Quatre partenariats pour protéger les usagers contre les dérives thérapeutiques à caractère sectaire

Le 14/05/2014 – Évènements

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La Miviludes a conclu 4 nouveaux partenariats pour mieux prévenir et protéger les usagers des dérives thérapeutiques à caractère sectaire.

Le nombre croissant de pseudo praticiens, de méthodes thérapeutiques illusoires proposées, de dérives thérapeutiques dues à des pratiques commerciales trompeuses et de formations débouchant sur des qualifications non reconnues par l’Etat inquiètent les pouvoirs publics. Les thérapies complémentaires sont, en effet, en plein essor, tant au plan de l’offre que de la demande de la part des patients. Or, il est de plus en plus fréquent de constater que les promesses et les recettes de guérison, de bien-être et de développement personnel peuvent être au cœur de pratiques dangereuses pour la santé.
Face à cette tendance préoccupante, la prévention paraît comme l’un des moyens les plus efficaces pour sensibiliser le grand public et ainsi éviter les conséquences dommageables et parfois irrémédiables entraînées par ces pratiques.
Aussi la Miviludes a-t-elle conclu au cours des derniers mois des accords de partenariat avec des organismes publics ou privés en signant quatre conventions cadres portant à la fois sur la formation des acteurs de santé publique et sur l’information du grand public :

  • le 25 juin 2013 avec l’Union régionale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux d’Ile-de-France (URIOPSS-IDF). Ce partenariat a pour objectif principal de former, sensibiliser et prévenir le risque de dérives sectaires dans le domaine de la santé auprès des adhérents de l’Union, responsables d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux.
  • le 27 novembre 2013 avec l’Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France, première convention signée avec une ARS. Elle témoigne de l’engagement des deux institutions de développer une vigilance sur les dérives sectaires en santé et de veiller à l’information et à la protection de l’usager, notamment lorsque celui-ci s’interroge sur son parcours de soins, à savoir le choix du thérapeute ou du traitement « complémentaire ».
  • le 3 décembre 2013 avec la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF). Ce partenariat consiste à mener des actions communes de prévention sur les dérives sectaires potentielles dans le domaine de la santé, par des documents d’information à destination des adhérents mutualistes diffusés par l’intermédiaire des mutuelles et dewww.prioritesantemutualiste.fr, le site « santé pratique » des 500 mutuelles de la Mutualité française.
  • le 11 février 2014 avec l’Ecole des hautes études en santé publique pour la sensibilisation des cadres supérieurs de la santé et du secteur social et médico-social (formations continues et filières professionnelles accessibles sur concours au sein de la fonction publique hospitalière et de la fonction publique d’Etat) au phénomène de l’emprise mentale et des dérives sectaires.

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