Soupçon d’ésotérisme à la fac d’Angers. Une inspection pour lever les doutes

Éducationvendredi 26 octobre 2012
  • « L’utilisation de ce support, rédigé par le Collège national des enseignants de sciences humaines en médecine, comme manuel d’enseignement est tout à fait légitime », précise Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers.

    « L’utilisation de ce support, rédigé par le Collège national des enseignants de sciences humaines en médecine, comme manuel d’enseignement est tout à fait légitime », précise Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers.

    Ouest-France

La faculté de médecine est-elle gangrenée par l’ésotérisme ? C’est l’accusation portée par le magazine Sciences et avenir. L’Université d’Angers dément et sollicite une inspection des deux ministères (Santé et Education) pour « lever les doutes ».

Le taux des Sciences humaines en cause

« Ce qui est gênant, c’est le coefficient considérable accordé aux sciences humaines : 200 points sur 500 » indique Olivier Hertel dans cette enquête de Sciences et avenir. L’Université publique d’Angers réplique : « L’enseignement des sciences humaines dispensé par la Faculté de médecine d’Angers ne représente en réalité que 20 % des enseignements obligatoires en première année (à savoir 200 points sur 1000). Ce taux est tout à fait conforme aux recommandations de la Commission pédagogique nationale des études de santé qui sont suivies par l’ensemble des facultés de médecine françaises. » L’Université d’Angers assure qu’elle n’est en rien« un cas unique en France ».

Chamanisme : une infime part de l’enseignement

L’université ajoute : « Il est regrettable que la nécessité d’un enseignement en sciences humaines soit remise en cause dans la mesure où celui-ci aborde des thèmes aussi importants que le droit médical, l’histoire des sciences, l’histoire de la médecine, la sociologie, la relation avec le malade ou bien l’éthique. L’évocation du chamanisme, cité dans l’article, s’inscrit dans une approche épistémologique et ne représente qu’une part infime de cet enseignement. Sa place dans ce cadre est totalement légitime et il ne représente que quelques pages sur les 700 que compte l’ouvrage « Médecine, santé et sciences humaines », mis en cause par l’enquête de « Sciences et avenir ».

Un manuel « tout à fait légitime »

« L’utilisation de ce support, rédigé par le Collège national des enseignants de sciences humaines en médecine, comme manuel d’enseignement est tout à fait légitime », précise pour sa part Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers.

Face à ces accusations « infondées d’ésotérisme », Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers, Isabelle Richard, doyen de la Faculté de médecine, et l’ensemble de la communauté universitaire, apportent leur soutien le plus complet à Jean-Marc Mouillie. « Maître de conférences en philosophie et président du Collège national des enseignants de sciences humaines des facultés de médecine, Jean-Marc Mouillie est nationalement reconnu par ses pairs. Il dirige notamment la collection « Médecine et sciences humaines » des éditions « Les Belles Lettres ».

Une inspection ?

Afin de lever tout doute sur l’organisation et les contenus de l’enseignement dispensé au sein de la Faculté de médecine, le président de l’Université d’Angers a adressé ce jeudi 25 octobre 2012 un courrier à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et à la ministre des Affaires sociales et de la santé, dans lequel il sollicite une inspection des deux ministères à ce sujet.

Source : http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-esoterisme.-Une-inspection-pour-lever-les-doutes-a-la-fac-d-Angers_39382-2126576_actu.Htm

L’université d’Angers répond aux accusations

Capture Angers 7

En réponse à l’article « La faculté de médecine gangrenée par l’ésotérisme » paru dans l’édition du jeudi 25 octobre 2012 du journal Ouest France, l’Université d’Angers souhaite apporter un droit de réponse.

« Ce qui est gênant, c’est le coefficient considérable accordé aux sciences humaines : 200 points sur 500 » indique Olivier Hertel dans l’interview qui lui est accordée. L’enseignement des sciences humaines dispensé par la Faculté de médecine d’Angers ne représente en réalité que 20% des enseignements obligatoires en première année (à savoir 200 points sur 1000). Ce taux est tout à fait conforme aux recommandations de la Commission pédagogique nationale des études de santé qui sont suivies par l’ensemble des facultés de médecine françaises. L’Université d’Angers s’inscrit donc dans une démarche nationale et n’est en rien « un cas unique en France ».

Il est regrettable que la nécessité d’un enseignement en sciences humaines soit remise en cause dans la mesure où celui-ci aborde des thèmes aussi importants que le droit médical, l’histoire des sciences, l’histoire de la médecine, la sociologie, la relation avec le malade ou bien l’éthique. L’évocation du chamanisme, cité dans l’article, s’inscrit dans une évocation épistémologique et ne représente qu’une part infime de cet enseignement. Sa place dans ce cadre est totalement légitime et il ne représente que quelques pages sur les 700 que compte l’ouvrage « Médecine, santé et sciences humaines », mis en cause par l’enquête de « Sciences et avenir ». « L’utilisation de ce support, rédigé par le Collège national des enseignants de sciences humaines en médecine, comme manuel d’enseignement est tout à fait légitime », précise Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers.

Face à ces accusations infondées d’ésotérisme, Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers, Isabelle Richard, doyen de la Faculté de médecine, et l’ensemble de la communauté universitaire, apportent leur soutien le plus complet à Jean-Marc Mouillie. Maître de conférences en philosophie et président du Collège national des enseignants de sciences humaines des facultés de médecine, Jean-Marc Mouillie est nationalement reconnu par ses pairs. Il dirige notamment la collection « Médecine et sciences humaines » des éditions « Les Belles Lettres ».

Afin de lever tout doute sur l’organisation et les contenus de l’enseignement dispensé au sein de la Faculté de médecine, le président de l’Université d’Angers a adressé ce jeudi 25 octobre 2012 un courrier à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et à la ministre des Affaires sociales et de la santé, dans lequel il sollicite une inspection des deux ministères à ce sujet.

Source : http://www.my-angers.info/10/25/luniversite-dangers-repond-aux-accusations/18792

Angers. La fac de médecine est-elle gangrenée par l’ésotérisme ?

  • Ésotérisme à la fac de médecine d’Angers ? Des « accusations diffamatoires », estime le président de l’université, Jean-Paul Saint-André.

    Ésotérisme à la fac de médecine d’Angers ? Des « accusations diffamatoires », estime le président de l’université, Jean-Paul Saint-André.

    Ouest-France

Cette enquête, qui paraît ce jeudi dans le magazine Sciences et avenir, risque de faire du bruit. Elle accuse la faculté de médecine d’Angers de faire la part belle au chamanisme. Le président de l’Université dément et argumente.

Médecine chamanique

À la faculté de médecine d’Angers, un ouvrage obligatoire, destiné aux étudiants de première année, vanterait-il la médecine chamanique ? C’est ce qu’assure Olivier Hertel, auteur d’une enquête qui paraît ce jeudi dans le magazine Sciences et avenir. « Je traite de cette question pour montrer qu’il existe une médecine préscientifique », justifie le professeur Jean-Marc Mouillie. Ce philosophe, qui dispense des cours de sciences humaines à la faculté de médecine, est l’un des auteurs de l’ouvrage incriminé, édité aux éditions Belles lettres. C’est lui qui a notamment dirigé ce pavé de 700 pages où il confronte « médecine magique et médecine rationnelle ».

« Les cours filmés et enregistrés »

Jean-Paul Saint-André, le président de l’Université d’Angers, balaie les accusations du magazine : « Le manuel est utilisé par une vingtaine de facultés françaises ! Rien dans notre enseignement permet de penser qu’on vante ou recommande le chamanisme ! Il s’agit de propos diffamatoires. L’ensemble des cours de 1e année est filmé et enregistré. Ils sont accessibles ! L’enseignement des sciences humaines va bien au-delà : il y a des cours de droit médical, d’histoire de la médecine, de sociologie. »

200 points sur 500

En dehors de cet ouvrage, la fac de médecine d’Angers enseigne-t-elle, plus qu’il ne le faudrait, les pratiques alternatives à la médecine ? « Ce qui est gênant, estime Olivier Hertel, c’est le coefficient considérable accordé aux sciences humaines : 200 points sur 500. C’est unique en France. Doit-on sélectionner les étudiants sur leur tropisme, leurs connaissances en sciences humaines ? Au-delà, on peut considérer que faire rentrer des notions de chamanisme dans une faculté de médecine, c’est jouer avec le feu. »

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Angers.-La-fac-de-medecine-est-elle-gangrennee-par-l-esoterisme-_40774-2126397_actu.Htm

Scientologie. Quelle est son influence à Angers ?

Faits de sociétésamedi 13 octobre 2012
  • La scientologie a pignon sur rue à Angers.

    La scientologie a pignon sur rue à Angers.

    Ouest-France

Selon les Renseignements intérieurs, après Paris, c’est à Angers que ce mouvement est le plus implanté en France. Contrairement à bien d’autres villes, la scientologie a, ici, pignon sur rue, boulevard Carnot.

 « Ce n’est pas anodin si elle se trouve boulevard Carnot, près de la faculté de droit de Saint-Serge. Elle se tourne vers des jeunes, et plus généralement des gens qui ont de l’argent », affirme Dominique Hubert, présidente régionale de l’Association de défense des familles et des individus victimes de sectes.

Les activistes d’Anonymous appellent à manifester ce samedi, à 14 h, devant l’« église » de ce mouvement classé, en France, parmi les sectes par une commission parlementaire.

Notre enquête à lire dans les colonnes de Ouest-France de ce samedi

Source : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Scientologie.-Quelle-est-son-influence-a-Angers-_40771-2122289-pere-pdl_filDMA.Htm