«La secte a tué ma sœur »

Le 28 août à 17h13 par Corine Sabouraud | Mis à jour le 28 août

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Nicole est décédée en février 2013. «Dépouillée, maltraitée et endoctrinée par un groupe occulte», dénonce sa famille.

Véritable sœur courage, Claire (1) culpabilise depuis la mort de son aînée Nicole malgré un terrible combat mené, quelque part en Languedoc-Roussillon, pendant neuf mois contre une «pieuvre». Sa consolation, «maigre» à ses yeux, est pourtant exemplaire. «J’ai pu l’extraire des griffes d’un dangereux mouvement (2) qui a tout tenté, jusqu’au cimetière, pour nous exclure de sa vie et de son âme», témoigne Claire.

 «Son calvaire nous a explosé au visage le 16 avril 2012. Nicole a eu une embolie pulmonaire. Elle a appelé Virginie, son mentor, absente. Elle nous a donc prévenu et j’ai couru l’emmener aux urgences de l’hôpital», entame Claire. Nicole restera deux mois entre la vie et la mort en soins intensifs. «Nos parents, sa fille, tout le monde savait qu’un groupe lui avait mis le grappin dessus dès les années 80/85 mais ma sœur était une personne vulnérable. Elle avait subi une fracture du crâne puis un divorce qui l’avaient fragilisée. Comme elle était un peu originale, on ne prenait pas ça au sérieux», avoue la cadette.

Placebos pour un cancer

A l’époque, Nicole est femme de ménage et gagne un menu salaire. Pas de quoi attirer les gourous. «Faux. Pour eux, les petites gens désargentées constituent des proies faciles à endoctriner qu’ils utilisent comme des rabatteurs», explique Claire. Elle s’en aperçoit au chevet de la malade. «Moi j’étais à ses côtés pour la protéger. L’autre, Virginie, venait la voir pour la manipuler. Elle avait une emprise affective de fou sur elle».

Au fil des semaines, Nicole récupère mais le diagnostic tombe, impitoyable. Cancer généralisé. Son état nécessite un traitement lourd. Suivie par un oncologue, elle est soignée en ambulatoire et ses proches la placent, en juin, en maison de retraite spécialisée.

«Elle dépensait des sommes dingues»

«Lors de son embolie, Nicole s’était confiée à moi et m’avait donné ses papiers, des procurations, les clés de son appartement. En y allant, je suis tombée des nues. Il y a avait des tonnes de produits soi-disant de médecine douce ou parallèle toujours achetés dans le même magasin bio de la ville qui a pignon sur rue. Elle dépensait des sommes dingues. 800 €euros par an minimum», fustige Claire.

Elle comprend alors que Nicole souffre depuis longtemps, refuse toute pharmacopée, tout docteur, gobe aveuglément les gélules «prescrites» par sa secte. Et où passe l’argent que son aînée lui demande sans cesse. Dans ces placebos. Car Nicole désirait guérir et vivre. «Mais tellement embrigadée, elle ne mangeait même plus les repas du centre, elle se nourrissait exclusivement d’aliments apportés par Virginie», poursuit Claire qui décide de réagir vite. Elle saisit la justice, les services sociaux, et demande à un psychiatre d’examiner sa sœur.

L’intervention de la mort

Stupeur. En pleines démarches, Claire découvre que «les amis» de Nicole se déchaînent désormais contre elle et l’accusent de «séquestration». Plusieurs plaintes atterrissent également au Parquet dont une pour vol de chéquier. «Dans la foulée, ils font annuler toutes les procurations que Nicole m’avait signées, se débrouillent pour encaisser ses indemnités journalières, effectuent des retraits sur son compte… Et quand je rentrais dans sa chambre elle criait au secours. Ils lui avaient complètement colonisé l’esprit», raconte Claire. Au point d’obtenir une décharge hospitalière.

«Nicole était dépersonnalisée. C’était un toutou devant Virginie, ce qui leur a permis de tout verrouiller autour d’elle et de l’isoler de nous». Du coup, trois mois après son entrée en maison de retraite, Nicole est embarquée en toute discrétion par la secte. Direction Toulouse où elle subit une intervention chirurgicale. Claire réussit à se procurer le nom de la clinique et s’y précipite, brandissant l’ordonnance de sauvegarde attribuée à l’Udaf. «Le médecin qui m’a reçue s’est décomposé. C’était trop tard, Nicole avait été opérée».

Claire ne baisse pas les bras et obtient, en décembre, le retour de son aînée au centre de repos initial. «Sinon, aujourd’hui, on ne saurait peut-être toujours pas où elle est, voire qu’elle est morte. C’était leur plan diabolique», dénonce-t-elle.

Entre colère et larmes 

Or, le 1er février dernier, Nicole s’éteint. «C’était un vendredi à la fermeture des bureaux. A 9h le lundi, ils étaient tous au tribunal pour revendiquer les droits d’obsèques à l’aide d’une fausse lettre stipulant les dernières volontés de Nicole».

«Partie en paix»

Instrumentalisée jusqu’au bout, la malheureuse est enterrée une heure plus tard par les siens. Sa vraie famille. A son arrivée au cimetière, une cinquantaine d’inconnus attendait en groupe compact à quelques mètres de la tombe. «Quel culot ! Quelle perversion !» lâche Claire.

Nicole aurait fêté ses 65 printemps en ce mois de juin. Elle ne soufflera jamais ses bougies mais «elle est partie en paix, en bonne catholique, entourée de notre amour et non pas prisonnière d’une bande de cinglés haineux», conclut sa petite sœur. Sœur courage qui vient d’adresser un rapport détaillé du cauchemar au Procureur de la République de son département.

◗ (1) A la demande du témoin, nous utilisons des prénoms d’emprunt.

◗ (2) Des saisines étant en cours, nous ne dévoilons pas le nom du mouvement.

Les signaux d’alerte

Comment déceler l’emprise sectaire ? La Miviludes a élaboré une série de critères, suite au travail de diverses commissions d’enquête parlementaires. Ils permettent de déceler chez nos proches des signes d’appartenance à un mouvement sectaire. Tous ces signaux doivent vous alerter.

Côté comportement :
– Adoption d’un langage spécifique.
– Changement des habitudes alimentaires ou vestimentaires.
– Refus de soins ou arrêt de traitements.
– Rupture familiale et socioprofessionnelle.
– Engagement exclusif pour un groupe ou une personne.
– Soumission absolue aux dirigeants ou à une personne.
– Perte d’esprit critique.
– Réponse stéréotypée sur toutes les questions existentielles.
– Embrigadement des enfants et adolescents.
– Atteinte à l’intégrité psychique ou physique.
– Manque de sommeil.

Côté financier : 
– Acceptation d’exigences financières fortes, durables et répétées.
– Engagement dans un processus d’endettement.
– Legs ou donation à des personnes étrangères aux proches ou à des associations.
– Participation onéreuse à des conférences, stages, séminaires, retraites…
– Escroquerie ou publicité mensongère sur les qualités substantielles d’un produit ou d’un service.

Côté socioprofessionnel :
– Discours antisocial.
– Troubles à l’ordre public dans les cliniques et hôpitaux, par exemple, dans le but de s’opposer à des actes médicaux ou chirurgicaux.
– Détournement des circuits économiques classiques.
– Détournement de marques, modèles, dessins et titres officiels pour créer une confusion dans l’esprit du public.

L’emprise mentale

L’emprise mentale a elle aussi son faisceau de présomptions.
– État de rupture avec les comportements antérieurs.
– Acceptation par une personne que sa vie affective, cognitive, morale, relationnelle et sociale soit modelée par les valeurs ou doctrines imposées par un tiers ou une institution.
– Allégeance inconditionnelle, affective, sociale et intellectuelle à une personne, un groupe ou une institution.
– Démarche prosélyte.
– Dépossession des compétences d’une personne comme anesthésiée et dès lors imperméable aux avis extérieurs.
– Induction et réalisation d’actes gravement préjudiciables à la personne.

Source : lindependant.fr

Les médecines non conventionnelles – Des outils pour s’y retrouver, par R. Monvoisin

Kinésiologie, réflexologie plantaire, acupuncture, chirurgie à mains nues, homéopathie, fleurs de Bach, barrage du feu, détox, cure Breuss, etc. : comment choisir dans un tel panel de pratiques parfois très différentes les unes des autres ? Sur quels critères ? Comment se faire un avis sur l’efficacité de telle ou telle pratique ?
Richard Monvoisin, invité dans le cadre des cycles de conférences organisés par la bibliothèque marseillaise l’Alcazar et le CorteX, présente dix outils simples que chacun-e pourra s’approprier pour faire ses choix thérapeutiques en connaissance de cause.

 

http://www.dailymotion.com/video/xql2bg_cortex-medecines-alternatives-comment-s-y-retrouver-partie-1-3-par-r-monvoisin_news

Introduction : présentation de la zététique, déclaration de conflit d’intérêt, distinction remport d’adhésion/acte de foi, quatre sens du mot science 
1. Le rasoir d’Occam – exemple : les barreurs de feu
2. La réfutabilité de Popper
3. Les maladies spontanément résolutives

http://www.dailymotion.com/video/xqynz8_cortex-medecines-alternatives-comment-s-y-retrouver-partie-2-3-par-r-monvoisin_news

 

4. La différence entre corrélation et causalité (effet cigogne, post hoc) – exemple : la cure Breuss
5. L’effet placebo et l’efficacité propre – exemple : le viagra

http://www.dailymotion.com/video/xqypuy_cortex-medecines-alternatives-comment-s-y-retrouver-partie-3-3-par-r-monvoisin_news

6. La flatterie de l’intuition – validation subjective, paradoxe d’Asher

7. L’exotisme
8. L’effet Bof
9. Les prétentions floues 
– exemple : ADN végétal, fleurs de Bachla détox du M. Bourdin.

10. La quête du sens

Source : http://cortecs.org/videotex/642-les-medecines-non-conventionnelles-des-outils-pour-sy-retrouver-par-r-monvoisin

VIDEO. Les charlatans de la biochirurgie immatérielle

Mis à jour le 11/04/2013 | 14:15 , publié le 11/04/2013 | 13:07

(France 2 – Sophie Rodier et Olivier Gardette)
Durée : 4:5

Une commission d’enquête du Sénat s’inquiète de l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé. Dans un rapport publié mercredi 10 avril, elle estime qu’ils peuvent déboucher sur des « dérives thérapeutiques », « proches de la charlatanerie ». France 2 en livre un exemple à travers ce reportage diffusé dans le JT de 20 heures, mercredi soir. De soi-disant médecins pratiquent ce qu’ils appellent la biochirurgie immatérielle. Ils proposent à leurs patients de les opérer à mains nues et sans incision.

La combinaison de la dérive sectaire et de la dérive thérapeutique cumule « les dangers liés à une forme d’emprise et les risques dus à l’exploitation mercantile de la crédulité de personnes vulnérables », souligne ce rapport. Et ces « dérives thérapeutiques (…) peuvent insidieusement orienter leurs victimes vers des pratiques thérapeutiques souvent dénuées de fondement scientifique, compromettant ainsi leurs chances de guérison ».

Après six mois d’enquête et 72 auditions d’associations de victimes, de professionnels de santé, d’experts et de représentants d’autorités sanitaires, la commission a fait 41 propositions. Parmi elles, interdire aux médecins, dentistes et pharmaciens radiés par leur Ordre de faire état de leur titre de docteur. Ou encore appeler les procureurs de la République à porter une attention particulière aux plaintes déposées par des proches des victimes de dérives.

Francetv info

Médecine : attention aux « charlatans »

Par Gaétan Supertino avec Anne Le Gall et Mathieu Bock

Publié le 10 avril 2013 à 22h34Mis à jour le 11 avril 2013 à 09h51

Dérives sectaires, dérives thérapeutiques, parfois les deux combinées: le Sénat se mobilise contre l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé avec 41 propositions, s'appuyant sur le rapport d'une commission d'enquête rendu public mercredi.Dérives sectaires, dérives thérapeutiques, parfois les deux combinées: le Sénat se mobilise contre l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé avec 41 propositions, s’appuyant sur le rapport d’une commission d’enquête rendu public mercredi. © MAX PPP

Un rapport pointe des dérives sectaires, nourries par la méfiance des patients envers la médecine.

« Certains exemples sont carrément caricaturaux. Dans la ‘chirurgie matérielle’ par exemple, vous avez une sorte de gourou charlatan, qui prétend remplacer des vertèbres sans opération chirurgicale. » Une commission d’enquête sur les mouvements sectaires dans le domaine de la santé du Sénat a réalisé 72 auditions d’associations de victimes, de professionnels de santé, d’experts et de représentants d’autorités sanitaires. Et elle a remis son rapport mercredi. Elle dresse ainsi une liste de 41 propositions pour lutter contre ces « dérives thérapeutiques ». Que retenir du rapport ? On vous résume tout.

>> À lire aussi : des sectes derrière des traitements « miracle »

Le constat. « Il existe des dérives thérapeutiques dues à des pratiques commerciales, proches de la charlatanerie, qui exploitent les peurs et les attentes de la population en matière de santé et de bien-être, et qui peuvent insidieusement orienter leurs victimes vers des pratiques thérapeutiques souvent dénuées de fondement scientifique », écrit la Commission dans son rapport.

>> À réécouter, le témoignage de Jean-Philippe, dont la sœur a été victime d’un « charlatan » :

Les raisons. L’image que donne notre « système de santé » est l’une des explications majeures de ces dérives. La Commission juge ainsi « très alarmant » le fait que l’image de la médecine classique soit altérée par l’inquiétude et le climat anxiogène « de scandales récents ». Mediator, prothèses PIP, craintes autour de la pilule de troisième génération… Pour Jacques Mézard, sénateur du Cantal et rapporteur de la commission d’enquête, invité jeudi matin sur Europe 1, ces scandales ont « des dégâts considérables » : « nous avons une médecine de grande qualité, des progrès considérables ont été effectués. Ces affaires ont dégradé l’image de la médecine en ouvrant, avec en plus Internet, un champ d’action terrible pour des charlatans qui proposent tout et n’importe quoi. »

Qui sont les « charlatans » ? « Ils ne s’appellent plus psychothérapeute, mais coach, coach en nutrition, en bien-être… Ils proposent des médecines dites alternatives, ils se constituent en instituts, se parent de diplômes non reconnus par l’Etat », décrypte pour Europe 1 Annie Guibert, présidente du Centre contre les manipulations mentales. Et de poursuivre : « vous avez par exemple ‘l’Université du temps’. La dame qui a fondé ça se dit ‘sophro-magnétiseur’. Moi, rien que ça, ça éveille ma curiosité et je recule. Mais tout le monde ne recule pas. Il y a le mot ‘université’. »

Quelles sont leurs pratiques ? La Commission et les associations ont des dizaines d’exemples de victimes trompées. « Rien que la semaine dernière, on a vu une dame, déjà d’un certain âge, qui se trouvait trop ridée. On lui a proposé quelque chose sans lifting. Elle a été reçue, dans un ‘institut’, et en 15 minutes on lui a demandé 20.000 euros. Heureusement, elle n’avait pas son carnet de chèques. Car elle était prête à le faire, tellement elle était embobinée », raconte Annie Guibert. Du citron pour soigner le cancer, de la psychothérapie pour déprogrammer sa maladie, des guérisseurs par téléphone ou encore des sprays purificateurs, des pierres thérapeutiques et des appareils à champs magnétiques vendus entre 1.000 et 5.000 euros… les exemples de traitement inutiles, proposés sur Internet ou par les « charlatans », sont légion, comme le relate ce rapport. Jacques Mézard s’alarme : « le phénomène est grave, car cela pousse nos concitoyens à s’éloigner des traitements efficaces ».

Comment lutter ? « Il ne s’agit pas de faire de nouvelles lois », assure Jacques Mézard. « Appliquons l’arsenal législatif et réglementaire existant. Il faut prendre des décisions, par exemple, pour que les messages des pouvoirs publics, des autorités de santé, figurent sur les moteurs de recherche en première page. Qu’il y ait des avertissements comme pour la pédopornographie, que les gendarmes aient de meilleurs moyens pour surveiller ».

Le rapport appelle aussi les procureurs de la République à porter une attention particulière aux plaintes déposées par des proches des victimes de dérives ou encore d’intégrer la prise en compte du bien-être du patient aux protocoles de soins, selon des modalités précises, afin de lutter contre le sentiment de « déshumanisation des soins ». « Il y a des solutions simples, pas coûteuses », souligne Jacques Mézard, qui insiste : « il est temps d’agir. »

Source : http://www.europe1.fr/France/Medecine-attention-aux-charlatans-1478285/

 

Ondobiologie (ex-biomagnétisme humain)

Date de création :1985

Créateur : Jean-Marie Bataille

Note : a également crée l’ordre des Ondobiologue et le syndicat (inscriptions obligatoire).

Titre :  chercheur en énergies humaines, Docteur en médecine naturopathique (GB), lauréat du Mérite et Dévouement Français, pour services exceptionnels rendus à la collectivité Humaine et Lauréat de l’Académie des Arts, Sciences et Lettres (c.f. site internet)

Fonctionnement : L’Ondobiologue ® est le seul à pratiquer, sans aucune manipulation, au moyen de techniques énergétiques précises qui permettent d’extirper, d’extraire, de désincruster les énergies usées, CAUSES d’un ou plusieurs problèmes.

C’est le stade au dessus du magnétiseur qui lui s’applique à donner de l’énergie sans enlever les énergies usées.

Cette méthode est censée soigner un large spectre de maladie : anorexie, boulimie, problèmes hormonaux, respiratoire, urinaire de peau etc…

Les pratiquants peuvent avoir fait également les formations suivantes :
– Ondobiologue
– Ondobiologue Drainolymphologue
– Ondobiologue Drainolymphologue & Masseur Rénovateur
– Biochirurgien (Spécialiste en Biochirurgie immatérielle)

Ce qu’en dit la mivilude (rapport 2010):
– Certains organismes vont plus loin encore dans l’art de l’illusionnisme : tel créateur-promoteur d’une PNCAVT déclare avoir créé un «ordre»
professionnel présenté comme garant de la valeur et de sa pratique et de celle
de ses disciples (Ordre des biomagnétiseurs de Jean-Marie Bataille).

-Les extraits de sites de Jean-Marie Bataille présentés ci-dessous, mis bout à bout par nos soins, reflètent l’esprit et les promesses des formations délivrées par ce dernier.
Que vous soyez professionnel de la santé ou autre, apprenez cette véritable médecine fondamentale de l’homme, mise au point et révélée par Jean-Marie Bataille, appelée le biomagnétisme humain.
Dans le programme de votre formation, vous apprendrez quelles sont les causes énergétiques des maladies. Pourquoi et comment vos énergies peuvent guérir; vous apprendrez à maîtriser, à mains libres, la puissance thérapeutique disponible en vous. Une autre façon de soigner en complément du traitement médical.

La biochirurgie immatérielle vous permettra de résoudre les pathologies en quelques minutes sans rien manipuler et sans aucun danger pour votre patient et vous même, ce qui est primordial!
À l’issue de cette formation vous serez déjà capable d’avoir des résultats rapides et sûrs, totalement impossibles en simple magnétisme, même par celui qui se dirait le meilleur du monde, car vous saurez utiliser des techniques qui vous permettront d’enlever les causes, alors que lui ne le peut pas!

On notera que J.-M. Bataille indique clairement et à diverses reprises sur son site que sa méthode est une façon de soigner en complément du traitement médical, mais il ne craint pas le paradoxe ni le risque d’écarter les usagers de la médecine classique en affirmant en même temps à ses disciples que les énergies que son enseignement leur révèle peuvent guérir, qu’ils ont dans leurs mains
une grande puissance thérapeutique, qu’ils peuvent résoudre les pathologies en quelques
minutes.

La formation de base se déroule à raison de dix heures par jour, pour une durée de cinq jours consécutifs dans la même semaine.
Le coût des formations n’est communiqué que sur demande, mais, en consultant des forums Internet sur le biomagnétisme, on peut lire que le stage de formation de base de cinq jours, présenté par Jean-Marie Bataille comme suffisant pour commencer à exercer, est facturé environ 2500 €

Les allégations thérapeutiques du biomagnétisme humain et de la chirurgie immatérielle : extraire sans aucune manipulation les énergies usées qui sont la cause des maladies

Sur le site Internet du biomagnétisme humain, créé par Jean-Marie Bataille, on peut lire en substance :
Jean-Marie Bataille a pris conscience que la pratique simpliste du magnétisme consistait uniquement à donner des énergies à un malade, sans se préoccuper des surcharges d’énergies usées qui polluent, encrassent, empoisonnent l’organisme de ce dernier et perturbent toutes ses fonctions.
Dès lors, il mit au point des techniques nouvelles qui permettent, sans toucher
le corps du patient, d’éliminer ces énergies usées. Après quoi l’organisme est capable d’accueillir des énergies nouvelles, salutaires et sans danger.
Tous les états pathologiques n’ont pas d’autre cause qu’un problème énergétique, y compris les maladies infectieuses qui ne peuvent se développer que si le terrain défensif organique est en déficit d’énergies. Tous les problèmes dits mécaniques sont des effets de réactions dues à desaccumulations d’énergies électromagnétiques non évacuées. Le biomagnétiseur pratique, sans aucune manipulation, au moyen de techniques énergétiques précises.

Par exemple, il est déjà possible, en quelques minutes et sans rien toucher, de
redonner à des vertèbres leur mobilité, d’éliminer une bascule sacro-lombaire-hanche, de
désagréger un kyste sur un ovaire, de dégager une hernie hiatale, de résoudre des problèmes
de ligaments, de muscles, de ganglions engorgés, de redonner immédiatement la vue à
un œil défectueux non amélioré par une intervention chirurgicale, en le dégageant des
déchets énergétiques accumulés par l’utilisation des instruments chirurgicaux…

À présent, tout en poursuivant ses recherches, Jean-Marie Bataille consacre généreusement sa retraite, pour que soient transmises ses théories et ses pratiques hors du commun. Il estime qu’il faudrait au moins un biomagnétiseur pour 20000 habitants, ce qui nécessite de créer un minimum de trois mille cabinets en france.

Rappelons toutefois qu’un stage de cinq jours de formation censé donner accès à la pratique du biomagnétisme et à ses guérisons sans contact avec le
corps et sans médicaments est «généreusement» facturé 2500 €.

Antécédent judiciaire :  Jean-Marie Bataille, a été condamné par un tribunal correctionnel (en Cour de cassation) à 6 mois de prison avec sursis pour exercice illégal de la pharmacie et complicité d’escroqueries. À l’époque, il a « dupé 2000 malades » en vendant « très cher » des herbes censées guérir le sida et le cancer

Reportage :

Est ce que cette méthode fonctionne ?
Autant que le Reiki, le magnétisme ou autre. C’est juste l’effet placebo qui se met en œuvre. Bref la seul chose que cela libérera c’est votre compte en banque !

Christophe Jaming

Sectes : attention aux charlatans de la santé

 

[10 avril 2013 – 12h31] [mis à jour le 10 avril 2013 à 14h52]

Des pratiques potentiellement dangereuses se diffusent dans le cadre de la formation professionnelle. ©Phovoir

Un gourou pour remplacer le médecin ? Lesmouvements sectaires à visée « thérapeutique »continuent de faire des ravages en France. Dans son rapport d’information rendu public ce 10 avril, la Commission d’enquête sur l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé s’alarme de la dégradation de l’image de la « médecine classique ». Pour enrayer ces dérives florissantes, ses membres émettent 41 propositions.

Les dérives sectaires et thérapeutiques se combinent trop souvent. « Elles cumulent alors les dangers liés à une forme d’emprise et les risques dus à l’exploitation mercantile de la crédulité des personnes vulnérables », soulignent les auteurs du rapport. D’après eux, « la contestation du système de santé et de la médecine (vaccination, transfusion…) est une constante des discours porteurs de ces dérives. » D’autres phénomènes favorisent également « ces pratiques thérapeutiques non conventionnelles qui touchent les malades, certains professionnels de santé, jusqu’aux hôpitaux ».

De plus, « l’existence d’une offre de soins très étendue sur Internet » facilite son accès. Elle rend difficile la lutte contre ces dérives. « Une inégale implication des institutions chargées de mettre en œuvre la vigilance et une réponse judiciaire trop incertaines », paralyse les actions contre ces mouvements.

Davantage de moyens pour lutter

Parmi les propositions soumises par la commission, 15 concernent une amélioration des outils judiciaires contre les dérives sectaires. Ses auteurs suggèrent également de renforcer la sécurité des internautes en matière d’informations médicales en ligne. Ils souhaitent notamment que « toute recherche sur un moteur du web ayant un lien avec les pratiques thérapeutiques non conventionnelles débouche en premier lieu sur les messages officiels provenant d’autorités telles que le ministère de la Santé, la Haute Autorité de Santé (HAS) ou la Miviludes. »

Plusieurs recommandations concernent le contrôle direct de l’activité des psychothérapeutes. Les auteurs conseillent en particulier de « mettre en place une accréditation par la HAS des praticiens exerçant des thérapies non-conventionnelles à l’hôpital. » Par ailleurs, la formation initiale et continue devrait être davantage encadrée par les autorités. Ainsi, « l’utilisation abusive de l’intitulé ‘Université’ par certains organismes de formation privés aux pratiques non conventionnelles devrait être contrôlée. » Enfin, la protection des mineurs est évoquée dans 4 propositions. Elles visent surtout à « s’assurer que les programmes de l’enseignement secondaire intègrent une sensibilisation aux dérives thérapeutiques et sectaires. »

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : Commission d’enquête sur l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé, 10 avril 2013

 Source de l’article : http://destinationsante.com/sectes-attention-aux-charlatans-de-la-sante.html

En Suisse, les guérisseurs font un tabac

5 avril 2013 à 12:10
Le guérisseur fribourgeois Denis Vipret traite un patient dans un hôtel de Genève le 6 février 2013

Le guérisseur fribourgeois Denis Vipret traite un patient dans un hôtel de Genève le 6 février 2013 (Photo Boris Heger. AFP)
Par AFP

En Suisse, patrie de plusieurs géants de l’industrie pharmaceutique, les guérisseurs traditionnels sont de plus en plus sollicités. Autrefois considérés comme des sorciers, ces magnétiseurs, rebouteux et autres «détenteurs de secret» profitent de la vague écolo et sont même recommandés par certains hôpitaux.

«A l’hôpital, l’infirmière a la possibilité de transmettre sa propre liste», explique à l’AFP l’ancien directeur de l’hôpital du Jura, Jean-Paul Moll, pour qui cette pratique «ne porte pas préjudice à la médecine scientifique».

Très vivant dans le Jura, le «secret» – ces formules soi-disant magiques murmurées par les guérisseurs – se pratique surtout dans les régions catholiques suisses que sont Fribourg, le Valais, Appenzell et la Suisse centrale, selon l’Office fédéral de la culture. Il tend à être plus présent en Suisse romande et italienne qu’en Suisse alémanique, où la population préfère consulter des thérapeutes diplômés, selon les experts.

«Avec la main gauche je sens ce qu’il y a, avec la main droite je soigne», explique à l’AFP le guérisseur fribourgeois Denis Vipret, véritable star dans son domaine.

Ce fils de paysan reçoit ses patients dans sa ferme mais effectue aussi de nombreuses tournées en Suisse. A Genève, il reçoit à chaque visite quelque 300 personnes qu’il «guérit» par groupe de vingt.

M. Vipret, homme rondouillard vêtu d’un jean, d’une chemise à carreaux et de sabots, pose ses mains sur les épaules des patients, son bras droit prodiguant pendant une trentaine de secondes de légères pressions pour libérer son «énergie».

Il les reçoit ensuite un par un, entre 30 à 60 secondes, le temps de leur annoncer le diagnostic et d’encaisser 50 francs suisses (41 euros). M. Vipret assure qu’il peut les protéger contre à peu près tout durant 30 jours par la pensée.

Ses patients viennent parfois de loin, mais la majorité sont suisses, tous émerveillés par le pouvoir de M. Vipret et la chaleur de ses mains. «Il est impressionnant. Il nous dit ce qu’on a», raconte à l’AFP Bertrand Bucher, 30 ans.

Certes pour Claire, 70 ans, ancienne pharmacienne souhaitant rester anonyme, Denis Vipret «n’y connaît rien à l’anatomie». Malgré tout, elle vient le voir régulièrement, convaincue qu’il parvient à soulager ses maux.

Le succès des guérisseurs est tel dans la Suisse francophone qu’un ouvrage à ce sujet publié en 2008 par l’ethnologue suisse Magali Jenny a atteint les 50.000 exemplaires vendus, un best-seller pour une région où un bon livre se vend à quelque 5.000 exemplaires. Son deuxième livre sur le sujet, paru fin 2012, en est déjà à plus de 10.000 ventes.

«On a constaté que de plus en plus de gens faisaient appel aux guérisseurs», explique à l’AFP Magali Jenny. «De nombreuses personnes se sentent un peu abandonnées par cette médecine déshumanisée. Elles préfèrent se tourner vers des guérisseurs puisqu’on est un peu dans une vague écolo», ajoute-t-elle.

L’engouement pour les guérisseurs est tel que 70 d’entre eux ont demandé à Mme Jenny qu’elle retire leurs noms de son second livre en raison des trop nombreuses sollicitations dont ils faisaient l’objet.

En même temps, le savoir-faire des guérisseurs a été officiellement reconnu. En septembre 2012, la pratique du secret dans les cantons du Jura et de Fribourg a fait son entrée dans la liste des «traditions vivantes en Suisse».

Pour Mme Jenny, qui évalue à plus de 500 le nombre de guérisseurs en Suisse francophone, «il n’existe aucun autre endroit, en Europe du moins, où l’on puisse parler aussi librement de ce sujet».

Annie Marie Girard, magnétiseuse française établie à Genève où les autorités reconnaissent la «guérison spirituelle», partage ce constat: «en France si un guérisseur n’arrive pas à guérir, automatiquement on va lui faire un procès».

Les guérisseurs – qui peuvent même se former auprès de l’Ecole de médiumnité à Neuchâtel – bénéficient aussi d’une certaine bienveillance de la part des hôpitaux en Suisse francophone, qui donnent leurs noms aux patients.

«Ce sont des listes confidentielles, internes aux différents services», expliquent les Hôpitaux universitaires de Genève.

Les guérisseurs sont appelés à la demande des patients ou de leur famille. «Aux urgences, cela arrive très souvent», surtout pour des patients victimes de brûlures ou qui saignent, relève la porte-parole des hôpitaux fribourgeois, Jeannette Portmann.

Mais ce récent engouement, qui a été accompagné par une certaine médiatisation des guérisseurs, cause aussi du tort à la profession, estiment certains qui craignent l’arrivée de charlatans.

Des charlatans qui n’ont pas attendu les médias pour pratiquer, à l’image de ce guérisseur condamné le 22 mars dernier par la justice suisse à 12 ans et 9 mois de réclusion pour avoir inoculé intentionnellement le virus du sida à seize personnes entre 2001 et 2005.

Source : http://www.liberation.fr/monde/2013/04/05/en-suisse-les-guerisseurs-font-un-tabac_893916

Relayé par Roger Gonnet

Un rapport dénonce le boom des médecines parallèles

Un rapport sénatorial remis ce mercredi au gouvernement tire la sonnette d’alarme : de plus en plus de Français n’ont plus confiance dans la médecine traditionnelle et se tournent vers les médecines parallèles dispensées parfois par des sectes ou des charlatans. RMC a suivi une séance de formation en ondobiologie.

Philippe Gril avec Thomas Chupin | RMC.fr | 03/04/2013

© Franck Fife – AFP

Sectes, gourous et autres charlatans ont le vent en poupe. La méfiance des Français à l’égard des services de santé les pousse de plus en plus vers les médecines parallèles. C’est ce qui ressort d’un rapport sénatorial remis ce mercredi, et dévoilé sur RMC. Le rapport dénonce un véritable business de plusieurs dizaines de millions d’euros annuels qui s’amplifie avec la crise. Médiator, pilules de 3e génération… Les récentes affaires médicales ont échaudés les Français, et les conditions d’accueil dans les hôpitaux, où le temps consacré au patient est réduit à sa portion congrue, font que les malades n’ont jamais été autant attirés par les soins « alternatifs ». Le rapport dénonce des pratiques qui ne sont pas interdites, mais qui n’ont pas toujours prouvé leur efficacité comme la mésothérapie, la massothérapie, la kinésiologie, la laxothérapie  ou encore l’ondobiologie (voir plus loin).

« On entraîne les gens vers le refus des soins médicaux »

« La santé est manifestement un domaine dans lequel certaines mouvances sectaires font leur marché », dénonce sur RMC Jacques Mézard, sénateur PRG qui a participé à l’élaboration de ce rapport. « On entraîne les gens vers le refus des soins médicaux, et on leur conseille du jus de citron ou n’importe quoi. Un certain nombre d’entre eux en meurent. Il y a aussi un danger pour leurs finances. Souvent nos concitoyens crient lorsqu’il y a des hausses du coût de certaines participations à la santé et on voit les mêmes dépenser des centaines d’euros pour acheter de la poudre de perlimpinpin ou des objets qui ne servent à rien ».

« Les gens ont recours à la pensée magique »

Houssine Jobeir est docteur en psychopathologie à Brest. Il a longtemps travaillé et reçu les victimes de sectes. Pour lui la popularité de ces médecines parallèles, n’est pas une surprise : « Il suffit de voir les services des urgences pour savoir comment les malades sont reçus. La qualité d’écoute que l’on doit offrir à des gens en souffrance n’est plus à la hauteur des attentes. Donc les gens ont recours à ce que l’on appelle « la pensée magique ». Vous avez quelqu’un qui va vous délivrer de tous vos problèmes en un clin d’œil. C’est tout à fait désastreux à la fois pour les patients et les familles, pour qui c’est parfois tragique ». Il cite le cas d’une dame qui avait un cancer de la main : « des gens d’une secte sont arrivés directement à l’hôpital en lui promettant que les métastases allaient disparaître grâce aux prières et autres harmonisations. Malheureusement, elle est décédée trois mois plus tard d’un cancer généralisé ».

300 euros la séance de « soins sans contacts »

Pour comprendre comment travaillaient ces médecins « alternatifs », RMC s’est invitée à un cours de formation en Ondobiologie. Un de nos reporters est allé suivre, de façon anonyme, une séance… édifiante. Devant une vingtaine de « stagiaires » réunies dans un établissement parisien estampillé « ondobiologie » et qui a pignon sur rue, Jean-Marie B. (le « maître », tel qu’il est nommé par des membres de son syndicat des ondobiologues) a expliqué le principe de sa médecine : soigner le patient sans le toucher. « On enlève tout ce qui est défectueux et on remet du neuf à la place, sans vous toucher. Vous ne verrez pas ce que j’enlève, parce que c’est immatériel », explique-t-il en exécutant des gestes théâtraux au-dessus d’un stagiaire qui joue le rôle du malade. Une poubelle, placée au centre de la salle, est censée recevoir les énergies négatives et les bactéries, virus ou infections qui affectent le malade. L’ondobiologue annonce très sérieusement qu’il peut tout soigner : Alzheimer, dépression, cancer, crise cardiaque…La formation de trois semaines coûte la modique somme de 9 000 euros. Et pour ses soins, le chirurgien immatériel, demande 300 euros la séance à ses patients.

Source : http://www.rmc.fr/editorial/365618/un-rapport-denonce-le-boom-des-medecines-paralleles/

Pour les soigner, le thérapeute poussait ses «patientes» au sadomasochisme

Ce matin s’ouvre devant les assises de la Haute-Garonne le procès de Francis Becquet, pseudo-thérapeute et vrai partisan du « sexe libre » et des pratiques sado-maso. Deux « patientes » ont déposé plainte contre lui. Un procès sulfureux à huis clos.

Huit ans de procédure, un homme accusé de « viols » et d’acte de torture et barbarie qui a passé seulement sept mois en détention, un accusé paraplégique absent pour « raisons médicales », deux autres accusés, des femmes dont l’une aurait pu aussi se trouver sur les bancs des parties civiles… Le dossier qui va s’ouvrir ce matin pour viols et actes de torture et de barbarie devant la cour d’assises de la Haute-Garonne sort de l’ordinaire. Et pas seulement pour les orgies sexuelles qui vont être exposées et détaillées aux jurés.

L’affaire éclate en 2004 quand les gendarmes de la brigade des recherches de la compagnie Saint-Michel poussent les portes d’un « donjon », au cœur de Toulouse pas très loin du palais de justice. En sous-sol, la salle est entièrement équipée pour les pratiques sadomasochistes : croix de saint André, chaînes, menottes, fouets… Les enquêteurs soupçonnent un psychiatre pratiquant le bouddhisme, Francis Becquet aujourd’hui âgé de 61 ans. Une de ses patientes a dénoncé ses pratiques « particulières ». Sans même caricaturer, ses thérapies réunissaient des séances de parole et des séances beaucoup plus pratiques, très sexuelles, où l’humiliation du corps permet de le libérer… « Incroyable foutaise ! », s’agace un avocat.

Comment comprendre que des femmes intelligentes, certaines universitaires, se soient laissées entraîner pendant des mois à des séances où elles étaient insultées, fouettées, humiliées, contraintes à pratiquer des fellations, à subir différentes pénétrations par des godemichés ou à satisfaire les besoins sexuels de différents partenaires ? « Francis Becquet assurait une réelle domination sur ces femmes », estime Me Laurent De Caunes qui défend une des victimes partie civiles, la deuxième étant soutenue par Me Jean-Luc Forget. La justice parle même de domination à caractère sectaire.

La notion enrage Me Simon Cohen qui défend le principal accusé. « Déjà, soit nous sommes en présence d’une secte, d’un gourou, soit elle n’existe pas. Ensuite jamais je n’ai vu un gourou pratiquer dans un night-club, ou tantôt chez lui, ou tantôt chez un autre ! Où est la communauté de vie, où est la contrainte ? La justice parle de secte mais en réalité, ce qui est reproché dans ce dossier tient de l’ordre moral. Il s’agit de réprobation morale. »

Où s’arrête le consentement, où commencent les contraintes, les viols ? Me Cohen affirme que d’autres « patientes » de Francis Becquet témoignent avoir trouvé leur équilibre, un mieux-être, via ces séances sexuelles où la contrainte du « maître » s’est exercée avec la même force que vis-à-vis des deux parties civiles. Les victimes constituées sont des femmes qui traversaient des périodes très difficiles de leur vie. Les experts psychiatres qui les ont examinées parlent « de détresse psychologique ». Deux accusées, défendues par Mes Reynaud-Emard et Boguet jouaient dans ce contexte si particulier parfois les maîtresses dominatrices, parfois les victimes. Francis Becquet a-t-il profité de tout ça ? La justice le soupçonne, lui qui n’a jamais effectué la moindre étude de médecine ou de psychologie. Psychiatre d’opérette, il aurait en revanche prospéré avec ses « thérapies » et se serait constitué un patrimoine important.

Sous la présidence de Michel Huyette, les jurés ont sept jours pour se forger une intime conviction. L’avocat général Pierre Bernard prendra les réquisitions. Verdict attendu vendredi prochain. Les avocats des parties civiles vont demander le huis clos.


Handicapé, un accusé jugé à part

Paraplégique mais sexuellement très actif, Alain Monte, 51 ans, ne peut pas supporter de longues journées d’audience. Son cas a donc été disjoint et il ne sera pas jugé avec les trois autres accusés. « Cela porte atteinte au droit à un procès équitable » selon Me Simon Cohen. Ce matin, l’avocat va donc réclamer un renvoi du procès pour « que tous les accusés soient placés sur le même plan d’égalité. Tous doivent être traités de la même manière », argumente le défenseur. Un argument de droit qui ne cache pas un intérêt de fond : comment un homme paralysé peut-il exercer des contraintes ?

source : la dépêche par .fr vendredi 22 mars 2013 par Jean Cohadon

Relayé par le C.C.M.M.