Apocalypse Viking : la fin du monde était le 22 février (ah zut, encore râté !)

 

Le Viking Armageddon Ragnarok sera bientôt sur nous, disent les experts Jorvik Viking Centre.

sur nous si mythologie nordique est à croire, qui prédit la Terre fendre et libérer les habitants de la pègre, le 22 Février.

Le samedi, selon la légende nordique au moins, la série d’événements qui ont mené à Ragnarok culminera dans une bataille épique, où les dieux nordiques Thor, Loki, Odin, Freyr, Hermóðr, vont se battre.Odin sera tué par Fenrir et les autres dieux créateurs va tomber.

La Terre va tomber dans la mer, et la vie comme nous la connaissons cessera d’être.

Ce n’est pas que des mauvaises nouvelles cependant, que le monde va réapparaître à nouveau et fertile, et deux survivants humains sera en charge de repeupler la Terre.

Ragnarok est décrite dans le 13ème siècle Edda en prose, écrite par Snorri Sturluson. Les Vikings croient Ragnarok se produit après trois hivers glacials, sans étés entre les deux.

Les experts du Centre Jorvik Viking prédit la fin du monde le 22 Février pour coïncider avec la grande finale de la 30e édition du Festival Viking JORVIK.

 

Selon le groupe, le son d’une corne ancienne pourrait être entendu sur les toits de York le 15 Novembre l’année dernière, comme « un présage de malheur et le début d’un compte à rebours de l’apocalypse nordique ».

La corne appartenait à dieu nordique Heimdall, qui souffler pour marquer les 100 jours avant une catastrophe imminente et uncompte à rebours est maintenant en cours d’exécution sur le site du festival.

Le directeur du festival Danielle Daglan a déclaré: «Ragnarok est l’emblème ultime dans la mythologie Viking, quand les dieux tombent et meurent, donc c’est vraiment un événement qui ne devrait pas être sous-estimée.

« Dans les deux dernières années, nous avons eu des prédictions de […] de nombreuses dates où la fin du monde a été au crayon dans par les voyants, diseurs de bonne aventure et des visionnaires, mais le son de la corne est peut-être encore le meilleur indicateur que la version Viking de la fin du monde se produira réellement le 22 Février de l’année prochaine « .

«Normands» à travers la Grande-Bretagne vont converger sur York pour célébrer la fête Jorvik, qui se déroule du 15 au 23 Février. Le festival est en cours d’exécution de son propre flux de médias sociaux dédié où les participants seront encouragés à tweeter en utilisant le hashtag # ragnarok2014.

Le festival est encore prometteur pour équiper les visiteurs « avec les outils pour survivre à l’apocalypse, de la chasse pour les guerriers les plus puissants et les plus forts à la formation des enfants dans les compétences de combat », Mme Daglan ajouté.

Si l’apocalypse ne se produira le samedi, il se joindra à une chaîne de prévisions déboutés, notamment la Apocalypse maya qui dit que le monde serait détruit par un objet interplanétaire le 21 Décembre 2012.

Source : independant – Traduction Google

APRÈS LE 21 DÉCEMBRE: LES PROCHAINES FINS DU MONDE

Déçus par la non-apocalypse maya? Ne vous inquiétez pas, quand y en a plus, y en a encore.

Par  | publié le 22/12/2012 à 5h35, mis à jour le 22/12/2012 à 5h35
Explosion d’une astéroïde conceptualisée par un artiste de la NASA / Reuters NASA NASA 20/09/2011

Si cet article est publié, ce sera la preuve que nous avons survécu au changement de cycle du calendrier maya. Mais cela ne nous tire pas d’affaire pour autant. La «prophétie maya» du 21 décembre n’est que la 183e à annoncer la fin du monde, et, réjouissons-nous, elle sera suivie par de nombreuses autres.

La prochaine est au programme pour 2014, ce qui ne nous laisse que quelques mois pour profiter de la vie et récapituler toutes les prochaines fois où l’humanité doit disparaître. Save the date.

1.Le 10 avril 2014 de la Kabbale

La Kabbale, la religion de Madonna et Britney Spears et de tous les gens portant un bracelet en fil à coudre rouge, a annoncé pour le 10 avril 2014 la prochaine fin du monde.

Que devrait-il précisément se passer ce jour-là? Pour Luc Mary, historien, et auteur du livre Le mythe de la fin du monde :

«Les forces du mal devaient se déchaîner sur la Terre et le Diable redescendre sur Terre. […] C’est de l’ésotérisme pur et dur.»

On n’a pas trouvé beaucoup de littérature à ce sujet, à part ce site qui ne semble pas être une source fiable, mais où l’on peut néanmoins découvrir le raisonnement mathématique pour aboutir à cette date (bon courage).

2.Le 13 avril 2029, un scénario à la Melancholia

Dans le film Melancholia, le déroulement de l’intrigue est basée sur l’approche imminente de la planète du même nom en direction la Terre.

En 2029, voilà ce qui était censé se passer: ce n’est pas une planète mais un astéroïde qu’on craignait de voir entrer en collision avec la Terre le 13 avril, chiffre susceptible d’affoler les plus superstitieux, d’autant plus que ce jour-là est programmé pour être un vendredi,comme le rappelle le site de la NASA:

«Le vendredi 13 est censé être un jour de malchance, le genre de jour où on s’emmêle les pieds dans ses lacets, où on perd son portefeuille ou bien où on reçoit de mauvaises nouvelles. Mais peut-être qu’il n’est pas un si mauvais jour que ça. Pensez-y: le 13 avril –le vendredi 13 avril–2029, des millions de personnes vont sortir de chez elles, regarder le ciel et s’émerveiller d’être si chanceux. Un point de lumière glissera à travers le ciel, plus rapide que de nombreux satellites, plus brillant que de nombreuses étoiles. Qu’est-ce qu’il y a de si chanceux là-dedans? Ça sera l’astéroïde 2004 MN4… en train de ne pas s’écraser sur Terre.»

Aux dernières nouvelles, il n’y aura donc pas de collision, mais on l’a échappé belle. Toujours d’après le site de la NASA, trois scientifiques Paul Chodas, Steve Chesley et Don Yeomans ont calculé en 2004 qu’il y avait une chance sur 60 pour que 2004 MN4 rencontre la Terre. Cet astéroïde mesure environ 320 mètres, «ce qui est assez grand pour traverser l’atmosphère» et dévaster une région de la taille par exemple du Texas s’il frappait la terre, ou pour entraîner des tsunamis gigantesques s’il frappait l’océan d’après Paul Chodas sur le site de la NASA.

Heureusement, les scientifiques se sont ensuites rendus compte que l’astéroïde raterait finalement la Terre.

Les orbites de la Terre et de l’astéroïde 2004 MN4/ source: NASA

Cette année, avec un peu de malchance, un autre astéroïde du nom Toutatis (à la Nasa ils lisent Astérix?) aurait pu entrer en collision avec la Terre dans la nuit du 12 au 13 décembre. Les scientifiques ont pu le filmer puisque il est passé à seulement 6,9 millions de kilomètres (une distance considérée comme «proche» dans le jargon scientifique).

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=tdpk43Si6OI]

 

3.La fin du monde selon Newton en 2060

Comme on le disait dans notre article sur toutes les fins du monde auxquelles on a déjà réchappé, un des plus éminents scientifiques de tous les temps, Sir Isaac Newton, a prévu la fin du monde pour 2060. Lui qui est à l’origine –entre autres– de la loi universelle de la gravitation et du calcul infinitésimal, a mis ses talents de mathématicien au service de la fin du monde, dont il a déduit qu’elle arriverait 3 siècles après sa mort en 1727. D’après Haaretz, qui consacre un article à ce sujet:

«Pour calculer la fin des temps, Newton se base sur la date du sacre de Charlemagne en tant qu’empereur romain, en 800 ap. JC et sur des informations recueillies dans le livre de Daniel, qui selon lui prévoyait la fin du monde 1260 ans plus tard, soit en 2060.»

Sept mille cinq cents pages manuscrites d’archives de ses théologies ont été rendues publiques par la Bibliothèque nationale d’Israël. Pour tous ceux que ça intéresse, elles sont en libre consultation ici dans le cadre du Projet Newton.

4.La prophétie de Saint Malachie à la mort du pape Benoît XVI

N’oublions pas la prophétie de Saint Malachie alias«prophétie des papes», selon laquelle l’arrivée du 112epape coïnciderait avec la fin du monde. Cette prophétie consiste en une énumération des papes avec une phrase censée prédire et synthétiser leur règne pontifical.

«C’est une liste de papes qui sont chacun résumé par une formule lapidaire. Pour les premiers siècles, ces phrases tombent très juste, et ce n’est pas étonnant puisqu’elles ont été écrites au XVIe siècle, bien qu’on les ait attribuées à un moine irlandais du XIIe siècle», précise dans un mail Jean-Noël Lafargue, auteur de Les Fins du Monde: de l’Antiquité à Nos Jours.

«On pense que cette prophétie a surtout servi d’outil de communication pour tenter d’imposer un candidat à la papauté de l’époque de la rédaction du texte. Depuis, on s’amuse à chercher des correspondances entre les papes et ces phrases.»

La plupart du temps les phrases tombent à côté de la plaque, mais parfois aussi ça marche:

«On cite souvent le 109e, Jean-Paul 1er, dont le règne pontifical n’a duré qu’un mois, et dont la phrase «malachienne» peut se traduire comme « le temps d’une Lune ». Un mois, quoi.» s’en amuse Jean Noel Lafargue.

Miséricorde, le pape actuel, Benoît XVI est le 111e pape donc l’avant-dernier de la liste:

«Après quoi la prophétie annonce le règne d’un pape surnommé « Pierre le Romain », qui verra la destruction de Rome et du monde.»

5.La vraie fin du monde

D’après Luc Mary, elle devrait avoir lieu dans moins d’un milliard d’année si tout se passe bien: «la mort du soleil est programmée pour dans 5 milliards d’années», explique-t-il, mais la surface de la Terre va se réchauffer progressivement pour devenir invivable pour les humains «d’ici un milliard d’années et demi». Reste à savoir qui seront les derniers habitants de la Terre…

Pour lui, les prophéties sur la fin du monde, qui existent depuis la nuit des temps et apparaissent dans plusieurs religions, catalysent les craintes de l’humanité de leur propre avenir:

«Toutes ces prophéties traduisent une peur de l’avenir mais aussi un manque de confiance et d’imagination face au futur

Manque d’imagination? En tous cas, les histoires sur la fin du monde n’en manquent pas.

Source : http://www.slate.fr/monde/66465/prochaines-fin-du-monde

Le successeur de Benoît XVI sera-t-il le dernier avant la fin du monde?

Créé le 11/02/2013 à 19h02 — Mis à jour le 11/02/2013 à 19h13

WEB – Oui, si l’on en croit la fameuse prophétie de saint Malachie…

La liste avait ressurgi en 2005, à la mort de Jean Paul II. A l’annonce de la démission de Benoît XVI ce lundi, cela n’a pas manqué: le Web s’est aussitôt agité autour de la fameuse prophétie qui énumère 112 papes, en cinq pages et en latin, résumant le pontificat de chacun en une devise donnant lieu à des interprétation prophétiques. La liste étant attribuée aux papes successeurs deCélestin II, un pape éphémère qui régna entre le 162e et le 163e pape, le pontificat de Benoît XVI correspondait à la 111devise. Celui de son successeur correspondra donc à la 112e formule… qui annonce la fin du monde.

Vous vous croyiez débarrassé des théories sur la fin du monde depuis qu’un 22 décembre avait finalement succédé au 21? C’était sans compter la popularité de ce texte publié pour la première fois en 1595 et qui alimentait quatre siècle plus tard les discussions ce lundi, que ce soit sur TwitterFacebook ou dans des billets de blogs, comme le note le Huffington Post. L’article dédié à «saint Malachie» a également été très consulté sur Wikipédia, remarque sur Twitter le journaliste Vincent Glad.

Les internautes pouvaient notamment y lire la traduction de la 112e devise attribuée au règne du successeur de Benoît XVI: «Dans la dernière persécution de la sainte Eglise romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple.»

«On pense que cette prophétie a surtout servi d’outil de communication pour tenter d’imposer un candidat à la papauté de l’époque de la rédaction du texte. Depuis, on s’amuse à chercher des correspondances entre les papes et ces phrases», expliquait en décembre à Slate Jean-Noël Lafargue, auteur de Les Fins du Monde: de l’Antiquité à Nos Jours.

 A.L

Fin du monde : Ce que disent (vraiment) les Mayas

Le Point.fr – Publié le 27/11/2012 à 16:25 – Modifié le 27/11/2012 à 19:19

Les fameux codex, qui prédiraient la fin du monde, sont publiés pour la première fois dans leur intégralité. Fascinant.

Extrait du codex de Madrid ("Les trois codex mayas", Éric Taladoire, Balland, 2012).Extrait du codex de Madrid (« Les trois codex mayas », Éric Taladoire, Balland, 2012). © D.R.

Ici, un cerf traqué, ligoté, cuisiné. Là, une déesse à la poitrine avantageuse parée de ses plus précieux atours. Les énigmatiques Mayas n’ont cessé d’envoûter notre imaginaire collectif, certains disent même qu’ils nous auraient prédit une apocalypse imminente. Mais combien de ceux-là ont déjà vu à quoi ressemblaient leurs écrits ? Étonnamment modernes, les trois codex qui nous sont parvenus se lisent comme des bandes dessinées, d’une traite. Éric Taladoire, grand spécialiste des civilisations précolombiennes, a commenté la première publication des trois manuscrits dans leur intégralité (Les trois codex mayas, Balland, 2012). Pour Le Point.fr, il ouvre les portes d’un monde captivant.

Le Point.fr : On parle toujours « du » codex maya. Or, ici, il y en a trois. Quelle différence entre ces livres sacrés ?

Éric Taladoire : On ne connaît, jusqu’à présent, que trois codex, c’est-à-dire trois manuscrits pictographiques attribués aux Mayas et nommés en fonction de la ville où ils sont conservés : le codex de Dresde, celui de Madrid et celui de Paris. Ils auraient été rapportés du Mexique vers 1528 par le conquistador espagnol Hernán Cortés, sur les bateaux qui contenaient autant des livres que des hommes, des femmes, des animaux, de l’or et de l’argent, remis à la cour deCharles Quint à Anvers ou peut-être même au pape. Mais on ne commence à s’y intéresser sérieusement et à tenter de les déchiffrer qu’à partir de 1850 environ. À cette époque, Champollion décrypte les hiéroglyphes et on prend conscience qu’il existe une écriture dans la zone maya comparable à celle de l’Égypte. Champollion a d’ailleurs été tenté à un moment de traverser l’Atlantique à la conquête du sens des glyphes mayas. Finalement, s’il ne le fit pas, il initia néanmoins une curiosité nouvelle pour ces écrits.

Il y en a donc peut-être encore beaucoup, disséminés dans la nature ?

Les lettres de Cortés évoquent en effet trois envois de livres. Il en a certainement rapporté une petite dizaine, peut-être davantage. Quand on voit dans quel contexte le codex de Paris a été retrouvé dans une corbeille à papier qu’on était sur le point de vider, il est aussi tout à fait possible que certains aient été détruits, jetés. Il existe bien aussi un quatrième codex, dit le « codex Grolier », mais celui-ci est encore très discuté aujourd’hui : d’une part, ses représentations sont très inhabituelles, et d’autre part, les circonstances de sa découverte restent auréolées de mystère.

Dans quel contexte ces manuscrits ont-ils été écrits ? À qui s’adressaient-ils ?

En l’occurrence, les trois qu’on a conservés sont plutôt des almanachs, des recueils divinatoires, des calendriers de fêtes, des chronologies. En cela, ils ne reflètent peut-être pas l’ensemble des manuscrits mayas qui auraient disparu. Les trois codex sont datés des XIIIe et XIVe siècles environ, ils sont l’oeuvre de scribes et de prêtres et s’adressent essentiellement aux religieux et aux devins. Il y est question de cycles, de calculs de temps, de prédictions. Mais on y enregistre également des événements de la vie quotidienne : on plantera à telle date, par exemple, en fonction des pluies. On ne peut certes pas affirmer qu’il existait d’autres codex au contenu différent, mais sur le haut plateau central, à côté des codex divinatoires, on a également retrouvé des cartes, des récits de conquêtes, des registres d’impôts, de comptabilité… Les Mayas détenaient-ils des écrits aussi diversifiés ? Pour l’instant, nul ne le sait.

Comment se présentaient ces textes ? Dans quelle mesure étaient-ils diffusés ?

Ce sont des pages A4, parfois un peu plus grandes, collées ou cousues les unes aux autres, de façon à constituer une grande frise de plusieurs mètres de long, qu’on lit recto verso et dont le déroulement chronologique est tout à fait clair. Ils étaient généralement pliés en accordéon, parfois roulés, gardés dans des coffres, puis dépliés au gré des besoins des scribes ou des prêtres de la cité.

Est-on arrivé à bout du déchiffrement des codex ?

Même si les chercheurs et épigraphistes du XXe siècle ont beaucoup avancé, notamment en ce qui concerne les planches de calculs, il reste encore aujourd’hui une grande part de mystère, et sans doute du travail pour des dizaines d’années. Les techniques s’améliorent sans cesse, l’informatique nous permet des bonds en avant. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que chaque nouvelle découverte apporte des éléments nouveaux et peut potentiellement remettre en cause tout ce qui semblait établi.

Que penser des prédictions d’apocalypse que l’on attribue aux Mayas ?

Il n’y a aucune allusion à une quelconque fin du monde dans ces textes. En revanche, c’est bien à partir du codex de Dresde qu’on est parvenu à déchiffrer le calendrier maya. Une fois que le système a été identifié sur la base des feuilles de calculs du codex, on s’est aperçu qu’un cycle maya représentait à peu près 20 x 20 ans, soit 400 ans. À trois jours près, le 21 décembre 2012 correspondra donc à la fin d’un cycle. Mais, pas de panique, ce sera aussi le début d’un autre !

REGARDEZ : trois folios commentés par Éric Taladoire :

Codex de Dresde

S’il est compliqué de procéder à une étude détaillée de ces planches, puisqu’elles sont sujettes à de multiples interprétations, il est néanmoins possible de discerner des symboles très clairs. Vous avez ici un crocodile, dont on perçoit aisément les pattes, les crocs et les yeux terrifiants. Il figure en haut du folio. C’est donc un monstre céleste, qui correspond, on le voit, à la voûte céleste. Le monstre est peint en bleu et il crache de l’eau : est-ce l’annonce d’un déluge, d’une pluie diluvienne, de la destruction du monde ? Là, nous sommes dans l’interprétation. Au centre, on a une divinité aux pieds d’animaux, avec des griffes de jaguar ou de crocodile. Sur sa jupe, on peut voir des os croisés, symboles de mort. En bas, enfin, une divinité peinte en noir, menaçante et guerrière. Elle porte une lance et est coiffée d’un aigle. Nous sommes donc ici dans la représentation d’une fin du monde, d’un déluge destructeur, d’une guerre ou de morts.

Codex de Dresde

Ici, on a à la fois des glyphes (ces petits dessins cerclés de noir) que l’on peut lire de façon syllabique, accompagnés de leur préfixe à gauche et de leur suffixe à droite, des calculs (les points et les traits) et des représentations de divinités accompagnées de symboles. Le système de calcul est relativement simple. Le coquillage correspond à 0, un point à 1, deux points alignés à 2, trois points à 3, 4 points à 4, un trait à 5, un trait surmonté d’un point à 6, et ainsi de suite. À chaque fois qu’on ajoute cinq unités, on ajoute un trait. Ici, ce sont probablement des dates ou des périodes associées à telle ou telle divinité. On reconnaît bien, en bas à gauche, la déesse Ixchel, associée à la Lune, aux marées, aux inondations. On reconnaît bien sa poitrine avantageuse, ses bijoux. À côté, une divinité de mort, toujours avec les os dessinés sur sa jupe.

Codex de Madrid. Sur cette planche, toutes les étapes de la capture du cerf. Jusqu’à sa cuisson. Ces cerfs piégés se réfèrent évidemment à la chasse, certainement à des périodes de prospérité qui correspondent aux calculs et dates qui les accompagnent.

Propos recueillis par 
Source : http://www.lepoint.fr/societe/ce-que-disent-vraiment-les-mayas-27-11-2012-1534247_23.php

Comment les prophéties de fin du monde permettent encore aux sectes d’avoir de nouvelles recrues

Les gourous se frottent les mains. La fin du monde annoncée le 21 décembre 2012 est particulièrement « prometteuse pour tous les prophètes de mauvais augure », d’après la mission publique chargée de lutter contre les dérives sectaires.

Apocalyptiquement vôtre

Publié le 24 novembre 2012

Atlantico : Vous avez présidé la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (la Miviludes) de septembre 2008 à août 2012. Avez-vous observé une recrudescence des dérives sectaires ces dernières années ?

Georges Fenech : Effectivement,  les dérives sectaires, ou les mouvements à caractère sectaire (une dérive sectaire est caractérisée par la mise en oeuvre de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique selon la définition de la Miviludesndlr) ont connu un accroissement ces dernières années. On estime aujourd’hui qu’il y a 800 pratiques porteuses de dangers sectaires, et l’on peut comparer ce chiffre avec la commission d’enquête de 1995 qui recensait 172 mouvements du même type. Il faut mettre en perspective un sondage commandé de 2011, qui a montré que 20% des Français connaissaient au moins une personne victime de dérives sectaires, ou ayant été en contact avec un charlatan, un gourou thérapeutique, un escroc, etc.

On parle là d’un phénomène de masse qui peut toucher n’importe qui.

Le rapport 2010 de la Miviludes a été consacré au « millésime 2012 d’une fin du monde annoncée ». D’après la mission, ce dernier se présente particulièrement « prometteur pour tous les prophètes de mauvais augure ». La fin du monde annoncée pour le 21 décembre prochain permet-elle aux sectes d’attirer de nouvelles recrues ?  

Faire circuler des messages à caractère prophétique est très anxiogène, c’est effectivement un mode de recrutement. Cela incite les populations très vulnérables à se protéger, donc à intégrer une communauté et à obéir à un leader pour espérer un salut. C’est un phénomène très réel, et très répandu dans le monde entier.

Les groupes sectaires ont presque tous pris le train en marche. Dans les grandes structures (témoins de Jéhovah, mouvement raëlien, etc.) ou dans les petites, on retrouve chez tous ce discours sur la fin du monde. C’est un filon habituel, qui est exploité par les groupes. Dans presque toutes les sectes, on retrouve toujours cette dimension apocalyptique, celle qui prétend que lorsque la fin du monde arrivera, seuls les fidèles survivront. Elle est même devenue le principal moyen d’attirer des fidèles.

On voit fleurir dans notre pays des organisations, pour la plupart nord-américaines, mais pas seulement. Il existe des gourous hexagonaux, qui évoquent des prophéties sur la fin du monde prochaine, organisent des séminaires, vendent toutes sortes d’objets (DVD, etc.), font des conférences et amènent ces populations à tomber sous leur emprise. On joue sur des peurs, celle d’un dérèglement climatique, d’une crise environnementale, ou de catastrophes générales qui font que les individus peuvent commettre des passages à l’acte, comme l’a montré la tragédie de « l’Ordre du temple solaire » en 1995 : 16 personnes sont mortes, dont trois enfants. Les adultes étaient persuadés de l’approche de l’Apocalypse. Ce type de message peut provoquer des réactions extrêmes et désespérées.

Combien de personnes sont concernées par des dérives sectaires liées à la fin du monde ?

On se situe sur des ordres de grandeur de plusieurs centaines de mouvements, et des milliers de personnes peuvent être happées par ce genre de discours. C’est très difficile à déterminer, car il n’y a pas de plaintes. Cependant,  une surveillance a été mise en place, et le travail est aussi fait par les associations.

Néanmoins, il faut relativiser ce qui va se passer : on en est à notre 83ème annonce de la fin du monde depuis la chute de l’Empire romain. Il y a eu la crainte de la fin du monde lors du passage à l’an 1000, puis à l’an 2000. Cependant, ce n’est pas comparable avec ce qui se passe aujourd’hui, car depuis, il y a eu le développement considérable de l’Internet. Ce qui fait que les rumeurs sont amplifiées par les réseaux sociaux et Internet, et connaissent donc un écho considérable. L’explication principale est là. Il suffit d’aller sur la toile, trois millions de pages sont consacrées au phénomène 2012.

Quelles sont les personnes les plus touchées par les dérives sectaires ?

Il n’y a pas qu’une catégorie de personnes. N’importe qui peut se retrouver en difficulté face à une perte de travail, au déclenchement d’une maladie grave, ou face à une rupture familiale. Lorsqu’une personne en état de fragilité rencontre un individu qui va lui promettre le salut, qui va répondre en apparence à ses angoisses existentielles, c’est à ce moment là que se fait la bascule. Cela ne dépend ni de l’âge, ni du niveau social, ni du niveau culturel. Des professions libérales sont concernées, il y a aussi des médecins qui tombent là-dedans. Le problème porte essentiellement sur les mineurs, qui se retrouvent embarqués par l’adhésion de leurs parents dans ces mouvements apocalyptiques, qui vont subir des conséquences lourdes, au niveau de l’éducation, de la santé : quel est l’intérêt de se soigner, ou d’être éduqué si la fin du monde est imminente?

A quel moment peut-on considérer ces prophéties comme dangereuses ?

La liberté d’expression n’est pas négligeable, ce n’est pas condamnable de penser que la fin du monde va arriver. Ce qui doit interpeller les pouvoirs publics, c’est le danger de certains de ces messages apocalyptiques qui fixent des dates précises, et qui entraînent des mouvements préjudiciables. Nous avons mis en place une surveillance sur la Toile, elle est effectuée par une équipe spécialisée dans la cyber-criminalité. Il y a aussi une surveillance sur le terrain suivant les endroits les plus sensibles, comme dans le département de l’Aude dans les Pyrénées, où le pic de Bugarach est censé échapper à la fin du monde. Il s’agit de mettre en place des mesures de précaution sur ces sites afin d’éviter des affluences de population qui pourraient causer des troubles à l’ordre public. Il y a encore un mois, on observait dans la région du pic la plantation de nouvelles populations, la construction de bunkers, etc. On voit bien que c’est un phénomène qui prend de l’ampleur.

Il y a des pays qui sont particulièrement touchés. Comme précisé auparavant, les Etats-Unis sont extrêmement concernés, avec le mouvement des « preppers », ces « survivalistes », qui organisent la vente de places dans des bunkers, qui se vendent jusqu’à 50 000 dollars. Une véritable industrie se développe autour de cela. Mais on trouve aussi ces mouvements apocalyptiques au Japon, en Russie, dans toute l’Europe, il n’y a pas un endroit de la planète qui échappe à ce phénomène complètement  irrationnel et qui prend une ampleur inégalée.

Des réactions sont-elles à craindre à l’approche du 21 décembre ?

On peut se demander : jusqu’où vont-ils aller ? Que va-t-il se passer le lendemain du 21 décembre ? Va-t-il y avoir une crise, vont-ils être amenés à commettre des actes autodestructeurs ? On n’en sait rien, ça s’est produit dans le passé, en France, aux Etats-Unis ou au Japon.

Propos recueillis par Ann-Laure Bourgeois

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-fin-monde-permet-aux-sectes-avoir-nouvelles-recrues-georges-fenech-543926.html 

FIN DU MONDE – Le pic de Bugarach, refuge présumé de l’apocalypse, sera interdit d’accès

Le pic de Bugarach, surplombant le petit village audois du même nom, et qui, selon certaines prédictions, serait le seul endroit de la planète épargné par une prétendue fin du monde annoncée pour le mois prochain, sera interdit d’accès du 19 au 23 décembre, a annoncé vendredi 16 novembre le préfet de l’Aude, Eric Freysselinard, à Carcassonne. Les théories, fondées sur une interprétation du calendrier maya, font en effet du pic de Bugarach un des endroits sur le globe où se réfugier pour échapper à la fin du monde le 21 décembre.

>> Lire : « A moins de 50 jours de la fin du monde, le maire de Bugarach tire la sonnette d’alarme »

La Croix rappelle que le phénomène a commencé en novembre 2010. « Le maire de la commune est alerté par un ami de voyages organisés par des agences américaines pour se rendre à Bugarach le 21 décembre 2012, et en informe le conseil municipal. Un journaliste du quotidien local, L’Indépendant, fait une pleine page le lendemain sur le sujet. »

Le pic, avec ses 1 231 mètres et son impressionnant profil évoquant une piste de lancement ou d’atterrissage, se prête à de telles théories, dans des Pyrénées cathares qui fourmillent elles-mêmes de légendes sur les Wisigoths, les Templiers ou les trésors cachés. Le pic, ou pech, de Bugarach serait pour certains un garage abritant le vaisseau qui emmènerait les privilégiés préservés de la fin du monde. Bugarach a rapidement été mis sous surveillance par la Miviludes, l’organisme chargé d’observer et d’analyser le phénomène des mouvements à caractère sectaire.

L’éventualité d’une affluence de mystiques, mais aussi de curieux, a ainsi poussé les autorités, non seulement à interdire les accès au mont lui-même, mais à boucler préventivement tout le secteur autour du 21 décembre. Une centaine de policiers et de pompiers contrôleront les accès au village de 200 âmes niché au pied de la montagne, dont la tranquillité a été passablement perturbée par sa récente notoriété. Il s’agira d’un « dispositif de liberté encadrée », précise le préfet. Si les visiteurs se pressaient trop nombreux, l’accès au village ne serait plus filtré mais bloqué lui aussi.

Par ailleurs, des spéléologues assureront la surveillance, en liaison avec la gendarmerie, des cavités autour du pic. Un poste de commandement opérationnel pour « la coordination de l’ensemble des moyens » mobilisés sera déployé sur le site du 19 au 23 décembre. Rave-parties et apéros géants seront prohibés. Une interdiction de survol du pic est également à l’étude.

>> Lire : « Dans les Corbières, le pech de Bugarach, sommet de l’étrange »

Le préfet envisage surtout la possibilité d’un afflux important de journalistes en quête d’insolite : « Nous attendons quelques illuminés, quelques personnes qui croient à cette fin du monde, mais en nombre extrêmement limité. Nous attendons plutôt des curieux dans des quantités impossibles à déterminer et surtout beaucoup de journalistes. »

Ainsi, c’est plus pour assurer la sécurité des personnes sur un terrain escarpé que pour prévenir le mouvement d’une foule inspirée qu’un dispositif de sécurité est mis en place. Les autorités surveillent quand même Internet. Cette surveillance n’a révélé jusqu’alors aucun risque d’afflux, aucune manipulation par une secte quelconque ni aucun appel au suicide collectif.

Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/11/16/fin-du-monde-le-pic-de-bugarach-refuge-presume-de-lapocalypse-sera-interdit-dacces/

Bugarach Irène, esclave de l’apocalypse

 

JEAN-PIERRE LACAN
05/11/2012, 14 h 31 | Mis à jour le 05/11/2012, 14 h 31
Des photos du bric-à-brac qu’était le campement : Irène ne veut pas oublier pour témoigner.
Des photos du bric-à-brac qu’était le campement : Irène ne veut pas oublier pour témoigner. (ÉMILIE WOOD)

Irène, adepte d’une secte, a creusé pendant 18 ans dans le pic audois. Témoignage.

On a frôlé le drame ce jour-là sur les pentes du pic Bugarach, seul lieu de la planète qui échappera aux tourments du 21 décembre, si l’on croit les prêcheurs de l’apocalypse. Deux gendarmes de la brigade de Couiza, sur la foi de renseignements probablement donnés par de bûcherons, s’approchent du campement, ignorant que les adeptes ont piégé les abords.

Soudain, l’un d’entre-eux accroche un fil nylon invisible et déclenche la mise à feu d’un chapelet de grenades d’exercice. Terrorisés par les détonations, couverts de plâtre, les militaires dégainent. Persuadés qu’ils sont attaqués, les adeptes se précipitent sur leurs armes. Le temps de quelques longues secondes, tout le monde braque tout le monde.

« Nous montions des gardes armées autour du camp » (Irène, ancienne adepte)

« Nous étions tous tendus, se souvient Irène. Le gourou nous rabâchait qu’il fallait que nous soyons prêts à tout. Qu’il y avait des bandes armées prêtes à fondre sur nous. Nous montions des gardes en permanence autour du campement. On se relayait chaque trois heures, de jour comme de nuit. J’ai donc dû apprendre à tirer. »

Le lendemain, les hommes sont convoqués à la brigade, obligés d’amener les fusils. Ils reviendront avec. « Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi ils n’ont pas été saisis ce jour-là ? », s’interroge-t-elle.

Irène a fréquenté le campement installé sur les hauteurs de Camps-sur-Agly, pendant 18 ans : « J’y venais dès que mon emploi me le permettaitmais il y avait en permanence quatre personnes sur les lieux. J’expliquais à mes collègues de travail que je participais à des fouilles archéologiques. »

Sous l’emprise d’un gourou : « Il a tout de suite détecté mes failles »

Drôles de fouilles en réalité. Quand elle débarque sur ce site, à une heure de marche de la route la plus proche, Irène est, depuis huit ans, sous l’emprise du gourou. Elle l’a rencontré dans une librairie ésotérique de Nice à l’âge de 20 ans. Irène est alors une fille fragile : « Il a tout de suite détecté mes failles. »

Il la convainc de le rejoindre à Montpellier, puis dans la base de repli sur le Larzac. Elle l’accompagne enfin à Bugarach. « Il affirmait dialoguer avec celui qu’il appelait “Le Père”. Il lui avait révélé où les Cathares avaient enfoui leur trésor et les Templiers, l’Arche d’Alliance. C’est cet endroit que nous devions investir pour nous préparer à l’ère nouvelle. »

Le groupe creuse, creuse et creuse encore : quatre puits profonds d’une vingtaine de mètres où l’on descend en rappel et des galeries qui parfois se connectent avec un réseau de grottes. « On y allait à la pioche, à la barre à mine, à l’explosif. Un jour, l’un d’entre-nous a même été grièvement blessé à la main. Il a cru que la mèche avait fait long feu. Il est retourné et tout a pété », se souvient Irène.

En 1998, du jour au lendemain, le campement est abandonné

Dans ce bout du monde haut perché où il faut crapahuter longtemps pour aller puiser l’eau dans l’Agly, l’ambiance est celle d’un groupuscule en résistance pour sa survie (« Nous étions vêtus de treillis ») et baignant dans le mysticisme.

Comme d’autres adeptes, Irène est chargée de pourvoir aux besoins du groupe sur ses propres deniers : « Je montais des provisions, j’achetais des outils. C’est avec notre argent, jamais le sien, qu’on s’est équipé d’un treuil électrique et d’un groupe électrogène, d’une foreuse pour placer les bâtons de dynamite… » Irène ne l’avoue pas mais elle a également acheté des pièces d’or chez un numismate montpelliérain parce que, quand viendra l’ »ère nouvelle », les monnaies, bien sûr, n’auront plus cours.

En 1998, du jour au lendemain, le campement est abandonné. Le groupe se replie dans sa base arrière sur le Larzac. Irène n’est pas là et le gourou ne lui donnera jamais la moindre explication logique : « Il nous a simplement dit que “Le Père” lui avait enjoint de partir. » Ils ont donc quitté les lieux, définitivement et précipitamment, laissant derrière eux la cabane, le four à pain, les outils, un stock de provisions et des tonnes de remblais sortis pour rien des entrailles de Bugarach.

« JE ME SUIS RÉVOLTÉE POUR LES AUTRES »

Comment Irène a-t-elle finalement échappé au groupe en 2003 ? « J’allais avoir 50 ans, explique-t-elle, j’ai voulu faire le bilan de ma vie. Au fond de moi, j’avais fini par accepter que je m’étais fait avoir. » Peu à peu, elle prend conscience que le gourou les manipule : « Il nous divisait. Un jour, on était son favori et le lendemain, sans explication, on tombait en disgrâce. J’ai tout lâché quand j’ai découvert un secret vieux de 12 ans. L’une de nous lui avait donné une grande propriété qui venait de ses parents. Il la tenait en lui faisant croire qu’elle était malade et que lui seul pouvait la sauver. Je l’ai convaincue de partir. La honte empêche de se révolter pour soi-même. Quand on se révolte, c’est pour les autres. »

JUSTICE – NON LIEU ET SURSIS

Le 16 août 2004, une adepte en rupture avec le groupe qu’elle a quitté en même temps qu’Irène, se rend dans une mairie du Larzac. Elle affirme que des armes ont été stockées illégalement chez elle et qu’elle a été victime de manipulations mentales. Dans les semaines qui suivent, Irène et deux autres personnes portent plainte à leur tour pour abus de faiblesse.

Les armes seront effectivement retrouvées : 81 au total (fusils, carabines, pistolets-mitrailleurs…) ainsi que 2 000 munitions. Il y a également des pièces d’or. Le gourou sera mis en détention préventive pour six mois. Au terme d’une très longue instruction de cinq ans, en 2009, la juge chargée du dossier rend un non lieu pour l’abus de faiblesse ; les conséquences « gravement préjudiciables » qui doivent en découler au sens de l’article 223-15-2 du Code pénal, n’ayant pas été démontrées selon la magistrate. La chambre de l’instruction confirme.

Au cours de son procès, devant le tribunal correctionnel de Millau en juin 2009, le gourou et quatre de ses proches n’avaient à répondre que de détention d’armes sans autorisation. Ils ont écopé de peines d’emprisonnement avec sursis.

SON ARME : LE TEMOIGNAGE

« Le moins que je puisse faire, c’est de témoigner pour que d’autres ne tombent pas dans cet enfer », explique aujourd’hui Irène qui s’interroge, amère : « Nous nous sommes battues pour échapper aux griffes du groupe. La démarche qui nous a amenées à porter plainte fut pour moi une thérapie mais à quoi cela a-t-il servi en dehors de ça ? J’ai pris le non lieu dans la figure. J’en veux à la Justice. Mon combat, c’est aujourd’hui le témoignage. » Elle parle donc, Irène, comme l’autre jour à Salses (66) lors du colloque organisé par la Fédération européenne des centres de recherche et d’information sur le sectarisme (Fecris).

Source : http://www.midilibre.fr/2012/11/05/irene-esclave-de-l-apocalypse,589150.php