La sordide histoire de «Tang», le gourou de Saint-Girons

Publié le 30/08/2013 à 03:49, Mis à jour le 30/08/2013 à 08:35 | 16

faites entrer l’accusé

Le 08/09/2013

Robert Lé-Dinh a été condamné à 10 ans de prison pour agressions sexuelles aggravées. / Photo DDM, MPL (archives).

Robert Lé-Dinh a été condamné à 10 ans de prison pour agressions sexuelles aggravées. / Photo DDM, MPL (archives).

Le dimanche 8 septembre, ne manquez pas l’émission «Faites entrer l’accusé» et découvrez le documentaire de Magali Cotard : «Robert Lé-Dinh, le saint élu et ses adeptes».

Cette sordide histoire s’est déroulée en Ariège. Robert Lé-Dinh, dit Tang ou encore le «grand consolateur», ou le «saint élu»… L’homme a de l’assurance, du bagou, du charisme. Si bien que pour ses amis, une cinquantaine de fidèles, c’est le nouveau messie. Ils le suivent alors dans un petit village du département.

Pour lui, ils travaillent sans relâche, acceptent les privations, et les dons généreux. Telle que «la dîme au roi», cet impôt qu’ils versent tous les mois à Tang.

Pendant des années, ces adultes et leurs enfants ont suivi son enseignement, et ses prédictions parce qu’ils croyaient à «la loi du retour».

Les uns et les autres ont accepté d’être «responsables» d’une partie du monde, voire pour l’un d’entre eux, des finances mondiales. Tout cela parce que Tang le leur avait demandé.

Le 30 avril 2007, un couple ose briser le silence. Viols, travaux forcés, abus sexuels, escroqueries, humiliations… Le mari et sa femme ont détaillé aux gendarmes de Saint-Girons comment, pendant plus de 20 ans, ils ont obéi, avec conviction. Tang choisissait les métiers des uns, le nom des enfants des autres ; il faisait et défaisait les couples ; désignait les femmes prédisposées aux «missions mystiques», celles qu’elles honoraient dans son lit.

Au cours de l’enquête, d’autres adeptes ont fini par parler et admettre que Lé-Dinh leur imposait des relations sexuelles. Mais pas une femme n’a porté plainte. Tang n’utilisait ni la force, ni la menace. Les femmes abusées ont eu du mal à se reconnaître comme victime. À admettre qu’elles avaient été violées pendant 20 ans. Une situation inédite pour les gendarmes.

La Dépêche du Midi