Jura : le prêtre accusé du viol d’une paroissienne acquitté

Le Nouvel ObservateurPar Le Nouvel Observateur avec AFP | Le Nouvel Observateur – il y a 9 heures

 
  • Palais de justice de Lons-le-Saunier

    Le Nouvel Observateur/Le Nouvel Observateur avec AFP – Palais de justice de Lons-le-Saunier

La cour d’assises du Jura a acquitté jeudi 27 février un prêtre de 69 ans jugé à huis clos à Lons-le-Saunier, qui était accusé du viol en 2010 d’une paroissienne physiquement et psychologiquement fragile ainsi que très pieuse.

« Par ce verdict, la cour a estimé qu’au vu du dossier, elle ne pouvait pas savoir ce qui s’était réellement passé dans cette pièce », ont déclaré les avocats du père Daniel Lagnien, Me Randall Schwerdorffer et Samuel Esteve à l’issue du procès.
« Après quatre ans de procédure, c’est un grand soulagement et une libération pour M. Lagnien », ont encore dit ses avocats.

Une paroissienne « malade psychologiquement »

L’ancien curé de Moirans-en-Montagne (Jura) comparaissait depuis mercredi devant la cour d’assises pour viol et agressions sexuelles à l’encontre de cette femme de 39 ans, qui souffre de troubles psychologiques et de problèmes physiques.

L’avocat général Guillaume Michel avait requis cinq ans de prison, dont trois avec sursis, à l’encontre du prêtre, estimant que la culpabilité de l’accusé ne faisait « pas de doute », et que la victime n’était « pas consentante ».

« Nous avons quelqu’un de malade physiquement et psychologiquement, qui vit en vase clos et qui est reconnue comme étant invalide », avait dit l’avocat général. « Mais tout ça ne fait pas qu’elle a dit oui, c’est une victime qui n’a pas su se défendre », selon lui.

Des déclarations qui varient

Il avait également souligné que l’accusé avait « varié dans ses déclarations ». Le père Lagnien avait en effet reconnu le viol lors de sa garde à vue, avant d’affirmer qu’il n’avait pas forcé sa paroissienne à avoir une relation sexuelle.

La victime, une femme (…) Lire la suite sur Le Nouvel Observateur