Buveurs d’urine, Enfants divins, Réunion des crânes: Quand les sectes se mettent au 2.0

Publié le 22 novembre 2013.

JUSTICE – Alors que Serge Blisko, le président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) alerte sur les dangers d’Internet, «20 Minutes» a recensé trois mouvements en vogue sur la toile…

Il a décidé d’y consacrer son rapport annuel. C’est dire si Serge Blisko prend la menace au sérieux. A la tête de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, l’ancien député PS alerte, dans un entretien, sur la propagation des dérives sectaires sur Internet. 20 Minutes a recensé trois pratiques très en vogue en ce moment sur la toile…

Amaroli ou les buveurs d’urine

Florissants en ce moment, les mouvements préconisant des médecines alternatives représentent, d’après Serge Blisko «30% des dérives sectaires en France». Un chiffre en perpétuelle augmentation qui inquiète la Miviludes. «Parmi eux, il y a tous les adeptes de l’urinothérapie qui se retrouvent beaucoup sur Internet», explique le spécialiste.

Présentée comme l’une des plus anciennes thérapies au monde, l’urinothérapie préconise de se soigner en buvant un «Elixir» constitué de sa propre urine. Sur la toile, on trouve ainsi beaucoup de recettes d’Elixir et de communautés qui se retrouvent autour de cette pratique. «La première gorgée a été toute une expérience, avoue sur un forum Christianne. Je me sens différente depuis cette rencontre. Plus en Amour avec mon corps et avec la Vie. Je me prépare pour un jeûne de sept jours…»

Les Enfants divins

Les forces de l’ordre, vigilantes sur Internet, ont pu éviter deux suicides en Bourgogne en février 2011. Deux adeptes correspondaient en effet avec «Flot», gourou des Enfants divins installé au Québec. Invitant ses adeptes à vivre «une relation divine», il promettait aux élus «une ascension pour naître dans un vaisseau de lumière et quitter ce monde pour un nouvel univers».

Les deux Français qui se soumettaient à la discipline du mouvement étaient, selon le gourou, «pratiquement prêtes pour le décollage». De fait, elles avaient pris des dispositions avec les pompes funèbres et projetaient de se suicider pour profiter de l’ascension de lumière.

La réunion des crânes

«Quand il s’est présenté, un matin, à la Miviludes, le jeune homme était perplexe et sans solution», raconte Serge Blisko. Un peu déprimée, sa copine surfait tous les jours sans véritable but. Jusqu’au jour où, à travers un forum de discussion, elle a été approchée par le membre d’un mouvement sectaire.

Après l’avoir rassurée, il a invité la jeune fille à participer à une réunion à Paris. «Elle a dû acheter un crâne avant, raconte encore Serge Blisko. Le jour de la réunion, il fallait poser ses mains sur le crâne pour expulser ses soucis. Cela n’est pas dangereux. Sauf qu’à la fin de la conférence, elle a été invitée à un séminaire en province qui, lui, était payant…»

Source : 20 minutes