Algérie – Le ministre des Affaires religieuses : “ Les imams appelés à défendre les constantes de la nation ”

L’Algérie saura faire face aux campagnes d’évangélisation et même de judaïsation émanant de quelques sectes religieuses qui ont des visées malintentionnées.

PUBLIE LE : 21-08-2014 | 0:00

D.R

L’Algérie saura faire face aux campagnes d’évangélisation et même de judaïsation émanant de quelques sectes religieuses qui ont des visées malintentionnées. Cette mise en garde émane du ministre des Affaires religieuses qui a affirmé en marge de la conférence commémorant le double anniversaire du 20 Août qu’il a animée hier, au conseil scientifique de la mosquée El Arkam de Chevalley (Alger). ces   tentatives visent à «déstabiliser» le pays et à «propager» la fitna, a t-il dit . «Nous sommes conscients que ces personnes utilisent tous les moyens pour parvenir à leurs fins, notamment des incitations matérielles et financières», a-t-il affirmé en indiquant que notre pays n’a jamais été contre la liberté de culte et qu’il respecte toutes les religions à travers la loi 02/06 de février 2006 réglementant la pratique du culte des non-musulmans et qui stipule que «la liberté de conscience est garantie y compris pour la minorité chrétienne».
Le ministre des Affaires religieuses a néanmoins tenu à rassurer que l’Algérie est protégée contre ce phénomène à travers sa religion, édicté dans la Constitution comme religion de l’Etat, et aussi grâce aux mosquées qui sont appelés à jouer pleinement leur rôle en sensibilisant les citoyens sur les dangers de telles campagnes.
«La mosquée est le meilleur rempart», a-t-il soutenu avant d’avertir que la loi 02/06 comprend une série de mesures administratives et des sanctions pénales à l’encontre des contrevenants. Ainsi, des peines allant de 2 à 5 ans de prison et des amendes de 500.000 à 1 million de dinars sont prévues contre toute personne qui «incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion (…), fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou tout autre support ou moyen qui visent à ébranler la foi musulmane».
Aussi, ce texte interdit l’exercice d’un culte autre que musulman «en dehors des édifices prévus à cet effet et subordonne l’affectation des édifices pour l’exercice du culte à l’obtention d’une autorisation préalable». En revanche, l’Etat promet d’assurer «protection et soutien» aux «associations à caractère religieux constituées conformément aux lois et aux règlements régissant ce domaine».
Interrogé sur le rapport du département d’Etat américain sur les libertés religieuses qui épingle l’Algérie sur de prétendues persécutions, M. Aissa a qualifié ceci de «non-événement» pour la simple raison que ce rapport revient chaque année. «Nous n’avons pas à répondre aux Américains et s’ils nous accusent de défendre farouchement l’islam, alors on accepte ces accusations», s’est-il contenté de répondre.

Une Académie de fetwa
A une question sur le mufti de la République qui tarde à se concrétiser, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs a assuré qu’elle est toujours d’actualité et dès la rentrée les choses vont bouger à travers le lancement des procédures pour la création d’une académie de fetwa qui aura à se prononcer sur les questions religieuses. «Je ne suis pas fan d’un mufti, un grand cheikh, qui se présente à la télévision pour trancher sur telle ou telle question. L’idéal serait de mettre en place un collège élargi à des scientifiques de divers domaines comme l’astronomie, la médecine ou la sociologie», a-t-il souligné. L’Académie en question sera chargée d’examiner les questions ou les avis religieux soumis à débat afin de dégager un avis religieux unifié qui sera annoncé, soit par le président de l’académie, soit par le mufti de la République.

Source : El Moudjahid

Le ahmadisme, la nouvelle crainte du gouvernement algérien ?

Par   | mai 13, 2013 6:44

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Les sectes religieuses deviennent un enjeu religieux et politique en Algérie. Un haut cadre du ministère des Affaires religieuses et des wakf s’est exprimé hier sur la Chaîne 3 de la Radio algérienne pour dénoncer la prolifération des mouvements sectaires dans le pays, notamment le ahmadisme. 

«Ces sectes se démultiplient, elles se réorganisent. Le ministère des Affaires religieuses doit prendre ses précautions, parce que toutes ces tendances ont leurs sources à l’étranger, dans des pays qui ne sont pas obligatoirement amis de l’Algérie», a averti Mohammed Aïssa, inspecteur général du ministère des Affaires religieuses.

Mohammed Aïssa a particulièrement pointé du doigt trois grands courants jugés sectaires par les autorités : ceux dérivés du wahabbisme et du takferisme, ainsi que le ahmadisme. Le cadre du ministère des Affaires religieuses a d’ailleurs accusé ce dernier d’avoir «une interférence et une complicité avec des forces étrangères, notamment avec le sionisme international».

L’ahmadisme est un courant apparu au 19ème siècle dans le nord de l’Inde. Né en 1835 dans la région du Pendjan, Mirza Ghulam Ahmad est considéré par les adeptes de ce courant comme le second Messie et le «fils spirituel» du Prophète Muhammad (QQSL). «Mandaté par Dieu», il serait venu sur terre, «pour rétablir l’Islam dans sa pureté originelle et ainsi réunir et représenter toutes les religions révélées» selon des ouvrages ahmadis.

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Algérie – Le ministère des Affaires religieuses annonce la préparation de deux projets de loi

Invité hier de la Chaîne III de la Radio nationale, Mohamed Aïssa, inspecteur général au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs tire la sonnette d’alarme sur «l’apparition en Algérie, ces dernières années, des courants  salafistes, wahabistes, chiites, ahmediste ou takferiste». Il a estimé que «la manifestation de ces sectes ne peut être qu’analysée comme une invasion étrangère». Citant par exemple l’ahmedisme qui, selon lui, est «une secte qui a une complicité avec des forces étrangères, comme le sionisme international».

Ces sectes visent à «déstabiliser le pouvoir en place, au Maghreb et dans le monde arabe» dans la mesure où «elles tentent de s’organiser en courants politiques», a-t-il souligné.  Au sujet des lieux de prière au niveau des campus universitaires, Mohamed Aïssa a confirmé que «cela échappe au contrôle du département des Affaires religieuses», alors que, a-t-il précisé, c’est là «où les sectes agissent le plus pour l’endoctrinement des jeunes».

Dans ce sens, il a insisté sur la nécessité d’imposer une autorisation, délivrée par le ministère des Affaires religieuses, pour toute invitation d’un prédicateur étranger dans les universités algériennes.

C’est ainsi que deux projets de loi sont au niveau du gouvernement, l’un pour réorganiser la création d’associations à caractère religieux et l’autre pour réglementer la construction et la hiérarchisation des mosquées, a annoncé dimanche l’inspecteur général au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs.

Le projet de loi relatif aux associations à caractère religieux viendra combler «un vide juridique». «Ces associations obéissaient à la loi de 1990 qui régissait toutes les associations, quel que soit leur caractère», a précisé Mohamed Aïssa. Parmi les 96 000 associations agréées à l’échelle nationale, «15 990 sont à caractère religieux», a-t-il souligné. […]

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L’Algérie face à la prolifération des sectes religieuses

La présence salafiste de plus en plus remarquée en Algérie inquiète l’Etat algérien. La confirmation de cette crainte est venue du ministère des Affaires religieuses. La présence salafiste ne se manifeste, en effet, pas uniquement par les accoutrements de celles et ceux qui se revendiquent, presque en public, de cette «mouvance», mais également par des positions politiques, au point où une enquête sur «l’emprise» de cette mouvance sur la rue et, particulièrement, sur les électeurs, a été commandée aux renseignements généraux (RG), relevant de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

La crainte exprimée hier par l’inspecteur général du ministère des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, a été ressentie par l’Etat algérien au lendemain de l’annonce des résultats des élections législatives de 2012. Un leader salafiste avait, rappelle-t-on, appelé à la participation aux élections, mais pour voter à blanc.

Une enquête avait été, à l’époque, demandée aux RG pour savoir si toutes celles et tous ceux qui ont voté à blanc l’ont fait à l’appel de ce dernier, avons-nous appris de source sûre. L’enquête devait permettre de savoir si le salafisme comptait 1,5 million d’adeptes en Algérie.

Le leader en question, faut-il le rappeler, n’avait pas rejoint le FIS dissous dans son appel au boycott de ce rendez-vous électoral. Il pouvait faire dans la manipulation en faisant croire que «l’ensemble des votants à blanc appartiennent à la mouvance au nom de laquelle il animait des prêches dans une des mosquées d’Alger, à Kouba plus exactement.

La demande de cette enquête exprimait déjà les craintes ressenties par les pouvoirs publics par rapport à la montée du salafisme en Algérie.[…]

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