Canada – Pratique illégale de la médecine pour une Homeopathe/Naturopathe : amendes de 12 500 $

 

SHERBROOKE – L’homéopathe et naturopathe Marie-France Brisson de Drummondville a plaidé coupable à deux accusations pour pratique illégale de la médecine.

Mme Brisson a diagnostiqué des maladies et prescrit des médicaments à deux patientes alors qu’elle n’est pas médecin.

Les accusations ont été déposées par le Collège des médecins. Les faits reprochés ont eu lieu en juin et juillet 2013 au commerce de Mme Brisson, chez Para Pharma du boulevard St-Joseph.

Marie-France Brisson a aussi demandé aux patientes de cesser leur médication. La plaignante, Josée Brisette, qui avait des problèmes de sommeil s’est déplacée depuis Montréal pour la consulter. Mme Brisson lui aurait dit de cesser ses antidépresseurs prescrits par son médecin. «Elle m’a aussi diagnostiqué des problèmes de foie. Ce qui est complètement faux. Elle m’a vendu plusieurs produits naturels et d’homéopathie.»

«Quand la naturopathe m’a dit que j’allais marcher bientôt sans canne alors que j’ai une prothèse dans une jambe, j’ai décroché et j’ai porté plainte», a-t-elle ajouté.

Une enquêtrice mandatée par le Collège des médecins s’est fait passer pour une patiente et a constaté que Mme Brisson donnait des diagnostics et prescrivait des médicaments.

Marie-France Brisson, qui peut encore poursuivre sa pratique d’homéopathe et de naturopathe s’il n’y a pas de récidive, a écopé d’amendes de 12 500 $.

Source : Canoe

L’Allemagne s’interroge sur le statut de l’homéopathie

Le nombre d'homéopathes en Allemagne a été multiplié par trois ces vingt dernières années

Le nombre d’homéopathes en Allemagne a été multiplié par trois ces vingt dernières années

Delphine Nerbollier (Berlin)

En Allemagne, l’homéopathie, est en passe d’entrer à l’université, où des non-médecins pourront s’y former. Une occasion pour ses détracteurs de relancer la machine à suspicion, contre une médecine douce « pseudo-scientifique »… pourtant plébiscitée par les Allemands. Explications.

Traunstein, petite ville bavaroise de 20 000 habitants à la frontière autrichienne, est connue pour ses commerces nombreux, sa limonade et sa bière. Mais depuis quelques semaines, cette petite bourgade tranquille crée la polémique: elle s’apprête à accueillir, à la rentrée prochaine, une académie d’homéopathie.

Le réveil des opposants à l’homéopathie

Au total, une petite vingtaine d’étudiants, de niveau bac mais dotés de deux années au moins d’expérience en paramédical, devraient entamer cette formation privée d’enseignement supérieur. Objectif, devenir non pas médecins mais thérapeutes (Heilpraktiker, en allemand) spécialisés en homéopathie. La nouveauté réside dans le fait que cette formation sera délivrée dans le cadre d’une Hochschule, ou école d’enseignement supérieur de niveau universitaire.

Ce sera une première en Allemagne, où jusqu’à présent les thérapeutes homéopathes se formaient via des centres d’enseignements professionnels, non universitaires. À Traunstein, les élus locaux se frottent d’ores et déjà les mains, à l’image du maire Manfred Kösterke:

La ville va profiter de cette nouvelle formation. C’est un pas de plus pour notre ville vers la constitution d’un centre universitaire spécialisé dans les soins et la santé »,

En revanche, la création de cette Académie de l’homéopathie hérisse le poil des plus ardents opposants à cette médecine alternative, à commencer par l’association GWUP (Société pour l’examen scientifique des parasciences):

La formation envisagée à Traunstein est une supercherie académique qui donne sa bénédiction à une pseudoscience »,

estime son président Amardeo Sarma. Au sein de cette association, on critique à l’envi la soi-disant inefficacité et le seul effet placebo des petites gélules blanches.

La recherche en homéopathie vise uniquement à démentir les critiques faites sur son inefficacité et non à asseoir ses fondements scientifiques »,

ajoute Norbert Aust, un autre de ses membres. Au sein de la GWUP, on se demande donc comment l’académie d’homéopathie de Traunstein a pu obtenir les autorisations pour proposer une telle formation de niveau universitaire.

Homéopathes : médecins vs. thérapeutes

Plus surprenant, la nouvelle formation est aussi critiquée… par les médecins homéopathes eux-mêmes. Ceux-ci aiment rappeler leur particularité face aux thérapeutes homéopathes.

Pour devenir homéopathe, il faut d’abord être médecin et ensuite suivre une formation continue en homéopathie reconnue par la chambre des médecins. Nous n’avons donc rien à voir avec cette nouvelle formation à Traunstein et ne sommes pas pour. Elle ouvre la porte à une académisation des praticiens de médecines douces »,

explique Christoph Trapp de l’association des médecins homéopathes d’Allemagne.(…)

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La prestigieuse revue médicale britannique The Lancet dénonce l’homéopathie

The Lancet en oublie le flegme légendaire des grands bretons…

En effet, pour cette publication de référence, le temps des études supplémentaires est maintenant terminé et The Lancet estime que désormais les médecins devraient avoir l’honnêteté d’expliquer à leurs patients qu’ils n’ont pas d’effet bénéfique à attendre de l’homéopathie.

L’étude décisive pour The Lancet est celle conduite par une équipe de l’institut de médecine sociale et préventive de l’université de Berne (CH), qui s’est associée avec une équipe de l’université de Zürich (CH) et une autre de l’université de Bristol (UK).

Cette étude n’était pas une étude de plus visant à comparer l’efficacité thérapeutique d’un produit homéopathique face à la prescription en double aveugle d’un placebo ; elle ne visait pas non plus à inventorier les études relatives à des produits homéopathiques pour réaliser un énième décompte des conclusions favorables ou défavorables aux homéopathes.

Cette étude est une étude méthodologique visant à comparer, pour des mêmes pathologies (asthme, allergies, problèmes musculaires), 110 plans d’essais menés en confrontation de produits homéopathiques avec des placebos, avec 110 plans d’essais menés en confrontation de médicaments avec des placebos. Les plans d’essais sélectionnés, aussi bien ceux relatifs à la médecine scientifique qu’à l’évaluation de l’homéopathie, étaient de nature variée, en particulier menés à grande ou petite échelle.

Tant pour les médicaments que pour les produits homéopathiques, les résultats montrent que les études de faible échantillonnage et de faible qualité statistique conduisent à surévaluer l’effet bénéfique du traitement testé comparativement à ce qui se mesure avec des échantillonnages plus importants.

Dès lors que l’échelle du plan d’essai (la taille de l’échantillon) est suffisamment importante, les chercheurs n’ont pas pu mettre en lumière de différence entre les produits homéopathiques et les placebos.[…]

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