Antilles – Mort du petit Paul : sa mère devant les assises

Lovely ELIACJeudi 12 juin 2014

À la barre, une jeune femme accusée d’avoir privé de nourriture son enfant qu’elle croyait habité par le diable.

C’est une affaire délicate et sordide, sur fond de magico-religieux, que doit juger la cour d’assises de Basse-Terre aujourd’hui et demain.
Tatiana Petit, une Saint-Martinoise de 32 ans comparaît jusqu’à demain devant la cour d’assises de Basse-Terre, pour avoir été impliquée directement dans la mort, en 2011, de son fils Paul, âgé de 3 ans. La jeune mère se croyait victime de sorcellerie. Fait rare dans le box, l’accusée doit répondre de la mort de son fils, mais aussi des mauvais traitements infligés aux trois frères et soeurs de ce dernier.
Les faits remontent au 27 août 2011. Après le décès du petit Paul à l’hôpital de Marigot/Saint-Martin, une enquête est ouverte suite à la présence de traces de maltraitance sur le corps de l’enfant. L’autopsie révélait que le garçon était décédé « des suites de malnutrition et de déshydratation associées à des actes de maltraitance quotidienne dont des coups non mortels ayant provoqué un oedème cérébral » .
Les soupçons se portent très vite sur la mère du petit garçon qui aurait également commis des violences sur les autres enfants.
UN DRAME SUR FOND DE SORCELLERIE
Mais qu’est-il arrivé pendant les vacances scolaires de 2011, pour que Tatiana Petit s’acharne sur son fils de 3 ans ?
« Elle était devenue bizarre depuis la naissance de Paul » , affirment certains. « Elle avait un grand intérêt pour la sorcellerie et paraissait possédée par le vaudou » , déclare le père du petit garçon.
Mais pour Tatiana Petit, ses qualités de mère aimante et dévouée ne sont plus à prouver. D’après elle, le problème était ailleurs. « Paul – tout comme Daniel, le petit dernier – était victime d’un sort. L’esprit malin prenait les repas de Paul et la sorcière le battait. »
L’accusée était-elle bien consciente de ses actes au moment des faits ? C’est ce que les jurés devront déterminer tout au long de ce procès.
Sources : France Antilles