Canada – Cookshire-Eaton réclame 33 000 $ aux Esséniens

Publié le 02 octobre 2014 à 15h05 | Mis à jour le 02 octobre 2014 à 15h05

L'Ordre des Esséniens est mené par Olivier Martin.... (Photo tirée de Facebook)

L’Ordre des Esséniens est mené par Olivier Martin.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Ma Presse

 

Claude Plante
CLAUDE PLANTE
La Tribune

(SHERBROOKE) L’Ordre des Esséniens ne mène pas grand train à Cookshire-Eaton, mais il fait mal aux finances de la municipalité.

La petite église située dans le secteur Birchton.... (Photo tirée de Facebook) - image 1.0

La petite église située dans le secteur Birchton.

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Martin Tremblay, directeur général et secrétaire-trésorier, confirme que l’administration municipale n’a pas reçu de plainte de citoyens concernant ce groupe religieux s’étant établi dans l’ancien domaine de la famille Drolet.

En tant qu’administrateur municipal, si je n’ai pas de plainte, c’est que le groupe se comporte en bon citoyen corporatif, a-t-il résumé lors d’un entretien accordé à La Tribune.

C’est au chapitre de l’impôt foncier que le groupe mené par Olivier Martin est en défaut de paiement, ajoute-t-il. En 2013, les Esséniens, via la Fondation du mouvement, ont fait clairement savoir qu’il n’a pas l’intention de payer les 33 000 $ dus en taxes et autres frais municipaux, ajoute M. Tremblay.

Le dossier suit les procédures de litiges. Il restera aux membres du conseil municipal de décider si des recours devant le Tribunal administratif du Québec seront entrepris.

Le mouvement est aussi propriétaire d’une petite église sur le chemin de la Chute dans le secteur Birchton. Son «ouverture officielle» a eu lieu en juin 2013. On invitait les participants à s’y rendre pour «faire bénir fruits, légumes, pousses ou plantes pour ramener à la maison une bénédiction dans votre vie quotidienne !»

Cinq millions $

Selon La Presse, l’Ordre des Esséniens a déclaré des revenus de cinq millions $ en quatre ans.

En 2013, la branche canadienne de l’Ordre a enregistré des revenus de 1,3 million, surtout grâce à la vente de biens et services. Elle a distribué des reçus aux fins d’impôts pour 250 000 $ en dons encaissés.

Les Esséniens revendiquent des actifs d’une valeur de 3,5 millions $, dont 500 000 $ en argent liquide. La majorité de leurs actifs se trouve dans le domaine qu’ils possèdent à Cookshire-Eaton, d’une valeur de 2,9 millions $ au rôle d’évaluation, mais payé 1,1 million en 2007.

– Avec Christine Bureau

Source : La presse

Canada – Essenien : Un groupe aux «thèses apocalyptiques» prospère à Cookshire-Eaton

Publié le 02 octobre 2014 à 09h13 | Mis à jour le 02 octobre 2014 à 09h13

Olivier Martin dit Manitara... (Archives La Presse)

Olivier Martin dit Manitara

Ma Presse

 

Claude Plante
CLAUDE PLANTE
La Tribune

(SHERBROOKE) L’Ordre des Esséniens, un groupe dont le principal centre d’activités se trouve à Cookshire-Eaton en Estrie, est qualifié de «secte» par la principale organisation française de soutien aux victimes de dérives religieuses.

Selon La Presse, son gourou a été condamné au criminel et l’État français recommande d’avoir à l’oeil le groupe qui prend de l’expansion au Québec depuis dix ans.

Olivier Martin dit Manitara ou «fils du Soleil» autoproclamé dirige le mouvement aux «thèses apocalyptiques» qui a pris racine sur l’ancien domaine de la famille Drolet, un domaine de 103 acres situé à Cookshire-Eaton.

Le groupe n’a jamais été inquiété par les autorités depuis qu’il s’est établi au Québec, ajoute le quotidien montréalais. De 60 à 100 personnes résident dans le domaine et y vénèrent des «archanges» ainsi que des divinités égyptiennes et des figures du christianisme.

«T’appelles pas Obama par téléphone pour demander à être contacté! Faut être réaliste un peu.»


Les Esséniens défendent leurs préceptes

Les Esséniens sont persécutés par l’État et les médias français parce qu’ils prônent un mode de vie alternatif, basé sur le respect de la nature et des autres ainsi que sur l’alimentation bio, selon le président du conseil d’administration de l’organisation.

Pier-Antoine Marier et deux de ses confrères (Guilhem et Simon, qui refusent d’être identifiés par leurs noms de famille) ont défendu l’Ordre au cours d’une entrevue à Cookshire-Eaton. Une caméra vidéo était braquée sur le représentant de La Presse pendant toute la durée de l’échange.

Parler à Olivier Manitara au téléphone, puisqu’il est en déplacement en Europe? Impossible. «T’appelles pas Obama par téléphone pour demander à être contacté! Faut être réaliste un peu», répond M. Marier, un homme d’affaires québécois propriétaire d’une firme de communications, acquis aux thèses d’Olivier Manitara depuis une décennie.

En entrevue, M. Marier défend son groupe avec vigueur. Selon lui, les Esséniens sont entièrement libres de leurs décisions et de leur participation aux différentes activités religieuses. Olivier Manitara est un simple «archevêque» qui peut former des prêtres de l’Ordre, rien de plus.

– Avec Philippe Teisceira-Lessard de La Presse

Source : Lapresse

Olivier Manitara – Une secte aux finances obscures

SAINT-AFFRIQUE (12) : CINQ DES DIX INTERPELLÉS TOUJOURS MAINTENUS EN GARDE À VUE (article du 24/11/2000)

Une secte aux finances obscuresDDM

Vingt-quatre heures après le spectaculaire coup de filet de la gendarmerie saint-affricaine à la secte « Culture Solaire » de Poulan (commune de Montlaur, près de Saint-Affrique), les auditions des dix personnes gardées à vue n’ont, selon le capitaine Lallier-Gollet, « jusqu’à présent pas apporté d’éléments déterminants » quant aux différents chefs d’accusation ayant justifié, tôt mardi matin, les perquisitions sur le domaine dit « Terranova ».

Hier soir, cinq des dix interpellés avaient d’ores et déjà été remis en liberté. Les cinq autres, dont Olivier Martin, maître spirituel de la secte, et sa compagne Magalie Guérin seront entendus ce matin.

Première à sortir libre de la gendarmerie de Broquiès, Carole X. a pu réintégrer les terres de Poulan dès 23 h 30 mardi soir. Visiblement choquée par la « descente » de gendarmerie du petit matin, « alors que nous dormions encore tous d’un profond sommeil », la jeune femme, mère de deux petites filles, s’indigne: « Franchement, je ne comprends pas ce qui nous tombe dessus. J’ai vu des gens armés jusqu’aux dents forcer des portes… ». Max, un adhérent occasionnel de la secte (1), renchérit: « Oui, ils ont même brutalisé une jeune femme enceinte d’origine sri-lankaise qui refusait de se rendre ». Des propos, doit-on préciser, formellement démentis par la gendarmerie, qui confirme avoir agi « dans les règles les plus strictes, sans violence. »

A QUI PROFITAIT L’ARGENT?

En revanche, Carole X. concède qu’ « il y a des choses qui depuis un bon moment ne me plaisaient pas », étant entendu que la jeune femme appartient au mouvement depuis sa création en 1995. Comme nombre de ses camarades interpellés, elle avoue « ne pas avoir toujours tout compris aux finances de la Culture Solaire, celles issues des produits des éditions Télesma (bulletin de liaison, revues, livres, site internet, etc.) « C’est l’argent qui constitue le gros point noir de nos activités », lâche-t-elle avec un air surpris.

[…]

Suite de l’article : http://www.ladepeche.fr/article/2000/11/24/99925-le-gourou-de-la-secte-venerait-surtout-l-argent.html   

Olivier Manitara – Le gourou de la secte vénérait surtout l’argent

GRAND SUD : DÉMANTÈLEMENT DE LA SECTE « CULTURE SOLAIRE » À MONTLAUR (12)

Article du 24/11/2000

Neuf des dix personnes interpellées, mardi, à la secte de la « Culture Solaire » à Montlaur dans le Sud-Aveyron ont été mises en examen, hier, par la juge d’instruction de Millau. Aujourd’hui, l’heure est aux interrogations quant aux pratiques illicites d’un mouvement pour le moins hermétique.

Géographiquement situé au coeur d’un triangle Saint- Affrique/Camarès/Montlaur, le « Domaine Terranova » de Poulan, où s’exercent depuis cinq ans les activités de la secte, est aussi orienté plein sud par rapport à ce soleil que ses adeptes semblent vénérer de toutes les façons. L’été, certains voisins -rares en ces lieux quasi-désertiques- auraient même vu quelques personnes se promener dans le plus simple appareil…

« Nous sommes tout simplement bien là où nous vivons, au contact total de la nature. Franchement, je ne comprends pas ce qui nous tombe dessus. Nous sommes pacifistes et animés d’aucune mauvaise intention », raconte Carole X., la seule sur les dix interpellés -et aussi la première- à être sortie du Palais de justice sans mise en examen. « La vie ici à Poulan n’a rien de compliqué, on ne se prend pas la tête. Tout le monde, résident permanent ou occasionnel (1) peut s’y épanouir librement », renchérit cette dame qui vit ici avec ses deux enfants depuis 1995, date de la création d’un mouvement clairement répertorié dès l’année suivante comme une secte (voir le rapport officiel de la commission d’enquête parlementaire de 1996).

UNE DELINQUANCE FINANCIERE OPAQUE

Moins diserte lorsqu’il s’agit de trouver une explication quant à la liste des infractions énumérées par la justice, et particulièrement celles à caractère financier, Carole X. avoue être « surprise et déçue à la fois, même si je sentais bien qu’il se passait des choses pas toujours très claires dans notre dos ». La jeune femme emploie volontiers le pluriel dans ses propos, laissant entendre, tout comme d’ailleurs la gendarmerie saint-affricaine auteur du spectaculaire coup de filet de mardi, qu’elle et ses camarades mis en examen seraient des « victimes plutôt que des complices de manoeuvres qui nous échappaient ».

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Suite de l’article :  http://www.ladepeche.fr/article/2000/11/24/99925-le-gourou-de-la-secte-venerait-surtout-l-argent.html