La fin du monde n’a pas eu lieu, malgré les prophéties de nombreux «spécialistes»…

Annoncée par de nombreux théoriciens du chaos planétaire , l’apocalypse n’a pas eu lieu ce vendredi, laissant orphelins des milliers d’illuminés ou « survivalistes » surentraînés. Aucun incident sérieux n’était signalé cette nuit à travers le monde.

A Bugarach, ce petit village de l’Aude censé être épargné, l’un des derniers illuminés présents, vêtu d’une tenue para-militaire, était parti vérifier vers minuit qu’il ne se « passait rien sur la face sud du pic », selon notre envoyé spécial. Pendant ce temps, à l’auberge du village, on célébrait l’apocalypse show en dansant sur le tube « Born to be alive »…

Fin de soirée délicate, toutefois, pour quelques personnes interpellées sur place, notamment des randonneurs refoulés et deux individus contrôlés en possession de machettes et de masques à gaz. Le village, qui vient d’accueillir un millier de personnes -dont 300 journalistes ! – devrait sans doute retrouver le calme dès ce matin.

Certains déçus n’abdiquaient pas pour autant : « La fin du monde n’existe pas, c’est un changement d’ère, on passe de l’ère du verseau à l’ère du gémeau », jugeait après coup Thierry Thys, « ufologue ». Ce n’est « pas un cataclysme. La régénération s’accomplit pour tous, les énergies de la Vierge Marie et celles de Jésus sont là, au coeur du triangle sacré », explique « Oriana », « découvreur de grottes énergétiques sacrées, médium et designer de soucoupes volantes ».

Beaucoup plus loin, de l’autre côté du Pacifique, le président bolivien Evo Morales a lui préféré évoquer, lors d’une cérémonie inspirée de la culture andine, un nouveau départ… économique ! « Ce 21 décembre est le jour du début du Pachakuti (« nouvelle ère » en langue aymara), qui se traduit par l’éveil du monde à la culture de la vie. C’est le début de la fin du capitalisme sauvage », a-t-il promis.

Au rayon des petites frayeurs, il y a bien eu un puissant séisme de magnitude 6,8 vendredi soir au large de l’archipel du Vanuatu, dans le Pacifique sud. Le Centre d’Alerte au Tsunami du Pacifique a indiqué qu’il n’y avait pas de risque de tsunami destructeur. Pas de quoi bouleverser un monde, en somme…

source : LE PARISIEN Antonin Chilot avec Vincent Mongaillard | Publié le 22.12.2012, 00h31 | Mise à jour : 08h53

A Bugarach, « la fin du monde, on l’a vécue »

La fin du monde n’a pas eu lieu. A Bugarach, le petit village de l’Aude censé échapper à l’Apocalypse, les « illuminés » n’étaient pas au rendez-vous. Parmi les couche-tard, des déçus, mais pas seulement. Car ici, la fin du monde, personne ne l’attendait vraiment.

Clap de fin pour Bugarach. Dans le petit village de l’Aude, supposé échapper à la fin du monde, il n’y a eu ni vaisseau extraterrestre, ni ouverture d’un vortex sur le fameux Pic, en cette nuit du 21 décembre 2012. En revanche, s’il y avait bien quelque chose d’apocalyptique à Bugarach, ce fut le temps. Et si le maire du village avait prié les autorités – prévenant ainsi le monde entier – de contenir un afflux de mystiques dans son village, le ciel s’en est finalement chargé. Ou c’est peut-être aussi que ces fameux « illuminés » venus se réfugier à Bugarach n’existaient pas.

Au total, le préfet de l’Aude a recensé un millier de personnes, dont 300 journalistes. Tous à l’abri sous les tentes du village, réunis autour d’un verre, durant cette fameuse soirée. Dans l’attente de quoi ? « La fête », souvent. Vers dix-sept heures, le ciel s’assombrit soudain, des rafales de vent balayent les pancartes posées le long de la route et la pluie se déverse en trombe. « C’est la fin du monde » ! plaisante-t-on. Non, décidément, plus personne n’y croit vraiment.

Une fête de village

Toute la nuit, la pluie ne cessera de tomber. Les journalistes finissent par partir aussi vite qu’ils sont arrivés et nous nous retrouvons vite dans un village quasi-désert. Les seules lumières que l’on voit désormais sont celles des lampes frontales ou des téléphones qui guident les derniers valeureux dans la nuit, bravant le froid.

Il est presque onze heures du soir et l’on compte désormais sur l’animation pour tenir debout. Et pourtant, à Bugarach, les établissements, que l’on comptait au nombre de quatre, n’ont pas attendu l’heure fatidique pour fermer. Au point qu’à une heure du matin, il n’y avait d’autre choix que de se rendre « chez Janou », un restaurant de spécialités locales où Claude, le DJ du coin aux platines, nous fait revivre les années 80. Sous la tente du restaurant transformée en dancing pour l’occasion, les gens boivent du crémant dans une ambiance de fête de village. Le son de la musique résonne dans la petite vallée, seul signe de vie alors que la nuit noire enveloppe la petite commune comme une chape de plomb.

A deux heures, les « survivants » de la fin du monde – ils ne sont pas plus de cinquante – posent pour une dernière photo avant de retrouver leurs lits. Les yeux rivés sur le pic, il ne se passe toujours rien. Déçus ? « On l’a vécu la fin du monde ! » s’amuse Tony, 24 ans, accompagné de trois amis, venus de Paris. « On voulait être là pour vivre un moment extraordinaire, au milieu de la nature, et on l’a fait. Elle s’est littéralement transformée quand le temps s’est changé. Il y avait quelque chose d’incroyable ». Désormais, ils s’en vont rentrer dormir. « On ne s’attendait pas à autre chose », souligne le jeune homme. A Bugarach, c’est donc ici qu’est né et s’arrête le buzz. « C’est la fin de la fin du monde », conclut un photographe, déçu, en partant dans le noir.

source : METRO

Fin du monde à Bugarach : « Apocalypse non »

300 journalistes, autant de gendarmes, quelques centaines de curieux… Devant le tableau d’une époque si futile, hier à Bugarach, on en serait presque arrivé à espérer la fin du monde. Il n’y a pas eu de fin. Pas de vortex qui s’ouvre ni d’alien endormi qui se réveille sous le pic de Bugarach.

Il n’y a pas eu de fin du monde mais des signes des temps : le principe de précaution poussé à son absurde paroxysme, le règne du buzz médiatique et la recherche de l’éphémère célébrité que procure internet.

Bugarach aura au moins eu ceci de fascinant qu’on a vu s’y déployer un dispositif de sécurité et de secours réutilisable lors du prochain plan Orsec. Gendarmes partout, pompiers, secouristes en attente d’on ne sait pas trop quoi et réduits à l’inactivité totale m’enfin on ne sait jamais… N’en aurait-on pas un peu trop fait, compte tenu du peu d’illuminés ou de clients à l’ascension du pic (lire par ailleurs) ? Le préfet de l’Aude, Éric Freysselinard réfute : « Non, on n’en a pas trop fait. Justement, le dispositif mis en place a permis de dissuader les gens de venir. » Démonstration improuvable.

Résultat, cette construction de toutes pièces d’un danger potentiel sur lequel s’est cristallisé un pur fantasme issu d’une hypothétique interprétation d’une encore plus hypothétique prédiction maya (ce qui fait 1. beaucoup d’aléas ; 2. une bien longue phrase) a fatalement attiré les médias du monde entier, toujours excités à l’idée de buzzer. 300 journalistes de 18 pays qui s’auto-filment.

Certes, il y a bien eu quelques joueurs décidés à défier la toile d’araignée tissée par les gendarmes. Vite refoulés. Luc et Alex, un père et son fils venus de Brignoles, dans le Var, pour poster un petit film de leur expédition sur le net ne se sont pas fait serrer. Mais ils ont rebroussé chemin, tout crottés, sans tenter le diable d’une ascension dangereuse. « On est passés par le col de Saint-Louis, le GR 36, puis dans les arbres mais on est redescendus, c’était trop glissant », explique le père.

Du coup, au village dont l’accès a été limité à un seul sens de circulation à partir de 15 h 30, les télés et radios tournaient en rond, à l’affût du moindre hurluberlu à portée de micro-caméra.

Las ! Point de tordu à l’horizon, sinon peut-être celui qui a le mieux réussi son coup : Sylvain Durif, « christ cosmique » autoproclamé répandant ses balivernes sur toutes les ondes : « Je suis l’homme vert, l’enseignant de Jésus, le messager de Dieu. » Frappé de la lumière divine un jour qu’il faisait nuit, il dit alors avoir senti tous ses chakras s’ouvrir et ressenti la puissance de « 10 000 orgasmes d’un seul coup ». Les gonades ainsi dégoupillées, son souffle aurait alors projeté les cinquante personnes alentour à des centaines de mètres à la ronde.

Au reste, outre les 500 curieux venus contempler le néant, quelques-uns ont profité de l’occasion pour se faire un petit coup de pub ou faire un sketch. On a ainsi vu défiler pêle-mêle le 2 CV club 66 emmené par le Diable (Sébastien) et la Mort (Daniel) venus « recueillir des âmes perdues avant la fin du monde », le conseiller général Jacques Hortala faire l’article de son canton, les gars de la Bulle de Limoux offrir une coupe aux journalistes dans l’espoir qu’on parle d’eux, deux chanteurs de Perpignan distribuant leur disque, Dark Vador, les moutons de la Confédération paysanne, une jeune femme moulée dans une robe de soirée violette dansant de façon suggestive sur les murets du village, le président de la mission contre les sectes, Georges Fenech en pleine retape pour son bouquin, et un paramilitaire serbe qu’on appellera Jean-Michel expliquant doctement face aux caméras que « selon

[ses] informations l’extraterrestre qui dort sous le pic a décidé ne démarrera finalement pas sa soucoupe volante parce qu’il préfère dormir ». Bref, avec un tel panel de survivants potentiels, il fallait sans doute préférer mourir et quitter Bugarach fissa.


Le chiffre : 303 journalistes>de 19 pays. Le phénomène Bugarach aura surtout mobilisé les médias. 303 journalistes accrédités de 84 médias venus de 19 pays – Turquie, Espagne, Japon, Portugal, Norvège, Autriche, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Israël, Belgique, Chine, Danemark, Russie, Pays-Bas, Allemagne, Brésil, Russie, France – pour se filmer entre eux.


Le bon coup de la Conf’ 300 journalistes de 84 médias du monde entier, pareille aubaine médiatique ne se présente pas tous les quatre matins. La Confédération paysanne l’a saisie dès hier matin en manifestant contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. « Des moutons, pas des avions », ont scandé les manifestants derrière le troupeau défilant dans le village. Quel rapport avec Bugarach ? Le projet de ferme éoliennes souhaité par le maire du village et retoqué par la justice qui amputerait encore le département de terres agricoles. « Nous sommes là pour dire non aux grands projets inutiles comme les aéroports, ou les golfs, dans l’Aude. Il faut sacraliser les terres agricoles qui disparaissent en France au rythme d’un département par an », appuie Michel David, de la Conf’.

source : LA DEPECHE.fr Jean-Louis Dubois-Chabert envoyé spatial

Une fois de plus, la fin du monde n’a pas eu lieu

Le 21 décembre 2012 n’était qu’une énième fausse alerte dans l’histoire de l’humanité, riche en prévisions de cataclysmes et désastres pour rien.

ISS. C’était donc une erreur. La fin du monde n’a pas eu lieu le 21 décembre 2012, il n’était pas besoin de se ruer à Bugarach ou de réserver une place sur l’ISS. Pas cette fois en tout cas. Car assurément, la fin du monde sera à nouveau annoncée dans quelques temps, quelques siècles, comme cela a été le cas au fil de l’histoire de l’humanité – il n’y avait simplement pas Internet pour relayer, ou railler, autant la nouvelle.

Cette manie s’enracine à partir du 1er siècle avec l’Apocalypse, le dernier livre du Nouveau Testament, écrit par un habitant d’une île de la mer Égée, par Jean de Patmos, entre 60 et 100. Jean n’annonce pas vraiment de catastrophe, mais le début du règne de Dieu (le grec apokaluptein signifiant révéler, dévoiler) après le combat des forces du bien contre les forces du mal.

La large latitude d’interprétation laissée par ce texte, où Jean raconte les révélations qu’il a eues après la mort de Jésus Christ, fait que « apocalypse » est vite devenu synonyme de catastrophe et de destruction.

DÉLUGE. Mais de nombreux mythes évoquent des dévastations pour l’humanité, tels celui, babylonien, du Déluge durant sept jours et sept nuits. Ou le déluge des Yao, peuple du sud de la Chine.

En 1910, la queue de la comète de Halley doit anéantir toute vie sur Terre

L’approche de l’an 1000 est censée avoir déclenché nombre de peurs et prévisions catastrophistes ; il s’agit essentiellement d’un mythe construit des siècles plus tard pour évoquer la peur du Jugement dernier chez les chrétiens.

Dans ses Prophéties de 1555, Michel de Nostredame, dit Nostradamus, cite explicitement la date de juillet 1999 (plus exactement : « L’an mil neuf cent nonante neuf sept mois ») pour la destruction du monde. Lors de l’année en question, certains ont associé la prédiction avec l’éclipse du soleil du 11 août.

HALLEY. En 1910, la Comète de Halley doit passer si près de la terre que le gaz de sa traîne sont censées anéantir toute vie sur Terre. Finalement, tout s’est bien passé.

Un siècle après l’an mille, c’est l’an 2000 qui inquiète. A raison cette fois : on redoute un grand bug informatique à cause d’un problème de programmation remontant aux débuts de l’informatique. Pour gagner de l’espace mémoire sur des machines encore rudimentaires (par rapport à celles des années 1990-2000), le format des années étaient basé sur deux chiffres et non quatre : 85 pour 1985 par exemple. Or, après 99, viendrait 00 ! Comment les machines allaient interpréter cette donnée, 2000 ou 1900 ou 100 ? De grands chantiers de mises à jour et de reprogrammation ont été lancées pour, finalement, éviter tout problèle au passage de l’an 2000.

LHC. Le 10 septembre 2008, le Centre Européen de Recherche Nucléaire (CERN) met en route l’accélérateur de particules le plus rapide au monde, le Grand Collisionneur de Hadrons (LHC). Or, les mois précédents, la polémique n’a cessé d’enfler : l’engin risque de créer un mini trou noir. Deux Américains ont même déposé plainte à Honolulu, à Hawaii, contre le CERN.

Enfin, le 21 décembre 2012… c’était hier, et Sciences et Avenir et toujours là, le numéro de janvier 2013 vous attend, comme le hors-série sur Les origines de nos croyances, fêtes et superstitions sorti jeudi 20 décembre, de même que le site Internet que vous pouvez tranquillement continuer à consulter.

source : LE NOUVEL OBSERVATEUR PAR Arnaud Devillard Sciences et Avenir

Canada – Info-Secte est inondé d’appels

BRUCE GARRIOCH / AGENCE QMI

Publié le: vendredi 21 décembre 2012, 18H33 | Mise à jour: vendredi 21 décembre 2012, 18H52

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PHOTO ARCHIVES / AGENCE QMI

L’organisme Info-Secte, notamment, a été débordé d’appels au cours des derniers jours. Des parents ou des amis s’inquiétant pour des proches, souvent victimes de gourous, ont téléphoné à l’organisme.

Pour le président de l’association, Mike Kropveld, les rumeurs d’apocalypse profitent uniquement aux gourous en tout genre. «Quand on parle de fin du monde, on a des prophètes et ceux qui profitent», a-t-il commenté en entrevue à TVA Nouvelles.

D’ailleurs, cette fin du monde qui ne s’est pas produite n’arrête pas les charlatans, qui continuent de répandre des faussetés. «J’ai déjà vu des sites qui annonçaient 2016 comme nouvelle date de fin du monde, a dit M. Kropveld. Il y a beaucoup de gens qui gagnent de l’argent de cette façon-là et qui utilisent la générosité et la peur d’une population pour faire de l’argent.»

Il a souligné également que les gens qui croient réellement à la fin des temps ont tendance à s’isoler, et surtout n’abordent pas le sujet en public.

«Ceux qui croient à la fin du monde ne vont certainement pas en parler publiquement parce qu’ils savent que les gens vont, premièrement, croire qu’ils sont fous, et deuxièmement, peut-être, vont-ils croire que les gens ne comprennent pas, a dit le président d’Info-Secte. Ils se sentent peut-être les élus, spéciaux et choisis pour échapper à la fin du monde.»

Selon M. Kropveld, la fin du monde annoncée a permis de fidéliser les adeptes de groupes sectaires. Ainsi, les gourous peuvent en tirer de bons profits, grâce notamment à la vente de séminaires ou de voyages.

Les médias sociaux ont également accentué l’inquiétude que peuvent vivre certaines personnes, croit M. Kropveld. «Beaucoup de gens rient de ce sujet, mais malheureusement, il y en beaucoup qui croient», a-t-il dit.

Selon un sondage Reuters-Ipsos, près de 10 % de la population croyait réellement à la fin du monde, qui devait se produire le 21 décembre.

Source : http://www.journaldemontreal.com/2012/12/21/info-secte-est-inonde-dappels

Sectes et fin du monde: «toujours plus facile de croire que de réfléchir»

Un prêtre indien fait une prière païenne à... (Photo Reuters)

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Un prêtre indien fait une prière païenne à l’occasion d’une cérémonie marquant le solstice d’hiver et la fin du « compte long » du calendrier maya. L’événement a été tenu hier à l’extérieur d’une église située à Tactic, dans le Haut Verapaz, au Guatemala.

PHOTO REUTERS

Le principal service québécois d’aide aux proches de personnes prises entre les griffes de sectes est débordé d’appels liés à la fin du monde, que les Mayas ont prétendument annoncée pour le 21 décembre.

«Depuis les 32 dernières années à Info-Secte, j’entends parler de prédictions sur l’imminence de la fin du monde», affirme Mike Kropveld, président de l’organisme, dans son dernier bulletin d’information. «Cette fois-ci, c’est encore plus effrayant.»

M. Kropveld assure que «c’est la première fois» que les appels sont aussi nombreux, notamment de la part de parents qui s’inquiètent pour des membres de leur famille.

Des professeurs ont aussi joint M. Kropveld afin de pouvoir répondre efficacement aux questionnements de certains élèves. «Ils sont conscients que ça inquiète certains de leurs élèves», a-t-il expliqué.

Un moyen de fidélisation

«La fin du monde, c’est un sujet qui existe dans les croyances de plusieurs mouvements, mais ils n’ont pas nécessairement de date précise», relate le président d’Info-Secte. Tout le battage autour de la date du 21 décembre fournit un moment précis à ceux qui croient à son imminence.

Mike Kropveld explique que la popularité de cette croyance tient notamment à son utilité pour les gourous en tout genre. Il s’agirait d’un excellent moyen de fidéliser des adeptes en leur inspirant un «sens d’urgence».

«Si je vous dis que dans 200 ans, il y aura la fin du monde, est-ce que ça va vous préoccuper? Et si je vous dis que ça va arriver bientôt et que vous avez une chance d’être protégé? a-t-il dit. Ça encourage les gens à appartenir [à une secte] pour être sauvés.»

Des gens vulnérables

Serge Larivée, professeur en psychoéducation de l’Université de Montréal, souligne d’ailleurs que les membres de sectes sont toujours plus disposés à croire à ce type de fabulations. «Ce sont habituellement des gens qui sont faibles, qui vivent des choses difficiles, qui ont besoin d’être entourés, affirme le professeur en entrevue téléphonique. C’est toujours plus facile de croire que de réfléchir.»

De plus, pour les gourous, il s’agit d’un bon moyen de faire des profits.

«Il peut y avoir des séminaires, des voyages» offerts aux membres de sectes pour se préparer, a pu constater Mike Kropveld au cours de ses enquêtes. Et si la fin du monde est de toute façon inévitable et rapprochée, à quoi peut bien servir l’argent? «Ils vont dire que c’est mieux de l’investir dans quelque chose» qui peut aider à sauver des individus, explique l’expert du mouvement sectaire.

Dès aujourd’hui, l’atterrissage pourrait être douloureux pour tous ceux qui ont cru que leur dernière heure était venue.

Selon M. Larivée, ils pourraient bien se retrouver en situation de «dissonance cognitive». C’est ce qui se produit quand le cerveau entre en contradiction profonde avec lui-même.

«Il n’y aura pas de fin du monde. Et ce qui est intéressant, c’est de voir comment vont réagir les gens qui y ont cru, affirme le professeur. Le cerveau a besoin de cohérence pour fonctionner.»

Il prévoit que ces individus trouveront mille et une raisons pour expliquer que rien ne s’est produit.

«On a prié très fort et Dieu nous a sauvés» ou encore «ce n’était pas la fin du monde matériel et on est maintenant dans une nouvelle ère plus spirituelle» risquent de se retrouver parmi les excuses les plus populaires, selon lui.

«Quand le cerveau est pris en flagrante contradiction, il doit retomber sur ses pattes.»

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/201212/20/01-4605905-sectes-et-fin-du-monde-toujours-plus-facile-de-croire-que-de-reflechir.php

Une fin du monde aux allures de « grand n’importe quoi »

Le 21 décembre à 18h13 par Jean-Luc Bobin | Mis à jour il y a 21 heures

Star d'un jour. Médiatisation éphémère. Cette pseudo fin du monde a permis a n'importe qui d'avoir le sentiment d'être subitement devenu quelqu'un sous les feux des projecteurs de médias en mal d'info.
Star d’un jour. Médiatisation éphémère. Cette pseudo fin du monde a permis a n’importe qui d’avoir le sentiment d’être subitement devenu quelqu’un sous les feux des projecteurs de médias en mal d’info. PHOTO/PHILIPPE ROUAH

A quelques heures de la fin du monde, Bugarach a pris des allures totalement surréalistes. Encerclé par un dispositif militaire impressionnant, filtrant rigoureusement tous les accès menant au site, le petit village audois de 200 âmes a littéralement été pris d’assaut par plus de 250 journalistes venus du monde entier.

Lassés et irrités par ce grand cirque, la plupart des habitants restent cloîtrés chez eux de peur d’être harcelés par les micros et les caméras. D’autres, déambulant au milieu de quelques illuminés tout heureux de trouver une inespérée vitrine médiatique pour débiter leurs sornettes, tentent, malgré tout, de donner le change avec l’intention de prendre les choses avec humour.

La fête, que certains appelaient de leur voeux, était en ce vendredi soir en passe de tourner court. Faute de participants !
Triste et pathétique fin du monde au coeur du  » grand n’importe quoi « ..

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Source : http://www.lindependant.fr/2012/12/21/une-fin-du-monde-aux-allures-de-grand-n-importe-quoi,1712894.php

La fin du monde n’a pas eu lieu, Bugarach épargné

Le 21 décembre à 14h17 | Mis à jour il y a 6 heures

©PHOTOPQR/LE PARISIEN/yann foreix/BUGARACH LE 21/12/2012 -  des individus se sont déguisés pour fêter la "fin du monde" le 21 décembre 2012 à bugarach aude jour dit de la "fin du monde"
Mayan apocalypse: Bugarach - the French village that will survive the apocalypse, on december 21
©PHOTOPQR/LE PARISIEN/yann foreix/BUGARACH LE 21/12/2012 – des individus se sont déguisés pour fêter la « fin du monde » le 21 décembre 2012 à bugarach aude jour dit de la « fin du monde » Mayan apocalypse: Bugarach – the French village that will survive the apocalypse, on december 21 PHOTO/PHOTOPQR/LE PARISIEN yann foreix

Entre gag, buzz et expression d’une inquiétude plus diffuse, la « fin du monde » soit-disant annoncée par le calendrier maya, c’était pour le 21 décembre 2012. Ou plutôt pour la nuit, du 21 au 22 entre 0 h 32 et 0 h 41 selon les analyses des plus fins connaisseurs de la culture maya. En fait, il ne s’est rien passé, sauf à Bugarach.

L’affaire a pris une dimension toute particulière dans petite bourgade de l’Aude, s’étendant au pied du pic du même nom, sommet des Corbières et qui n’a pas attendu la fin du monde pour être une montagne légendaire. Censée être épargnée par l’apocalypse, elle a vécu une journée pas comme les autres.

Source : http://www.lindependant.fr/2012/12/21/fin-du-monde-jour-j-a-bugarach-en-direct,1712878.php

Un rafale intercepte un avion de tourisme au dessus du pic

Le 21 décembre à 09h38 | Mis à jour le 21 décembre

Un chasseur ultramoderne Rafale est intervenu à la verticale du pic.
Un chasseur ultramoderne Rafale est intervenu à la verticale du pic. PHOTO/Photo d’illustration – AFP – ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

L' »affaire » s’est déroulée jeudi après-midi au dessus du pic du Bugarach. L’endroit est interdit de survol pat les autorités pendant toute la durée de la « fin du monde ». Détail qu’ignorait manifestement un pilote d’aéroclub qui avait décollé de l’aérodrome de Muret, non loin de Toulouse, pour une balade aérienne.

L’appareil, immédiatement repéré, a été pris en chasse par un avion militaire Rafale de la base de Salon de Provence. Un hélicoptère est également intervenu sur la zone. Bilan de ce ballet aérien : l’avion de tourisme a été dérouté sur l’aéroport de Béziers où il s’est posé.

Manifestement de bonne foi, le pilote n’a pas été inquiété et conservera sa licence de vol même après la fin du monde.

A Bugarach, ce 21 décembre est le jour J. Tandis qu’il est toujours impossible de prévoir le nombre de personnes qui seront présentes, ce vendredi soir, au pied du pic de Bugarach. L’occasion pour Eric Freysselinard, le préfet de l’Aude,  d’expliquer qu’il « était de la responsabilité de l’État d’assurer la sécurité des personnes en tous lieux et à toutes les heures sans se poser de questions sur l’origine de l’événement ».

Depuis le début de la semaine, une centaine de gendarmes, dont certains corps spécialisés quadrillent le territoire alors qu’aucune foule n’afflue et qu’il ne se passe pas grand-chose. La chasse, les rave-parties et l’accès au pic ont été interdits, tout comme le survol de la montagne. Toujours pour des raisons de sécurité selon les autorités.

« Quant aux hélicoptères de l’armée de l’air que vous pouvez voir dans le ciel, ils sont juste sur un couloir aérien et n’ont rien à voir avec Bugarach », a expliqué le préfet tout en assurant que le coût de cette organisation est « extrêmement minime et non quantifiable puisque les moyens existent et les fonctionnaires sont payés de toute façon ».

En plus des forces de l’ordre, l’État a effectivement installé un poste médical avancé et une équipe médico-psychologique se tient prête à intervenir. Alors que presque 300 journalistes du monde entier sont présents, que les 200 habitants du village s’apprêtent à accueillir famille et amis en ce début de vacances scolaires (550 laissez-passer ont été délivrés en mairie) et que la fin du monde est “programmée” pour cette nuit, impossible de prévoir le nombre de personnes qui seront présentes ce soir à Bugarach. Le village peut en accueillir plusieurs centaines, « tout dépendra de la façon dont ils arriveront », mais il semble que la foule attendue un temps ne sera pas au rendez-vous.

Source : http://www.lindependant.fr/2012/12/21/un-rafale-de-l-armee-de-l-air-intercepte-un-avion-de-tourisme-au-dessus-du-pic,1712862.php