Le procès dit des « Reclus de Monflanquin » s’est ouvert à Bordeaux

AFP

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  • Me Daniel Picotin, l'avocat de sept membres d'une famille qui vivait sous l'emprise d'un gourou depuis 2001, coupée du monde d'abord à Monflanquin dans le Lot-et-Garonne puis à Oxford en Angleterre, pose le 17 décembre 2009 au Palais de Justice de Bordeaux. Daniel Picotin a annoncé ce jour que ces sept français ont "été libérés et sont rentrés en France". AFP PHOTO JEAN PIERRE MULLER
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  • Me Daniel Picotin, l’avocat de sept membres d’une famille qui vivait sous l’emprise d’un gourou depuis 2001, coupée du monde d’abord à Monflanquin dans le Lot-et-Garonne puis à Oxford en Angleterre, pose le 17 décembre 2009 au Palais de Justice de Bordeaux. Daniel Picotin a annoncé ce jour que ces sept français ont « été libérés et sont rentrés en France ». AFP PHOTO JEAN PIERRE MULLER

Le procès dit des « reclus de Monflanquin », dossier dans lequel une famille entière s’est ruinée en dix ans en obéissant aveuglément aux préconisations d’un homme qu’elle avait admis en son sein, s’est ouvert lundi à 09H15 devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

Le tribunal, présidé par Marie-Elisabeth Bancal, aura deux semaines pour déterminer comment onze personnes d’une famille noble du Sud-Ouest, les de Védrines, ont pu croire pendant près de dix ans les dires de Thierry Tilly, 48 ans, un homme qui leur a fait vendre tous leurs biens et liquider tous leurs avoirs, à hauteur de plus de 4,5 millions d’euros, en leur affirmant qu’ils étaient victimes d’un complot et qu’il pouvait les en protéger.

Ils étaient tellement persuadés de risquer leur vie qu’ils ont vécu reclus pendant plusieurs années dans le château familial de Monflanquin.

M. Tilly, en prison depuis son arrestation en octobre 2009, est poursuivi dans cette affaire pour séquestration avec libération avant le 7e jour en vue de faciliter la commission d’un délit, et violences volontaires sur personne vulnérable avec préméditation, pour un épisode concernant une des victimes, et pour abus frauduleux de faiblesse de personne en état de sujétion psychologique pour toute la famille.

Celui qu’il présentait comme son patron, son complice présumé Jacques Gonzalez, 65 ans, malade et libre sous contrôle judiciaire, est jugé pour complicité et recel de ces abus de faiblesse. Il a été dispensé de comparaître pendant la première semaine.

Ils risquent respectivement dix et cinq ans de prison.

M. Tilly, lunettes sans montures, et polo noir, qui avait dans le passé été condamné pour outrage à magistrat, est apparu souriant et poli pour ses premières minutes devant le tribunal, et devant ses victimes qui garnissaient deux rangs du tribunal.

Source : http://fr.news.yahoo.com/lahurissante-affaire-reclus-monflanquin-jug%C3%A9e-%C3%A0-bordeaux-044501830.html