Soupçons de «dérives intégristes» au lycée Gerson: Alliance Vita se défend

Mise en cause dans le cadre d’une intervention au lycée catholique parisien Gerson, où deux de ses membres auraient comparé l’avortement à un «homicide volontaire», l’association Alliance Vita s’estime victime de diffamation et annonce qu’elle va porter plainte.

Intégristes? Noyautés par l’Opus Dei? À Alliance Vita, même si «on est habitué aux amalgames», on se dit «atterré» devant les accusations qui se succèdent. Mise en cause dans le cadre de son intervention au lycée Gerson, où deux de ses membres ont été «accusées anonymement de propos outranciers qu’elles n’ont jamais tenus» selon elle, l’association dénonce «le procédé lâche visant à jeter le discrédit sur son travail» et annonce qu’elle va porter plainte pour diffamation.

Alliance Vita est une association pro-vie fondée par Christine Boutin fin 1993, au moment des premières lois bioéthiques. Elle est actuellement présidée par François-Xavier Pérès. Son délégué général, Tugdual Derville, est aussi porte-parole de la Manif pour tous. L’association se donne pour objectif de «promouvoir la protection de la vie humaine et le respect de la dignité de toute personne» et agit selon deux axes: la «sensibilisation du public et des décideurs» et «l’aide aux personnes confrontées aux épreuves de la vie».

Régulièrement auditionnée par les autorités publiques et au Parlement, Alliance Vita déclare effectuer «un travail de réflexion sur les questions posées à la société par l’évolution de la science, des techniques et des modes de vie».

L’association se défend d’être intégriste

Elle a mis en place deux «services d’écoute et d’aide», animés par plusieurs dizaines de volontaires: «SOS bébé» pour les questions liées au début de la vie (grossesses imprévues ou difficiles, deuils pré et postnataux, annonce de handicap, fausses couches, IVG, (…)Lire la suite sur Figaro.fr

A Paris, un lycée privé accusé de dérives sectaires sera inspecté

Le groupe scolaire Gerson, un établissement catholique privé du 16earrondissement de la capitale, accusé de dérives intégristes, sera soumis à une inspection, a fait savoir le ministère de l’éducation mardi 15 avril. La Mairie de Paris a réclamé l’ouverture d’une enquête administrative, dénonçant « une guerre idéologique d’un autre temps » imposée aux élèves de ce groupe scolaire.

Des représentants de l’association Alliance Vita, proche de la Manif pour tous, auraient qualifié de « semi-meurtrières » les jeunes filles ayant recours à la pilule du lendemain et assimilé l’avortement à un« homicide volontaire » pendant une intervention en classe sur la contraception, selon des élèves.

Alliance Vita, créée par Christine Boutin, a démenti avoir tenu ces propos, dénonçant « le mensonge, la calomnie et le procédé lâche visant à salir son image et à jeter le discrédit sur son travail ».

Dans un communiqué, l’association se justifie et annonce qu’elle va porter plainte pour « diffamation » :

« Alliance Vita est régulièrement invitée à intervenir, officiellement et au su de tous, dans les écoles, sur les sujets concernant la bioéthique, grossesse et la naissance. »

« LE HARCÈLEMENT (…) PREND TOUTES LES FORMES »

Selon un parent d’élève interrogé par l’Agence France-presse, plusieurs associations « proches de l’Opus Dei » ont été invitées à intervenir dans cet établissement, sans que les parents en soient informés. « Clairement, on veut faire de cette école un établissement Opus Dei et faire partir ceux qui s’y opposeraient », selon le syndicat de l’enseignement catholique FEP-CFDT. « On ne veut pas d’enfants non baptisés, ni d’enfants issus de familles recomposées, de parents séparés ou de familles monoparentales, ni de juifs », a ajouté Valérie Ginet, secrétaire générale du syndicat.

Selon le FEP-CFDT, plusieurs professeurs et personnels de l’administration se sont également plaints de harcèlement, une (…)

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Paris: Accusations de dérives intégristes dans un lycée catholique

SOCIETE – Des professeurs, des parents et des élèves d’un lycée parisien privé dénoncent un endoctrinement durant les cours de catéchèse…

Des enseignants, des élèves et leurs parents ont dénoncé des dérives intégristes dans le contenu des enseignements du lycée Gerson, un établissement catholique privé sous contrat avec l’Etat situé dans le 16e arrondissement de Paris, rapporte Europe 1.

En effet, l’association anti-avortement Alliance Vita aurait été plusieurs fois invitée à participer aux cours de catéchèse (enseignement religieux). Une jeune fille interrogée par la station raconte ces séances où auraient été tenus les propos suivants: «Une fille, par exemple, qui prend la pilule du lendemain, ne sait pas s’il y a fécondation. Elle est donc considérée comme «semi-meurtrière». En revanche, une fille qui avorte commet un «homicide volontaire»».

«L’Opus Dei est au sein de notre établissement»

Témoignant anonymement, une enseignante de ce très chic lycée raconte que «l’Opus Dei est au sein de notre établissement aujourd’hui, c’est incontestable. La responsable de cycle et une collègue, au moins, sont de l’Opus Dei. Nous ne sommes plus dans l’offre d’une spiritualité mais dans l’imposition d’une vision des plus obscurantistes de notre société». L’Opus Dei est une organisation religieuse discrète ultra-conservatrice fondée en 1928, qui suscite régulièrement la polémique.

Une demande a été envoyée à la direction de l’enseignement catholique pour faire remplacer l’encadrement de cet établissement.

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