argument sectaire sont très minces dans ce genre de cas, ils le savent. Mais l’affaire est vite étouffée. Le 22 décembre 2003, David, comme ses collègues, est convoqué individuellement par le conseil d’administration de l’association qui les emploie. En quelques semaines, la directrice est remerciée. Pas de vagues.

“Elle est ensuite allée aux prudhommes, et elle a gagné, raconte David. Le dossier pour harcèlement était trop léger. Son appartenance à une secte n’était pas condamnable en soi.” Il l’a appris à ses dépens, n’ayant pas échappé à une dépression suite à cette affaire : “La majorité des gens ne sont pas préparés à faire face à une telle déstabilisation. J’ai fait une dépression à cause du harcèlement quotidien, qui prenait la forme de mensonges, de falsification de documents, etc.”

En 2008, David a rebondi, quand il recroise son ancienne directrice : “J’étais alors dirigeant d’une association et je la vois un jour dans nos locaux !” David n’y va pas par quatre chemins et la dissuade de poursuivre tout contact avec son association. Il apprend à cette occasion qu’elle a créé sa propre structure de formation professionnelle…

—–

* Le prénom a été modifié.

** Sōka Gakkai est un mouvement proche du bouddhisme, désigné comme secte jusqu’en 2007 par la Miviludes ainsi que par l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu (Unadfi).

 

Source : http://www.lyoncapitale.fr/Journal/France-monde/Actualite/Societe/Formation-professionnelle-une-mine-pour-les-sectes#hautpage

La Chine vise à bannir la superstition et promouvoir la connaissance

Par Ben Blanchard | Reuters  –  dim, 21 avril 2013

  • Les pratiquants de Falun Gong participent à une manifestation contre la répression chinoise sur les adeptes du Falun Gong devant l'ambassade de Chine à Bucarest Septembre 24, 2011.  REUTERS / Radu Sigheti
  • Voir la photoReuters / Reuters – pratiquants de Falun Gong participent à une manifestation contre la répression chinoise sur les adeptes du Falun Gong devant l’ambassade de Chine à Bucarest Septembre 24, 2011. REUTERS / Radu Sigheti

Par Ben Blanchard

PEKIN (Reuters) – La Chine a du mal à obtenir ses quelque 100 millions de croyants à bannir les croyances superstitieuses sur des choses comme la maladie et la mort, en haut du pays Affaires religieuses fonctionnaire a dit à un journal d’Etat.

Wang Zuoan , chef de l’ Administration d’Etat des Affaires religieuses , a dit qu’il y avait eu une explosion de la croyance religieuse en Chine avec boom économique de la nation, qu’il attribue à un désir de réconfort dans un monde de plus en plus complexe.

Alors que la religion pouvait être une force pour le bien dans officiellement athée Chine, il était important de s’assurer que les gens n’étaient pas induire en erreur, dit-il aux Study Times, un journal publié par l’École centrale du Parti, qui forme les fonctionnaires hausse.

«Pour un parti au pouvoir qui suit le marxisme, nous devons aider les gens à établir une vision du monde correcte et à traiter scientifiquement à la naissance, le vieillissement, la maladie et la mort, ainsi que la fortune et l’infortune, via la vulgarisation des connaissances scientifiques», at-il dit, dans de rares commentaires du public sur la politique religieuse du gouvernement.

« Mais nous devons réaliser que c’est un long processus et nous avons besoin d’être patient et travailler dur pour y parvenir », a ajouté Wang dans le dernier numéro des Study Times, qui a atteint abonnés dimanche.

«La religion a été autour pendant un temps très long, et si nous nous précipitons pour essayer de pousser pour obtenir des résultats et nous voulons immédiatement« libérer »les gens de l’influence de la religion , alors il va avoir l’effet inverse et pousser les gens dans la direction opposée.  »

Environ la moitié des adeptes d’une religion de la Chine sont chrétiens ou musulmans, avec les autres bouddhistes ou taoïstes demi, at-il dit, en admettant le nombre total réel des croyants était probablement beaucoup plus élevé que l’estimation officielle de 100 millions d’euros.

Wang n’a pas abordé des questions spécifiques, comme ce qui se passe après que le chef spirituel du bouddhisme tibétain en exil, le dalaï-lama meurt, relations irritables avec le Vatican ou le contrôle des musulmans dans la région du Xinjiang rétive à l’ouest.

groupes de défense des droits de l’homme affirment que malgré une garantie constitutionnelle de la liberté de croyance, le gouvernement exerce un contrôle étroit, en particulier sur les Tibétains, les Ouïgours musulmans du Xinjiang et les chrétiens, dont un grand nombre culte dans les églises souterraines.

« LURE de troubles »

Pékin a également une ligne dure sur ce qu’il appelle «sectes perverses », comme groupe spirituel interdit Falun Gong, qui l’accuse de répandre la superstition dangereuse.

Pourtant, alors que la religion a été sauvagement réprimée dans le chaos de la Révolution culturelle de 1966 à 1976, le gouvernement a adopté une approche beaucoup plus détendu depuis son embarquement sur les réformes économiques phares il ya trois décennies.

Le Parti communiste, qui valorise la stabilité au-dessus de tout le reste, a même essayé de coopter religion au cours des dernières années comme une force pour la paix sociale dans un pays où peu de gens croient dans le communisme, pas plus.

La Chine a évité l’extrémisme religieux qui s’est passé dans certains endroits, avec l’effondrement de l’Union soviétique ou les problèmes religieux observés avec les immigrés en Europe et aux Etats-Unis, a ajouté Wang, de quoi être fiers.

Pourtant, la Chine ne pouvait pas se reposer sur ses lauriers.

«La religion défend essentiellement la paix, la réconciliation et l’harmonie … et peut jouer son rôle dans la société », a déclaré Wang.

« Mais en raison de divers facteurs complexes, la religion peut devenir un leurre pour les troubles et l’antagonisme. Regardant l’état de la religion dans le monde d’aujourd’hui, nous devons être très clairs sur ce point. »

(Édité par Robert Birsel)

Source : http://news.yahoo.com/china-says-aims-banish-superstition-promote-knowledge-055415307.html

Traduction Google

Quand les voyantes sont une drogue

Marie-Claude Malboeuf

Une femme a accumulé une dette de 100 000$. Une autre téléphonait en cachette sur ses heures de travail. Une troisième a appelé 42 voyantes différentes en deux semaines. Une autre, encore, a dépensé 2000$ en une seule soirée pour qu’on lui explique pourquoi ses parents avaient pu mourir à une heure d’intervalle.

D’après une étude menée auprès des membres d’un groupe d’entraide nord-américain, de nombreuses personnes risquent d’acquérir une véritable dépendance aux voyantes, et leur asservissement se révèle alors aussi dévastateur que celui des accros au casino. Pas moins de 78% des 56 participants à l’étude se débattaient avec une réelle dépendance, ce qui a été établi en utilisant une grille de critères reconnus, précise la chercheuse Robin-Mary Shepherd, que nous avons jointe à l’Université d’Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Les Québécois n’y échappent pas. «Une serveuse de restaurant volait les numéros de carte de crédit de ses clients pour pouvoir appeler la ligne aussi souvent qu’elle le voulait. D’autres prennent les cartes de leurs amis ou de leurs collègues», révèle une source de la ligne québécoise Connexion Médium.La directrice de Voyance Québec, Fléchère Falco, dit par ailleurs bloquer chaque semaine l’accès de sa ligne à de nouveaux clients, parce qu’ils semblent incapables de s’arrêter.

Pour la professeure Robin-Mary Shepherd, spécialiste en toxicomanie, il s’agit sans doute d’une nouvelle forme de dépendance, qui n’avait encore jamais été étudiée. «Avant les derniers progrès technologiques, les gens devaient prendre rendez-vous et se déplacer pour voir une voyante. Aujourd’hui, ils peuvent téléphoner ou écrire jour et nuit. Il n’y a plus de limites, et ça accélère le processus d’emprise», explique-t-elle.

Les 54 femmes et les 2 hommes ayant rempli son questionnaire consultaient toujours leurs voyantes dans des moments de détresse, pour se sécuriser. Avant de décrocher la ligne, ce besoin les obsédait. Après, ils se sentaient soulagés ou carrément euphoriques. Jusqu’à ce que l’effet s’estompe.

Plusieurs participants à l’étude souffraient de troubles mentaux diagnostiqués. L’un était même suicidaire. «Avec leurs appels, ils cherchaient à s’automédicamenter», conclut la Dre Shepherd. «Si on me faisait des prédictions négatives, j’avais une attaque de panique et je devais aussitôt consulter trois autres voyantes, pour effacer la première lecture de mon cerveau», illustre une femme.

Depuis quelques années, le centre de réadaptation montréalais Dollard-Cormier traite les cyberdépendants, mais aucun programme ne vise les accros aux voyantes. «Ces gens pourraient entreprendre une psychothérapie pour régler le problème à la base, suggère la psychoéducatrice Karen Fortin. Cela serait sans doute moins coûteux que de dépenser une fortune en voyantes, parce que l’anxiété se traite très bien avec l’approche cognitivo-comportementale.»

Après avoir emprunté cette voie, l’actrice américaine Sarah Lassez a créé le groupe d’entraide Psychic Junkie, dont les 1000 membres suivent le programme en 12 étapes des alcooliques anonymes. La Dre Shepherd a recruté les participants à son étude parmi eux.

Comment réagissent les lignes de voyance québécoises? Celle qui affiche le plus grand nombre de voyantes, Médium Québec, estime que le problème ne relève pas d’elle. À l’inverse, Connexion Médium bloque d’elle-même les clients qui dépensent plus de 2000$ par mois, assure notre source, en disant: «Mieux vaut mettre des limites nous-mêmes que d’être traînés en cour. « Voyance Québec dit bloquer les accros plus rapidement encore. Sa directrice dit avoir instauré cette politique il y a deux ans.» Ça a fait de la chicane à l’interne, dit-elle, mais c’est mieux que de se retrouver avec des mauvaises créances ou que de jeter un client à la rue. Il ne faut pas avoir de morts sur la conscience.»

Avez-vous un problème de dépendance aux voyantes? Un questionnaire en 11 points permet de le savoir. http://psychcentral.com/quizzes/psychic.htm

Source :

Le docteur Charbonnier demande sur FaceBook que l’on soutienne ses idées sur Amazon !

Entouré de ses fans les plus divers – médium, voyant et autres charlatans – le Docteur Charbonnier demande ni plus, ni moins que l’on diffuse ses idées sur Amazon… Et cela fonctionne à merveille. La petite armée obéit sans sourciller afin de faire connaître au monde la Vérité sur l’au-delà ! Un bon prosélytisme déviant petit à petit vers le sectarisme (Galilée Charbonnier contre le reste du monde qu’il nomme : les autres, les idiots, les matérialistes, etc.).

Le docteur est assez malin pour ne pas participer lui même à des débats contradictoires ; il laisse les autres s’en charger. Aveuglés par leur foi sans limites, ils foncent tête baissée contre ceux qui osent contre-dire – preuves à l’appui – leur « gourou ».

Rappelons au passage que ce docteur expose des théories sans fondement scientifique (ce ne sont juste que des témoignages) et tout cela dans la plus totale impunité ! Allant même jusqu’à inviter des médiums dans une salle d’opération. Son titre de Docteur lui donnant une – fausse – légitimité pour agir.

S’il y a une chose qu’il à bien comprise, c’est l’utilisation de l’outil marketing afin de vendre le plus de livres possible.

Un mensonge répété un million de fois n’en deviens pas une vérité !

 

Capture d'écran - 22042013 - 11:17:28

 

Christophe Jaming

Prévention Secte

Les Ravages des voyantes

Payer des sommes folles en croyant éviter une catastrophe. Téléphoner jour et... (PHOTOS.COM)

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Marie-Claude Malboeuf

Payer des sommes folles en croyant éviter une catastrophe. Téléphoner jour et nuit pour savoir ce que l’avenir nous réserve. Ne rien oser sans la bénédiction d’un médium… Pour des dizaines et des dizaines d’assoiffés de certitude, les voyants sont aussi irrésistibles – et toxiques – qu’une drogue. Et c’est exactement ce que les plus manipulateurs d’entre eux recherchent.

Il a suffi d’une prédiction irresponsable, et Mélissa n’a plus jamais été la même. «La voyante de mon amie lui a annoncé qu’un couple de son entourage mourrait en voyage», raconte la secrétaire de 34 ans (dont nous avons changé le prénom). «Je devais justement partir à New York avec mon conjoint. Les dates correspondaient. Pendant des jours, j’ai pleuré dans l’attente d’un grand malheur.»

La frêle Montréalaise avait déjà perdu sa meilleure amie dans un accident de voiture ; puis son père, puis sa mère, morte du cancer, puis un copain, qui l’a brutalement quittée. L’idée de disparaître à son tour lui a donné le coup de grâce.

Pendant des mois, Mélissa a enrichi une boutique de magie blanche du Plateau Mont-Royal. «Pour calmer mon angoisse, je faisais des rituels de protection de façon obsessive, explique-t-elle. J’ai dépensé des centaines de dollars en pierres, en cristaux, en huiles et en chandelles.»

Lorsqu’une nouvelle employée a finalement prétendu la libérer de ses démons – à raison de quatre séances de 80 $ chacune -, la Montréalaise a compris d’un coup sec qu’elle se faisait exploiter. «J’ai dû faire une thérapie, pour réapprendre à vivre normalement, et la peur revient parfois, dit-elle. Gros impact pour un truc inoffensif» auquel je pensais croire à moitié…»

À Sainte-Julie, Geneviève Leblanc a elle aussi reçu une bombe dévastatrice. La sportive de 35 ans n’arrivait pas à avoir d’enfants. Elle en a parlé à une massothérapeute aux prétendus dons de voyance. «Elle m’a dit qu’aucune âme d’enfant ne voulait de moi, parce que j’avais été agressée par mon père!», rapporte l’opératrice de machine. «Mon père, c’est mon héros ! Mais elle, elle s’acharnait : concentre-toi, tu as dû oublier sa violence. Si tu règles ça, tu auras des enfants dans un an… »

Le même oiseau de malheur s’en est pris à sa belle-soeur enceinte. La voyante a prétendument «vu» que le foetus souffrait, en raison d’une allergie qu’il fallait régler en cessant de boire du lait.

La voyante en cause nie avoir tenu des propos aussi brutaux. Quoi qu’il en soit, parler de catastrophes est une méthode éprouvée pour accroître son emprise, constate le directeur d’Info-Secte, Mike Kropvelt. Car la peur rend les gens encore plus obsédés par leur avenir – et, donc, plus payants – qu’avant, voire carrément irrationnels. Pendant six ans, raconte M. Kropvelt, un homme a ainsi réussi à soutirer de l’argent à une Montréalaise âgée, en prétendant – par courriel – qu’il voyait «des entités» autour de sa maison et devait l’en débarrasser. Un autre prétendu médium a soutiré des milliers de dollars à une cliente en lui disant qu’elle avait le cancer et avait besoin de lui pour éliminer sa tumeur.

Rêver en couleur

Tamara (une Lavalloise dont nous avons changé le prénom) s’est fait exploiter de façon plus sournoise. Plutôt que de lui prédire des malheurs, sa voyante préférée lui racontait systématiquement ce qu’elle rêvait d’entendre. Contre toute logique. «Mais je n’osais plus prendre de décision sans elle, parce qu’elle me faisait toujours douter de mon instinct», explique-t-elle.

La téléphoniste de 32 ans voulait savoir si l’un de ses collègues était amoureux d’elle. Pendant deux ans, l’ex-travailleuse de Voyance Québec lui a fait croire que oui. Elle a d’abord dit à Tamara que le jeune homme voulait prendre son temps. Combien de temps? Il se manifesterait sûrement au printemps… Le printemps a filé, puis l’été, puis l’automne. Ton collègue a eu un contretemps, a alors expliqué la voyante. L’autre femme à son bras? C’était sûrement pour rendre Tamara jalouse… Que faire alors ? Quitte ton emploi, et il voudra se rapprocher de toi, a décrété la diseuse de bonne aventure.

«J’ai changé de travail, et peu de temps après, il a annoncé son mariage avec l’autre!», ironise Tamara.

À force de multiplier les coups de fil à 2,79$ ou 4,89$ la minute, la jeune femme s’est surtout endettée de plusieurs milliers de dollars. «Ils font tout pour nous faire craquer, dénonce-t-elle. C’est facile de remplir notre carte de crédit quand on peut entrer notre numéro 24 heures sur 24. Je reçois encore des pop-up et des courriels.»

Tamara jure qu’on ne l’y reprendra pas. Elle a même vu des voyantes peu scrupuleuses emprunter de l’argent à des clients pour financer leurs voyages «spirituels» ou l’achat d’une maison. «Mon amie est tombée dans le panneau. Elle a perdu 20 000$», jure-t-elle (ce que la principale intéressée nous a confirmé, tout en refusant d’en parler).

Mauvais sort

Aucun organisme québécois ne surveille les voyantes. Et le Service de police de la Ville de Montréal dit n’en avoir jamais arrêté.

Aux États-Unis, plus de 750 clairvoyants sont pourtant fichés par la police, selon le site gypsypsychicscams.com. Des villes comme Warren, près de Detroit, prennent même les empreintes digitales de tous les voyants et vérifient leurs antécédents criminels.

Dans l’État de New York – où les victimes sont nombreuses -, il est carrément interdit d’être payé pour prédire l’avenir et exercer de prétendus pouvoirs occultes, à moins de préciser qu’il s’agit d’un «divertissement». En 2010, au moins 10 voyants ont été arrêtés en vertu de cette disposition.

Cela n’empêche pas l’industrie du mauvais sort d’être florissante. À Fort Lauderdale, la famille de voyants Marks subit ce mois-ci un retentissant procès pour fraude. On lui reproche d’avoir exigé 25 millions (remis en argent, en bagues en diamants, en colliers et en montres de luxe) pour protéger des clients de diverses tragédies. Une autre résidante de la Floride (Gina Evans) terrorisait et extorquait ses clients sur sa ligne de voyance. Une Californienne (Janet Adams) utilisait le même stratagème dans de petits stands.

Dénonciations

Souvent laissés à eux-mêmes, les consommateurs utilisent l’internet pour se défendre. Près de 1500 personnes dénoncent des voyants sur le site américain RipoffReport.com. D’autres font de même sur Badpsychics.blogspot.ca. Certains voyants n’apprécient guère cette mauvaise publicité gratuite ; le responsable du site doit régulièrement transmettre les menaces qu’il reçoit à la police.

Source : http://www.lapresse.ca/vivre/societe/201304/19/01-4642452-les-ravages-des-voyantes.php

Canada – Sudation mortelle : enquête préliminaire fixée pour les accusés

Chantal Lavigne de Saint-Albert avait 35 ans au moment de son décès lors d'une expérience de sudation. (photo d'archives)

Chantal Lavigne de Saint-Albert avait 35 ans au moment de son décès lors d’une expérience de sudation. (photo d’archives)

Publié le 19 Avril 2013 
Claude Thibodeau  RSS Feed
 Deux jours ont été prévues, les 30 septembre et 1er octobre au palais de justice de Drummondville, pour l’enquête préliminaire des trois accusés relativement au décès de Chantal Lavigne survenue le 29 juillet 2011 lors d’une expérience de sudation dans un centre de thérapie énergétique de Durham-Sud.
Gabrielle Fréchette de Victoriaville, Ginette Duclos de Saint-Germain-de-Grantham et Gérald Fontaine de Danville subiront une enquête préliminaire conjointe. «Neuf témoins devraient être entendus lors de cette enquête préliminaire», a indiqué auwww.lanouvelle.net Me Denis Lavigne qui assure la défense de Gabrielle Fréchette.

Deux avocats de Trois-Rivières, Me René Duval et Me Jean-François Lauzon représentent respectivement Ginette Duclos et Gérald Fontaine.

Les trois accusés, rappelons-le, font face à des accusations de négligence criminelle causant la mort dans un cas et de négligence criminelle causant des lésions dans un autre cas.

Source : http://www.lanouvelle.net/Actualites/Justice/2013-04-19/article-3223880/Sudation-mortelle-%3A-enquete-preliminaire-fixee-pour-les-accuses/1

L’étrange portrait-robot du “gourou-thérapeute”

19/04/2013 | 10h28
Sébastien Tellier.

Un rapport du Sénat, publié le 3 avril, s’est intéressé aux “dérives sectaires” dans le domaine de la santé. Se dégage du document une cible aux contours flous : le charlatan qui soigne avant tout son compte en banque.

Les sénateurs s’inquiètent. La médecine, cet “espace de rationalité”, serait de plus en plus noyauté par des “comportements sectaires” en tout genre. Dans un rapport sur “l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé“, déposé le 3 avril dernier, les sénateurs dressent le portrait-robot d’un coupable méconnu : le gourou thérapeute.

Trois cas trash 

Pour illustrer les dangers de l’emprise mentale sur la santé des corps, nos élus citent des cas fameux. En voici trois qui reviennent en boucle dans le rapport.

Robert le Dinh alias “Tang”. Egalement surnommé le “troisième messie” ou le “Saint Elu”, Tang a piloté pendant deux décennies un groupe d’enseignement mystique chrétien. Le saint homme s’est fait condamnerl’an passé à dix ans de réclusion pour “agressions sexuelles aggravées”.

La “gourelle” canadienne Gabrielle Fréchette aka “Serena”. Des enquêteurs québécois lui avaient passé les menottes après que l’une de ses disciples, Chantal Lavigne, soit décédée. L’adepte a été victime d’une expérience de “sudation”. Enduite de boue et d’une pellicule de plastique, elle était restée neuf heures debout dans du carton…

Sans oublier Thierry Tilly et les “Reclus de Monflanquin”. L’homme,condamné à 8 ans de prison fin 2012, a persuadé une famille d’aristocrates qu’ils étaient visés par un complot. Le parquet avait poétiquement qualifié cette emprise – qui dura 10 ans – de “vampirisation financière et morale“.

Spirale de consultations et de stages

Les rapporteurs insistent à maintes reprises sur ces différents cas. Ils reconnaissent cependant que “le pouvoir du pire Charlatan n’est pas nécessairement à la hauteur de celui des Tilly, Tang et autres bourreaux“.

La forme d’emprise exercée par le thérapeute-gourou se manifeste chez ses victimes par une quête incessante de soins (pour les malades) et de formations (pour les disciples). La victime est ainsi entraînée dans une spirale incessante de consultation ou de stages qui par ailleurs ne sont pas sans conséquence sur ses revenus…

Pour dénicher cet ennemi du serment d’Hippocrate, le 14 février dernier, les sénateurs ont envoyé une délégation au salon du bien-être de Paris. C’est un peu comme si, de son vivant, une Margaret Tatcher déguisée était aller voir un match de foot au sein d’un groupe ultra. Elle aurait surement flippée en entendant ça :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=x-4FJcnX0i8?feature=oembed]

La visite au salon du bien être a “confirmé combien l’offre de soins non classiques dans notre pays est considérable“. Les élus ont découvert une kyrielle de discipline au nom franchement bizarroïde : “biochirurgie immatérielle”, “décodage biologique”, “Programmation neuro linguistique”, “Biorésonance”,… Selon les rapporteurs, quelques points communs se dégageraient pour reconnaitre un gourou thérapeute caché sous son chapeau de paille.

“D’une part (…) une double inspiration (apparait à chaque fois) : nature et tradition coexistent avec l’habillage pseudotechnologique d’apparence “pointu” (…) D’autre part, ces praticiens veillent à donner l’apparence de la plus grande respectabilité tout en cédant à des pratiques relevant de la charlatanerie.”

Pour conclure, Molière

Serge Blisko, président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a évalué le nombre de “ces pratiques étranges” à 400. Une liste un peu fourre-tout où l’on trouve aussi bien l’acupuncture que les “constellations familiales et systémiques”… Tout au long du rapport, il n’est pas aisée de percevoir si les sénateurs opèrent une réelle différence entre médecines dites alternatives, rebouteux, escroc-charlatans et vrais gourous.

Pour achever leur étrange démonstration, les sénateurs convoque la littérature. “Comment ne pas évoquer les mérites de l’Orviétan – est-il écrit – remède à tout faire qu’achète pour sa fille un personnage de l’Amour médecin de Molière.” Et de citer le vendeur-charlatan:

“Admirez mes bontés, et le peu qu’on vous vend
Ce trésor merveilleux que ma main vous dispense.
Vous pouvez avec lui braver en assurance
Tous les maux que sur nous l’ire du Ciel répand :
La gale,
La rogne,
La teigne,
La fièvre,
La peste,
La goutte,
Vérole,
Descente,
Rougeole.
O grande puissance de l’orviétan !

Belgique – Bisbilles entre témoins de Jéhovah

Lettres anonymes adressées aux autorités par un ancien membre de la secte pour dénoncer de faux assassinats, en vue de régler de vieux comptes.

Entre octobre 2007 et avril 2008, une petite dizaine de lettres anonymes va parvenir aux parquets de différents arrondissements judiciaires belges pour dénoncer de prétendus assassinats déguisés en mort naturelle. Quatre d’entre elles vont aboutir à Arlon. Des noms et des adresses sont mentionnés et les prétendus criminels sont nommément cités. Plus étrange encore : dans certains courriers, le rédacteur de ces troublants messages, qui s’affuble de divers prénoms, s’accuse d’être le coauteur des exécutions.

Les autorités sont interpellées et des enquêtes sont déclenchées. Les personnes visées par les dénonciations sont interrogées et elles tombent de haut. Rapidement, il apparaît cependant qu’il n’y a pas lieu de douter des décès par mort naturelle ou par accident. Reste alors à identifier le très mauvais plaisant qui, manifestement, connaît bien les victimes de ses accusations sans fondement. Les parquets communiquent entre eux et les courriers calomnieux sont échangés.

À l’évidence, le rédacteur est le même pour chaque missive. Les documents manuscrits révèlent une écriture déguisée mais qui provient de la même «patte». Mieux, dans l’un de ceux-ci, l’auteur déclare qu’il «désire vider son cœur, ne faisant plus partie de la communauté actuellement».L’enquête s’approfondit et il apparaît que toutes les victimes appartiennent ou ont appartenu aux témoins de Jéhovah. Mais c’est à Bruxelles que l’instruction judiciaire va aboutir à l’inculpation d’un suspect.

À Bruxelles, une fois

Car l’un des plaignants bruxellois sait qu’il a un ennemi. Quelques années auparavant, il a été escroqué de 10 000 € par un membre de la «communauté». Il s’agit de Didier D., un Arlonais né en 1962. En raison de ce lourd contentieux, l’intéressé a été exclu des témoins de Jéhovah.

Interrogé, ce dernier va toujours nier toute culpabilité. Face à un brouillon, dont il reconnaît être l’auteur, le quadra va esquiver sans cesse. Il est d’abord soumis à des tests devant un expert graphologue. Lequel ne peut se prononcer sur la parenté entre ses manuscrits et ceux adressés aux autorités. Par contre, l’expert va affirmer que Didier D. a déguisé son écriture pour les tests.

[…]

Suite de l’article : http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130418_00298186

L’autre drame de Waco

SECTE DES DAVIDIENS

L’explosion de l’usine d’engrais au Texas ce jeudi a eu lieu non loin de la secte des Davidiens délogée par le FBI en 1993 et qui s’était soldé par la mort de 80 personnes, dont une vingtaine d’enfants.

Par Marion Moussadek. Mis à jour le 18.04.2013  

C’était il y a vingt ans, quasiment jour pour jour. Le 19 avril 1993, après 51 jours de siège, le FBI lance l’assaut sur le «ranch de l’Apocalypse» -9 bâtiments, un château d’eau et une piscine- qui abrite quelque 80 membres de la secte de David Koresh. Vernon Wayne Howell de son vrai nom, croit être la réincarnation du Christ et avec ses adeptes, il vit reclus pour échapper au «nouvel ordre mondial» qui veut «abaisser le niveau de vie des Américains», détruire «la moralité en faisant exploser les familles» par «l’homosexualité et l’avortement», ou encore ouvrir en grand «les frontières américaines aux non-Blancs pour augmenter le niveau de criminalité». L’assaut est un fiasco: il n’y a que 9 survivants, une vingtaine d’enfants de moins de 10 ans sont morts calcinés.

Bavure policière ou suicide collectif?

Ce fiasco devient un symbole double: celui des errements des autorités américaines dans la lutte pour le contrôle des armes -les Davidiens avaient en effet pour devise «God and Gun country», et celui de la «tyrannie» potentiellement exercée par le gouvernement et la police fédérale sur le peuple. Et pour cause: l’issue dramatique de cet assaut a été tantôt expliquée par le suicide collectif, tantôt attribuée au FBI, qui aurait utilisé des engins ayant provoqué le gigantesque incendie.

Voulant venger ce bain de sang, Timothy McVeigh, proche de l’extrême-droite américaine, avait perpétré deux ans plus tard l’attentat d’Oklahoma City. L’explosion d’un immeuble fédéral avait fait 168 morts. Il avait délibérément choisi, pour commettre ses méfaits, la «date anniversaire» du 19 avril.(Newsnet)

Source : http://www.lematin.ch/monde/ameriques/L-autre-drame-de-Waco/story/14346053