Battlefield Earth : « c’est un bon film », d’après John Travolta

18/09/2014 – 08h29
Battlefield Earth : "c'est un bon film", d'après John Travolta© DR

« Si on devait revenir en arrière, je le ferais de nouveau » : 14 ans après, Travolta défend encore son nanar de SF scientologue.

Il n’y pas grand-chose à sauver de Terre Champ de bataille. Sorti en mai 2000, le film est adapté d’un roman de science-fiction de L. Ron Hubbard -fondateur de la Scientologie- et raconte la lutte de Terriens face aux Psychlos, d’affreux aliens colonisateurs au look rasta. SFX foireux, scénario abyssal, sujet scientologue, acteurs complètement dépassés (cf. le look hallucinant de Forest Whitaker). Et grosse gamelle au box-office pour finir : 29,7 millions de dollars récoltés en salles pour un budget de 73 millions. Mais le film peut toujours compter sur un défenseur : son producteur John Travolta, scientologue notoire qui joue le méchant psychlo Terl dans le film et a investi lui-même de l’argent dans le film, considéré par les Razzie Awards en 2010 comme « le pire de la décennie ».

Le site The Dailybeast a demandé à l’acteur de Pulp Fiction s’il regrettait d’avoir faitTerre Champ de bataille. « Absolument pas, vous rigolez ? Pourquoi est-ce que je le regretterais ? », réagit immédiatement Travolta. « J’avais le pouvoir de faire tout ce que j’avais envie de faire, et j’ai choisi d’adapter un livre que je pensais valoir le coup en film. Et c’est un beau film. C’est un bon film », insiste-t-il. « Le problème, c’est que les médias l’ont confondu avec la Scientologie », analyse John. « Il est arrivé la même chose avec Phénomène, qui racontait l’histoire de Jésus-Christ et pas celle de la Scientologie… » Sorti en 1996, Phénomène (aussi avec Forest Whitaker) raconte comment un simple garagiste (Travolta) devient un super-génie par la grâce d’une lumière venue du ciel. Et quoi que Travolta puisse dire, le fait qu’il adapte un roman d’Hubbard -adaptation préparée par l’Eglise depuis 1983- avait l’allure d’un acte de foi.

« Je n’ai aucun regret. Et si on devait revenir en arrière, je le ferais de nouveau », continue Travolta. « C’était un moment de ma vie où je pouvais dire « j’ai tout le pouvoir du monde et je peux faire tout ce que je veux. Peu de gens ont cette opportunité, et j’ai fait ce que je voulais faire. » Pour mémoire, en mars 2010, le scénariste du film J.D. Shapiro s’est rappelé de son expérience de travail sur le film en recevant son Razzie dans un discours hilarant.

Si tout va bien, on retrouvera Travolta en pilote de canadair dans Warbirds, le prochain film du légendaire John McTiernan.

Source : première