Canada – La DPJ souhaite un mandat international contre Lev Tahor

Certains membres de la communauté Lev Tahor ont... (Photo Dave Chidley, La Presse Canadienne)

 

ANNABELLE BLAIS
La Presse

La DPJ tente d’obtenir un mandat d’arrêt international pour forcer les deux familles de Lev Tahor qui avaient quitté le Canada mercredi de rentrer au pays. Selon la DPJ, la justice ontarienne s’est montrée trop conciliante envers cette secte et aurait pu éviter cette nouvelle fugue.

La police ontarienne de Chatham-Kent a confirmé, hier, que 12 des 14 enfants qui devaient être placés en famille d’accueil ont quitté le pays. Les deux autres mineurs sont introuvables.

Un groupe de trois adultes et six enfants a été intercepté mercredi à l’aéroport de Trinité-et-Tobago et il y est détenu. Selon le directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) des Laurentides, Denis Baraby, un autre groupe se trouve au Guatemala.

La Presse a appris que la DPJ consulte maintenant le ministère de la Justice du Québec et les autorités policières et l’Agence des services frontaliers du Canada, afin qu’un mandat d’arrêt international soit lancé.

«Ces familles ont quitté le Canada alors qu’une ordonnance leur interdisait de partir. Elles s’exposent donc à l’application de la Convention de La Haye qui a pour objectif de prévenir les enlèvements et de protéger les enfants», a expliqué M. Baraby.

De son côté, la Cour supérieure de l’Ontario a autorisé la police de Chatham-Kent à disposer des services de la police provinciale et fédérale pour retrouver les enfants, selon le Toronto Star.

La veille, la justice ontarienne a retiré la garde des enfants à ces deux familles de la communauté juive ultra-orthodoxe. Ce jugement s’appliquera si les familles reviennent au pays.

Trop conciliant

La DPJ reproche toutefois à la justice ontarienne d’avoir trop tardé à réagir.(…)

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