Un magnétiseur de la Drôme mis en examen pour viol sur personne vulnérable

Publié le 09.09.2014, 17h22

Un magnétiseur de la Drôme a été mis en examen pour viol sur personne vulnérable et placé sous contrôle judiciaire, lundi à Valence, a-t-on appris mardi auprès du parquet.
Âgé de 65 ans, ce retraité de la région de Pierrelatte qui revendique des dons de guérisseur, a été interpellé samedi par les gendarmes après la plainte d’une jeune fille d’une vingtaine d’années plus tôt dans la matinée, a indiqué le parquet de Valence confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Décrite comme « fragile » et « ayant dû mal à se défendre », la victime aurait été contrainte à une fellation pendant une consultation.
Selon le Dauphiné Libéré, elle avait décidé de rencontrer le sexagénaire pour des douleurs au dos.
Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, le suspect nie les faits de viol, a précisé le parquet.

Source : Le Parisien

Tribunal correctionnel de Cahors : un magnétiseur condamné pour abus de faiblesse et interdit d’exercer à vie !

bureau des juges du tribunal correctionnel de Cahors

Sur le bureau des juges du tribunal correctionnel de Cahors

Sophie Aymard

Était-ce le procès d’un homme qui se déroulait lundi 12 mai devant le Tribunal Correctionnel de Cahors ou le procès des médecines parallèles ? Xavier* 58 ans, domicilié dans le Quercy Blanc, exerçant la profession de magnétiseur radiesthésiste comparaissait pour exercice illégal de la profession de médecin, escroquerie faite au préjudice d’une personne vulnérable et exécution d’un travail dissimulé.

Chasse aux sorcières ou charlatanisme ?

« De tous temps il y aura des personnes comme Xavier. Autrefois on les appelait des sorciers, aujourd’hui on est tenté de les appeler des charlatans ! » Maître Gonelle, avocat de la partie civile débutait sa plaidoirie par ces mots chocs, laissant entrevoir un procès pour charlatanisme. Côté défense, Maître Soulem abordait sa plaidoirie en usant des ressorts de l’absurde. « Nous assistons en 2014 à un procès de sorcellerie ! Alors ou les magnétiseurs sont autorisés dans ce pays ou on les interdit définitivement. »

Tout au long de l’audience, qui aura duré près de quatre heures, le prévenu n’aura de cesse de nier en bloc. « Je n’ai jamais prétendu être médecin et je n’ai jamais rien promis aux gens. Je ne fais qu’écouter et faire de la reformulation active », explique le prévenu.

Reformulation active. Un terme qui sera repris par le Tribunal, s’interrogeant sur ce concept. La question soulevée est bien de savoir si le prévenu s’autorisait à diagnostiquer des pathologies et à pronostiquer des guérisons ou s’il ne faisait que reprendre les diagnostics établis au préalable par des médecins. Xavier s’explique : « c’est-à-dire avoir de l’empathie pour les gens, prendre leur phrase et dire oui vous avez raison ».

À l’origine de l’affaire, une plainte déposée par un couple pour faits d’escroquerie commis pendant l’hiver 2008 – 2009. S’adressant au prévenu, la présidente du Tribunal, Mme Almendros rappelle : « ils expliquent que vous leurs avez fait croire que vous étiez en mesure de guérir leur fille, Marie, âgée de 7 ans et victime d’une tumeur au cervelet dont elle décédera le 24 février 2009 ». Présents dans la salle, les parents témoigneront à la barre. « Il a dit à ma fille, en face : tu es guérie. Tu peux dire à tes parents que l’année prochaine tu peux reprendre l’école ». L’espoir suscité chez cette petite fille a été immense. Opérée déjà trois fois de cette tumeur, la petite fille rencontre le magnétiseur la veille de sa 4eopération. L’espoir fou d’une guérison miracle sème le doute chez la maman, accablée par la maladie invasive de sa fille. « Il m’a dit qu’il avait séché la tumeur de ma fille et que ça ne servait à rien de l’emmener à Bordeaux pour l’opération », déclare la mère. De la même façon, il préconise l’arrêt de son traitement qui « lui empoisonne le sang », selon les termes rapportés par la mère. « Elle était à 80 mg de cortisone   administrée uniquement pour la soulager puisqu’il n’y avait plus rien à faire ». Malgré le doute induit par le magnétiseur, les parents n’arrêteront pas le traitement et conduiront bien leur fille se faire opérer une 4e fois. Pourtant, la mère demande le soir avant l’intervention qu’on procède à un IRM et sur les conseils du magnétiseur, explique que c’est son instinct maternel qui lui fait dire que la tumeur a séché. « Les médecins ont cru que je devenais folle », précise-t-elle visiblement très émue par la tenue de ce procès.(…)

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Villeneuve-sur-Lot. Un magnétiseur condamné pour avoir fait croire à la guérison de Laura

Tribunal

Laura Vignola : un visage d'ange, une petite princesse qui a cru jusqu'au bout qu'elle pouvait vaincre sa tumeur.
Laura Vignola : un visage d’ange, une petite princesse qui a cru jusqu’au bout qu’elle pouvait vaincre sa tumeur.

Condamné pour exercice illégal de la médecine, le magnétiseur Michel Bousquet avait convaincu les parents de Laura Vignola qu’il avait sauvé leur fille atteinte d’une maladie incurable. Hélas…

Laura, c’est la petite princesse éternelle de Valérie et Jean-Marie Vignola, un couple deVilleneuve-sur-Lot. Cette fillette au sourire radieux à jamais gravé dans l’esprit de ses parents n’est hélas plus de ce monde aujourd’hui.

Elle est partie vers d’autres cieux en février 2009.

Laura Vignola n’avait que 7 ans et demi «et une intelligence remarquable malgré sa tumeur au cervelet», ajoute sa mère très émue. Celle-ci ne pouvait contenir ses larmes hier aux côtés de son époux à l’audience du tribunal correctionnel de Cahors où comparaissait, après une longue procédure d’enquête, Michel Bousquet, magnétiseur inscrit à l’Urssaf et domicilié à Montdoumerc.

Cet homme de 59 ans a bercé d’illusion la famille Vignola et abreuvé la douce Laura de paroles utopiques lui assurant, en 2008, que sa tumeur était guérie. «Vous avez affirmé que cette tumeur avait séché et qu’il ne fallait plus donner de médicaments à Laura. Les parents de cette fillette ont poursuivi les soins. Vous n’êtes détenteur d’aucun diplôme de médecine, mais d’un brevet d’électromécanicien», rappelle au prévenu Béatrice Almendros, présidente du tribunal.

115 personnes ayant fréquenté ce magnétiseur ont été entendues dans ce dossier. «Vous avez conseillé plusieurs d’entre elles d’interrompre les médicaments, car il ne fallait pas faire confiance à la médecine», lance la présidente à Michel Bousquet. Ce dernier agissait en posant ses mains sur les genoux des patients ou en utilisant un pendentif en guise de pendule.(…)

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Les curieuses pratiques du sophrologue-magnétiseur

La justice n’a pas entendu ses arguments. Là où le sophrologue évoquait des gestes thérapeutiques, les magistrats ont estimé qu’il y avait eu agressions sexuelles et viols. Joël H., 57 ans, domicilié avenue René-Coty dans le XIVe arrondissement à Paris a été placé en détention provisoire le 19 mars après avoir été mis en examen. Interpellé deux jours plus tôt par les enquêteurs du 3e district de police judiciaire dans son cabinet parisien, le praticien a été auditionné sur ses pratiques après la plainte d’une de ses patientes. Anne-Sophie*, une jeune femme âgée de 24 ans, avait confié son désarroi à la police après une séance chez Joël H. le 17 mars.

Source : Le parisien

 

 

Le magnétiseur touche-à-tout reste en détention

Nanteuil. Le magnétiseur soupçonné de treize viols et agressions sexuelles reste en prison. Après avoir été soudeur et boulanger, il veut être comptable.

Une formation l’attend. Elle l’attendra encore. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Poitiers a décidé, hier matin, de prolonger la détention provisoire de Patrick Averty, l’ex-magnétiseur de Nanteuil.

Il se trouve en détention depuis juin 2012. « Il faut que l’instruction se termine au plus vite », a noté le président de la chambre de l’instruction. Il faut dire que les investigations lancées contre le magnétiseur se sont révélées plus longues que prévu à la faveur de nouvelles plaintes le visant.

L’affaire débute en avril 2012

L’affaire débute en avril 2012 avec la plainte d’Isabelle, une trentenaire qui vient confier aux gendarmes ce qu’elle a subi. Au cours de sa deuxième séance chez le magnétiseur, elle a été victime d’atteintes sexuelles.
Elle raconte les caresses, les pénétrations digitales puis le rapport sexuel complet contre son gré. Très diminuée, la jeune femme ne trouve pas les ressources physiques et psychologiques pour s’opposer.

Une douzaine de victimes se manifestent(…)

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