Plusieurs structures liées à la Scientologie mises en examen

Le Point.fr – Publié le  – Modifié le 

Elles sont accusées de fraude, de complicité de tromperie, d’abus de biens sociaux et de pratiques commerciales trompeuses dans l’affaire de l’Institut Aubert.

L'Église bruxelloise de scientologie.
L’Église bruxelloise de scientologie. © OLIVIER PIRARD/ISOPIX/SIPA
 

La cour d’appel de Paris a ordonné lundi la mise en examen de structures scientologues dans l’affaire de l’Institut Aubert, école privée du Val-de-Marne soupçonnée d’avoir appliqué des préceptes de la scientologie à l’insu de parents, a annoncé lundi l’avocat d’une famille partie civile. Trois personnes physiques et trois structures liées à la Scientologie vont désormais être mises en examen par une juge parisienne, notamment pour fraude, ainsi que pour complicité de tromperie, d’abus de biens sociaux et de pratiques commerciales trompeuses, a précisé Me Olivier Morice, adversaire de longue date des scientologues. « C’est un désaveu cinglant pour la Scientologie qui va être mise en examen avec une possibilité de condamnation et un risque de prononcé d’une interdiction, puisqu’ils ont déjà été condamnés pour escroquerie en bande organisée », a déclaré Me Morice.

En octobre, la Cour de cassation avait en effet confirmé la condamnation de la Scientologie pour « escroquerie en bande organisée ». Deux de ses structures parisiennes, le Celebrity Centre et sa librairie SEL, avaient été condamnées à des amendes respectives de 200 000 et 400 000 euros pour avoir profité de la vulnérabilité d’anciens adeptes et leur avoir soutiré de l’argent. Définitive, cette condamnation avait fragilisé la position des adeptes de Ron Hubbard en France : « En cas de nouvelle condamnation, l’Église de scientologie s’expose à une dissolution pure et simple », avait estimé le député UMP Georges Fenech, président du groupe d’étude sur les sectes de l’Assemblée nationale. La procédure, qui vaut ses nouveaux déboires à la Scientologie, est désormais vieille de plus de quinze ans, quand le maire de Vincennes avait saisi le procureur de la République de Créteil de faits à l’Institut Aubert à l’automne 1998.(…)

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