Israël: 30 ans de prison pour un gourou

 

    • Par lefigaro.fr avec AFP
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Un Israélien de 64 ans, leader polygame d’une secte, a été condamné aujourd’hui à 30 ans de prison pour plusieurs crimes sexuels, notamment viol et inceste, ont rapporté des médias.  L’avocate de Goël Ratzon a indiqué qu’elle étudiait le jugement avant de décider de faire, ou non, appel. « C’est une sentence sévère et grave », a déclaré Me Ravital Hotzer à la radio et la télévision.

Ratzon avait été inculpé en 2010 pour des faits d' »esclavagisme », abus sexuels et viols commis sur 21 femmes qu’il considérait comme ses « épouses » -bien qu’il n’ait été légalement marié avec aucune d’entre elles. Il était également accusé d’esclavagisme envers les 38 enfants qu’il avait eu avec ces femmes et de viols sur certains d’entre eux.

Il a été reconnu coupable le mois dernier de plusieurs viols et autres crimes sexuels envers six femmes et filles, mais a été acquitté des accusations d’esclavagisme. « La plupart des femmes étaient mineures au moment des crimes, certaines étaient ses propres filles », a précisé le quotidien Haaretz.  Ratzon, cheveux longs mais clairsemés et barbe grise, est resté immobile sur sa chaise mardi dans le prétoire de Tel-Aviv. Les trois juges l’ont également condamné à quatre années supplémentaires de prison, avec sursis, selon la radio publique.

Avant son arrestation, Ratzon était connu depuis des années comme le gourou d’une secte dont les adhérents, toutes des femmes, l’adulaient, avaient des relations sexuelles avec lui et accouchaient de ses enfants.  « L’accusé avait piégé les femmes au sein d’un groupe qui prenait la forme d’une pseudo-famille construite autour du culte de sa propre personnalité », selon l’acte d’accusation.  Et pour parvenir à ses fins, il « s’était donné l’image d’un être tout puissant capable de guérir ou de détruire par le seul pouvoir de ses malédictions » celles qui s’opposaient à lui, selon le texte. « L’accusé traitait ses femmes comme si elles lui appartenaient et devaient le servir (…) à travers ce contrôle total, les femmes finissaient par effacer leur personnalité pour dévouer leur existence à satisfaire ses besoins, notamment financiers et sexuels », souligne l’acte d’accusation.

Lors de son arrestation, en janvier 2010, la police avait découvert 10 femmes et 17 enfants enfermés dans un appartement de trois pièces dans « des conditions épouvantables ».  Ratzon avait instauré un régime de terreur, surveillant les femmes et les enfants par le biais de caméras placées dans leurs appartements.  « J’ai le pouvoir de sauver et le pouvoir de détruire. Si tu outrepasses mes interdits alors je m’assurerai que toi et tes enfants soient frappés par de graves maladies », menaçait-il, selon un témoin cité par l’acte d’accusation.

Source : Le Figaro avec l’AFP

Israël – Les dirigeants de la secte présumés nient forcer les femmes à travailler comme des prostituées

Cour s’étend détention provisoire des deux hommes soupçonnés de forcer les femmes à avoir des relations sexuelles avec les clients afin de «sauver le peuple juif et d’accélérer le remboursement. »

Par Yair Ettinger | septembre 12, 2014 | 2:24 | 1
David Dvash

David Dvash de Kiryat Arba, l’un des deux chefs de culte présumés dont l’avocat affirme qu’il mène seulement un «mode de vie alternatif. » Photo par Moti1980

Deux hommes, qui avaient été arrêtés plus tôt cette semaine sur des soupçons de leader d’un culte qui a forcé les femmes à travailler en tant que prostituées et les tenait en esclavage, ont été placés en garde à vue pendant sept jours par un tribunal de Jérusalem jeudi.

Les suspects, David Dvash de la colonisation de la Cisjordanie de Kiryat Arba et Gad Zarad d’Ashkelon, sont soupçonnés de forcer les femmes à avoir des rapports sexuels avec des hommes non-juifs « pour sauver le peuple juif et d’accélérer le remboursement», a déclaré la police. Six autres suspects ont également été arrêtés dans cette affaire, deux sont des femmes.

Le représentant de la police a déclaré à la Cour de première instance de Jérusalem jeudi que d’autres plaignants avaient sortira pour témoigner contre le groupe cette semaine. Par conséquent, Zarad est maintenant soupçonné d ‘«infractions graves» contre des mineurs ainsi, dit-il.

Dvash et Zarad nié les accusations portées contre eux.Leurs avocats avaient déposé un plaidoyer de folie pour eux le dimanche. Jeudi, le juge a envoyé les deux pour l’observation psychiatrique.

Les avocats des suspects ont déclaré que leurs clients confirment participer sexe en groupe, mais cela a été fait en vertu de l’accord, dans le cadre de « relations ouvertes. »

Avocat Alon Davydov de Dvash dit que les deux étaient «adultes avec des modes de vie alternatifs, peut-être indigeste pour les gars conservateurs de la police, mais ils ne commettent tous les crimes graves, le [la police] tentent de cerner sur eux. »

L’avocat de David Zarad Barhum a déclaré que son client « a admis qu’il avait le sexe en groupe, mais nie l’utilisation de toute coercition, exploitation ou d’abus. »

Barhum a déclaré après l’audience du tribunal que les actes de Zarad ne sont pas motivés par l’idéologie religieuse ou nationaliste. Davydov a déclaré Dvash a été « tout ce qu’il faisait était d’aider le peuple d’Israël … pour se rapprocher de la rédemption … tout vient de sa foi profonde convaincu. »

Il a souligné à plusieurs reprises que son client n’avait commis aucune infraction pénale et l’affaire a consisté, au plus, des infractions morales.

Les avocats ont nié l’existence d’un culte et a déclaré que le cas est basé sur le témoignage d’un plaignant, l’ancien partenaire de Zarad.

La police a demandé le juge Yaron Mientkavich de prolonger la garde à vue des suspects de 10 jours. Le juge a déclaré que les soupçons étaient « justifiées de manière satisfaisante pour la séance d’aujourd’hui » mais prolongé la garde de sept jours seulement, exhortant la police pour faire avancer l’enquête de façon notable.

Les suspects ont été appréhendés après une enquête secrète de quatre mois suite à une plainte déposée par une femme qui a dit que le culte exploitait ses recrues féminines.

Parmi les suspects sont 40 ans femme de Dvash et une femme de 39 ans originaire de Jérusalem. Tous, sauf les deux principaux suspects ont été libérés.

Dvash, 60 ans, figure bien connue dans les colonies, est marié à deux femmes et père de 15 enfants par deux femmes. Zarad, 47 ans, est soupçonné d’proxénétisme femmes et fournir les médicaments avec lesquels le groupe contrôlé les femmes.

Les dirigeants présumés de la secte aurait pris l’argent des hommes à avoir des relations sexuelles avec les femmes et tenté de faire pression sur les femmes à devenir orthodoxe à travers leurs relations sexuelles avec les hommes non-juifs.

Les clients comprenaient, entre autres, les Palestiniens de la Cisjordanie et de travailleurs étrangers vivant à Tel-Aviv.

Source : Haaretz – Traduction Google

Israël – Coup de filet contre un réseau de prostitution lié à une secte

Cette secte « messianique » employait des jeunes filles et leur faisait un lavage de cerveau pour qu’elles se prostituent avec des non-Juifs

7 septembre 2014, 15:58
Une prostituée dans le sud de Tel Aviv (Crédit : Flash90)

Une prostituée dans le sud de Tel Aviv (Crédit : Flash90)

Quatre membres d’un groupe soi-disant messianique ont été arrêtés sur des accusations d’enlèvement de jeunes femmes et de les avoir forcées à se prostituer, a indiqué la police dimanche.

Selon les accusations, le groupe contrôlait les jeunes femmes avec des combinaisons de drogues, d’alcool et de techniques de lavage de cerveau lourdes pour les convaincre d’avoir des relations sexuelles en échange d’argent, souvent sous l’influence de drogues.

Selon la police, on aurait essayé de persuader ces filles que « mentir aux non-Juifs hâterait la rédemption » du peuple juif et qu’en ayant des relations sexuelles avec des non-Juifs, les filles les rendraient purs et ramèneraient leurs « étincelles saintes » à Israël.

L’enquête de quatre mois sur ce groupe, qualifié par la police de « secte messianique », a commencé après une première plainte selon laquelle les membres du groupe travaillaient dans les rues en tentant de forcer les jeunes femmes à se joindre à eux et de devenir plus religieuses. Elles ont finalement reçu l’aide du service de sécurité du Shin Bet.

Les suspects étaient deux hommes, l’un âgé de 60 ans venant de Kiryat Arba et l’autre de 47 ans venant d’Ashkelon, et deux femmes, l’une de 40 ans de Kiryat Arba et l’autre de 39 ans de Jérusalem. Au cours de l’enquête, la police aurait découvert que le groupe était actif dans tout le pays.

Source : Time Of Israël

L’existence d’une secte dépravée et violente dévoilée à Jérusalem

ARTICLE | 

Le tortionnaire polygame, de dos, coiffé du bonnet traditionnel des Bratslav

L’existence d’une secte dépravée et violente dévoilée à Jérusalem

Par Sandra Ores © Metula News Agency

Mardi dernier, un homme de 58 ans, que l’on appellera D à cause de l’interdiction proclamée par la justice de dévoiler son identité, résident de Jérusalem, gourou de sa propre secte, a été reconnu coupable d’avoir abusé physiquement, mentalement et sexuellement de ses six femmes et de dix-sept enfants.

C’est dans une maison isolée de la capitale d’Israël que l’homme, appartenant au mouvement hassidique de Bratslav, était parvenu à convaincre femmes et enfants – dont treize biologiques – qu’il était détenteur de pouvoirs spirituels particuliers.

La « hassidoute » de Bratslav1 est une branche du judaïsme hassidique, fondée par le rabbin Nachman de Breslov au XVIIIème siècle ; Nachman était le petit fils du Baal Shem Tov (le maître du bon nom), le fondateur du courant hassidique. L’homme inculpé mardi se targue d’en être l’héritier spirituel.

Mais le tribunal de Jérusalem a établi qu’il s’agissait d’un sadique qui contraignait sa « famille » à se confesser de multiples péchés et à se voir infliger des punitions brutales et cruelles, comme le viol, des électrochocs, des coups de fouet, l’enfermement nu dans des débarras, ou encore, des privations de nourriture.

Depuis 2000, l’homme était parvenu à susciter de profonds sentiments de culpabilité chez « ses femmes », et à les convaincre de la nécessité d’expier leurs fautes. Selon le verdict des juges, « les femmes, qui croyaient dans une foi parfaite que l’accusé visait à les aider et à « racheter la nation d’Israël », cherchaient désespérément à le satisfaire et s’adonnaient totalement à ses caprices ; elles acceptaient, et même parfois réclamaient, leurs punitions ».

Leur bourreau avait fait en sorte de couper ses femmes et les enfants de leurs familles, et les envoyait mendier dans les rues afin d’entretenir sa tribu.

Le tribunal a conclu que « les victimes acceptaient de subir n’importe quelle punition et ne formulaient pas systématiquement d’objections, à cause de la peur qu’il leur inspirait et de la menace d’infliction de punitions additionnelles ; et également à cause de leur adoration et de leur foi à son égard ». L’inculpé les contrôlait ainsi parfaitement, ayant annihilé leur personnalité et déformé leur esprit.

L’homme, dont l’identité n’a pas été dévoilée publiquement, a été arrêté en août 2011. Un autre homme, son assistant, a également été inculpé pour avoir pris part aux violences et aux exactions sexuelles sous les ordres du chef autoproclamé. Les deux années précédant leur arrestation, les punitions étaient montées en fréquence et en sévérité.

Après un an et demi sous influence, la septième femme du dirigeant de la secte s’est tournée vers les services sociaux, rapportant les abus ayant cours dans son « foyer ». La police, après une enquête réalisée sous couvert, a découvert au domicile des instruments de torture ainsi que des documents médicaux attestant des blessures des enfants. Des journaux intimes des femmes ont permis de constituer un dossier contre le gourou.

D, se prévalant du hassidisme, utilisait la religion comme arme de manipulation. Il professait, du crépuscule jusqu’à l’aube, sa doctrine religieuse.

Cet épisode fait écho à un autre scandale rendu public en janvier 2010. Un autre personnage, Goël (sauveur) Ratzon, âgé aujourd’hui de 62 ans, lui aussi polygame et dirigeant de secte, vivait avec vingt et une femmes et trente-huit enfants, qu’il avait réduits à l’esclavage dans sa propriété du sud de Tel-Aviv. Aux arrêts, toujours en instance de jugement, il est inculpé, entre autres chefs d’accusation, de polygamie, de viol, d’inceste, d’esclavagisme et de diverses formes d’abus sexuels.

Selon des témoignages de voisins, Ratzon utilisait des techniques d’hypnose, qu’il avait apprises en Inde, pour soumettre ses femmes. Il leur interdisait de communiquer avec d’autres hommes, y compris leurs frères, et exigeait d’elles une obéissance totale.

Ses femmes et enfants ne sortaient que le corps entièrement couvert de la tête aux pieds. Le soir venu, il choisissait celle avec qui il allait passer la nuit, les autres femmes, qui le vénéraient, se montraient désemparées.

Les voisins avaient rapporté que le gourou choisissait comme proies des jeunes femmes vulnérables et angoissées, issues de milieux instables. L’un des adhérents de la secte avait confié aux media que Ratzon était « le messie dont chacun a entendu parler, ajoutant que, lorsque les gens le découvriront, le pays entier tremblera ».

Dans le cas relaté dans les media cette semaine, les femmes étaient pour la plupart divorcées avec enfants, là aussi des victimes affaiblies plus enclines à se laisser manipuler. Au point qu’elles ont défendu leur tortionnaire et celui de leurs enfants ; après le jugement, certaines d’entre elles ont prétendu qu’il ne s’agissait pas d’abus, mais d’amour. On a ainsi pu entendre à propos de leur tortionnaire : « Il est extraordinaire, juste et vrai. Les gens ne comprennent pas que l’on choisisse de vivre avec lui par amour, et c’est pourquoi il s’agit d’une accusation infondée ».

D’après un rapport établi par le ministère des Services Sociaux et du Bien-être, établi en 2011, il y aurait approximativement quatre-vingt à cent groupes en Israël qui pourraient clairement être identifiés comme des sectes. Il s’agit de milliers de gens qui ont choisi de vivre selon les principes d’un chef unique.

A titre de comparaison, en France, une liste des sectes avait été établie, il y a une vingtaine d’année, par une commission parlementaire. Elle comptait quelques 170 mouvements, soit, proportionnellement, près de quatre fois moins qu’en Israël. La liste a toutefois été abandonnée depuis, faute de mises à jour. Mais la loi About-Picard, votée en 2001, a renforcé la législation sur la notion d’abus de faiblesse et a déterminé les cas où une organisation convaincue de dérives sectaires pouvait être dissoute. La France est considérée comme l’un des pays les plus engagés dans la lutte antisecte en Europe.

En Israël, comme dans les autres pays d’Europe ou aux Etats-Unis, les sectes ne sont pas illégales, pour la raison qu’elles ne possèdent pas de définition légale. Il n’existe donc aucune loi permettant d’arrêter ou de poursuivre leurs dirigeants. C’est uniquement sur la base de crimes qu’ils commettent, à l’instar d’exactions sexuelles, ou de violences abusives sur enfants, que ces gourous peuvent être mis hors d’état de nuire. La manipulation psychologique d’êtres faibles n’est donc pas considérée comme une faute en Israël.

Depuis 2010, le Ministère des Services Sociaux et du Bien-être, d’entente avec la député Tsipi Hotovely, à l’époque secrétaire du Comité de la Knesset sur le Statut des Femmes, demandent au gouvernement de légiférer afin d’interdire les associations à caractère sectaire.

Mais « le plus grand problème dans la lutte contre les sectes reste leur identification, à cause de l’opacité et du secret prévalant autour de leurs activités », avait soulevé le procureur de l’Etat lors d’un débat devant le Comité en 2012.

D’autre part, les législateurs se heurtent à la liberté de culte, chère aux démocraties, et à la liberté de chacun de suivre ses propres croyances. L’un des parlementaires avait conclu que la liberté religieuse devait rester protégée jusqu’au point où elle devenait criminelle.

Aucune loi n’a été votée à ce jour, mais cette affaire récente à Jérusalem remettra peut-être ce sujet épineux sur le devant la scène parlementaire. L’importance du facteur religieux en Terre Sainte voudrait que les législateurs redoublent d’attention au regard des dérives religieuses sectaires, les gourous se trouvant à même de recruter des adeptes plus facilement que dans des pays où le poids de la religion et de la mystique est moins lourd.

Concernant la polygamie, elle est interdite en Israël. Ces gourous étaient donc mariés de manière non officielle. Certaines voix issues de milieux religieux se sont toutefois élevées ces dernières années pour appeler à remettre cette pratique en vigueur. Une coutume non proscrite par la Torah, mais qui avait été officiellement abolie vers l’an mille par un rabbin connu sous le nom de Gershom ben Yehuda. Ce talmudiste allemand est considéré comme le père du judaïsme ashkénaze. La polygamie était toutefois déjà peu pratiquée à cette époque reculée dans les communautés juives.

L’appel à lever cette interdiction avait été produit en novembre 2011 par le groupe Habait Hayehudi Hashalem (le foyer juif accompli), dans le fascicule Shabbat Beshabato (un Shabbat après l’autre), distribué dans les synagogues du pays. Il y était écrit que « ceux qui sont intéressés à épouser une femme supplémentaire (avec le consentement de la première) pouvaient contacter un rabbin dénommé Yekhezkel Sofer », avec fax et numéro de téléphone à l’appui.(…)

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Israel – Le tribunal condamne la secte du « culte sadique »

11 septembre 2013 |

Le tribunal de district de Jérusalem a condamné le chef d’une secte et son complice pour la plupart des accusations portées contre eux. Les deux ont été reconnus coupables de diverses infractions sexuelles, de détention d’individus dans des conditions d’esclavage, d’abus sexuels sur des femmes et sur des dizaines d’enfants. Les noms des accusés ont été maintenus secrets.

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Deux des femmes impliquées dans la secte ont été expulsées  de la salle d’audience pour avoir troublé l’ordre public lors de la lecture du verdict. Initialement, neuf membres d’une famille hassidique de Breslev polygame bien connu de la police ont été arrêtés, dont trois hommes et six femmes, mais seules les trois hommes ont été inculpés. Les enfants ont été placés dans des familles d’accueil.
L’affaire a non seulement fait les manchettes des journaux pour la gravité des accusations mais aussi pour la censure imposée par le tribunal sur l’affaire destinée à protéger les victimes, les femmes et les jeunes enfants. Initialement , seule une version lourdement modifiée de l’ acte d’accusation a été divulguée au public. Cependant, le juge Noam Sohlberg a statué que certaines parties de l’acte d’accusation devaient être publiées afin d’ informer le public sur la nature horrible du crime et aider à dévoiler d’autres cas similaires.
» Au moins une partie des descriptions horribles dans l’acte d’accusation doivent être portée à la connaissance du public, aux parents et aux enfants, car il semble que ce ne soit pas un cas isolé  » a déclaré le juge Sohlberg.
» Il y a d’autres personnes dont les proches ont été embrigadés dans des sectes semblables et qui avaient abandonné l’espoir de sauver leurs proches de ces sectes. » Le leader de la secte a été inculpé de 15 chefs d’accusation, notamment esclavage , violences physiques, sexuelles et psychologiques sur des mineurs, y compris certains de ses propres enfants biologiques, détentions illégales, actes sexuels indécents , sodomies , viols , crimes graves avec violences, attentats à la pudeur.(…)

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Israel – Le rabin polygame dérange avec son style de vie inhabituelle

 

Avec son approche «endémique» au mariage, né à Londres, Philip Sharp est aussi bon épouses d’atterrissage que l’attention dans les tabloïds

Par MIRIAM SHAVIV 2 Septembre 2013, 19:31 26
Philip Sharp, (au centre), de l'Angleterre "Rabbi Rampant," a "marié" six femmes et engendré 18 enfants, dont tous ne sont représentés ici.  (Gracieuseté de Judith Sharp)LONDRES – Assis à son sombre tableau de cuisine en bois en short, arborant un bracelet en or flashy, Philip Sharp 48, ne regarde pas ou sonne comme rabbin le plus célèbre de Grande-Bretagne. Et techniquement, il n’est pas. Son ordination rabbinique 1993, de l’Alliance internationale des Congrégations et des synagogues messianiques, a été révoqué après qu’il soit devenu trop controversé, même pour les Juifs pour Jésus.

« Ils m’ont ordonné de renvoyer le certificat, mais je n’ai pas, et ils ont nié j’étais jamais ordonné», dit pointu. «Pour moi, leur dieu est chétif. Je ne veux pas de servir un dieu comme ça. J’ai dit à Dieu lui-même – si vous êtes comme ça, [juron] off « .

Cela n’a pas empêché les tabloïds britanniques de naughtily le doublage du rabbin Rampant, et après chacun de ses mouvements. Sharp est le patriarche de la famille seulement ouvertement polygame du pays. En plus de son épouse légitime, Hadass – dont il s’est séparé, mais n’a jamais divorcé après 17 ans de mariage – il vit avec cinq autres femmes entre les âges de 34 et 69 ans qui ont changé leur nom de famille à Sharp. Il les considère comme ses femmes une fois qu’elles ont consommé leur relation. Deux autres femmes ont récemment quitté, emportant avec eux plusieurs de ses 18 enfants.

Forte réclame sa polygamie fait partie d’un plan divin, révélé par Dieu, dans laquelle l’extrémité du jugement Days débutera dans sa propre maison. S’il croit vraiment que c’est impossible à dire.

Jusqu’en Juillet, la famille vivait dans une maison de quatre chambres dans une ferme idyllique dans le sud-Angleterre, l’élevage des chevaux de course et d’exploiter une entreprise de déménagements. Mais en raison de la pression financière, la famille a vendu sa propriété et il prend une pause de trois mois en Crète avant de décider de sa prochaine étape.

Juste avant le jour du déménagement, plusieurs femmes ont été boîtes d’emballage en tant que membres du personnel de la ferme fumier brûlé à l’extérieur deux caravanes délabrées la famille avait utilisé comme logement supplémentaire. Forte lui-même vivait dans un petit appartement en face des vastes écuries, lui donnant – et, sans doute, ses épouses visite – une mesure de la vie privée.

Il a rencontré la plupart des femmes à travers le réseau des synagogues messianiques il courait, et affirme que le but de son mode de vie inhabituel, c’est pour les protéger.

«Il y avait beaucoup de femmes dans ma congrégation, certains d’entre eux mères célibataires qui ont besoin d’un homme», dit-il. «En tant que papa [de la congrégation], j’ai demandé comment je pouvais s’occuper d’eux, et j’ai commencé à entrer en contact avec ma responsabilité comme un homme à femmes.

« Plus il vint à moi, le plus juif, il [semblait]. La Torah stipule que pour être vraiment religieux est de s’occuper des veuves et des orphelins. Plus je m’y suis mis, plus je voyais le [la loi juive] halachah est claire: une femme n’est jamais à l’extérieur de la couverture par son père, frère, cousins. J’ai commencé à dire, comment peut-on en œuvre? Je pouvais voir que j’avais besoin de prendre plus d’une femme. « 

L’arrangement réussit, dit-il, en raison de cadre religieux de la famille.

«Il ne fonctionne pas sans la Torah», dit-il. « Il serait juste sordide. Ce serait moche. « 

Rampant Rabbi Phiip Forte (YouTube)

C’est exactement ce que deux de ses ex-épouses affirment sur la vie avec lui. Tracey Sharp, qui a quitté en 2010, a déclaré aux médias qu’elle était « vulnérable, insécurité et de solitude » quand ils se sont rencontrés, et qu’elle a été manipulée par ses allégations de prophétie religieuse.Elle affirme qu’il s’attendait à l’obéissance de ses femmes, qu’il a giflée à deux reprises arguments suivants et que l’ambiance dans la maison était «toxique» que les femmes se bousculaient pour sa faveur.

Hadass a affirmé qu’il était «obsédé par le sexe» et qu’il avait «un côté horrible, violent et agressif», qui comprenait la battre pendant la grossesse et la réalisation d’un exorcisme sur leur 4 ans.

Selon Sharp « Les deux Tracey et Hadass sont très bons pour faire passer le blâme pour qu’ils ne regardent pas mauvais. » Il admet qu’il a giflé deux fois Tracey – qu’il appelle «une influence perturbatrice» – et dit qu’il a eu tort de le faire, mais n’a jamais battu personne.

Il nie une obsession sexuelle, en disant que sa première épouse rarement voulu avoir des relations, et alors qu’il ne se souvient pas de l’incident de l’exorcisme « , l’exorcisme est quelque chose que nous pratiquons, et beaucoup ont été grandement aidé par cette pratique Torah basé. Si c’est arrivé, alors tout va bien. « 

Judith, la seule femme qui a accepté une interview avant le voyage Crète, dit Tracey n’avait jamais pleinement engagé à la famille, et que quand elle a quitté la dernière fois, «c’était un peu un soulagement. Je me suis senti trahi par son comportement quand elle a quitté – comment les médias dépeints nous était épouvantable. J’étais tellement en colère. « 

Elle dit qu’elle a choisi son mode de vie volontiers, parce qu’elle croit en «la vision que nous avons en tant que famille et communauté. La polygamie est un aspect de cela, mais ce n’est pas si Phil peut avoir beaucoup de sexe. Bibliquement, il y avait des tribus de familles. Je pense à nous comme une tribu.

« Je ne m’occupe pas si les gens comprennent mal ou pas d’accord », at-elle ajouté, « mais je ne m’occupe pas d’être jugé. »

La famille a subi un examen de conscience suite au départ de deux femmes

Forte a grandi dans une famille juive dans le bien-to-do banlieue de Londres Stanmore, assister à une cheder et le chant dans la chorale de la synagogue de la réforme. Après que sa mère est morte quand il avait 16 ans, il se brouilla avec son père, qu’il appelle «un homme égocentrique … Je n’avais pas de parents à cet égard. »

Il est devenu un DJ succès sur le mariage juif et le circuit de mitzvah de barre, mais a continué à ressentir. « Isolé » dans son 20s tôt, Coupant alla se trouver en Grèce – «Je me suis impliqué avec trop de femmes», dit-il, sans ironie apparente – et plutôt trouvé Jésus.

«La beauté de ce que j’ai entendu a obtenu une prise de mon cœur», dit-il.

Finalement, il a épousé Hadass, un Israélien qui était messianique avant leur rencontre, lors d’une cérémonie orthodoxe, et a même vécu en Israël pendant de courtes périodes. Sharp Mais dit que le mariage pataugé parce qu’il était plus intéressé que Hadass dans la tradition juive, et parce que «elle voulait être la macher « , ou big shot.

« Je ne fais pas les femmes étant les macher . « 

En 1982, Sharp a commencé à recevoir des visions, selon lui venait de Dieu. À la fin des années 1990, ils sont devenus plus forts, avec Dieu s’adressant à lui comme s’il était «un roi, si je comprends bien – quelqu’un qui surmonte les ruses et les ruses de Satan. »

«Je suis tombé dans un puits de la révélation que je savais ancienne», dit-il. «C’était comme si le Prophète Yirmiyahu [Jérémie] et moi étions frères.

«Je pensais que je serais devenu fou», at-il ajouté. «Je savais que les gens me haïr, et que j’étais mis en place pour la persécution pour le reste de ma vie. Étais-je prêt à le digérer? J’étais – mon amour pour Dieu est plus grand que n’importe quoi dans ma vie « .

D’ici là, il avait établi 15 synagogues messianiques dans le monde entier, y compris dans la ville balnéaire britannique de Hove, où il était basé. Au milieu d’un mariage s’effrite, il a emménagé avec le secrétaire de la synagogue, Judith, qui avait grandi Reform à Londres, mais a appris judaïsme messianique alors qu’il souffrait d’une «dépression nerveuse virtuel » en raison du stress au travail. Elle a été attiré par la synagogue en raison de sa prédication de Sharp.

Avec ce qu’elle appelle cheveux bouclés « juif » et d’une manière simple, Judith insiste sur le fait qu’elle était «au centre de la discussion » sur le mouvement de Sharp à la polygamie.

« L’ensemble synagogue est allé sur une caravane de vacances et discuté dans la nuit», dit-elle comme deux Labradors sommeil sous la table. «Nous avons vu dans la Bible comment les patriarches et les rois prenaient épouses supplémentaires, les veuves et les orphelins. Il semblait logique. « 

«Bibliquement, il y avait des tribus de familles. Je pense à nous comme une tribu »

Prochaine épouse de Sharp, Shoshana, n’a duré que quelques mois. Mais elle fut bientôt suivi par Hannah, une congregant de la synagogue autrichien de Sharp, et Tracey, de son groupe à Bournemouth, en Angleterre, un Néo-Zélandais, Margo; Vreni, de Suisse, et Chava, une veuve qui a rencontré pointu quand il officiait à son l’enterrement de son mari. (Comme Judith, elle est née juive, les autres sont gentils.)

La jeune femme, Karyn, était la fille d’un autre congregant, Maureen. Bien que Karyn a quitté cette année, sa mère vit toujours avec sa famille, et une partie-propriétaire de la ferme.

Au début, tout le monde à vivre ensemble était « un cauchemar. Je ne vais pas sous-estimer », dit Judith. Non seulement y at-il des questions culturelles, «nous ne savions pas que l’autre bien lorsque nous avons commencé. Nous avons dû apprendre à se connaître les uns les autres comme des personnes, et encore moins que la femme de votre mari. Nous avons eu des combats – nous avons probablement encore faire, comme n’importe quelle autre famille – mais il a évolué. Maintenant, nous sommes tous très proches. « 

Quand il s’agit de relations conjugales, il n’y a pas de temps régissant l’horaire avec Philip.

«Il arrive naturellement», dit Judith. »Il suggère qui, ou une femme demande. Il peut être pour le café ou le jour – et pas seulement la nuit. « 

Et même si elle fait admettre « jalousies » parmi les femmes, dit-elle, «De la même façon qu’un parent n’a pas un enfant préféré, Phil a une énorme capacité d’aimer. Ce n’est pas dilué parce qu’il ya plus d’une femme. Chacun de nous a une relation individuelle avec lui. « 

Sa propre famille l’a renié quand elle est passée religions, bien que son frère est venu de consulter Sharp « et ne me kidnapper dos. Je suis beaucoup plus proche de mes frères et sœurs maintenant « .

Elle se souleva les filles de Margo presque dès la naissance, une décision prise par Sharp. Dans un canal récente 5 documentaire,  » La Fille Avec Sept Mamans », qui portait sur ​​l’un d’eux, 10 ans, Ellie, il a expliqué:« Margo avait une très forte attitude anti-hommes, et il était si forte qu’elle était à Ellie. Ellie n’a pas comme moi, et m’a rejetée. La sorcellerie des femmes annihile l’amour et le respect de leurs pères pour les enfants « .

Quand il s’agit de relations conjugales, il n’y a pas de temps régissant l’horaire avec Philip

Dans le programme, Ellie apparaît comme clair, éloquent et sociable.

La famille nie que les enfants, qui sont scolarisés à domicile par Maureen, une ancienne enseignante, sont à l’abri de la réalité, notant qu’ils ne les clubs après l’école et avoir des amis en dehors de la famille (bien que dans une scène dans le documentaire, la mère d’un ami est visiblement mal à l’aise que Judith lui raconte la vie de la famille).

« Ils savent tous que tout le monde a deux parents, mais ce n’est pas d’où ils viennent», dit Judith. « Il n’y a rien à traiter – il est ce qu’il est. Ils savent pas différent. « 

Quant à savoir si ils vont se marier dans les familles polygames, Sharp a dit qu’il n’a pas l’esprit, tant qu’ils sont heureux.

Une constante dans la vie de famille Sharp est religion, départ chaque matin quand tout le monde se réunit pour discuter des problèmes (bien pointu admet qu’il a le dernier mot sur les décisions) et de culte.

Alors Forte fuit la pratique «légalistes» du judaïsme, il ne travaille pas le jour du shabbat, et la famille mange le dîner du vendredi soir ensemble et crée Kiddouch sur le vin. Forte, dit-il s’use normalement Tzitzit, franges rituelles considérées comme des rappels de l’obligation religieuse – « pas que j’ai besoin de le rappeler, car il est dans mon cœur» – mais ne voit aucune nécessité de tefillin, pour la même raison. Tracy s’est plaint à la presse que les femmes sont obligées de couvrir leurs cheveux, mais aucun a fait pendant les heures d’entretiens Israël, et Sharp dit qu’ils peuvent porter ce qu’ils veulent.

Ces derniers mois, la famille a subi un peu d’introspection, provoquée par le départ de Tracey et, en particulier, le Karyn beaucoup plus populaire. Judith dit qu’ils se sont rendu compte qu’ils travaillaient si dur qu’ils avaient perdu de vue ce qui était vraiment important dans la vie. Elle nie les rapports de presse que la famille était tributaire des prestations de l’Etat les épouses pour survivre, en disant que seulement une femme a réclamé un crédit d’impôt de travail.

«Le contraire – nous faisons tout notre possible pour gagner de l’argent», dit-elle.«Nous avons beaucoup d’entreprises en cours. Nous sommes tellement occupés à essayer d’obtenir la tête hors de l’eau, nous nous sommes négligés. « 

Selon Judith, l’activité des chevaux de l’élevage de la famille a été durement touchée par la récession, et le groupe a été leur pause en Crète « de la dette à nos yeux.» – Où leur entreprise de déménagements est basé en partie – leur permettra de travailler moins et passer plus de temps avec les enfants.

Au-delà, l’avenir est incertain. Mais deux choses sont certaines. Partout où il finit, cette famille non conventionnelle continuera à attirer l’attention des médias – à la grande consternation de la communauté juive locale, qui a dans le passé été contrainte de se distancier de Philip Sharp,.

Et la famille n’a pas encore pris sa forme définitive.

«Si, à Dieu ne plaise, une [des épouses actuelles] devrait quitter, il nous tuerait. Je ne pouvais pas voir ce qui se passe – c’est trop profond maintenant », dit pointu. « Mais je ne pouvais voir d’autres femmes à venir po je pourrais prendre une autre femme ou deux. »

Source : The time of israel – Traduction Google