Des écoles privées hors contrat siphonnent l’argent public

Le Canard enchaîné · 31 déc. 2014 à 09:32

Sur le principe, les écoles privées qui n’ont pas signé de contrat avec l’Etat ne sont pas censées percevoir d’argent public. Logique : l’Etat ne maîtrise pas le contenu de l’enseignement de ces écoles, dont certaines sont parfois accusées de dérives sectaires. Et pourtant, selon Le Canard enchaîné, des écoles privées hors contrat parviennent tout de même à toucher de l’argent public. L’astuce ? La création d’une fondation, baptisée Fondation pour l’école, qui a été reconnue d’utilité publique par l’Etat en 2008.

D’après l’hebdomadaire, « grâce à ce label, la Fondation pour l’école peut offrir à ses donateurs des réductions d’impôts, allant jusqu’à 75% pour ceux qui sont soumis à l’ISF, et elle distribue cet argent à des écoles privées hors contrat ». En 2014, ce sont près de 72 établissements qui ont touché près de 2,3 millions d’euros. Des dons largement défiscalisés, ce qui représente, de fait, une aide financière de l’Etat.

Qui sont les établissements bénéficiaires ? Interrogée à ce sujet, la directrice générale de la fondation a refusé de répondre « pour ne pas faire de la mauvaise publicité à des établissements en difficulté ». Manière aussi de ne pas faire de publicité à des écoles qui n’ont pas forcément bonne réputation. Comme le rappelle Le Canard, « sur les 600 écoles référencées par la Fondation, beaucoup sont dirigées par des calotins, comme celle de la Fraternité Saint-Pie-X, une congrégation ultra-réactionnaire en rupture avec Rome ». Voilà de l’argent public bien utilisé.

*** Source
– Jérémie Demay, « Comment les écoles intégristes siphonnent l’argent public », Le Canard n°4901 – 01.10.14

Fondation pour l'école - Canard enchaîné
Source : politique.net

E.U. – Le Chemin Néocatéchuménal montre des signes sectaire

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Mgr Anthony Apuron

L’imposition du Chemin néocatéchuménal à l’Eglise catholique en Guam est une des causes des controverses récemment rapportés ici dans ce journal.

Le Chemin Néocatéchuménal, comme beaucoup le savent déjà, est un mouvement au sein de l’Eglise catholique qui a commencé dans les années 60 en Espagne. Il s’est maintenant répandu à travers le monde et il est rapporté que plus d’un million de membres. Il a reçu un certain niveau de l’approbation des derniers papes, mais pas sans recevoir aussi des avertissements sévères de ces mêmes papes.

Pourquoi le Chemin Néocatéchuménal suscite discussions et de controverses? En un mot, « The Way » présente de nombreux signes classiques d’un culte ou une secte, et c’est ce sectarisme qui est la source de la plupart des problèmes. Quand je dis «culte, » s’il vous plaît savoir que je ne les compare à quelque chose d’aussi dangereux que les peuples Temple Jim Jones, je dis juste qu’ils présentent des tendances sectaires alarmantes.

Voici quelques exemples de leur sectarisme:

• Les adeptes appellent leur mouvement « la Voie » et l’article défini «le» semble être pas un hasard, car à chaque fois, leur pratique pastorale suggère qu’ils croient qu’il n’y a pas d’autre moyen.

• Les membres du Chemin néocatéchuménal pratiquer leur foi d’une manière qui les sépare de leurs paroisses largement. Par exemple, ils célèbrent la messe éloignés de l’Église bonne chaque samedi soir, au lieu d’assister à des messes paroissiales normales. Alors ils insistent pour que ces messes sont ouverts aux autres, dans la pratique, ils ne sont pas. Ils ne sont même pas publiées dans le bulletin paroissial.Même les grandes fêtes du Triduum – Jeudi Saint, Vendredi Saint et Pâques – sont célébrés en dehors de la paroisse.

• Le est un culte de la personnalité définie entourant le fondateur du Chemin Néocatéchuménal, Francisco « Kiko » Arguello. Toute la musique et de l’art utilisés dans le culte par les membres ici est composé par leur fondateur, Kiko, comme c’est beaucoup ou la plupart des objets liturgiques. Lire plus à ce sujet à http://thoughtfulcatholic.com/?page_id=824 .

• l’enseignement Néocatéchuménal se trouve dans un 13-volume »Directeur de la catéchèse, » mais ces documents n’ont pas été rendus publics et sont assez difficiles à trouver. La plupart des membres de la Voie ne les ont jamais vu.

• Environ deux ans après de rejoindre le mouvement, les membres qui aspirent à entrer dans un sujet de stade supérieur eux-mêmes pour un « examen », où ils sont obligés de partager leurs plus sincères croix / secrets / péchés publiquement avec leur communauté. Je souligne les dangers en ligne àhttp://thoughtfulcatholic.com/?page_id=895 . Environ deux ans plus tard, les membres subissent un « examen », où ils sont soumis à un comité qui va sur tous leurs défauts et péchés. Ils sont alors obligés de faire un « geste concret » pour montrer leur attachement au Christ, un acte qui consiste à donner loin des bijoux de luxe, terrains, voitures et autres biens.

Mgr Anthony Apuron a exigé que chaque homme qui cherche à Guam coordination doit « marcher pendant un certain temps dans la Voie. » Il a fait quelques concessions à ce mandat, mais pas sans beaucoup de lutte de la part des hommes les cherchent.

Prêtres locaux se plaignent de favoritisme de la part de l’archevêque. Les prêtres et les séminaristes Néocatéchuménales sont traités beaucoup plus favorable, il est dit. Quand un prêtre, le Père Paul Gofigan, a toujours refusé de permettre la Voie dans sa paroisse sans quelques concessions, il a été évincé uncanonically de la direction de sa paroisse. Cette affaire est en appel à Rome.

L’archevêque lui-même est «Marcher sur le chemin. » Quand on marche dans la voie, on se place sous l’autorité des « catéchistes » qui sont affectés à sa communauté Néocatéchuménal. Ces catéchistes, malgré les affirmations Néocatéchuménales contraire, sont membres d’une hiérarchie internationale qui agit indépendamment des pasteurs et évêques.

Pour beaucoup d’entre nous, l’archevêque semble être sous le contrôle de la direction Néocatéchuménal, et il ne semble pas agir dans le meilleur intérêt de son troupeau diversifiée ici. Il ya quelque temps – il ya environ deux ans, je crois – à la demande de la direction Néocatéchuménal, l’archevêque a proposé de transmettre la propriété séminaire de Yona à un organisme sans but lucratif contrôlé par la Voie. Cette propriété est estimé de façon conservatrice à une valeur de 35 millions de dollars.

Lorsque son conseil des finances et conseiller juridique des objections, il a tiré les membres du conseil des finances qui se sont opposés et nommé de nouveaux membres qui seraient d’accord.On ne sait pas si l’archevêque a fait quelque chose depuis de transmettre ou brouiller le titre de cette propriété.

Il ya eu de nombreuses occasions où les séminaristes et les prêtres d’autres pays, ainsi que d’au moins un professeur de séminaire, ont exposés une arrogance à l’égard de la culture autochtone de Guam, en particulier, ridiculisant la pratique locale de prier pour les morts et de manière erronée des croyances locales sur cette prière. Un exemple de ce qui peut être consultée en ligne à http://thoughtfulcatholic.com/?page_id=7587 .

J’ai essayé d’exposer certains de ces problèmes dans mon blog, Le Réfléchi catholique, et j’ai recueilli les liens vers ces postes particuliers dans une page à http://thoughtfulcatholic.com/?page_id=766 .

Source : Guampdn – Traduction Google

Un prêtre devant la justice pour le viol d’une paroissienne

AFPPar Angela SCHNAEBELE | AFP – il y a 1 heure 14 minutes

Elle était très pieuse et vulnérable, il dit aujourd'hui qu'elle était consentante: l'ex-curé de Moirans-en-Montagne, un village jurassien de 2.300 habitants, sera jugé à partir de mercredi pour le viol d'une paroissienne

AFP/AFP/Archives – Elle était très pieuse et vulnérable, il dit aujourd’hui qu’elle était consentante: l’ex-curé de Moirans-en-Montagne, un village jurassien de 2.300 habitants, sera jugé à partir …plus 

Elle était très pieuse et vulnérable, il dit aujourd’hui qu’elle était consentante: l’ex-curé de Moirans-en-Montagne, un village jurassien de 2.300 habitants, sera jugé à partir de mercredi pour le viol d’une paroissienne.

Le père Daniel Lagnien, 69 ans, placé sous contrôle judiciaire, encourt 20 ans de réclusion criminelle pour viol et agression sexuelle de cette femme de 39 ans, particulièrement vulnérable en raison de ses troubles psychologiques et de problèmes physiques.

Devant la cour d’assises du Jura, l’avocate de la victime, Me Aurélie Degournay, envisage de solliciter un huis clos (total ou partiel) en raison de la « fragilité » de sa cliente.

Tout commence en juin 2010: lors d’un pèlerinage en Isère, le prêtre fait des avances appuyées à sa paroissienne, tente de l’embrasser à plusieurs reprises et lui caresse les cuisses et le sexe.

Quelques jours plus tard, pour clarifier la situation et lui dire son refus catégorique d’entretenir une relation, la victime se rend au domicile du prêtre à Moirans-en-Montagne. Mais celui-ci l’entraîne dans sa chambre et la viole, selon l’accusation.

La paroissienne, qui était vierge avant les faits, affirme qu’elle n’était pas consentante, qu’elle a dit « non ».(…)

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Huit prêtres belges renvoyés pour pédophilie

Source : faitreligieux

Les Légionnaires du Christ dans l’attente d’un nouveau départ

Un chapitre général extraordinairede la congrégation fondée par le P. Marcial Maciel s’ouvre mercredi 8 janvier à Rome.

Lors d’un congrès organisé en avril 2010 à Rome par les Légionnaires du Christ.

Giancarlo GIULIANI/CPP/CIRIC

Lors d’un congrès organisé en avril 2010 à Rome par les Légionnaires du Christ.

Il doit élire de nouveaux supérieurs et approuver des statuts révisés pour sortir la Légion du Christ de la crise de confiance qui la mine depuis la révélation de scandales liés  aux agissements de son fondateur.

Des anciens de la congrégation estiment que les changements intervenus depuis la nomination d’un délégué pontifical, il y a trois ans, sont très insuffisants.

Les Légionnaires du Christ sont-ils « sur le chemin d’un renouveau authentique et profond », comme les y a appelés le pape François en juin dernier ? C’est la question qui se pose, à l’ouverture, aujourd’hui à Rome, du chapitre général extraordinaire de cette congrégation religieuse fondée par le P. Marcial Maciel ­Degollado (1920-2008). À l’ordre du jour : élection de nouveaux supérieurs et approbation de nouvelles constitutions réécrites. Le chapitre, qui devrait durer jusqu’à fin février, est présidé par le cardinal Velasio de Paolis, représentant personnel du pape auprès de la Légion du Christ.

L’avenir de cette congrégation créée au Mexique en 1941, aujourd’hui présente dans 22 pays, préoccupe le Vatican, qui, depuis Pie XII, a favorisé son expansion. À la suite des révélations de crimes de pédophilie et de la double vie dont s’était rendu coupable le P. Maciel, ainsi que des dérives financières, Rome cherche, depuis Benoît XVI, à encadrer une remise sur pied de la Légion.

Après une enquête canonique, en 2006, sur son fondateur et l’envoi de visiteurs apostoliques (enquêteurs internes au Saint-Siège) dans ses diverses institutions en 2009, ainsi qu’à son mouvement laïc lié, Regnum Christi, Benoît XVI nomme, en 2010, l’ancien président de la préfecture pour les affaires économiques du Saint-Siège, Mgr de Paolis, délégué pontifical auprès de la congrégation. À ce titre, il dispose des pleins pouvoirs pour la renouveler.

LE DÉLÉGUÉ PONTIFICAL S’EST INSÉRÉ DANS L’ADMINISTRATION DE LA CONGRÉGATION

En trois ans, le cardinal italien estime que la Légion a suivi un « chemin de pénitence et de purification en vue d’un renouvellement », selon les termes de son homélie, le mois dernier, à Rome, à l’occasion de l’ordination sacerdotale de 31 Légionnaires du Christ. « Vous avez su écouter les nombreuses accusations qui vous ont été adressées de maintes parts, leur a-t-il dit. Vous avez souffert et vous vous êtes aussi rendu compte de la souffrance que la Légion a causée à d’autres par le comportement de ses membres, à commencer par le fondateur. »

« Qu’ainsi puisse naître une nouvelle Légion réconciliée avec elle-même et avec les autres, capable de pardonner et de demander pardon », a conclu en guise de souhait le cardinal de Paolis, reconnaissant toutefois qu’après ces années troublées plusieurs – mais pas la majorité – avaient préféré quitter la congrégation.

De fait, environ 70 des 890 prêtres, plus du tiers des 900 femmes laïques consacrées et 232 séminaristes ont coupé les liens avec la Légion, tandis que les nouvelles recrues ont diminué de moitié. Avec ceux qui sont restés, le délégué pontifical s’est inséré dans l’administration de la congrégation. Sans en congédier les supérieurs, misant plutôt sur des changements de l’intérieur et sur les élections à venir par le présent chapitre général. Jusqu’à la rencontre de ce mercredi, la congrégation est dirigée par un prêtre allemand de 39 ans, Sylvester Heereman. Vicaire général de la Légion du Christ depuis 2012, il cumule cette fonction par intérim depuis plus d’un an avec celle de directeur général, le successeur du P. Maciel, élu en 2005, le prêtre mexicain Alvaro Corcuera, ayant pris une année sabbatique pour raisons de santé.

UN CHANGEMENT SE FAIT SENTIR CHEZ LES SŒURS CONSACRÉES DE REGNUM CHRISTI(…)

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Mexique : Le pays où les exorcismes sont à la hausse

 

Par Vladimir HernandezBBC Mundo

L'homme se tient par la statue de Santa Muerte en face de la cathédrale
Est-ce que Dieu existe? Est-ce que le diable existe? L’église catholique croit qu’ils font tous les deux – et quelques prêtres disent qu’ils ont actuellement une immense bataille au Mexique.

Pour certains, il peut paraître extraordinaire, mais les prêtres dire le pays est attaqué par Satan, et que plus de exorcistes sont nécessaires pour le combattre.

Cette attaque, disent-ils, se montre dans la violence liée à la drogue horrible, y compris le sacrifice humain, qui a englouti le pays depuis 2006.

Selon les derniers chiffres officiels disponibles, au moins 70.000 personnes sont mortes pendant cette période, y compris des hommes armés, membres des forces de sécurité, et de nombreux civils innocents.

Mais, disent les prêtres, ce n’est pas seulement les chiffres. La sauvagerie se distingue également.

Au cours des dernières années, il n’a pas été rare dans de nombreuses régions du Mexique pour les enfants à trouver des corps démembrés dans les rues sur le chemin de l’école. Ou pour les navetteurs sur les routes très fréquentées à conduire des ponts passées avec des cadavres sévèrement torturés suspendus de leur part. Scènes de l’enfer.

Un exorcisme de masse dans une église de Veracruz au Mexique

«Nous croyons que derrière tous ces maux les grands et structurelles, il est un agent sombre et son nom est The Demon. C’est pourquoi le Seigneur veut avoir ici un ministère de l’exorcisme et de la libération, de la lutte contre le diable», dit le Père Carlos Triana, un prêtre, et un exorciste, à Mexico.

« Autant que nous croyons que le diable était derrière Adolf Hitler, la possession et le diriger, nous croyons aussi qu’il (le diable) est ici derrière les cartels de la drogue. »

Les exorcistes du Mexique disent qu’il ya une demande sans précédent pour leurs services.

Certains sont même ne prennent pas de nouveaux cas, car ils sont amenés à exorciser les démons presque tous les jours.

« Ce n’est pas arrivé avant », dit le Père Francisco Bautista, un autre exorciste à Mexico.

La plupart des cas, il explique, exigent une forme moins d’exorcisme, appelé prières de libération – efficace quand une personne contrôle encore une partie de son corps et l’esprit.

Ne que rarement le diable possède quelqu’un de complètement, dit-il, mais quand cela arrive, l’évêque du diocèse doit intervenir.

De l’avis de Bautista, la demande croissante de l’exorcisme s’explique en partie par le grand nombre de Mexicains rejoignent le culte de la mort de saint, ou Santa Muerte.

Il est estimé que le culte, dont les adeptes adorer un crâne dans une robe de mariée portant une faux, a quelque huit millions d’adeptes au Mexique – et plus parmi les migrants mexicains en Amérique centrale, les États-Unis et au Canada.

« Il a également été adoptée par les trafiquants de drogue qui lui demandent de l’aide pour éviter l’arrestation et à faire de l’argent», dit Bautista. « En échange, ils offrent des sacrifices humains. Et ce qui a augmenté la violence au Mexique. »

Une autre raison de la flambée des exorcismes, soutient-il, est la dépénalisation de l’avortement à Mexico, en 2007. Tant le culte et l’avortement ont donné les mauvais esprits un pied dans le pays, il insiste.

« Les deux choses sont étroitement liées. Il ya une infestation de démons au Mexique parce que nous avons ouvert nos portes à la mort. »

L'homme montre un tatouage sur son bras

Si il est surprenant de constater combien les Mexicains croient en Saint mort, il peut aussi être surprenant de constater combien croient, comme le Père et le Père Triana Bautista, que le diable et les démons sont à l’œuvre dans le pays.

Exorcisme est une pratique ancienne et celle qui apparaît dans beaucoup de religions différentes, mais beaucoup de croyants doutent de l’existence de démons.

Une première ligne de toutes sortes pour les exorcistes du Mexique est la région nord du pays où, pour les sept dernières années, l’armée mexicaine a fait la guerre contre les cartels de la drogue lourdement armés et riches en liquidités.

En parallèle avec les soldats, les prêtres ont été livrent un conflit spirituel. L’un est le père Ernesto Caro, basée à Monterrey, une ville gâchée par des fusillades et des enlèvements fréquents.

Il a exorcisé plusieurs membres des cartels de la drogue – et il est un cas où il ne peut pas oublier. C’était un tueur à gages de gang, qui a avoué des crimes horribles. Père Caro dit l’homme avait été en charge de couper les corps en morceaux et il a dit qu’il aimait les entendre pleurer comme il l’a fait. Autres, il brûlés vifs.

Le prêtre dit l’homme avait commis sa vie au service de Saint mort.

« Le culte est la première étape dans le satanisme et puis dans ce groupe de personnes [les trafiquants de drogue], c’est pourquoi il a été choisi pour ce travail. »

Jeune fille tenant un chiffre Morte Saint

« Santa Muerte est utilisé par tous les trafiquants de drogue et ceux qui sont liés à ces meurtres brutaux. Nous avons constaté que la plupart d’entre eux, sinon tous, suivez Santa Muerte », ajoute-il.

Le culte est également suivie par des criminels, des policiers, des politiciens et des artistes.

«La plus grande présence est dans les secteurs les plus pauvres de la société mexicaine, » dit le journaliste José Gil Olmos, qui a publié deux livres sur Saint mort.

Les premières références à Saint décès se produisent dans le 18e siècle, dit-il, pas dans le temps des Aztèques, comme beaucoup le croient.

« Dans les temps modernes le nombre de followers a explosé, surtout après le début des années 1990 l’effondrement économique. »

De nombreux Mexicains de la classe moyenne se sont retrouvés dans la misère. En désespoir de cause ils ont cherché de l’espoir, et certains se sont tournés vers Saint Mort, dit Olmos.

« De il ya environ huit ans, nous avons vu Santa Muerte avoir une grande présence des membres de cartels de la drogue, des patrons tout en bas. Pourquoi? Parce que ces gens disent que Jésus ou la Vierge Marie ne peuvent pas fournir ce qu’ils demandent, ce qui doit être protégée contre les soldats, les policiers et leurs ennemis « .

Carte des cartels de la drogue au Mexique

Je suis allé voir ce que ce culte était tout au sujet, à sa plus grande cérémonie annuelle dans le quartier de Tepito, à Mexico, un lieu criblé de trafic de drogue et la criminalité.

C’est ici que l’un des plus grands sanctuaires de Saint décès au Mexique est situé. Il est bien tenues par Enriqueta Romero, une femme dans la soixantaine, dont la vie a changé de façon spectaculaire il ya 12 ans quand elle a choqué ses voisins en mettant un chiffre mort Saint dans sa fenêtre.

Au fil des ans, de plus en plus de gens ont commencé à arriver à rendre hommage à la figure de crâne dans une robe. Et maintenant, des milliers se rassemblent pour la cérémonie la plus importante de la secte le 31 Octobre, la veille du jour du Mexique des morts festival.

« Elle nous aime et nous guérit Les gens viennent ici pour lui demander de l’aide -. Un fils en prison ou du sida, ou quelque chose à manger», dit Romero.

Lors de ma visite, certaines personnes atteignent le pied de sanctuaire sur leurs genoux. L’un d’eux est un homme qui porte un bébé de 20 jours-vieux dans ses bras. Il est venu présenter sa fille au crâne.

Enfant avec la statue de Santa Muerte

Je vois aussi les familles ordinaires de la classe ouvrière, les femmes enceintes qui demandent la mort pour protéger la vie de leur enfant à naître, et beaucoup de gens très tatoués avec le crâne féminin.

Sont ces personnes possédaient, comme le dit l’église?

« Non, je crois en Dieu, en la Vierge et tous les saints, mais je suis plus pieuse de [Saint] Décès. C’est elle qui m’aide le plus,» dit Jose Roberto Jaimes, un homme dans son 20s qui est venu à genoux pour remercier le crâne après avoir survécu à trois ans de prison.

Je reçois des réponses similaires de tous les adeptes de sectes qui je parle.

Graves dans un cimetière dans le quartier de Juarez où la plupart des décédés sont victimes de crimes violents

Un film d’une femme d’être décapité au Mexique a provoqué un tollé international en Octobre quand Facebook a refusé de retirer de son site. Il ya eu des centaines de rapports sur la vidéo – mais pourquoi est nul identifié la victime en lui?

Romero dit que l’église elle-même est responsable de la montée de la secte, lui-même ayant tiré dans le pied avec le monde entier la maltraitance des enfants scandale.

« Ils ont terminé hors de notre foi avec les choses que les prêtres ont fait. Que peuvent-ils critiquer? Que nous croyons en la mort? Ce n’est pas mal. Quelle est mauvais est ce qu’ils ont fait», dit Romero.

Mais elle ne se sent à l’aise de savoir que les gens cachent derrière les crimes horribles suivent également ce culte?

« Nous sommes dans un pays libre et tout le monde peut faire ce qu’ils veulent. Nous aurons tous à répondre à Dieu à un moment donné», dit-elle.

Il était l’ancien président Felipe Calderon qui a lancé l’offensive contre les cartels de la drogue au Mexique en 2006, par le déploiement de troupes dans les zones les plus touchées.

Au fil des années, le militaire a découvert de nombreux sanctuaires, temples et même des églises de Saint décès dans la région, et de nombreuses preuves de sacrifice humain.

« Il [Calderon] a commencé une guerre contre eux et il a commencé une guerre aussi bien contre le culte de la mort de saint, et il a demandé à l’église pour l’aider, » dit le père Ernesto Caro.

«L’Eglise ne va pas aller à la télévision et dire:« Regardez, nous pensons que le Mexique va aller mieux et être sauvé si nous faisons exorcismes car le diable est derrière tout cela.  » Nous devons être discret [avec exorcismes] ou bien nous pouvons être ridiculisé, même par nos propres partisans « , ajoute le Père Carlos Triana.

Que exorcismes peuvent aider à réduire la violence liée à la drogue au Mexique – en particulier les meurtres sadiques – est discutable. Bien que, à ce stade, beaucoup au Mexique serait probablement accueillir toute aide si elle leur apporte un peu de paix.

Source : BBC – Traduction Google

L’Église de France reconnaît des dérives sectaires en son sein

Par Jean-Marie Guénois

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Mgr Georges Pontier préside l'ouverture de la Conférence des évêques de France, en novembre à Lourdes.
 

Le président de l’épiscopat Mgr Pontier, répond à une quarantaine de victimes d’abus sexuels et spirituels et met en cause quatorze «communautés nouvelles».

L’Église catholique, comme toute institution, n’aime pas reconnaître publiquement des scandales internes. C’est pourtant ce que vient de faire le président de la Conférence des évêques de France,Mgr Georges Pontier, en répondant officiellement à un groupe d’une quarantaine de «victimes de dérives sectaires au sein de différents mouvements d’Église et congrégations religieuses» qui avaient adressé aux évêques réunis en assemblée plénière la semaine dernière à Lourdes un «appel» pour dénoncer des «dégâts» humains dont ils ont été victimes dans le cadre des communautés dites «nouvelles» et dont les effets décrits peuvent aller de la «dépression», au «suicide» ou la «destruction de personnalités».

La nouveauté de cette affaire ne réside pas tant dans la dénonciation d’abus sexuels que quelques-uns des plaignants ont subis mais dans celle d’«abus spirituel», un concept encore peu usité. Le fondateur, ou le supérieur, utilise son aura et son pouvoir spirituel sur des personnalités souvent jeunes et fragiles, pour enfermer leur liberté dans une dépendance totale afin d’obtenir d’elles le silence absolu couvrant d’éventuels abus sexuels ou autres abus de pouvoir.

La seconde originalité tient au fait que c’est la première fois que sont mises ainsi officiellement en cause quatorze «communautés nouvelles» qui ont été et continuent d’être, en France notamment, les symboles de la «nouvelle évangélisation». Elle représente une floraison d’initiatives pastorales, souvent d’inspiration charismatique mais pas toujours, qui a comme réveillé le paysage catholique français ces trente dernières années et qui en fournit toujours la majeure partie des forces vives.

Sur les quatorze noms de communautés cités par les victimes, seuls cinq à ce jour ont été l’objet de procès canoniques ou de révélations publiques, objectifs et indiscutables: les Béatitudes(suspension du fondateur, Frère Ephraïm en 2008), la Légion du Christ (suspension du fondateur, le père Maciel, en 2006), Points-Cœur (condamnation canonique du fondateur père Thierry de Roucy en 2011), la Communauté Saint-Jean (accusations officiellement reconnues en mai 2013 par l’ordre contre le fondateur le père Philippe, décédé), les anciens collaborateurs du père Labaky (interdiction canonique de célébration en juin 2013).

Dans sa lettre, Mgr Pontier évite donc le risque d’amalgame que cette démarche collective contiendrait si l’on réduisait le dynamisme de ces communautés nouvelles aux graves fautes de quelques individus, fussent-ils des fondateurs, mais il souligne la question centrale de la «liberté spirituelle». En clair: la manipulation des consciences. «L’Évangile du Christ que nous voulons servir, rétorque-t-il, est une école de liberté spirituelle.»

Au nom «de tous les évêques», il reconnaît que des «pratiques» contraires à ce respect des consciences «nous heurtent et nous choquent». Il rappelle que par le passé les évêques «ont alerté les fidèles mais aussi les familles sur le danger de certains groupes» et qu’ils ont «interpellé des responsables» mais que «bien souvent» ils n’avaient alors reçu que «méfiance et silence» pour réponse.

(…)

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Mourir dans la dignité – L’influence discrète de l’Opus Dei

Plusieurs témoins entendus en commission parlementaire sont associés au groupe religieux conservateur

29 octobre 2013 | Hélène Buzzetti | Québec
La semaine dernière, des députés libéraux ont demandé à la ministre Véronique Hivon d’entendre les dix groupes s’étant vu refuser une tribune lors des auditions publiques sur le projet de loi 52.
Photo : La Presse canadienne (photo) Jacques BoissinotLa semaine dernière, des députés libéraux ont demandé à la ministre Véronique Hivon d’entendre les dix groupes s’étant vu refuser une tribune lors des auditions publiques sur le projet de loi 52.
Ottawa — L’Opus Dei, cette organisation ultracatholique et ultrasecrète rendue sombrement célèbre par le best-seller Da Vinci Code, est derrière au moins six médecins ou individus qui se sont déplacés à Québec pour dire leur désaccord relativement au projet de loi sur l’aide médicale à mourir. Ce groupe religieux, qui ne compte que 210 membres au Québec, est représenté de manière disproportionnée dans les rangs des opposants.

Grâce à divers recoupements, Le Devoir a pu confirmer les allégeances à la prélature de l’Opus Dei des médecins Catherine Ferrier et José Morais, ainsi que de Silvia Ugolini, Inés Maria Tillard et Nicole Charbonneau Barron. Une sixième personne, Théa Stoina, a des affinités avec le groupe.

Catherine Ferrier est une des figures de proue du mouvement d’opposition au projet de loi de Québec. La gériatre représente le Collectif de médecins du refus médical de l’euthanasie et, comme Le Devoir l’a révélé il y a trois semaines, siège aussi au conseil d’administration de Vivre dans la dignité, un groupe qui se dit pourtant distinct. Or, Mme Ferrier a siégé en 1991 et 1992 au conseil d’administration de la Fondation pour la culture et l’éducation (FCE). Ce groupe, situé à Montréal, a été fondé par l’Opus Dei en 1968 et est aussi connu sous le nom VPOC-Vice postulation of Opus Dei in Canada auprès de l’Agence du revenu du Canada. La FCE gère un budget annuel d’environ 2,7 millions de dollars. Au moins un administrateur de l’Opus Dei siège également au conseil d’administration de la FCE, preuve supplémentaire des liens entre les deux entités.

La porte-parole de l’Opus Dei au Québec, Isabelle St-Maurice, confirme l’affiliation de Mme Ferrier. « Clairement, oui », a-t-elle indiqué au Devoir. Elle assure que c’est un hasard si autant de membres se sont fait entendre à Québec sur cette question. « Il n’y avait pas d’action concertée de notre part. »

Le principe du projet de loi 52 doit être voté mardi à l’Assemblée nationale. Deux ex-ministres libéraux ont indiqué qu’ils voteraient contre.

Mme Ferrier apparaît souvent dans ses sorties contre le projet de loi de Québec avec le Dr José Morais. M. Morais aussi est impliqué à la FCE. Il en a été le président de 2000 à 2011.

Pour sa part, Silvia Ugolini s’est présentée en octobre 2010 à titre personnel devant les parlementaires de Québec pour manifester son opposition à l’aide médicale à mourir. Pourtant, elle fait aussi partie du Collectif de médecins du refus médical de l’euthanasie de Mme Ferrier et a siégé au conseil d’administration de la FCE en 2011 et 2012. Elle a comparu en même temps que Nicole Charbonneau Baron, qui s’oppose elle aussi à l’euthanasie. Mme Charbonneau Baron a été porte-parole de l’Opus Dei au Québec pendant quelques années. Son affiliation avait fait couler beaucoup d’encre en 2008 lorsqu’elle s’était portée candidate pour le Parti conservateur dans Saint-Bruno -Saint-Hubert.

Quant à Inés Maria Tillard, elle s’est présentée en commission parlementaire spéciale à Québec en septembre 2010 pour manifester son désaccord. « Je suis une citoyenne intéressée par cette question à titre personnel », avait-elle dit aux élus. Elle n’a pas dit mot de ses affinités avec l’Opus Dei. Elle est la première vice-présidente de la FCE, selon la déclaration la plus récente de l’organisme.

Enfin, Théa Stoina, une étudiante en pharmacie, avait dit en commission parlementaire spéciale : « Je crains d’être obligée, un jour, d’avoir à préparer des médicaments qui donnent la mort si l’euthanasie était légalisée. » Non seulement sa page Facebook révèle sa ferveur catholique, mais elle indique aussi qu’elle « aime » le fondateur de l’Opus Dei, Josemaría Escrivá de Balaguer, tout comme le Club l’essor. Ce club, destiné aux filles du secondaire, propose des activités à caractère spirituel offertes par l’Opus Dei. En outre, Mme Stoina et Mme Ferrier se connaissent, reconnaît cette dernière.

« Tout ce qui est hors de mon activité professionnelle n’est pas du domaine public », a d’abord indiqué Mme Ferrier lorsqu’elle a été interrogée à propos de son appartenance à l’Opus Dei. Mais elle reconnaît que ses membres sont impliqués. « Je peux vous dire qu’il y en a quelques-uns, mais il y en a très peu. »

Au cours des dernières semaines, des médecins ont contacté Le Devoir pour exprimer leur malaise devant l’activité au sein de l’Opus Dei des opposants publics à l’aide médicale à mourir. Ils s’interrogent sur leur neutralité, alors que ces médecins s’expriment sans jamais expliciter leurs croyances religieuses, faisant toujours référence à leur expertise médicale pour établir leur crédibilité.(…)

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