Le Cameroun s’attaque à la fermeture des «Eglises de réveil»

Les églises nouvelles prolifèrent au Cameroun où le préfet du département du Wouri, qui abrite la deuxième ville du pays, Douala, a entamé une nouvelle phase de sa croisade contre ces sectes.

 

Les églises sectaires prolifèrent au Cameroun où les autorités ont lancé une vaste opération de fermeture de ces établissements. Photo : Andrew Turner/Flickr / cc

 

Cinq lieux de cultes non autorisés ont déjà été fermés et ce 30 août 2013, une commission locale pour assainir la région a été créée.

Cette commission sera chargée d’assainir le milieu des Eglises nouvelles, selon le quotidien national « Cameroun-Tribune » du 31 août. Par « assainir », cette commission entend déterminer la présence de ces églises, d’identifier leurs leaders et les personnes qui en font la promotion.

Cela fait désormais plusieurs semaines que, à l’initiative du président Paul Biya, le Cameroun mène une véritable chasse à ces églises illégales qui profitent de la faiblesse des individus pour les attirer dans leur mouvement sectaire. Ces églises prolifèrent véritablement au Cameroun, d’où l’urgence soulignée par les autorités.

Le 14 août dernier, une centaine d’églises pentecôtistes ont été fermées dans les principales villes du pays, selon une annonce du président camerounais qui a invoqué « des pratiques criminelles » allant contre la sécurité nationale.

En effet, quelques jours avant cette annonce, une petite fille de neuf ans est morte durant une séance d’exorcisme pratiqué dans une des églises qui a été fermée par la suite.

Les églises seront observées par les autorités

C’est à Douala et à Bamenda que ces églises trouvent particulièrement de l’écho au sein de la population.

La plupart de ces églises, appelées églises « de réveil », n’ont pas d’autorisations légales et sont ouvertes pourtant depuis plusieurs années. « Non au nuisances sonores, aux séquestrations ou à la destruction de familles », a ainsi exprimé Naseri Paul Béa, préfet du département du Wouri, expliquant les règles auxquelles devront se soumettre ces églises nouvelles.

Désormais, c’est la commission d’assainissement du milieu des Eglises nouvelles, constituée de membres des autorités administratives, de pasteurs, de responsables de la sécurité qui statuera, au cas par cas, de l’éventuelle réouverture de ces églises.

Les pasteurs du mensonge

Pour Raoul Mbog, auteur d’un blog sur Slate Afrique, la dérive sectaire de ces églises nouvelles au Cameroun est pourtant bien plus grave que ne l’entendent les autorités.(…)

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