la présence controversée d’un naturopathe américain en Polynésie française.

Jus de légumes « miracle » et « programme santé » Le naturopathe américain Rauvani intéresse la police L’activité commerciale du naturopathe américain Kirimaua Rauvani, venu vendre, à Tahiti, sa cure de jouvence à base de jus de légumes, intrigue la police aux frontières et l’inspection du travail.

Kirimaua Rauvani, naturopathe de nationalité américaine, a été convoqué par les agents de la Police aux frontières (PAF) alors qu’il s’apprêtait à regagner les États-Unis, a­t-on appris hier, de source judiciaire. À l’origine de la commercialisation, à Tahiti, d’un « programme santé » à base de jus de légumes, ce pourfendeur de la « mal bouffe » a en effet fait l’objet d’une audition visant à contrôler la légalité de son business sur le fenua. L’inspection du travail a aussi été sollicitée pour se pencher sur le cas de deux de ces associés. Ressortissant américain, l’homme serait en délicatesse avec le droit du commerce et le code du travail local, et ne disposerait pas des autorisations nécessaires. Rappelons tout de même que l’opération « jus de carotte » coûte, à ceux qui s’inscrivent au programme, pas moins de 5 000 Fcfp la semaine, et qu’il yavait foule à la porte du « guérisseur ». C’est d’ailleurs intriguée par les inhabituelles allées et venues de badauds, observées depuis des semaines chez cet homme, résidant dans le quartier Taunoa, à Papeete, que la rédaction de La Dépêche de Tahiti avait révélé, dans son édition du 20 mai, l’étrange activité du « docteur » Kirimaua Rauvani. Ce naturopathe américain, originaire des îles Kiribati, mais résidant aux États-Unis, avait accepté de répondre à nos questions, expliquant qu’il commercialisait « un programme de santé », une remise en forme soi-disant ultra efficace, à base d’un jus de légumes, à la composition jalousement gardée secrète. Si les témoignages de nombreuses personnes ayant tenté l’expérience naturopathe, ne tarissaient pas d’éloges sur les bienfaits du produit, un « vrai » docteur nutritionniste rappelait aussi, dans nos colonnes, qu’un naturopathe n’est pas un médecin, et avertissait sur les dangers potentiels d’une telle cure carencée. D’autant plus quand elle s’accompagne par l’interruption des traitements médicaux suivis par certains de ces adeptes. KRP Source : QUOTIDIEN POLYNESIEN La Dépêche