Canada – Choc après le retrait de dizaines d’enfants d’une communauté mennonite

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Les services de protection de la jeunesse du Manitoba ont retiré presque tous les enfants de 15 familles d’une petite communauté mennonite rurale.

Trois hommes et une femme font face à la justice. Un des hommes fait face à huit chefs d’accusation de voies de fait et à 10 d’agression armée. La femme fait face à cinq chefs d’accusation d’agression armée et à quatre de voies de fait. Deux des hommes avaient été accusés en mars, les deux autres, plus récemment.

Selon des documents déposés en cour, les agressions se seraient déroulées entre juillet 2011 et janvier dernier. Elles auraient impliqué l’emploi d’aiguillons à bétail et de sangles.

« Ça va être un terrible coup pour cette communauté et, plus généralement, pour la religion dont sont issues ces personnes », a estimé le chaire des études mennonites à l’Université de Winnipeg, Royden Loewen.

L’universitaire, qui a déjà visité la communauté, affirme que les châtiments corporels sont toujours la norme dans plusieurs communautés religieuses traditionnelles, mais jamais sous le coup de la colère et toujours à l’intérieur de certaines limites.

Libérés sous caution

Les quatre adultes accusés ont été libérés sous caution par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), après une audience cette semaine. Aucun des accusés ne peut entrer en contact avec un mineur sans le consentement des services de protection de la jeunesse. Ils doivent tous comparaître en cour à Dauphin en septembre.

Le quotidien Brandon Sun rapporte que le nombre d’enfants retirés est au-dessus de 50. Durant l’audience de libération sous caution, un des avocats a confirmé que les Services à l’enfant et à la famille du Manitoba (CFS) avaient retiré tous les enfants de la communauté, sauf un mineur de 17 ans.

La cour a imposé un interdit de publication sur le nom des enfants. Radio-Canada ne divulgue donc pas le nom de la communauté en question ni les noms des adultes accusés.

Des responsables des CFS ont indiqué que leurs spécialistes travaillent avec les familles touchées et que du soutien psychologique est offert pendant l’enquête de la GRC. Les responsables ont aussi dit qu’ils tentaient de placer les enfants dans des milieux « sensibles culturellement ».

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