Les dérives sectaires ont une véritable incidence sur la santé

 

«La santé c’est le sujet numéro 1, ce par quoi on démarre une conversation. De ce fait c’est aussi le domaine de prédilection des dérives sectaires », affirme Serge Blisko, président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) présent hier, en compagnie d’Olivier Tainturier, directeur de cabinet du préfet de Vaucluse, pour présenter, aux acteurs locaux de la sécurité et la santé, les dangers liés aux sectes.

Aujourd’hui, selon les sources de la Miviludes, 4 Français sur 10 auraient recours aux médecines dites alternatives ou complémentaires. Pour Alain Milon, sénateur de Vaucluse et président de la Commission d’enquête sur l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé : « Cet intérêt s’explique en partie parce que certains médecins ne communiquent plus assez avec leurs patients. »

Une idée soutenue par Serge Blisko : « La médecine traditionnelle peut paraître froide. En face, la réponse des praticiens peu scrupuleux, c’est d’être doux avec le patient. »

Une dizaine de pseudo-thérapeutes surveillés en Vaucluse

Pourtant ce sont des vies qui sont en jeu. « Les charlatans guérissent toutes les maladies avec le même protocole. Ils montrent d’abord combien le traitement proposé par le généraliste ou les spécialistes peut être douloureux et en échange, ils conseillent de boire du jus de citron. Pour des personnes qui sont faibles, c’est plus facile de dire oui au jus de citron qu’au traitement de chimiothérapie », ajoute le président de la Miviludes. Il rencontre souvent des familles de victimes totalement dépassées par la situation et qui tentent désespérément de conduire un proche dans un hôpital.(…)

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