La sénatrice charentaise Nicole Bonnefoy se penche sur la santé des Français

La sénatrice Nicole Bonnefoy a été désignée hier membre de la Commission d’enquête sur l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé. Forte de 21 membres, cette commission fait écho à la publication de plusieurs études inquiétantes de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

Ainsi, dans un rapport d’avril 2012, la Miviludes relevait que 25% de l’ensemble des signalements reçus provenaient du domaine de la santé, et que ce chiffre allait en s’accroissant. Le développement de pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique sans fondement scientifique, semble donc attirer de plus en plus de Français.

Toujours selon la Miviludes, quatre Français sur dix ont recours aujourd’hui aux médecines dites alternatives, dont 60% parmi les malades du cancer. Bien évidemment, toutes ces pratiques ne sont pas sectaires. Cependant, leur développement pousse nécessairement à la vigilance car elles s’adressent par nature, à des publics plus fragiles et vulnérables.

Cette Commission d’enquête compte répondre à la nécessité d’analyser la nature et l’amplitude de l’influence des mouvements sectaires dans le domaine de la santé en France et d’en tirer les conséquences afin de formuler des propositions.

Source : http://www.charentelibre.fr/2012/10/04/nicole-bonnefoy-se-penche-sur-la-sante-des-francais,1117595.php

Gourous: un délire religieux

La femme de Jean-Claude Gallant, Lyne Collin, prétend... (Photo tirée de Facebook)

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La femme de Jean-Claude Gallant, Lyne Collin, prétend être la fille de Dieu «autant que Jésus fut son fils».

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La femme du gourou, Lyne Collin, prétend être la fille de Dieu «autant que Jésus fut son fils». Dieu lui apparaît, lui parle avec «sa voix qui gronde» et lui a annoncé la fin du monde en lui montrant «des déluges, des terres qui s’effondrent, la faim et la peur inscrites sur des milliers de visages».

L’ancienne coiffeuse expose tout cela dans un récit de 237 pages, mélange d’autobiographie et de prêche enflammé, dont elle infligeait jadis la lecture aux plus proches fidèles de son mari, Jean-Claude Gallant. Écrit il y a environ 15 ans, soit bien avant la fuite récente d’une vingtaine de membres, le texte ouvre une fenêtre troublante sur la psyché de la «première dame» du Centre de croissance personnelle La Source.

La femme de 48 ans y raconte son enfance pathétique, sa découverte du rebirth et sa rencontre avec Gallant. À l’en croire, ce dernier a apaisé ses craintes en lui disant qu’«il venait dans un but bien précis et qu’il faisait partie de cette propagande de la fin [du monde]».

Lyne Collin écrit qu’elle est «venue pour faire de cette terre le vrai paradis terrestre». Elle se croit capable de «reconnaître qui appartient à Dieu». À ses yeux, le salut passe par la foi et par la pratique du rebirth.

La quadragénaire se présente comme une justicière.

«Plutôt que de guérir, je punirai. Plutôt que de donner la vie, je donnerai aussi la mort, écrit-elle. […] Je viendrai dans toute ma gloire, seulement, cette gloire vous surprendra. Car ce qui vous semblait BIEN sera mal, et ce qui vous semblait MAL sera bien.»

Sa famille, qui ne lui a pas donné l’amour qu’elle voulait, lui inspire la rage. Tout comme le reste de l’humanité.

«Votre monde grotesque est sans amour, sans charité, sans vérité», écrit-elle.

C’est Dieu, dit-elle, qui lui a ordonné de rompre avec son premier mari et de tomber dans les bras de Gallant en lui annonçant, deux ans avant le fait, qu’elle aurait un fils lui.

Dans les années 90, le couple a dû fermer un premier centre de rebirth à la suite d’une rébellion des clients. Son explication ? «Tous ces gens avaient peine à mettre ce qu’on leur avait enseigné en pratique, ils jugeaient sans rien vérifier et se donnaient tous raison. […] Or nous continuâmes, nous, à évoluer», écrit Lyne Collin.

L’artiste amateur traite par ailleurs le mouvement des Alcooliques anonymes de secte, en disant qu’il lui a volé l’amour de sa mère. «[Ces gens] devinrent toute sa vie et lui redonnèrent une fausse estime d’elle et elle devint véritablement quelqu’un d’autre», dénonce-t-elle. Or, c’est exactement ce que les anciens membres de La Source disent avoir subi à son contact et à celui de son mari.

Interrogée au sujet de ses écrits, Lyne Collin a refusé d’en parler au motif qu’il s’agit d’un document privé. D’après nos sources, elle a pourtant tenté de le faire publier. Jean-Claude Gallant a dit que sa femme l’avait écrit «dans une petite passe de spiritualité en canne» et d’angoisse. Il soutient avoir dissuadé ses fidèles de le lire et précise: «C’est pas moi qui vais prêcher ça sur la rue.»

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201210/04/01-4580124-gourous-un-delire-religieux.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4580091_article_POS3

Méfiez-vous des gourous

Marie-Claude Malboeuf

1- Les guérisseurs reçoivent souvent en sarrau blanc, parfois même avec un stéthoscope autour du cou. Certains utilisent un carnet d’ordonnances. Cela n’est pas un gage de compétence.

2- Particulièrement douteux: les produits et appareils magiques censés marcher pour tout le monde et guérir une variété de maladies qui n’ont aucun lien entre elles.

3- Ce n’est pas parce qu’un soin ou un remède est «nouveau», «ancien», «naturel» ou «secret» que son efficacité est établie. Les cures «miracles» ou «rapides» et le jargon scientifique sont particulièrement suspects. Tout comme la promesse «satisfaction garantie ou argent remis», faite pour endormir la méfiance.

4- Un témoignage signé d’un simple prénom peut avoir été inventé de toutes pièces. D’autres ont pu être livrés alors que le client bénéficiait d’un effet placebo, éphémère.

5- De mauvais conseils: abandonner un traitement éprouvé, suivre une diète extrême, endurer de fortes douleurs, garder le secret ou s’éloigner de sa famille… Autant de moyens d’affaiblir une victime pour que le gourou resserre son emprise sur elle

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201210/04/01-4580280-mefiez-vous-des-gourous.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4580120_article_POS5

Gourous inc.: quand la thérapie vire à la secte

Publié le 04 octobre 2012 à 05h00 | Mis à jour le 04 octobre 2012 à 09h37

Un groupe d’épanouissement personnel qui fonctionnait comme une secte vient d’éclater à Prévost, dans les Laurentides. Prêtes à engloutir des milliers de dollars pour «grandir» grâce à la thérapie controversée de leur maître à penser, Jean-Claude Gallant, quelques dizaines de personnes ont vécu dans la soumission, à l’ombre de son palais. Elles ont renié leur famille, quitté des emplois payants, flirté avec l’illégalité et perdu tous leurs repères. Démolies, la moitié d’entre elles ont fui. Et elles veulent sauver les jeunes et les enfants qui sont restés derrière.

Véronique tremble de tout son corps. Elle a peur, terriblement peur, mais elle n’en peut plus. Cette nuit, c’est décidé, elle s’enfuit. Son frère l’attendra bientôt en haut de la côte. La jeune femme de 33 ans ouvre la petite fenêtre du sous-sol et vide sa chambre, un sac à la fois.

À l’étage, le couple qui l’héberge ne doit surtout pas découvrir qu’elle quitte Prévost pour toujours.

Vers 1h30, Véronique plaque son oreiller contre sa poitrine, monte l’escalier et s’aventure dans le noir, le coeur battant. Dehors, le gravier crisse sous ses pas. Aussitôt, c’est la catastrophe: dans la maison, une lumière s’allume.

Le souffle coupé, Véronique s’effondre contre sa voiture, certaine que ses anciens amis viendront lui bloquer la route pour la traiter de traîtresse et la vouer aux enfers. «J’ai démarré avec le coffre de l’auto ouverte. Mes mains tremblaient sur le volant. Je vérifiais mes rétroviseurs sans arrêt. On aurait dit une évasion de prison», dit la jeune femme, dont nous avons changé le nom, comme celui de ses camarades.

Depuis un an ou deux, Véronique est à peu près la 20e à fuir la même prison invisible: un groupe d’épanouissement personnel nommé La Source, qui fonctionne comme une secte. Plusieurs déserteurs ont accepté de nous raconter leur drame des dernières années. D’autres sont trop démolis ou ont trop peur – peur, surtout, pour leurs proches restés derrière.

Véronique a fui en septembre 2011, neuf longues années après être entrée dans le groupe, à 24 ans. Sa cousine a vite suivi, mais pas sa soeur, précise-t-elle en ravalant ses larmes. Ni une vingtaine d’autres – hommes, femmes et enfants -, qui semblent toujours subjugués par leur gourou-thérapeute.

Grand seigneur

Ce gourou, c’est Jean-Claude Gallant, un quinquagénaire ventru qui a peu à peu envahi leur quotidien et en a profité pour empocher des dizaines de milliers de dollars. Sa recette: leur promettre une vie «remplie d’amour».

Au début du mois de mars, lors d’une soirée d’information au centre du boulevard Curé-Labelle, son ascendant était palpable. Pour accueillir trois recrues potentielles – dont une journaliste incognito -, une vingtaine de vétérans remplissaient un petit salon. Gallant parlait, tandis que ses disciples écoutaient, comme chaque mois, un baratin de vente qu’ils connaissent par coeur. Satisfaction garantie ou argent remis, promet-il.

Au quotidien, Gallant règne aussi en seigneur. Certaines femmes du groupe ont l’habitude de lui masser la tête et les mains. Il les assoit sur ses genoux, leur donne des claques sur les fesses et emmène ses favorites en vacances.

L’homme voyage dans le Sud deux fois par année et vit à quelques kilomètres du centre, dans une demeure qu’il qualifie lui-même de «maison de pacha». Elle est dotée d’une grande porte flanquée de colonnes, d’une tourelle et d’une fontaine entourée de sculptures.

Il roule en Acura MDX tandis que sa femme de 48 ans, Lyne Collin, vient d’abandonner son Audi A4 au profit d’une BMW X1. Artiste amateur, celle-ci passe ses soirées à peindre dans son manoir, tente d’écouler ses toiles dans un café et écrit des chansons, qu’elle rêve de vendre à Céline Dion.

Il y a une vingtaine d’années, Gallant était encore chef d’équipe dans une usine de pain Weston et faisait des ménages pour arrondir ses fins de mois. Il s’est recyclé en guide spirituel après avoir essayé le rebirth, technique d’hyperventilation extrêmement controversée, censée libérer l’humain de ses blocages en faisant remonter ses émotions enfouies. Gallant dit qu’elle l’a guéri de sa haine des homosexuels.

Depuis, plus d’un millier de Québécois ont fait au moins une séance avec lui: un urgentologue de l’hôpital Notre-Dame, des ingénieurs, des informaticiens, des comédiens, des agents hypothécaires, des étudiants, etc.

Un petit nombre d’entre eux se sont mis à enchaîner les séances – parfois nus, parfois immergés au fond d’une baignoire à remous et respirant avec un tuba.

Jean-Claude Gallant ne dit jamais que, en submergeant les gens d’émotions, sa technique favorise la manipulation mentale. Il convainc plutôt ses clients que la planète est peuplée d’«inconscients», tandis qu’eux peuvent enfin cesser de pourchasser de faux bonheurs. Il leur vend ultimement l’idée d’une vie communautaire, sous son aile et celle de ses assistants, qu’il a formés lui-même.

Conquis par cette image rassurante, une vingtaine d’adeptes ont quitté Montréal, la Rive-Sud ou la couronne nord pour rejoindre le groupe. Ils ont acheté des bouts de terrain à Gallant, alors propriétaire d’une grande terre à Prévost, et construit leur maison à l’ombre de son palais. Sans se douter qu’ils deviendraient très vite ses otages psychologiques.

Le piège se referme

Lorsque son conjoint de l’époque l’a amenée à La Source, il y a 11 ans, jamais Annie n’aurait pu deviner ce qui l’attendait. «Au début, c’est subtil et respectueux», dit-elle.

«L’attention qu’ils te donnent, tu n’as jamais ressenti ça avant, explique Jean, autre ex-adepte. Ils te valorisent beaucoup. Tu te sens comme si tu avais gagné la 6/49. J’ai mordu à l’hameçon!»

Mais la lune de miel est éphémère. Pour rester dans les bonnes grâces de Gallant le sauveur, ses protégés doivent convaincre leurs proches d’essayer le rebirth. «On leur disait: si je ne vaux pas deux jours de ta vie, ce n’est plus la peine de se voir. On a renié nos familles du jour au lendemain», résume Jean.

Gallant profitait apparemment des séances de rebirth pour convaincre ses clients qu’ils n’avaient jamais été vraiment aimés par leurs parents.

Un Noël, Annie s’est risquée à visiter sa famille. «Ma rebirther l’a su et m’a appelée, en colère, pour me dire que je n’avais aucun amour-propre d’aller voir des gens aussi ignobles», raconte-t-elle.

Au fil des ans, la Montréalaise a fini par plaquer le bureau de son père et une carrière de conseillère financière qui lui rapportait 250 000$ par année. Elle a alors lancé une maison de production avec la femme du gourou, Lyne Collin. L’organisation d’un festival a mal tourné et Annie a tout perdu – sa maison et ses économies de 400 000$. Depuis, chacune rejette la responsabilité sur l’autre.

Une autre membre a sacrifié sa carrière d’enseignante pour empocher un petit salaire au Café 4 sucres, dont Jean-Claude Gallant est copropriétaire. Le soir, elle aide la benjamine du gourou à faire ses devoirs.

Car Gallant a l’art de faire travailler les gens pour sa cause. Qu’il s’agisse de repeindre, de nettoyer ou de pelleter. Et, bien sûr, de séduire les recrues potentielles.

À l’occasion, Gallant va jusqu’à solliciter des prêts afin d’acheter des terrains ou de l’équipement. Tout cela pour le bien commun, clame le gourou à ses fidèles, alors qu’il est le premier à s’enrichir grâce à eux.

«Tu ne peux pas avoir de vie, tous tes week-ends passent en corvées, raconte Jean. Sinon, on te traite d’égoïste, alors que tu ne lui dois rien, puisque tu paies pour ses services!»

En privé, Gallant n’a lui-même rien d’un modèle. Il traite des clients de «criss de chialeux» et de «grosses tabarnak» ou dit des choses comme: «La vieille crisse, elle peut crever, ça fera une tache de moins sur la planète.»

Au bord du suicide

Quand Annie a enfin ouvert les yeux, fuir le groupe lui semblait si compliqué qu’elle s’est mise à préparer son suicide. Au début de 2011, à 44 ans, elle venait de se faire enlever une tumeur cancéreuse à un sein, combattait une infection virulente et ne dormait plus. Mais plutôt que de prendre ses comprimés de morphine, elle les mettait de côté. «Je me tenais prête à tout avaler d’un coup. J’avais rompu avec ma famille; je ne voyais pas d’autre issue», dit-elle.

Une escapade chez sa tante la sauve. Annie décide alors de ne jamais remettre les pieds à Prévost. La nuit suivante, la femme de Jean-Claude Gallant la bombarde d’une dizaine de courriels: «Je te trouverer, c est sure [sic]», «ton ame mourra et tu le sais [sic]».

Le cauchemar dure des semaines. «Après ma sortie, je me promenais avec ma mère et on faisait juste pleurer, se souvient-elle. Je dormais 20 heures d’affilée. Je faisais des sauts effrayants quand le téléphone sonnait. J’avais peur de sortir…»

Aujourd’hui, la Montréalaise tremble pour les jeunes restés derrière, dont deux bébés nés récemment. Plusieurs ont grandi dans le groupe et ne connaissent rien d’autre. Ils diabolisent les déserteurs et sont parfois poussés à couper les ponts avec eux, même lorsqu’il s’agit d’un de leurs parents.

En vieillissant, ils se mettent à faire du recrutement. «La fille d’une rebirther a amené ses amis de 18, 19 ou 20 ans. C’est épouvantable», s’inquiète Annie.

Désireux de repeupler, à Mille-Isles, un nouveau terrain cinq fois plus grand que celui de Prévost, Jean-Claude Gallant a organisé récemment un nouveau week-end de rebirth. L’homme a plus que jamais besoin d’adeptes. «Il nous blâmait parce qu’on n’amenait pas assez de nouveaux, rapporte Véronique. Il disait: « Toi aussi, tu penses qu’on est une secte? »»

Aujourd’hui, la jeune femme et ses amis osent dire que c’en est une. Plusieurs ont eu besoin de consulter un psychologue. D’autres se battent seuls contre leurs démons, de crainte d’être manipulés à nouveau. «On se sent brainwashés, dit l’un. Ça va me prendre des années à voir clair, avant d’être sûr que ce que je fais, ça vient de moi.»

La plupart pleurent leurs années perdues. Mais aucun ne regrette son départ. Leurs familles leur ont rouvert grand les bras. Ils se sentent beaucoup plus proches les uns des autres maintenant qu’ils sont libres. Véronique ose enfin sourire aux inconnus.

«La première fois, mon visage a failli craquer tellement ça ne m’arrivait plus, dit-elle. Je n’en reviens toujours pas, comment il y a plein de gens gentils dehors.»

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201210/03/01-4580091-gourous-inc-quand-la-therapie-vire-a-la-secte.php

Les scénarios apocalyptiques abondent

PAR KAREN SEIDMAN, LA GAZETTE OCTOBRE 2, 2012

Il n’ya qu’une seule constante au nombre de fin de monde-les prédictions qui ont été faites – et attendus – à travers les âges: le taux d’échec a été de 100 pour cent.

Avec prédictions apocalyptiques se propagent plus rapidement que jamais grâce à l’Internet, voici un coup d’oeil à quelques-uns des scénarios apocalyptiques les plus populaires, selon la religion de l’Université Concordia professeur DiTomasso Lorenzo:

Tout commence dans le livre biblique de la Genèse, où Dieu est tellement dégoûtés de la méchanceté de l’humanité qu’il libère un flot énorme de détruire la vie sur Terre. Certains chrétiens interprétation, cela signifie l’inondation sera suivie par jugement à venir et la destruction par le feu.

Le dernier livre du Nouveau Testament décrit le sort à venir de façon très détaillée, y compris les fléaux, la peste, le chaos et la catastrophe cosmique. Ses thèmes et les images ont devient une partie importante de tradition apocalyptique. Par exemple, l’idée d’Armageddon – une bataille finale – vient d’ici. Mais la Révélation ne prévoit pas une date précise apocalyptique.

Prédicateur baptiste William Miller s’est fait connaître dans les années 1830 pour sa prédiction selon laquelle la fin du monde, et la seconde venue de Jésus-Christ, aurait lieu entre Mars 21, 1843, et Mars 21, 1844.

L’idée que la fin du monde en 1975 découlait d’une Bible 1966 de la Watchtower and Tract Society brochure.

Les Davidiens ont été l’un des mouvements les plus célèbres apocalyptiques à cause de la tragédie de Waco, au Texas, en 1993, lorsque les membres ont tué quatre agents américains dans une fusillade dans l’enceinte du groupe. Après une impasse de 51 jours, le FBI a pris d’assaut le centre et près de 80 membres du groupe ont été tués.

Harold Camping, qui avait déjà revendiqué le monde prendrait fin le 6 septembre 1994, plus tard, correspondait à l’idée que les calculs bibliques pouvait prédire quand Rapture peut se produire, ce qui est quand les justes seront sauvés. La prédiction apocalyptique pour le 21 mai 2011, était un tremblement de terre pour marquer le début de cinq mois apocalyptiques avant la fin du monde le 21 octobre.

Ce qui nous amène dans le calendrier compte long maya, affirmant l’âge actuel se terminera le 21 décembre 2012. Il ya toutes sortes d’anticipation pour ce jour-là d’une catastrophe cosmique, ou un alignement des planètes ou apparition soudaine d’un nouveau corps céleste. Hollywood avait sa propre version de cette prédiction, avec le film catastrophe de science-fiction 2012. Cela a eu une fin heureuse, du moins pour les producteurs, qui ont fait dans les environs de 770 millions de dollars avec le film.

© Copyright (c) La Gazette de Montréal

source : http://www.montrealgazette.com/news/montreal/Doomsday+scenarios+abound/7333961/story.html

Traduction Google

« Les grandes sectes noyautent les institutions »

Que craindre des nouveaux mystificateurs, des prophéties sur la fin du monde ? Georges Fenech dresse le bilan de sa lutte contre les sectes.

Georges Fenech, réélu député de la 11e circonscription du Rhône, a présidé pendant quatre ans la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).Georges Fenech, réélu député de la 11e circonscription du Rhône, a présidé pendant quatre ans la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). © François Guillot / AFP

 

Pendant quatre ans, il a battu la campagne. Survolé Bugarach (Aude) en hélicoptère pour localiser les bunkers de « la fin du monde », enquêté à Nantes dans le sillage de Dupont de Ligonnès, imposé sur la scène internationale la politique volontariste menée par la France pour lutter contre l’obscurantisme… En quittant cet été la présidence de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Georges Fenech dresse dansApocalypse, menace imminente ? (Calmann-Lévy) le bilan, alarmant mais nécessaire, de ses années de combat pour la défense de la liberté de l’individu. Interview.

Le Point.fr : Apocalypse, menace imminente ? C’est le titre de votre livre. Que répondez-vous à cela ?

Georges Fenech : L’idée de fin du monde ne date pas d’hier. Elle est inhérente à toutes les religions monothéistes. D’ailleurs, les écritures sacrées du christianisme, du judaïsme et de l’islam y font référence, même si, contrairement aux sectes, elles ne fixent pas de dates. Ce n’est donc pas tant l’Apocalypse en elle-même qui est dangereuse – car, après tout, chacun est libre de croire ce qu’il veut – que les messages apocalyptiques qui, on le sait, peuvent mener à des drames aussi meurtriers que la tuerie de l’ordre du Temple solaire qui avait fait 74 morts en 1995. Il faut donc maintenir une vigilance accrue sur tous les groupements à caractère sectaire, et particulièrement sur le village de Bugarach, dans l’Aude, qui accueille aujourd’hui des gourous du monde entier, persuadés que le massif des Corbières les protégera de la prétendue catastrophe du 21 décembre.

Comment anticipe-t-on, sur le terrain, d’éventuelles dérives ?

La Miviludes se déplace le plus souvent possible pour relayer les associations et s’entretenir avec les autorités locales. Par ailleurs, avec la prolifération des sites internet dédiés à l’Apocalypse (on en compte aujourd’hui plus de 3 000 !), nous devons aussi être à l’affût de toute dérive sur la Toile. Et intervenir si les preuves sont suffisantes. Comme ça a été le cas en 2011 dans la Vienne où deux Françaises avaient pris leurs dernières dispositions, sous l’emprise d’un gourou qui les manipulait du Québec, via Internet.

L’Apocalypse n’est-elle pas un prétexte pour légitimer certaines dérives ?

Certainement. L’objectif de ces mouvements, qui surfent sur les prédictions de fin du monde, c’est avant tout de faire de nouvelles recrues et d’engranger des bénéfices. Il y a d’ailleurs eu pas moins de 183 annonces de la fin du monde depuis la chute de l’Empire romain ! Et à chaque fois, c’est un véritable business. Aujourd’hui, on ne compte plus les ouvrages, les films, les constructions de bunkers, les séminaires et les formations à l’usage de ceux qui souhaitent en sortir vivants. C’est une véritable déferlante.

Comment évoluent les sectes dans notre société ?

C’est difficile à dire puisqu’on ne bénéficie pas de définition juridique du mot « secte ». Pas davantage que pour la religion, d’ailleurs. Dans un État de droit, tant que les croyances respectent la loi, elles ont le droit d’exister. En revanche, ce que nous pouvons identifier, ce sont les dérives sectaires. On les définit par toute une série de critères qui vont des exigences financières exorbitantes à l’emprise mentale, en passant par toutes formes de discours antisociaux. Un sondage établi l’an dernier montre que les sectes ne sont absolument pas en recul en France, bien au contraire. 20 % des Français connaissent aujourd’hui dans leur entourage au moins une victime de dérives sectaires, ce qui fait environ 13 millions de Français !

Comment expliquez-vous cette tendance ?

C’est finalement assez simple. Nous traversons actuellement une véritable crise identitaire. Les Français perdent confiance. Ils ne croient plus ni en leur système politique ni en leur système économique, pas davantage en leur système de soin, et cherchent des alternatives. En désespoir de cause, ils sont plus vulnérables et se laissent manipuler facilement. C’est d’ailleurs tout le problème du New Age, qui comprend tant de mouvances et de courants que la frontière avec la secte est souvent poreuse. Je pense bien sûr à la naturopathie qui prône l’autoguérison, mais aussi au chamanisme, et à toutes les techniques énergétiques, comme le reiki ou la kinésiologie. Dans toutes ces pratiques, le retour à la nature et l’harmonie de l’écosystème deviennent autant de prétextes pour appâter les adeptes.

Le procès « des reclus de Monflanquin » s’est ouvert cette semaine à Bordeaux. En quoi l’emprise mentale peut-elle être assimilée à une dérive sectaire ?

Thierry Tilly est présumé coupable de manipulation mentale sur onze membres de la même famille bordelaise. À ce titre, il peut être considéré comme un véritable gourou. Dans cette affaire, la durée et l’ampleur de l’escroquerie sont tout à fait exceptionnelles et illustrent de façon éclatante que, non, « ça n’arrive pas qu’aux autres », comme on le pense souvent. Cette incroyable descente aux enfers est symptomatique de ce qu’un seul individu peut faire autour de lui pour emprisonner mentalement une famille entière. La Miviludes est beaucoup intervenue dans cette affaire, notamment pour éviter un passage à l’acte des personnes manipulées.

Vous évoquez aussi l’affaire Dupont de Ligonnès. Selon vous, la piste d’un étrange groupe de prière prédisant l’Apocalypse devrait faire l’objet de toutes les attentions…

Il ne faut, en tout cas, pas l’écarter. On parle toujours de Xavier Dupont de Ligonnès comme du bon père de famille, bien sous tout rapport. Il ne faut pourtant pas oublier ce que l’enquête a révélé sur son enfance. Sa mère, Geneviève Dupont de Ligonnès, avait en effet fondé un groupe de prière catholique appelé Philadelphie, où se pratiquaient d’étranges rituels avec des références à Satan et à un « complot judéo-maçonnique ». À trois reprises par le passé, en 1962, en 1995 et en 1999, la mystique Geneviève, qui recevait des messages de l’au-delà, avait prédit l’apocalypse et entraîné tous les membres de son groupe dans un refuge en Bretagne. Et on a en effet retrouvé dans les mails de Xavier de Ligonnès des messages apocalyptiques assortis d’un discours anxiogène. Même si rien aujourd’hui ne permet de faire un lien direct entre la tuerie de Nantes et ces messages, il est toutefois permis de s’interroger.

Quels sont les nouveaux moyens utilisés par les grandes sectes pour acquérir davantage de pouvoir ?

C’est une croisade sans limites. Elles infiltrent toutes les institutions, non seulement le milieu économique, mais aussi ceux de la santé et de la politique. Tous les acteurs antisectes ont un jour été menacés. J’en ai d’ailleurs moi-même fait les frais en 2008 lorsque le Conseil constitutionnel a annulé mon élection en tant que député du Rhône. J’ai appris par la suite que le rapporteur de mon dossier était le conjoint d’un grand avocat d’organisations sectaires. Y a-t-il eu conflit d’intérêts ? Je me pose encore la question.

J’imagine qu’Internet est aussi un excellent moyen d’infiltration…

En effet, toutes les grandes sectes ont désormais un service dédié à la veille informatique, dont le travail consiste à commenter sites et blogs et à diffuser des messages sur la Toile. Il faut donc être particulièrement vigilant et surveiller de très près ces unités.

Vous insistez particulièrement sur les États-Unis, qui sont effectivement la terre de naissance de la plupart des grandes sectes internationales et qui ne gèrent pas la prolifération des mouvements apocalyptiques de la même manière que nous. Devons-nous craindre cette différence ?

La différence est d’abord culturelle. Les États-Unis placent les sectes au même niveau que les religions. Après tout, quel sens peut prendre la laïcité dans un pays où le président prête serment sur la Bible ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon un récent sondage, 41 % des Américains croient à un retour du Christ et 58 % d’entre eux prennent l’Apocalypse très au sérieux. Les preppers – les « préparés », les « survivalistes » – essaiment dans tout le pays. Une véritable industrie est d’ailleurs apparue pour les satisfaire. Pour 135 euros, vous obtenez un arsenal de survie de soixante-douze heures pour quatre personnes, avec un kit spécial 2012 contenant des barres énergétiques, des bougies, des ponchos… La tolérance des États-Unis face à ces phénomènes nous surprend toujours, et le rapport du bureau américain de la liberté de religion nous épingle d’ailleurs chaque année, dénonçant notre traque systématique. Cela crée nécessairement des tensions diplomatiques, et la Miviludes a aussi pour rôle de tenter de les apaiser. Ce qui n’est évidemment pas toujours du goût des Américains.

Votre livre ressemble aussi à une catharsis. Pourquoi travailler pendant tant d’années sur de tels sujets ?

Depuis vingt ans que je m’intéresse aux phénomènes sectaires, sous les différences casquettes de juge d’instruction, de président d’enquête parlementaire sur les sectes et les mineurs ou, plus récemment, de responsable de la Miviludes, il me paraissait nécessaire de dresser un bilan. Derrière tous les exemples évoqués, ce que l’on retient, c’est le combat sans cesse renouvelé contre la menace de la liberté individuelle, beaucoup de souffrances aussi, de drames qui auraient sans doute pu être évités. Et, bien entendu, le travail accompli au quotidien par nos équipes sur le terrain, gage d’une vigilance sans cesse renouvelée.

Source : http://www.lepoint.fr/societe/les-grandes-sectes-noyautent-les-institutions-02-10-2012-1512514_23.php

Conseil de l’Europe. Questions juridiques et des droits de l’homme : Protéger les mineurs contre l’influence des sectes

 

Assemblée parlementaire Conseil de l’Europe Strasbourg, 06.09.2012 – « Ce n’est pas parce qu’il est difficile de trouver un consensus européen sur la problématique des « sectes » qu’il faut abandonner l’idée d’établir des règles et des politiques au niveau européen pour protéger les mineurs contre les dérives sectaires », a déclaré aujourd’hui Rudy Salles (France, PPE/DC),

rapporteur sur la protection des mineurs contre l’influence des sectes, à l’ouverture d’une audition sur le sujet, organisée à Paris par la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’APCE.

« Vu la vulnérabilité des enfants et des adolescents, il est indispensable de rester vigilant et de réprimer toute pratique les maintenant dans un état de sujétion au nom de croyances. Le Conseil de l’Europe, et notamment l’Assemblée, ont un rôle important à jouer dans la lutte contre ce phénomène très préoccupant », a ajouté M. Salles.

En présentant l’attitude des Pays-Bas face aux nouveaux mouvements religieux, Sophie van Bijsterveld, professeur à l’université de Tilburg et membre du Sénat néerlandais, a expliqué que son pays ne s’est doté ni de politiques ni de lois traitant spécialement de ces mouvements. Ceux-ci sont soumis à la législation générale, notamment aux dispositions générales sur la religion.

« En 1984, le rapport d’une commission parlementaire consacrée à ce sujet a conclu qu’une loi ou politique spécifique n’était ni souhaitable ni nécessaire, ni à titre préventif ni à titre répressif, et cette position n’a pas varié depuis », a précisé Mme van Bijsterveld. Actuellement, le rôle de la religion dans l’espace public fait l’objet de vifs débats, dans les milieux universitaires et politiques, mais aussi dans l’ensemble de la société néerlandaise. Cependant, « les nouveaux mouvements religieux n’attirent pas spécialement l’attention ».

Maksym Yurshenko, avocat ukrainien, membre de l’Association pour la protection de la famille et de la personnalité, a indiqué que cette question doit être envisagée sous l’angle des relations entre le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, qui fait partie des droits de l’homme, et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

« L’Etat réagit en cas de violences caractérisées, qui correspondent à la définition juridique des atteintes à l’intégrité physique ou sexuelle. En revanche, l’enfant ne bénéficie d’aucune protection si les actes préjudiciables à sa santé physique et psychologique et à son bon développement prennent une forme moins facile à identifier », a expliqué M. Yurshenko.

Les défenseurs des nouveaux mouvements religieux invoquent les dispositions juridiques consacrant le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Cependant, les Etats parties à la Convention relative aux droits de l’enfant se sont engagés à défendre l’intérêt supérieur de l’enfant et à le protéger contre toutes les formes de brutalité, de maltraitance et de négligence. Il est possible de concilier ces deux exigences en habilitant les structures gouvernementales existantes à régir le domaine des activités religieuses, ou en créant des structures spécialement à cette fin, comme la « Miviludes » française, a conclu l’orateur.

C’est justement de la « Miviludes » (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) qu’a parlé Georges Fenech, ancien président de cette structure et député à l’Assemblée nationale. La Miviludes observe et analyse les mouvements perçus comme constituant une menace pour l’ordre public ou contraires à la législation française, coordonne l’action des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires, informe le public sur les risques et les dangers auxquels il est exposé, et vient en aide aux victimes en les orientant vers les services compétents.

« Nous le savons tous, le problème vient notamment de la difficulté, voire de l’impossibilité, de définir le mot « secte ». L’originalité de la Miviludes réside dans le fait que cette structure ne combat pas les sectes, mais les dérives sectaires, telles que le refus, total ou partiel, de soins médicaux, les restrictions alimentaires et les abus sexuels », a déclaré M. Fenech. Malgré l’existence de nombreux instruments internationaux, « il est urgent de présenter des propositions précises au niveau européen, pour mieux protéger les enfants sans pour autant porter atteinte à la liberté de religion », a-t-il souligné.

Le rapporteur a annoncé son intention de conduire des missions d’enquête dans certains Etats membres, en vue de rencontrer in situ les représentants des institutions et de la société civile engagés dans la lutte contre les dérives sectaires et dans la protection de l’enfance. Il envisage aussi d’envoyer un questionnaire aux délégations parlementaires des Etats membres, ou d’avoir recours au Centre européen de recherche et de documentation parlementaires (CERDP), en vue de recueillir davantage de données sur l’étendue du phénomène sectaire et l’état de la législation en matière de protection des mineurs contre les dérives sectaires.

Source : http://assembly.coe.int/ASP/NewsManager/FMB_NewsManagerView.asp ?ID=7912&L=1

Les sectes en France

DÉFINITION

On prête au mot secte deux origines latines : les verbes sequi (suivre) ousecare (couper). Il désigne un ensemble d’hommes et de femmes réunis par une même doctrine en petits groupes souvent constitués après séparation d’une Église ou religion instituée. Le Petit Robert cite ainsi, à titre d’exemple, les sectes juives, protestantes, hérétiques…

En France, à la fin de 1993, la Commission nationale consultative des droits de l’homme proposait cette définition : « Groupement se présentant ou non comme une religion, dont les pratiques constatées sont susceptibles de tomber sous le coup de la législation protectrice des droits des personnes ou du fonctionnement de l’État de droit. » Mais il n’y a pas en droit français de définition juridique de la secte.

LA LUTTE CONTRE LES DÉRIVES SECTAIRES

La loi : en 1999, la proposition du sénateur Nicolas About est adoptée à l’unanimité par le Sénat. Elle vise à permettre la dissolution de groupes condamnés à plusieurs reprises. Examinée par l’Assemblée nationale en 2000, elle est complétée par un « délit de manipulation mentale » qui suscite de nombreuses critiques. Il est alors remplacé par le délit « d’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse » avec la loi About-Picard, adoptée en 2001.

L’organisme officiel : en 1996, un Observatoire interministériel sur les sectes est créé, remplacé en 1998 par la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Mils). En novembre 2002, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) prend le relais. Cette dernière a pour mission d’« observer et analyser le phénomène » et de « coordonner l’action préventive et répressive des pouvoirs publics » .

L’AMPLEUR DES DÉRIVES SECTAIRES

Les deux derniers rapports parlementaires qui ont tenté d’évaluer le nombre d’organismes sectaires datent de 1995 et 1999. Le premier (Gest-Guyard) listait 172 organisations et une nébuleuse d’au moins 800 satellites regroupant environ 160 000 membres réguliers ou occasionnels et 100 000 sympathisants. Le deuxième, centré sur les « sectes et l’argent », ajoutait 26 organisations aux précédentes. Ces listes, très controversées, ont été officiellement abandonnées par la circulaire du 27 mai 2005 relative à la lutte contre les dérives sectaires.

Source : http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Les-sectes-en-France-_EG_-2012-09-21-855953

Mégalo, manipulateur, paranoïaque : portrait robot des gourous de secte

Georges Fenech montre que les gourous de sectes n’ont pas leur pareil pour s’emparer des conscience et faire avaler à peu près tout et n’importe quoi à leurs adeptes. Extraits de « Apocalypse menace imminente ? Les sectes en ébullition » (2/2).

Il faut reconnaître que les gourous n’ont pas leur pareil pour s’emparer des conscience et faire avaler à peu près tout et n’importe quoi. Ce qui frappe chez eux, c’est leur trait paranoïaque, commun à tous. Qui ne se souvient de ces gigantesques statues de la secte du Mandarom, encore dénommée Association culturelle du Varja triomphant, érigées près des gorges du Verdon à dix kilomètres au-dessus de Castellane (Alpes-de-Haute-Provence) ? Le gourou, Gilbert Bourdin, se rêvait en messie cosmoplanétaire pour proposer une synthèse des religions existantes et livrer un combat final contre des entités négatives : Lémuriens, Atlantes, etc.

Tout dans la cité du Madarom, était mis en service de cette grandiose idée. Les statues étaient colossales, censées dominer celles du Christ ou du Bouddha ; munies d’armes en plastiques, elles croulaient sous les couleurs et les symboles religieux.[…] La plus importante, haute de 33 mètres, représentait Gilbert Bourdin lui-même. Mais derrière ce décor haut en couleur, se cachaient des pratiques de déstabilisation psychologique, des ruptures familiales, des mises en danger physique (travaux pénibles alimentation végétarienne stricte, abus sexuels dénoncés par plusieurs ex-adeptes). Gilbert Bourdin se donnait aussi le rôle de protecteur de l’humanité. […] Il prétendait ainsi avoir vaincu 550 milliards de démons venus des sept plans de l’Univers. Le « sublime héros des temps nouveaux, venu pour sauver le monde », apparaissait publiquement coiffé de la tiare du « grand pontife de l’Ordre du diamant cosmique ».

[…]

Dans les années quatre-vingt [Robert Le Dinh, dit Tang] beau parleur, agrège autour de lui un groupe d’une vingtaine de jeunes adeptes qui s’installent dans le même quartier, voire pour certains dans la même maison que lui. Paradoxalement, quand on l’interroge, il ne nie pas être un gourou. […] Ce qu’oublie de dire Tang, c’est que pendant vingt-deux ans, il est parvenu à convaincre ses adeptes que la fin des temps était imminente et que la Terre serait détruite, sauf pour ceux qui feraient assez de sacrifices pour être sauvés par des extraterrestres. De cette manière, il faisait régner une atmosphère de terreur. Debout dès 4 heures du matin, ses affidés devaient se mettre à genoux, face contre terre, pendant qu’il leur prédisait une catastrophe et les exhortait d’une voix méconnaissable à toujours plus de sacrifices pour faire reculer l’échéance.

Dans le même temps, il leur imposait de financer son train de vie coûteux, par le reversement d’une partie de leurs revenus dans le pot commun de la communauté. Car Tang aimait rouler en Mustang ou en 4 X 4, ainsi que jouer au quinté et au casino, fumer la pipe, sculpter et peindre. L’enquête révélera qu’il avait perçu 230 000 euros de dons entre 2005 et 2007. Pour justifier ses rentrées d’argent, il expliquait que ses adeptes s’élevaient spirituellement par le dépouillement des biens matériels… à son profit !

[…]

Autre exemple de gourou apocalyptique made in France : Alain Schmitt qui fonde en Moselle, dans les années 2000, le groupe Minh Vacma. Surnommé le « gourou d’Algrange », il rassemble autour de lui une dizaine de personnes soumises à des modes de vie très stricts alliant régime alimentaire végétarien, pratique extrême des arts martiaux et punitions sévères en cas de manquements aux règles. Son enseignement se fonde aussi sur l’imminence de l’apocalypse : « Je ne suis pas Jésus mais presque… notre Terre va bientôt s’autodétruire (…) Nous allons tous bientôt mourir, perdre notre liberté, notre dignité à la vie, comme nos enfant ».

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Extrait de « Apocalypse menace imminente, les sectes en ébullition » Calmann-Lévy (29 août 2012)

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/megalo-manipulateur-paranoiaque-portrait-robot-gourous-secte-georges-fenech-474181.html