Pour le PCF, le maire de Perpignan soutient une école sectaire

Lundi 27.10.2014. 20:45h

L’école des Sarments, qui observe un enseignement antérieur à mai 1968, déplaît au Parti Communiste Français. L’établissement, inauguré en 2013 avec la bienveillance de la mairie, est visé par le secrétaire du parti dans les Pyrénées-Orientales, Michel Franquesa. Celui-ci estime que le maire, Jean-Marc Pujol, soutient une école qui défend les « thèses traditionalistes » voire celles des « sectes ».

Dans une lettre ouverte rendue publique ce lundi 27 octobre, le Parti Communiste Français (PCF) des Pyrénées-Orientales menace le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol. Son secrétaire, Michel Franquesa, critique le « soutien affiché » du premier magistrat à l’Ecole Les Sarments, établissement scolaire privé, de style rigoureux. Cette école hors contrat avec l’Etat, hébergée dans des locaux municipaux, renoue avec le vouvoiement des enfants inscrits et le port de la blouse, selon le style mis à bas dans le sillage de 1968. En juin 2013, nous en évoquions l’installation, justifié par la « faillite du système » public et le souhait de ne plus « niveler les élèves par le bas », selon le directeur de l’Institution Les Sarments, Olivier Lefèvre, établi à Carcassonne. Régulièrement questionné, celui-ci affirme :« Nous sommes une école hors-contrat, non pas une école hors-la-loi ». Les parents s’acquittent de 1.500 euros annuels pour la maternelle et 1.600 euros pour le primaire, afin de scolariser leurs enfants dans l’efficacité et l’excellence. De 25 élèves la première année, l’école Les Sarments est passée à 35 la rentrée dernière.

Dénonciation à la préfecture et menaces juduciaires

Le PCF croit savoir que les services de Jean-Marc Pujol ont« cédé du matériel scolaire » à l’école Les Sarments, installée dans le quartier Porte d’Espagne. Michel Franquesa, ancien élu d’opposition à Perpignan, additionne les arguments pour démontrer un fonctionnement « proche des thèses traditionalistes voire de celui utilisé par les sectes ». Au nom des « valeurs de l’école de la République », il lance au maire « je vous demande de bien vouloir vous en tenir à la loi », annonce une éventuelle« procédure en justice » et transmet copie du courrier à Josiane Chevalier, préfète des Pyrénées-Orientales, et à la Direction académique des services de l’Education Nationale (DASEN).

Source : La clau