LITHOTHÉRAPIE : CES PIERRES QUI VOUS ROULENT DANS LA FARINE

Attention surtout aux allégations mensongères et dangereuses Pour certains, elles peuvent soigner le cancer !

Se soigner grâce au pouvoir des pierres ? Avec l’été, la lithothérapie va séduire une clientèle plus nombreuse, attirée par les vertus des pierres de lune et autres lampes en cristaux de sel censées apporter un bien-être 100 % naturel. Mais qu’en est-il de leur pouvoir thérapeutique, à l’origine d’une « explosion » de sites Internet et de consultations de lithotérapeutes ayant rajouté cette pratique à leur catalogue de médecines dites « non conventionnelles » ? Selon ses partisans, il repose sur une conception énergétique de l’organisme. « Le corps est une sorte de média dans lequel circulent les énergies entre la Terre mère et les forces cosmiques. Il faut qu’elles circulent de façon fluide », explique ainsi l’un des lithothérapeutes français les plus connus, auteur de nombreux guides. Les pierres serviraient donc à rééquilibrer ces énergies, à les fluidifier en supprimant les « blocages » qui auraient pu apparaître dans les méridiens et les chakras censésparcourir le corps. Sauf que l’existence de ces méridiens et de cette énergie n’a jamais été prouvée scientifiquement, malgré l’expérience de trois acupuncteurs ayant assuré avoir réussi à les tracer à l’aide d’un isotope radioactif. Des travaux remis en cause par un membre de l’Académie des sciences ayant montré que les traceurs radioactifs suivaient en fait le trajet des veines. De plus, aucune loi physique, qu’elle soit classique ou quantique, ne peut expliquer qu’une pierre puisse dégager naturellement une quelconque « énergie ». Seul l’effet placebo peut donc éventuellement expliquer que la jade prévienne les cystites ou l’aventurine, l’acné. Attention surtout aux allégations mensongères et dangereuses : certains charlatans n’hésitent pas à recommander certaines pierres pour lutter contre le cancer. A fuir ! Découvrez l’intégralité du dossier dans Sciences et avenir n° 785 de juillet 2012.