Apprenez à reconnaître une pseudo-science en 14 points.

De nombreux philosophes de la science ont assemblé des caractéristiques par lesquels la science se distingue de la pseudo-science. Parmi les principaux se trouvèrent Langmuir ([1953] 1989), Gruenberger (1964), Dutch (1982), Bunge (1982), Radner et Radner (1982), Kitcher (1982, 30–54), Hansson (1983), Grove (1985), Thagard (1988), Glymour et Stalker (1990), Derksen (1993, 2001), Vollmer (1993), Ruse (1996, 300–306) et Mahner (2007).[5] Une importante collection de telles caractéristiques est celle de Hansson (1983), quelquefois appelée « les sept péchés de la pseudo-science » :

  1. La croyance en une autorité: certaines personnes ont une perspicacité plus profonde. Il faut faire confiance à leurs témoignages.
  2. Expériences non répétées: on fait confiance à des résultats d’expérimentation qui sont pas reproductibles.
  3. Des exemples sélectionnés: Des exemples sont nommés, même s’ils ne sont pas représentatifs.
  4. Réticence à l’examen: une théorie n’est pas testée, même si cela serait possible.
  5. Immunité déraisonnable: des arguments critiques sont rejetés tant que ceux qui supportent la thèse sont supportés délibérément.
  6. Fraude intégrée: l’examen de la théorie est arrangé de sorte que le résultat ne puisse seulement prouver, non jamais falsifier la théorie.
  7. Elimination d’explications sans remplacement: des explications existantes sont supprimées de sorte que la nouvelle théorie explique moins qu’une précédente.

Il n’est pas toujours facile de reconnaitre la pseudo-science comme telle. Ci-dessous se trouvent certaines caractéristiques supplémentaires et des exemples ayant pour base les « péchés » mentionnés:

  • Au lieu d’explications évidentes, des hypothèses étranges et exotiques sont préférablement chargées d’expliquer des phénomènes, comme par exemple l’influence extraterrestre, l’existence de formes d’énergie inconnues ou des effets effrayants à distance (voir le rasoir d’Occam).
  • Méfiance envers la science: On préfère croire des autorités solitaires prétendant ou ayant inventé quelque chose. Des réfutations à base d’argumentation mathématique ou scientifique sont rejetées, même si elles pourraient être comprises avec des simples connaissances scolaires.
  • La « Réticence à l’examen » se manifeste dans le fait que même des propositions simples (comme, par exemple au sujet de simples installations techniques qui, prétendument font usage d’énergie libre) sont difficilement testés expérimentalement. De plus, les propositions de l’inventeur initial sont répétitivement récitées sans critique, même si elles datent de plusieurs dizaines d’années. Dans ce critère on parvient aussi à observer la croyance en des autorités.
  • Tendance envers des théories du complot: les inventions et concepts des pseudo-savants n’ont prétendument pas eu de succès parce qu’ils ont été « réprimés » par les plus puissants, dont les « lobbys » pharmacologiques et de l’énergie.
  • Langage pseudo-scientifique: on fait usage de formulations qui semblent impressionnantes pour les laïques en employant des vrais termes scientifiques, pourtant n’ayant aucun sens (« radotage »; voir aussi: mysticisme quantique).
  • Stylistique apparemment scientifique et soi-disant respect de la règle scientifique en soutenant des allégations avec des citations scientifiques: souvent, les articles pseudo-scientifiques citent un grand nombre de textes scientifiques, leur donnant un air sérieux et savant. Si l’on y regarde plus précisément on réalise qu’il manque de corrélation entre l’article et ses citations (cet « astuce stylistique » s’emploie malheureusement aussi au-delàs de la pseudo-science).
  • Un monde scientifique apparemment parallèle: les pseudo-savants publient leurs propres journaux et mènent leurs propres congrès. Superficiellement cela ressemble fort au fonctionnement scientifique. En réalité, cela sert à éviter tout contact avec le vrai monde scientifique, afin de pouvoir maintenir le bâtiment pseudo-scientifique. Cet aspect est fort accentué en pseudo-médecine.

On retrouve une analyse équivalente de ces caractéristiques dans l’article « Treize arguments non valables pour défendre les parasciences » de Laurent Puech publié en 1999 dans la revue de l’Association Française pour l’Information Scientifique.

Source : http://www.psiram.com/fr/index.php/Pseudo-science