L’école d’infirmières toujours tourmentée

PUBLIÉ LE 23/10/2013

Par Anne-Sophie Coursier

CHALONS-EN-CHAMPAGNE (51). L’école d’infirmière se trouve dans le collimateur de Miviludes pour des cours sur la sophrologie.


Certains étudiants ont refusé de suivre les cours de magnétisme.

 

L’IFPS de l’avenue Sarrail n’a pas fini d’être dans la tourmente. Après que les conditions de travail et des faits de harcèlement ont été dénoncés, via la médecine et l’inspection du travail mais également auprès du président de la Croix-Rouge française dont dépend la structure (lire notre édition du samedi 21 octobre), voilà que l’on apprend que l’institut de formation des personnels de santé est dans le collimateur de la Miviludes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

Parmi les modules de formation donnés au sein de l’établissement châlonnais, certains portent sur la sophrologie et le magnétisme, une pratique non reconnue par les instances de santé. Jusqu’à peu de temps, ils avaient été rendus obligatoires, comptant même pour l’examen final. C’est en tout cas ce que des étudiants dénonçaient auprès de leur direction. En vain. « Nous n’avons pas été écoutés », souligne l’un d’eux.

Pourtant, la Miviludes est claire à ce sujet dans l’un de ses derniers rapports. Citant l’IFPS, il dénonce ces pratiques qui « peuvent être d’une efficacité redoutable dans le processus d’emprise mentale et peuvent conduire les malades à abandonner leur traitement conventionnel ».(…)

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