La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie

Publié le 13 avril 2014par gperra

Parmi les nombreux témoignages de personnes qui ont approché l’Anthroposophie et ont pu en revenir que je suis amené à recevoir et à recueillir, il en est certains dont la forme récurrente m’a amené à prendre conscience d’une des formes de séduction que peut chercher à exercer l’Anthroposophie. Celle-ci est tellement subtile qu’elle peut passer inaperçue. Il s’agit de la façon dont certains couples d’anthroposophes vont s’évertuer à projeter une image de famille idéale auprès de tout ceux qui les approchent :

« Cette famille avait l’air si épanouie, témoigne ainsi l’ex-compagne d’un anthroposophe, à présent séparée de celui qui n’a plus eu de considération pour elle dès lors qu’il a compris qu’elle n’accepterait jamais d’épouser la doctrine. Quand nous allions dans la famille de sa sœur, tout semblait tellement parfait ! Les enfants avaient l’air heureux ! Ils jouaient, couraient, riaient, paraissaient heureux et pleins de vie ! Ils faisaient de la musique, écoutaient des contes le soir à la lumière d’une bougie, mangeaient bio… La maman semblait savoir exactement ce qu’il fallait faire pour qu’ils grandissent harmonieusement. Les prières collectives étaient des moments d’une telle intensité que j’en avais les larmes aux yeux. Tout dans leur maison était charmant et naturel : bois, cire d’abeille, produits biologiques, fragrances de produits Weleda, couleurs rouges, mauves et violettes, vêtements en laine, etc. Les rapports entre chacun des membres de la famille semblaient chaleureux et bienveillants. Il régnait une ambiance à la fois baba-cool et sérieuse qui me faisait penser que cette famille était une sorte d’idéal inatteignable auquel j’aspirais de tout mon cœur… »

Ce précieux témoignage, ainsi que d’autres du même ordre, m’ont permis de comprendre l’une des réalités sournoises du milieu anthroposophique : celle du pouvoir de captation de la famille anthroposophique parfaite. Dans notre monde contemporain, où la difficulté à constituer des relations de couple durable et à fonder des familles est devenu une source de souffrances et d’inquiétudes pour de nombreux individus, la force de séduction de ce genre de famille anthroposophique est puissante ! Car elle se présente effectivement comme une sorte d’idéal inatteignable et pourtant réalisé auquel aspirent de nombreuses personnes, en particulier des femmes. Le fait qu’une telle réalisation fantasmatique de la famille opère un pouvoir de séduction n’est d’ailleurs pas quelque chose que les anthroposophes ignorent. Je me souviens comment mon ex-compagne anthroposophe me racontait comment elle avait servi, en tant qu’enfant, à convaincre sa famille élargie des bienfaits de l’Anthroposophie, par sa simple façon d’être, alors que ce milieu catholique traditionnel n’avait au départ que de la méfiance et de l’hostilité à l’égard de cette étrange mouvance apportée par leur gendre  :

 » Nous avions l’air d’enfants épanouis, bien dans leurs peaux et heureux de vivre. Quand nous allions chez nos cousins, notre manière de nous comporter suffisait à susciter l’admiration de tous. Nous en étions fiers ! « (…)

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