Canada – Pontbriand : Les proches des enfants rapatriés soulagés

Première publication 28 novembre 2012 à 19h47

TVA Nouvelles

À East Broughton, en Chaudière-Appalaches, l’annonce du retour des enfants de la secte de Marcel Pontbriand prend une signification toute spéciale, puisque les mères de cinq d’entre eux, Caroline Gagné et sa sœur Mylène, viennent de là-bas.

Leur grand-père, Paul-André Gagné, n’a plus de nouvelles d’elles depuis plus de deux ans, et il n’a jamais vu certains de ses arrières petits-enfants. Même s’il ne sait pas ce que l’avenir leur réserve, il est rassuré de savoir qu’ils auront suffisamment à manger.

«Je suis bien content. Ils n’auront plus de misère, j’ai entendu dire qu’ils ne mangeaient pas là-bas», raconte-t-il.

(Crédit: TVA Nouvelles) Paul-André Gagné

Lucie, la mère de Mylène, rapatriée au Canada après avoir été arrêtée par les autorités américaines, ne se sent pour autant pas la force de s’occuper de ces enfants.

«Je suis contente qu’ils soient revenus, mais je n’ai pas la capacité de m’en occuper. J’aimerais ça, si je pouvais… Mais je n’aime pas non plus qu’ils soient séparés des parents, ni qu’ils restent dans une secte. Alors qu’est-ce qu’on fait avec ça?», demande-t-elle.

Deux adultes rejetés de la secte?

Selon les informations obtenues par J.E., les autorités négociaient hier encore avec le groupe de Marcel Pontbriand le retour de ces enfants. Il semblerait donc que le gourou ait préféré les renvoyer au Canada tout en gardant leurs parents après de lui.

L’un des deux adultes qui accompagnaient les enfants est Victor Poiré, un homme qui a quitté son domicile d’Otterburn Park il y a quelques semaines, pour rejoindre Marcel Pontbriand en Arizona. Les autorités canadiennes l’ont laissé partir avec ses deux enfants.

(Crédit: TVA Nouvelles) Katia Soulières

Le deuxième adulte qui accompagnait les enfants est Louisette Bilodeau. Elle n’a pas donné de ses nouvelles depuis plus de deux ans.

Sa fille, Katia Soulières, est très inquiète pour la suite des choses.

«C’est maintenant une itinérante, elle n’a aucun moyen. Et connaissant le groupe, ils n’ont rien à faire d’elle. Une fois que tu es sortie du groupe, on n’a plus d’intérêt pour toi. Mais là, elle n’est pas sortie, ils l’ont rejetée, ils l’ont donnée en sacrifice avec les enfants», explique-t-elle.

Source : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/sherbrooke/archives/2012/11/20121128-194751.html