Photos : Beyoncé au mariage de Solange, c’est reparti pour les rumeurs sur les Illuminatis !

  • 17/11/2014

Le mariage de Solange Knowles

Le mariage de Solange Knowles

© DR

Lors du mariage de Solange Knowles et Alan Ferguson, le clan de Beyoncé et Jay-Z était tout de blanc vêtu, de quoi alimenter encore les rumeurs qui affirment que le couple phare de la scène musicale mondiale fait partie de la secte des Illuminatis…

Ce week-end, Solange Knowles a épousé Alan Ferguson . Sublime, la soeur de Beyoncé a donc enterré la hâche de guerre avec son beau-frère, le rappeur Jay-Z, puisque s’il était absent lors des festivités d’avant-mariage , Jay-Z était bien présent lors de la cérémonie pour accompagner sa femme et s’occuper de sa fille Blue Ivy.

Et rien ne pouvait faire plus plaisir à Beyoncé que de voir sa famille au complet pour célébrer le mariage de sa petite soeur. D’ailleurs, la diva n’a pas manqué de partager ses moments intimes sur son compte Instagram.

Elle a ainsi posté plusieurs photos de la cérémonie où l’ont peut voir tout le clan Knowles entièrement vêtu d’un blanc immaculé, couleur habituellement réservée aux mariés. A croire que toute la famille se mariait ce week-end ! Et si visuellement le résultat est plûtot probant sur ces photos, de nombreux internautes y ont trouvé la preuve que Beyonce, Jay-Z et leur clan appartenaient à la secte des Illuminatis. Une rumeur qui n’est pas nouvelle et dont raffollent les adeptes de la théorie du complot puisque déjà, en janvier 2012, lors de la naissance de Blue Ivy, les complotistes expliquaient que le prénom Blue Ivy faisait référence au Diable . Rien que ça ! Alors imaginez, ils ont osé poser tout en blanc dans une chapelle !

Mais Beyonce et Jay-Z ne sont pas les seuls à être victimes de tels rumeurs puisque de Barack Obama à Bob Dylan en passant par le Pape (!), beaucoup de personnalités sont accusées de faire partie de cette obscure obédiance. Et quand les stars ne sont pas affiliées aux Illuminatis, les complotistes les affilient aux Francs-Maçons ou aux scientologues… Bref, tout cela est bien sûr infondé, mais il n’empêche que ces rumeurs continuent de circuler.

Bien sûr, certains combattent ces rumeurs avec véhémence.

Source : Public

Sortie de l’emprise d’un gourou, une Périgourdine témoigne : « Il était dans ma tête »

Quelques mois après la mise en examen du dirigeant du château de Pauly, en Ribéracois, pour viols et abus de faiblesse sur des personnes en état de sujétion psychologique, une des victimes raconte son embrigadement

Sortie de l'emprise d'un gourou, une Périgourdine témoigne : "Il était dans ma tête"
Un témoignage qui montre le chemin de l’embrigadement.© PHOTO

D’ILLUSTRATION, ARCHIVES GUILLAUME BONNAUD
En mars 2014, le dirigeant du château de Pauly, à Chassaignes (24), étaitmis en examen pour viols, agressions sexuelles et abus de faiblesse sur des personnes en état de sujétion psychologique, c’est-à-dire d’emprise mentale sur fond de dérive sectaire. Huit mois plus tard, une des victimes, à l’origine de cette action en justice, a accepté de témoigner, anonymement. Pour que « mon histoire puisse aider des victimes et leurs proches à prendre conscience de l’emprise d’un éventuel manipulateur et les soutenir dans leur quête de reconstruction. »

C’était une nouvelle vie pour cette femme et sa famille. Du Nord-Ouest de la France, ils venaient s’installer en Dordogne. Sans emploi ni attaches ici, cette quinquagénaire s’était inscrite à un cours de qi gong, une gymnastique méditative chinoise quelle avait déjà pratiquée.

 

« C’est allé jusqu’au viol. Aujourd’hui, j’éprouve de la douleur, de la colère, de la honte et du dégoût »

 

Pendant un an, il ne s’y est rien passé de particulier. Mais quand ces cours se sont déroulés au château de Pauly, près de Ribérac, « cela a commencé à prendre une tournure différente. On nous parlait de mysticisme, on nous proposait des séminaires ou des massages, mais cela ne m’intéressait pas ».  En difficulté dans sa vie professionnelle, une de ses professeurs de qi gong l’invite à se confier. « Elle m’a expliqué que je ne savais pas me positionner par rapport aux autres. Si j’avais des problèmes, c’est parce que je ne savais pas me gérer moi-même. »

 

On lui propose alors de participer à des séances de thérapie individuelles avec le patron des lieux qu’elle n’avait jamais rencontré. Un second palier est franchi.« Il était habillé en blouse et pantalon blanc, un peu comme un médecin. Il y avait toute une mise en scène. Il m’a posé des questions sur mon parcours, m’expliquant que j’avais de la chance d’accéder à lui. » Dès cette première séance, il la déstabilise : « Il m’a dit que je me mentais, mais que lui savait la vérité. C’était affirmé avec un tel aplomb qu’il m’a fait douter. Depuis plusieurs semaines, on m’avait vanté ses pouvoirs. J’étais déjà conditionnée. »

Pour le massage, il lui demande de s’allonger nue : « Il posait ses mains sur moi comme s’il menait une enquête. À un moment, il m’a parlé d’un fait intime que je n’avais révélé à personne. D’où tenait-il cela ? Avait-il vraiment des pouvoirs ? » Cette séance terminée, le pseudo-thérapeute accède à sa demande : « Je n’accepte pas tout le monde mais, après ce premier contact, je veux bien vous prendre en thérapie. »

  • Le pouvoir d’un homme

« C’était la doctrine du qi gong de l’amour inconditionnel. Il portait sur moi un regard d’une extrême bienveillance, comme un père et une mère réunis. Il lui suffisait de changer de regard, de paraître déçu, pour que j’accepte d’en faire plus. Il utilisait le ressort de la culpabilité en permanence. »

Elle se retrouve alors sous la coupe totale de cet homme. « C’est allé jusqu’au viol. Aujourd’hui, j’éprouve de la douleur, de la colère, de la honte et du dégoût. J’ai été atteinte dans mon intégrité physique et dans mon esprit. »

Elle se coupe de tous ceux qui ne sont pas dans son état d’esprit : « J’avais rejeté mes enfants, mon conjoint, mon travail. J’étais incapable de lire, écouter la radio, regarder la télé. Aucune ouverture sur l’extérieur n’était possible : je n’en avais plus aucune envie. »(…)

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UN THÉRAPEUTE DE LA BEAUCE, SPÉCIALISTE DU REIKI, EST CONDAMNÉ POUR DEUX AGRESSIONS SEXUELLES

17 / 11 / 2014   par Patrice Moore

Après avoir plaidé coupable à deux accusations d’agressions sexuelles sur deux femmes différentes,  Mario Pelchat, 60 ans, de St-Georges, un thérapeute spécialiste du Reiki, a été condamné la semaine dernière à un sursis de sentence et à garder la paix pendant 18 mois.

Aussi, il devra exécuter 75 heures de travaux communautaires et son nom sera inscrit sur la liste des délinquants sexuels à perpétuité.

Les plaintes des deux femmes remontent à l’automne 2013. Précisons que les gestes reprochés à l’homme n’ont pas été commis dans le cadre de son travail mais dans d’autres circonstances.

Une des plaignantes  qui a préféré garder l’anonymat, était contente d’avoir dénoncé son agresseur et satisfaite de la sentence rendue par la juge Hélène Bouillon.

Extrait de la victime ici.

L’avocate de Mario Pelchat avait demandé une absolution inconditionnelle pour son client mais la juge a plutôt penché pour la suggestion de la Couronne afin que les victimes soient encouragées à dénoncer ce type de crime.

 

Source : CoolFm

Les locaux d’une secte pris d’assaut en Inde, six corps retrouvés

La police a fait sortir 10.000 personnes, pour beaucoup détenues contre leur gré, de l’ashram de Satguru Rampalji Maharaj, gourou controversé âgé de 63 ans. La secte est basée à Hisar, dans l’Etat d’Haryana, à 170 km au nord-ouest de la capitale New Delhi.

Des milliers de personnes restent encore enfermées dans le centre qui s’étend sur cinq hectares. Les locaux ont été largement endommagés quand la police a chargé à la matraque et au canon à eau, rompant une chaîne humaine d’hommes, de femmes et d’enfants.

« Cet homme de dieu utilisait ses fidèles comme bouclier humain », a déclaré un policier à la presse.

Les corps de cinq femmes et d’un enfant ont été retrouvés. Les cadavres ne portaient pas de trace de balles ou de blessures. Ils devaient être transférés au service de médecine légale.

La semaine dernière, la justice a ordonné l’arrestation de Satguru Rampalji Maharaj, pour une affaire de meurtre remontant à 2006 dans laquelle il est accusé d’avoir ordonné à ses partisans d’ouvrir le feu sur les villageois, faisant un mort et six blessés.

Le gourou a ignoré plus de 40 convocations de la justice. Ses partisans avaient fait savoir qu’il n’était pas dans la propriété de la secte mais qu’il recevait des soins dans un lieu non précisé.

Certaines des personnes évacuées ont dit à la police qu’elle étaient retenues contre leur volonté et qu’elles recevaient peu de nourriture et d’eau.

Le gourou Rampal est à la tête d’une secte qui vénère un poète et mystique du XVe siècle, Kabir, connu pour son message de tolérance, message suivi par des personnes de confessions diverses.

(Danielle Rouquié pour le service français)

Source : Yahoo actualités

Viol d’une mineure : le gourou vosgien condamné à quinze ans de réclusion

Le gourou d’une secte installée dans les Vosges a été condamné le 17 novembre à 15 années de réclusion criminelle pour avoir violé la fille mineure d’une des adhérentes, par la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle qui statuait en appel. En première instance, Hervé Granier, 56 ans, avait été condamné à 17 ans de réclusion criminelle, et l’avocat général de ce second procès avait réclamé une peine de 18 ans de réclusion criminelle.

« Au-delà du viol, le verdict a consacré l’emprise morale, l’emprise mentale et le caractère sectaire de l’accusé », s’est félicité l’avocat de la victime. La défense s’est pour sa part réjouie d’une décision « en-deçà de la peine prononcée en première instance ».

Hervé Granier s’était fait passer au cours des années 2000 pour le messie auprès d’une dizaine de personnes, à qui il réclamait chaque mois plusieurs centaines d’euros, au sein d’un mouvement sectaire qu’il avait créé à La Bresse (Vosges). En 2004, il avait expliqué à l’une de ses adhérentes qu’il souhaitait prendre sa fille, alors âgée de 14 ans, pour « femme divine ». Le 13 novembre, il avait reconnu pour la première fois les viols et demandé« pardon pour le mal » qu’il avait fait à la victime.

Source : Faits religieux Avec AFP

Rwanda – Sept membres d’une secte condamnés à cinq ans de prison

Kigali: Sept membres d’une secte chrétienne ont été condamnés à cinq ans d’emprisonnement pour manifestation illégale devant la résidence du chef de l’Etat rwandais et incitation à la désobéissance civile. Il y a eu deux acquittements.

Les condamnés appartiennent au mouvement religieux connu sous le nom de ‘Intwarane za Yezu na Mariya’ (Braves de Jésus et de Marie), une dissidence de l’Eglise catholique.

En 2013, une manifestation organisée par les membres de ce mouvement religieux avait été dispersée par les instances de sécurité devant la résidence présidentielle à Kigali.

Les manifestants prétendaient apporter un ‘message prophétique sur l’apocalypse’ adressé particulièrement au Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame.

Ils scandaient des slogans hostiles au pouvoir en place. Ils disaient haut et fort que le Président Kagame et son entourage sont des dictateurs,  que la fin de leur régime est imminente, qu’ils vont mettre le Rwanda à feu et à sang s’ils ne se convertissent pas.

Dans son réquisitoire, le procureur avait demandé des peines allant de 10 à 15 ans de prison contre tous les accusés. Ces derniers ont bénéficié des circonstances atténuantes. Les juges ont estimé qu’ils ne pouvaient pas avoir une influence sur la population eu égard à leur niveau d’études qui laisse à désirer.

Les condamnés clament toujours leur innocence. Me Napoléon Nsanzimana qui les défend en justice a dit qu’il va voir avec ses clients s’il faut interjeter appel ou pas. (Fin)

Source : Rwanda News Agency

4 patients sur 10 auraient recours à d’autres médecines que la médecine traditionnelle

Publié le 12/11/2014, Dernière mise à jour le 12/11/2014

En réaction à leur multiplication, une campagne de prévention contre les « médecines alternatives nuisibles » vient d’être lancée à l’initiative d’une des principales associations françaises de lutte contre les phénomènes sectaires, le Centre contre les manipulations mentales (CCMM).

Intitulée « Danger ! Attention aux traitements miracles et aux faux thérapeutes », cette opération vise à ralentir la tendance qui pousse certains malades vers des traitements alternatifs dont certains relèvent moins de la médecine que de l’escroquerie. En effet, rapporte Libération du 11 novembre (page 11), 4 patients sur 10 auraient désormais recours à d’autres médecines que la médecine traditionnelle, et, sur ce nombre, plus d’un patient sur deux serait atteint d’un cancer.

« Depuis deux, trois ans, observe Chantal Gatignol, du pôle santé de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), on note une montée en puissance de ces mouvements qui vont jusqu’à dénigrer la médecine traditionnelle. » Les patients qui y adhèrent ne sont pas forcément des « gogos incrédules », poursuit un médecin de santé publique, car le phénomène touche tout le monde, quels que soient l’âge et le niveau social.

« Dans ce glissement vers d’autres médecines (comme la très en vogue naturopathie), soyons équilibrés, note Libération, les torts peuvent être partagés. Bien souvent, la médecine hospitalière se révèle certes efficace, mais engoncée dans la froideur et l’anonymat, laissant peu de place au patient qui doit suivre sans contester le bulldozer thérapeutique qu’on lui impose. »

Les médecines parallèles incitent parfois les patients à abandonner les traitements thérapeutiques prescrits. Pour autant, précise Chantal Gatignol, « toute dérive thérapeutique n’est pas sectaire ». Seulement, « cette dérive prend un caractère sectaire quand la personne perd sa capacité de décision, quand cela se traduit parallèlement par une rupture avec son environnement personnel ou professionnel, et que s’ajoutent des demandes financières exorbitantes ». Le tarif de la consultation pour ces « médecines » peut en effet osciller entre 100 et 150 euros, contre 23 chez un médecin généraliste.

Actuellement, « on estime à 100.000 le nombre de praticiens parallèles, et à plus de 400 celui de pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique », écrit le quotidien. Beaucoup utilisent les nouveaux médias pour promouvoir leur discipline, et près de 1 000 d’entre eux seraient vraiment dangereux. Certains relèvent même de l’exercice illégal de la médecine, délivrant des produits alors que cela leur est interdit, des produits parfois fantaisistes, voire dangereux.

Plaidoyer pour le tiers payant et la capitation
Dans une tribune publiée hier dans Libération (page 23), l’économiste de la santé Béatrice Majnoni d’Intignano, tente de mesurer les effets de la généralisation du tiers payant. Selon elle, « généraliser cette formule sans précaution, en France, serait aller au-devant de révoltes et de bagarres sans fin et susciter une fois de plus l’incompréhension des professionnels comme de la population ! ».

Mais aujourd’hui, remarque-t-elle, le ticket modérateur n’a pas vraiment fait preuve d’efficacité. En effet, « les Etats-Unis et la France, qui y firent le plus appel, contrôlèrent moins bien leurs dépenses de santé et subissent plus d’inégalités ». Ce qui n’est pas le cas chez certains de nos voisins, dans le Nord de l’Europe, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou encore en Allemagne, où le médecin généraliste est « gratuit ».

Chez ces voisins, les généralistes sont rémunérés par une « capitation ». « La capitation, explique-t-elle, est une rémunération per capita – liée à l’âge – par personne inscrite sur la liste du médecin, en nombre limité, environ 2.000 à 3.000 personnes. Elle rémunère le premier recours aux soins, l’orientation vers les spécialistes, la continuité des soins et de la prévention. »

Ces généralistes n’ont pas intérêt à multiplier les consultations car « toute la logique de la relation malade médecin en est inversée » puisque toute consultation inutile n’améliore pas ses revenus.

Alors que la « formule actuelle du ti­cket modérateur est censée responsabiliser les malades », note Béatrice Majnoni d’Intignano, « celle du tiers payant, et de la capitation, responsabiliserait plus le médecin qui passerait un contrat avec la Sécurité sociale ou les complémentaires pour des protocoles de soins évalués ». En revanche, conclut-elle, « instaurer le tiers payant, en conservant le paiement à l’acte actuel, n’aurait aucun sens ». Elle préconise donc de « basculer vers une autre formule, la capitation, largement pratiquée à l’étranger ».

Frédéric Lavignette

Source : mutualite

Un gourou vosgien reconnaît avoir violé une adepte de 14 ans devant les assises

Le procès en appel d’un homme de 56 ans, soupçonné d’avoir violé la fille mineure d’une des adhérentes de la secte qu’il dirigeait, s’est ouvert le 13 novembre devant la cour d’assises à Nancy, devant laquelle il a reconnu les faits pour la première fois. « Je voudrais lui demander pardon pour le mal que je lui ai fait même si je pense que je ne me suis pas rendu compte sur le moment », a déclaré l’accusé, Hervé Granier, à l’ouverture des débats.« C’est un pardon sincère. J’ai brisé des personnes, j’ai brisé des gens. Aujourd’hui, je suis un homme brisé moi aussi. Je demande à réparer tout ça », a dit l’ancien gourou, qui avait été condamné à 17 ans de réclusion criminelle, en première instance, par la cour d’assises des Vosges à Epinal.

L’accusé s’était fait passer au cours des années 2000 pour le messie auprès d’une dizaine de personnes, à qui il réclamait chaque mois plusieurs centaines d’euros, au sein d’un mouvement sectaire qu’il avait créé à La Bresse (Vosges). En 2004, il avait expliqué à l’une de ses adhérentes qu’il souhaitait prendre sa fille, alors âgée de 14 ans, pour « femme divine ». La mère, désignée par l’enquête comme celle qui avait « livré » sa fille au gourou, avait initialement été mise en examen pour complicité de viol. Elle avait finalement bénéficié d’un non-lieu en fin d’instruction pour abolition du discernement, avant de se constituer partie civile.

L’accusé est également poursuivi pour abus de faiblesse au sein d’un groupement sectaire. Selon l’accusation, le gourou a perçu environ 300.000 euros au titre d’une « dîme » mensuelle réclamée aux adeptes.

Avec AFP

Source : fait religieux

CLOWN, ARTISTE ET GOUROU VIOLEUR

Photo d'illustration DR

Photo d’illustration DR

Nancy. Qui est exactement Hervé Granier ? Est-il ce quinquagénaire de 56 ans, engoncé dans un sombre blouson synthétique, demandant, tête baissée, de sa voix grave « un pardon sincère » à ses victimes au premier rang ?

Sensation, hier matin, pour la première journée de son procès en appel devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle. Car malgré le repentir énoncé, la lecture des faits, qui valent à cet homme au parcours atypique de défendre sa cause pour infléchir la sanction de 17 années de réclusion criminelle prononcée par la cour d’assises des Vosges en 2012, laisse planer l’ombre d’un doute.

L’interrogation porte clairement sur le soupçon de manipulation. L’intéressé a usé de cette arme pour parvenir à ses fins aux dépens d’une adolescente de son entourage, victime entre 2004 et 2009 de viols et d’agressions sexuelles à La Bresse, alors qu’elle avait de 14 à 19 ans.

Les quatre années de prison l’ont « brisé », dit-il. Faut-il y voir qu’une posture pour amadouer le jury ? Autour de ces questions, les débats continueront de se concentrer dans les prochains jours, au fil de la bonne vingtaine de témoignages programmés.

Car s’il a volontairement provoqué un véritable coup de théâtre avec ses aveux, en même temps qu’il inversait sa stratégie de défense incarnée par les deux avocats parisiens Mes Chantal Nedonchelle et Claude Llorent, le personnage d’Hervé Granier ne manque pas d’interpeller, tant il reflète une personnalité kaléidoscopique. Sur sa personne, les avis sont très tranchés. Ils le dépeignent tantôt sous les contours du « brave type », « fiable » et « respectueux », selon plusieurs de ses amis restés fidèles malgré les années de détention. Ils basculent lourdement derrière les faits, sous le profil d’un gourou sectaire, manipulateur, capable d’humilier son innocente victime. Avec un argumentaire religieux qui la ferait passer pour son « épouse divine », lui le convaincu d’être le « descendant direct de Dieu ». Étonnante personnalité que celle de cet enfant de la DDASS, passé en foyer à l’adolescence puis à l’armée pendant trois ans avant de devenir « artiste de rue » à Nantes. L’homme poursuivi pour avoir dominé et abusé de l’adolescente usant d’une domination psychologique malsaine, se découvre sous de réels talents artistiques, lorsqu’il s’agit de réaliser des figurines miniatures avec du plomb et de la terre cuite.(…)

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Reclus de Monflanquin : « On est sortis avec le RSA »

Charles-Henry et Christine de Védrines comptent démontrer qu’ils étaient insensés quand ils ont vendu leurs biens.

Reclus de Monflanquin : « On est sortis avec le RSA »
Défendu par Me Picotin, le couple de Védrines indique avoir perdu près de 3,2 millions d’euros.© PHOTO

PHOTO ÉMILIE DROUINAUD

 

Durant les dix ans qu’ils ont passés sous la coupe du gourou Thierry Tilly, Charles-Henry et Christine de Védrines n’ont pas simplement perdu le sens commun. Des onze membres de la famille, celle des reclus de Monflanquin, le couple est celui qui, à ses dires, a le plus à déplorer numérairement parlant. Près de 3,2 millions d’euros sur les 5 millions qu’a perdu la famille entière, dont le château de Martel à Monflanquin, propriété des de Védrines depuis plus de quatre siècles.

« On est sortis de ces dix ans avec le RSA », a confirmé, hier, Charles-Henry de Védrines, devant les portes de la chambre commerciale de la cour d’appel d’Agen, qui doit examiner une conséquence civile de cette affaire si incroyable, qu’elle a fasciné les médias du monde entier. En creux, les magistrats agenais devront déterminer si, oui ou non, la manipulation mentale dont ont été victimes les consorts de Védrines doit remettre en question les actes juridiques qu’ils ont signés, alors qu’ils étaient sous l’emprise du gourou. Ainsi Me Picotin, leur avocat, a contesté un jugement rendu par le tribunal de commerce d’Agen, en décembre 2009, alors que les de Védrines étaient encore emprisonnés psychologiquement du côté d’Oxford en Angleterre. Les juges consulaires avaient alors condamné à 40 800 euros les époux de Vedrines pour ne pas avoir respecté le mandat exclusif contracté en janvier 2008 avec un agent immobilier, en vendant vingt jours après le château de Martel « à vil prix » (460 000 euros au lieu des 680 000 estimés) par un autre biais. « Quand le gourou Tilly avait besoin d’argent, il en avait besoin tout de suite », a rappelé Me Picotin qui, devant la cour, a plaidé à titre principal la nullité de l’acte, en raison du « trouble mental » de ses clients à l’époque.

« Engraissé » (…)

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