C.E.V.E : Accusé de viols et d’abus de faiblesse en Dordogne: « Il avait vraiment un air de gourou »

Le président du centre du château du Pauly, à Chassaignes, dans le Ribéracois, est accusé de viols et d’abus de faiblesse

Accusé de viols et d’abus de faiblesse en Dordogne: « Il avait vraiment un air de gourou »
Le président de l’Association de défense de la famille et de l’individu victimes des sectes, Dominique Poumeyrol, dit surveiller d’autres lieux en Dordogne© PHOTO 

ARCHIVES JEAN-CHRISTOPHE SOUNALET/ « SO »
C’est un lieu isolé, situé à quelques kilomètres de Ribérac. Entre Bourg-du-Bost et Festalemps, à Chassaignes, le château du Pauly, planté au milieu d’un parc de sept hectares, abrite la société Conscience évolution vitalité énergie, un centre qui dit organiser des « activités de bien-être pour le corps et l’esprit ». Mais c’est ici que quatre femmes disent avoir été victimes d’abus : elles ont déposé plainte pour viols.

L’enquête a débouché mardi dernier sur l’interpellation du président de cette société. Il a été mis en examen pour « viols, agressions sexuelles et abus de faiblesse sur des personnes en état de sujétion psychologique, résultant d’exercices de pressions graves de nature à altérer leur jugement ».

Si personne dans la commune ne pouvait se douter « qu’il se passait des choses aussi graves », le maire de Chassaignes, Bertrand Ramette, n’est « pas totalement étonné » par cette mise en examen. « Cela semblait bizarre que cet homme soit là, dans ce lieu, avec ces trois femmes. On ne pensait pas forcément à des dérives sectaires, mais il avait vraiment un air de gourou. » Contacté le 24 octobre par une des victimes, le président de l’Adfi (1), Dominique Poumeyrol, raconte « qu’aujourd’hui, ces femmes ne s’expliquent pas comment elles ont pu se laisser entraîner là-dedans. Quand elle nous a appelés, la première victime allait très mal. » Elle s’était inscrite dans le centre pour participer à des séances de qi gong, une gymnastique traditionnelle chinoise. Petit à petit, « on lui a vendu des séances de thérapie qui devaient lui permettre d’évoluer, de se retrouver », avance Dominique Poumeyrol. Le but ? « Oser, dépasser ses propres limites. »(…)

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