Les reclus de Monflanquin : quand le gourou tisse sa toile

Pour la première fois, Christine de Védrines, l’une des principales victimes de l’affaire « des reclus de Monflanquin », témoigne de son calvaire. Extrait de « Nous n’étions pas armés » (1/2).

Bonnes feuilles

Publié le 22 juin 2013
Thierry Tilly a été condamné, mardi 4 juin, par la cour d'appel de Bordeaux à dix ans de prison dans l'affaire des reclus de Monflanquin.Thierry Tilly a été condamné, mardi 4 juin, par la cour d’appel de Bordeaux à dix ans de prison dans l’affaire des reclus de Monflanquin. Crédit Reuters

Pourquoi un médecin surbooké de Bordeaux, tenu par des horaires débordants, trouverait-il le temps de faire un saut à Paris pour passer deux heures avec un homme de trente-huit ans dont il ne sait presque rien ? La question mérite d’être posée car c’est ainsi que s’est noué entre Thierry Tilly et mon mari un lien d’une solidité telle qu’il a duré neuf ans et a failli nous détruire.

A la fin de l’année 2000, quelques mois après leur premier contact pour le procès de Lacaze, Charles-Henri avait eu plusieurs entretiens téléphoniques avec Tilly. Brefs mais assez convaincants pour qu’à sa demande il saute dans un TGV et rejoigne la capitale. A la gare Montparnasse, un homme jeune, mince, à petites lunettes, l’air extrêmement sérieux et pondéré, l’attend au bout du quai. Tilly l’aborde tout de suite, il l’a reconnu alors qu’il ne l’a jamais vu. Aurait-il senti que cet homme pas très grand qui cherche du regard quelqu’un qu’il ne connaît pas est Charles-Henri de Védrines ? Peut-être se souvient-il de photos vues chez Ghislaine ?

Tous deux font quelques pas sur la dalle devant la gare, échangeant les banalités d’usage, puis vont se réchauffer dans l’un des cafés qui bordent la place du 18-Juin.

Tilly s’assied dos à la lumière, à contre-jour, face à Charles-Henri qu’il observe sans qu’il s’en doute. D’emblée, il établit entre eux deux, Charles-Henri, cinquante-deux ans, Tilly, trente-huit, une relation d’égal à égal. Tilly se montre discret sur ses activités mais lâche au détour d’une phrase des noms, des lieux, des événements auxquels il a pu être mêlé, avec la discrétion qui s’impose, du moins qu’il impose, laissant entendre qu’il ne peut en dire plus. En revanche, il semble connaître la vie à Bordeaux, le travail accompli par Charles-Henri, le poids de ses responsabilités. Celui-ci répond, livre encore plus d’éléments sur sa vie, heureux d’être écouté avec attention. Leur conversation prend vite le tour de la confidence. Entre hommes de même calibre, de même importance, ils parlent la même langue. De quoi exactement ? Du métier de Charles-Henri, de sa pratique quotidienne, du volume de sa clientèle, de la difficulté à maintenir un équilibre entre vie de famille et vie professionnelle. Tilly connaît ces moments où le temps vous manque pour voir grandir vos enfants. Il en a deux, il les voit peu, pas assez sans doute. « Nous en sommes tous au même point lorsqu’on a de vraies responsabilités. Heureusement, il y a les épouses. » Charles-Henri a une femme qui assure, comme on dit.

Cette parenthèse passée dans le café ressemble à une bulle hors de l’espace et du temps. Charles-Henri est face à un homme dont il sait très peu de chose et qui possède un rare talent d’écoute.

Sans l’avoir voulu, sans évidemment s’en rendre compte, mon mari se trouve dans une situation analogue à celle d’un patient venu consulter un psychothérapeute. Rien de commun, penserait-on. Pourtant, il se livre aussi aisément. L’écoute crée la confidence. Charles-Henri ne s’en rend pas compte, et lui aurait-on fait cette réflexion ce jour-là qu’il aurait haussé les épaules ou levé les yeux au ciel avec peut-être même de l’agacement.

De manière subliminale, très inconsciemment, il laisse entendre un train de vie aisée, les vacances au Pyla, la grande maison à Bordeaux et la charge de Martel, la propriété et les terres qu’il a héritées de son père et pour laquelle il a engagé des travaux de modernisation assez lourds. Ils évoquent la vente problématique d’une maison appartenant à Mamie et à ses soeurs, les soucis de Ghislaine. L’autre l’écoute intensément. Et il pose alors la question – mais est-ce une question ? Plutôt une observation qui effleure le sujet – non d’un complot mais d’envies, de jalousies, voire de l’agressivité chez certains que peut provoquer une famille comme les Védrines, aisée, ancienne, respectée. Lorsqu’ils se quittent, Charles-Henri a-t-il le sentiment d’avoir gagné un ami ? Un soutien ? Dans le train qui le ramène à Bordeaux, il réfléchit à ses paroles troublantes.

Dans l’histoire, dans les racines profondes de tout protestant repose intact, prêt à réagir, le sentiment de devoir faire front, fruit de toutes les persécutions endurées, toutes les guerres menées, toutes les batailles perdues et gagnées. Il y a encore une vingtaine d’années, Charles-Henri a dû se battre pour épouser la femme qu’il aimait. Et puis, il y a autre chose, de plus subtil. Son père et lui ensuite aiment à dire qu’ils sont des terriens, que ce qu’ils ont de plus cher au cœur ce sont les champs, les bois, les pierres de Martel, les paysages vallonnés et doux aperçus depuis les fenêtres, les odeurs d’humus et de foin que l’on respire au petit matin. Et pour cela aussi, ils combattraient sans fin comme leurs ancêtres. Ils ont toujours eu le sentiment d’appartenir à une minorité discrète et fière : des aristocrates terriens protestants. Les Védrines, c’est une famille, un clan peut-être ? On ne le penserait jamais lorsque nous sommes à Bordeaux. Mais à Martel, oui. Ce que moi, sa femme, j’appellerais « le syndrome de la citadelle assiégée », mon mari le ressent parfois. Et il suffit qu’un inconnu le réveille avec suffisamment d’habileté pour qu’il reprenne vie. Vu sous cet angle, Tilly se révèle efficace.

Il demeure encore à ce moment-là, un homme énigmatique, mais ce mystère même représente une forme trouble de séduction que Charles-Henri ne mesure pas. Il soigne les corps, aide à donner la vie mais ne s’interroge pas suffisamment sur les âmes et la psychologie familiales. Il n’en a pas le temps, ce n’est ni son travail, ni sa forme de pensée.

De retour à la maison, le soir même, Charles-Henri me raconte sa rencontre en insistant sur le charisme et l’intelligence de ce personnage fin et actif. Il évoque son sentiment que notre famille est en butte à une attaque mal définie à laquelle elle doit faire face. Mais, grâce à lui, nous ne sommes plus seuls dans l’adversité.

Puis Charles-Henri lance un autre sujet, abordé semble-t-il au cours de ce premier entretien : nos placements financiers. Il me suggère de vérifier ce que fait mon conseiller ; les informations détenues par Tilly laissent à penser que l’on pourrait valoriser infiniment mieux notre capital. Je gère, il est vrai, en « bon père de famille » : assurances vie et bons du Trésor pour l’essentiel. Et là, je m’étonne que la conversation qui devait être consacrée à la meilleure manière de défendre les intérêts de la famille Védrines ait bifurqué sur la gestion de notre argent, du mien en particulier. Mais Charles-Henri pense à autre chose : que valent nos conseillers ?

« Tu as toujours confiance en eux ? me demande-t-il. Tu n’as jamais aucun doute ? »Je me souviens de cette soirée. Nous sommes dans notre chambre. Je l’ai meublée pour qu’elle soit la plus douillette possible, j’ai acheté deux lampes de chevet qui diffusent une lumière suffisamment tamisée pour lire au lit et en même temps assez douce pour créer une ambiance sereine de repos. J’aime ce que j’ai fait de notre chambre, elle est l’image de la vie paisible. Or, à ce moment précis, j’ai l’impression fugitive que Charles-Henri ouvre une fenêtre sur le chaos. Ça ne dure que l’espace d’un éclair, mais le malaise va demeurer au plus profond de ma mémoire. Maintenant, plus de dix ans après, je le retrouve intact en écrivant ces lignes. Devant la suggestion de Tilly, je réagis comme tout un chacun : avant de prendre la moindre décision, ne devrions-nous pas nous renseigner sur lui ? Mon mari a des relations politiques à Bordeaux, il serait facile de leur passer un coup de téléphone. Nous pourrions certainement avoir quelques informations par les Renseignements généraux. Mais Charles-Henri ne m’entend pas. Il ne s’oppose pas à moi, il n’exige pas que j’agisse dans un sens ou dans un autre. Il dit simplement que, oui, nous pourrions nous renseigner si cela me rassure, ou me fait plaisir, mais laisse la question en suspens. Peut-être simplement parce qu’il est tard, qu’il est fatigué et que demain une lourde journée l’attend à la première heure. Peut-être aussi est-il convaincu que j’ai déjà décidé d’obtempérer. Je ne sais pas. Il ne sera plus jamais question de prendre des renseignements sur Tilly. J’aurais pu le faire moi-même et j’ai laissé filer. Peut-être parce que je voulais que ce soit lui qui s’en charge. Dans la mesure où il avait rencontré l’instigateur de cette démarche, c’était son choix et non le mien.

Extrait de « Nous n’étions pas armés« , Christine de Védrines, (édition Plon) 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/reclus-monflanquin-quand-gourou-tisse-toile-christine-vedrines-763132.html

 

Publication : Raymond Ouimet déterre une autre sordide histoire

Raymond Ouimet

Raymond Ouimet

Patrick Voyer
Publié le 25 Février 2013 
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 L’historien et prolifique auteur gatinois Raymond Ouimet lance tout juste pour le Salon du livre de l’Outaouais son dernier ouvrage, L’affaire des crucifiés.
Sujets : 
L’affaire des crucifiés

«On pense toujours que des histoires comme ça, c’est ailleurs que ça arrive. Mais on est aussi pourvu que les autres…», lance Raymond Ouimet, qui nous raconte les cinq années d’existence de la secte d’Ovila Girard.

«C’était un comédien montréalais et sans doute à cause d’un manque d’argent, on était dans la crise des années 30 après tout, il va fonder une secte religieuse de laquelle il devient le gourou. Il effectuait des expériences de magnétisme, aujourd’hui du mentalisme, et ça lui servait dans la secte; il parlait aux morts, entrait en transe et faisait entrer ses apôtres en transe…», explique l’auteur.

Après des démêlées avec la justice pour des histoires de mariage illégal et d’inceste, la secte déménage à Duhamel et ensuite Namur, dans la Petite-Nation, un paradis réputé pour les sectes. Elle en compte d’ailleurs encore des dizaines aujourd’hui parmi les 300 répertoriées au Québec. «J’ai pu dresser une comparaison entre cette secte et l’Ordre du Temple solaire, qui avait les mêmes mécanismes. Sauf que dans la secte de Girard, les gens sont pauvres, alors que dans l’Ordre, les cérémonies sont riches parce que les disciples le sont…»

Raymond Ouimet assure qu’il détient dans ses tiroirs des histoires pires que celle-ci, non-publiables même. «Il y a une rédemption dans ce livre-là au moins. On a raison de croire en l’être humain, car il est capable de se réhabiliter, il y a une lueur d’espoir», dit-il.

Psychopathe et narcissique, Ovila Girard a donc permis à Raymond Ouimet de jeter un peu de lumière dans ce récit troublant.

Au nombre d’ouvrages qu’il a écrits et au nombre d’histoires qu’il a lues, M. Ouimet a plus de difficulté à s’étonner qu’avant. Sauf qu’il y a toujours de la place… «Ce qui m’a surpris ici est que j’ignorais qu’avant 1950 et la secte des Apôtres de l’amour infini, il y en avait une autre, celle de l’Esprit-Saint dans le coin de Joliette. C’est la première « made in Québec ». Avant, les sectes venaient de l’extérieur, comme les Témoins de Jehovas ou les Mormons.»

Peine de mortM. Ouimet en a aussi profité pour tenter de susciter une réflexion par rapport à la peine de mort, utilisée dans le livre.

«On dit que 69% des Québécois sont en faveur de la peine de mort, mais ils ne se sont pas dit que ce condamné-là avait une famille, une conjointe ou des enfants. C’est tout la famille qui souffre.»

Le côté bestial de l’acte devrait aussi interpeller les gens, selon lui. «À Cornwall, au début des années 50, un homme a été pendu pour meurtre. On a fait une fête foraine pendant l’exécution…, raconte M. Ouimet. La peine de mort va chercher chez les gens des comportements « animaux »», ajoute-t-il en concluant sous les rires que ça ne s’est pas tant amélioré depuis le Moyen Âge…

Il s’agit du troisième livre publié aux Éditions de Septentrion par M. Ouimet.

Relayé par Roger Gonnet

Publication : Rescapée de la Scientologie par Jenna Miscavige Hill

Jenna avait tout pour être heureuse et avoir une vie de petite fille toute à fait normal. Aimée de ses parents et de ses grands-parents elle leur rendait cette affection. Si ce n’est qu’elle est née dans une famille d’américain moyen un peu spéciale. Son grand-père, sa grand-mère, son oncle, sa tante, son père et sa mère sont Scientologues. Et son oncle n’en est rien de moins que son leader : David Miscavige. Et a partir de là, rien ne sera plus normal.

Embrigadée depuis sa plus tendre jeunesse, elle signe un contrat d’un milliard d’années avec l’Organisation afin de la servir dans cette vie et dans les vies futures.

Page après page, Jenna nous livre son enfance. De l’arrivée tranquille au Ranch qui n’est pas encore totalement terminé à son éducation quasi-militaire pour en faire une bonne scientologue à la Sea Flag. De ses interrogations qui apparaissent peu à peu jusqu’à la certitude que son groupe est là pour sauver le monde, qu’elle est là pour changer le monde.

Jusqu’au jour ou, élément commun à tous les adeptes d’une secte, le doute s’installe. Et à partir de ce moment, le destin s’en trouvera irrémédiablement changé.

Cet ouvrage n’est pas un document à charge contre la secte, mais seulement le journal qui raconte le destin hallucinant d’une petite fille embrigadée contre son gré dans cette « religion ». Pour Jenna ce n’est ni bien, ni mal puisqu’elle à toujours vécut dedans. Du moins au début…

Chaque page nous dévoile crescendo l’horreur dont peut être capable l’organisation mondiale : du lavage de cerveau des enfants en passant par les punitions les plus dégradantes, de l’éducation militaire à la suppression pure et simple de l’esprit critique. De l’emprisonnement de sa mère pour faute aux procès d’intention à répétition.

Ce livre nous en apprend beaucoup plus sur la Scientologie vécue de l’intérieur. Vécue d’une personne qui, dès sa naissance, c’est retrouvée baignant dans le milieu. Parfait petit soldat – ou plutôt petit robot – acquis à la cause de la Scientologie.

Organisation mondiale qui ressemble trait pour trait au régime policier et totalitaire de 1984 d’Orwell.

Un livre à lire absolument afin de connaître le vrai visage du groupement.

Bienvenue en enfer.

Rescapée de la Scientologie de Jenna Miscavige Hill. 409 pages aux éditions Kero. ISBN 9782366580365

Christophe Jaming

 

Lavage de cerveau, travaux harassants, punitions fréquentes: la Scientologie vue de l’intérieur

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 16/03/2013 11:32 CET  |  Mis à jour: 16/03/2013 11:51 CET

Scientologie

RELIGION – Travaux harassants, lavage de cerveau, punitions fréquentes, éloignement des parents: Jenna Miscavige, la nièce du chef actuel de l’église de Scientologie, décrit dans un livre le terrible quotidien des enfants élevés dans un culte qu’elle a « fui » à ses 21 ans.

Dans Beyond Belief (Au-delà de la foi), Jenna Miscavige, aujourd’hui âgée de 29 ans, décrit par le menu les durs travaux qu’elle et d’autres enfants devaient réaliser dans les années 1990 au « Ranch », un internat éloigné de tout, situé dans le désert californien, à quelque 150 km au sud-est de Los Angeles.

« L’église est une organisation dangereuse dont les croyances l’autorisent à commettre des crimes contre l’humanité et à violer les droits les plus basiques », écrit celle qui voit dans la Scientologie « une expérience de lavage de cerveau »: « La Scientologie est un système qui rend quasiment impossible de penser à soi ».

Au Ranch -« un camp d’entraînement militaire aux routines exténuantes et aux inspections épuisantes »-, les enfants pouvaient voir leurs parents à peine quelques heures par semaine. Sans recevoir d’éducation au sens classique du terme, ils étaient contraints de réaliser de durs travaux de construction, se rappelle Jenna Miscavige, qui y a passé 6 ans, jusqu’à l’âge de 12 ans.

Jusqu’en 2000, cet internat recevait les enfants des membres du « Sea Org » -le « clergé » de l’église de Scientologie-, qui travaillaient 14 heures par jour, sept jours sur sept pour un salaire hebdomadaire de 45 dollars, écrit-elle. Autant d’éléments également évoqués dans un autre livre, sorti en janvier aux Etats-Unis, Going clear, du journaliste Lawrence Wright -un livre « ridicule » selon l’église de Scientologie.

Du « révisionnisme » pour l’église scientologue

Au menu des enfants de l’internat scientologue, selon Jenna Miscavige: traîner d’énormes pierres pour édifier un mur ou creuser des canaux d’irrigation sous un soleil de plomb. « Les conditions dans lesquelles nous travaillions auraient été difficiles pour un adulte, et pourtant si quelqu’un se plaignait, protestait ou posait des questions, il était immédiatement puni », poursuit-elle.

Les acteurs Tom Cruise, John Travolta ou Juliette Lewis, le chanteur Beck, font partie des scientologues les plus connus. Pourtant, « il n’y avait aucun risque qu’ils puissent voir des enfants travailler ou toute autre chose que l’église ne souhaitait pas qu’ils voient », souligne Jenna Miscavige.

Cette dernière, comme Lawrence Wright ou d’ex-scientologues, à l’instar du réalisateur et scénariste canadien Paul Haggis -auteur d’une lettre ouverte publiée quand il a quitté l’église-, critique également la politique de « déconnexion » promue par la Scientologie, qui interdit à ses membres de parler à des personnes la remettant en cause.

Karin Pouw, porte-parole de l’église de Scientologie, a elle qualifié le livre de « révisionnisme » rédigé par une « apostat ». « L’église ne prend part à aucune activité qui maltraite des enfants ou les oblige à réaliser du travail manuel, (…) et respecte toutes les lois protégeant les enfants », a défendu Karin Pouw: « Des affirmations qui disent le contraire sont fausses ».

Protégée au Etats-Unis par la constitution, qui garantit la liberté de culte, l’église de Scientologie est considérée dans d’autres pays comme un secte. En France, elle a été condamnée il y a un an pour escroquerie en bande organisée.

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/16/eglise-scientologique-vue-de-interieur_n_2889889.html?ncid=edlinkusaolp00000003&ir=France

 

Haruki Murakami et la secte qui tue

Par André Clavel (L’Express), publié le 20/02/2013 à 10:00

Haruki Murakami a enquêté sur la secte Aum, qui avait lancé la terrible attaque au gaz dans le métro de Tokyo, en 1995. Underground ou la face cachée du Japon.  Haruki Murakami et la secte qui tue

Shoko Asahara, gourou de la secte Aum, et sa femme.

REUTERS

C’est une véritable tragédie collective qui, le 20 mars 1995, a ébranlé le Japon lorsque des disciples de la redoutable secte Aum ont répandu du gaz sarin dans le métro de Tokyo au cours de cinq offensives soigneusement coordonnées. Bilan : 12 morts et des milliers de blessés à la suite de cette attaque terroriste effroyable, l’une des plus traumatisantes de l’histoire japonaise. Alors que le gourou de la secte, Shoko Asahara, est encore enfermé dans le couloir de la mort, les éditions Belfond publient Underground, un énorme dossier – entretiens, témoignages, analyses – dans lequelMurakami troque la plume du romancier contre celle de l’enquêteur pour essayer de comprendre ce qui s’est vraiment passé et comment on survit après un tel attentat.

Neuf mois après ces événements, l’auteur de Kafka sur le rivage a commencé à rencontrer des victimes et à recueillir leurs propos, en leur laissant le temps de descendre au plus profond de leur désarroi. Leurs récits – plus d’une trentaine – montrent à quel point leur vie a été bouleversée, ce jour-là. « Ce genre de peur, on ne l’oubliera jamais », dit l’un d’eux, et un autre ajoute : « Pour moi, il ne s’agit plus simplement de décider si je prends le métro ou non ; le simple fait de marcher m’effraie, désormais. » Au fil des témoignages, on découvre l’incroyable brutalité – « Je croyais que j’allais vomir mes boyaux » – et l’absurdité de cet attentat aveugle, quelques heures d’apocalypse dans les entrailles d’une ville qui croyait en avoir fini avec ses démons.

Mais Murakami a voulu aller plus loin. Dans la seconde partie d’Underground, il donne la parole à certains adeptes de la secte Aum. Pour savoir comment l’endoctrinement peut engendrer des assassins. Et pour mieux autopsier, au-delà de ces aveux, les angoisses d’une société qui a été le théâtre d’une telle dérive. Pourquoi des êtres apparemment ordinaires se laissent-ils embrigader à ce point, en se soumettant à un gourou qui leur impose une discipline féroce et la pire abnégation ? Cette interrogation revient tout au long de ces pages où, sans jamais excuser les coupables, Murakami évite tout manichéisme : l' »éruption cauchemardesque » du 20 mars 1995, explique-t-il, a mis en relief les contradictions latentes d’un Japon pressé d’expulser les terroristes « comme des corps étrangers », en éludant les questions fondamentales que cet acte barbare pose au pays, au risque d’une possible récidive. Parti d’un événement qui ressemble à la « boîte noire » de la société nipponne, ce livre ne cesse d’élargir sa focale pour mettre en lumière des maux collectifs et pour esquisser, à force d’écoute, une « tentative de réparation ».

Franklin Rausky : « Décrypter l’univers de la foi permet au croyant de purifier son rapport au sacré »

Propos recueillis par Sandrine Szwrarc, interview publiée dans le n°1242 d’Actualité Juive.

C’est un angle passionnant que décline ce dictionnaire dirigé par Franklin Rausky et Stéphane Gumpper sur les accointances entre raison et folie dans le cadre des expériences religieuses. Incroyablement actuel, cet ouvrage sur le traitement inédit des liens entre psychopathologie et religions vient de sortir en librairie comme l’évoque notre confrère Franklin Rausky (1).

Actualité Juive :Les lecteurs d’Actualité Juive connaissent bien votre signature dans le cadre de la rubrique « Perspectives » notamment.Ils savent moins que vous êtes un universitaire émérite. Pouvez-vous présenter vos différentes fonctions ?

Franklin Rausky :Merci pour votre élogieuse présentation, mais je me définis plutôt comme un universitaire atypique, avec un double parcours, assez singulier et vraiment pas conventionnel : des études en psychologie clinique et psychopathologie (Argentine, Paraguay, Israël et la France) et en sciences du judaïsme (Buenos Aires, New York, Jérusalem). Cette dualité thématique m’a conduit à devenir enseignant chercheur en psychologie à l’Université de Strasbourg et directeur des études à l’Institut Universitaire d’Études Juives Élie Wiesel de Paris. L’interface religion-psychologie m’a toujours interpellé, avec une question fondamentale : entre ces deux mondes de l’esprit, y a-t-il concorde ou conflit ?

Est-ce précisément dans le cadre de vos recherches que l’idée a germé de publier ce Dictionnaire de Psychologie et de Psychopathologie des Religions ?

Oui, incontestablement. Il y a encore quelques années, rares étaient les chercheurs en psychologie qui se passionnaient pour les rapports entre le psychique et le spirituel. Le monde du religieux était parfois oublié, comme une zone de superstition et d’obscurantisme. Avec mon ami et ancien doctorant Stéphane Gumpper, nous avons voulu offrir au lecteur ce qui a été exploré et expliqué depuis deux siècles, sur le sentiment religieux, ses voies et ses pièges, ses expressions les plus sublimes et ses dérives les plus morbides : prières, perversions, intuitions philosophiques, délires mystiques, extase, transe, musique, mélancolie… Soixante-dix auteurs, psychanalystes, sociologues, théologiens, philosophes, historiens, prêtres, rabbins, psychiatres, musicologues ont été invités à parler de leurs recherches et théories, en toute liberté, sans aucune censure.

Quels sont les principaux sentiments religieux évoqués concernant le judaïsme ?

De A à Z, voici quelques faits présentés : anorexie religieuse, Bible et psychologie, conspirations diaboliques imaginaires, démon de midi du livre des Psaumes, dibbouk (intrusion d’une âme errante dans le corps d’un être vivant), drogues hallucinogènes prophétiques, xénophobie… Nous vous laissons découvrir le reste : 1372 pages !

Ces explorations psychologiques ou mystiques du fait religieux ne risquent-elles pas de le désacraliser pour les individus croyants ?

Parmi les auteurs dont nous avons écrit la biographie se trouvent de nombreux croyants, juifs, catholiques, protestants, bouddhistes, hindouistes, musulmans. Par exemple, dans la constellation des savants juifs, Martin Buber, Yehezkel Kaufmann, Henri Baruk, Isidore Simon, Jiri Langer, Abraham Maslow, Viktor Frankl. Ils ont exploré, sans aucune complaisance, les tréfonds de l’expérience religieuse, avec ses lumières et ses ombres, et n’ont jamais abandonné leurs convictions spirituelles. Certes, d’autres auteurs d’origine juive, incroyants, ont gardé, tout au long de leur vie, un athéisme convaincu : Freud, Melanie Klein, W. Stekel, Karl Abraham. Nous ne partageons pas leur scepticisme, mais nous ne pouvons méconnaître leurs contributions. Nous ne vivons pas dans un ghetto mental clos. Je suis personnellement convaincu que décrypter l’univers de la foi, permet au croyant de purifier son rapport au sacré. La connaissance, l’analyse du sentiment du sacré, ne sont nullement un danger pour l’homme religieux. C’est l’ignorance qui constitue une menace, enfermant les sociétés dans des passions hostiles…

Le lien entre mystique et folie est ainsi un sujet à la fois fascinant et ardu. À quel public s’adresse votre ouvrage ? À tous ?

Ce dictionnaire, à la fois thématique (100 entrées) et biographique (250 notices) s’adresse à tous : aux croyants de toutes les confessions ; aux chercheurs, enseignants, étudiants, journalistes, écrivains, artistes, cinéastes. Il évite les complications inutiles. Il se veut résolument à la portée de tous.

Un dernier mot ?

Cet ouvrage aborde un sujet inédit et qui fera date dans le domaine de l’approche psychologique des religions : les passions extrêmes de la foi à la dérive, terreur au nom du divin, suicides collectifs, sectes, destructivité « vandalistique », fanatisme aveugle. Qui peut dire que cette galerie d’émotions appartient au passé ?

1. Sous la direction de Stéphane Gumpper et Franklin Rausky, « Dictionnaire de psychologie et psychopathologie des religions », Bayard,1372 pages,59 €

Source :

Scientologie, un fauteuil à Hollywood

Par Adèle SmithPublié le 07/02/2013 à 16:31
L'Église de Scientologie de Los Angeles, dernière succursale d'Hollywood?
L’Église de Scientologie de Los Angeles, dernière succursale d’Hollywood?

Un nouveau livre publié aux États-Unis explore la relation entre l’Église de Scientologie et l’industrie du cinéma américain.

Dans Going Clear: Scientology, Hollywood and the Prison of Belief, le journaliste d’investigation Lawrence Wright dresse un portrait accablant de la scientologie. Il explore l’histoire de l’Église à travers le parcours de son controversé fondateur L. Ron. Hubbard, la relation entre Tom Cruise et son leader actuel, David Miscavige, tortionnaire à ses heures. Il révèle aussi les témoignages d’anciens membres soumis aux pires humiliations, dénonce l’exploitation d’enfants et explique la prise au piège de John Travolta.

L’auteur, qui avait déjà publié en 2011 un long portrait dans le New Yorker de l’un des transfuges les plus célèbres de la secte, le réalisateur et scénariste Paul Haggis (Million Dollar Baby), dit avoir reçu plusieurs menaces de poursuites. L’Église de Scientologie juge son livre «si ridicule» qu’il appartient selon elle «au rayon presse de caniveau des supermarchés» mais il est pourtant salué par la critique.

Hollywood, garantie de légitimité

Lawrence Wright, fasciné par les sociétés secrètes, a rencontré plus de 250 personnes, dont d’anciens et actuels membres de la secte. Une longue partie est consacrée à son fondateur L. R. Hubbard, dont il est persuadé, contrairement à d’autres, qu’il n’était pas un escroc, mais croyait vraiment à ce qu’il disait, même lorsqu’il s’inventait des blessures de guerre et des scénarii imaginaires.

Faute de pouvoir réaliser son rêve de devenir scénariste à Hollywood, Hubbard aurait décidé d’infiltrer l’industrie du cinéma en créant sur place son église (pour faire de l’argent), puis un centre de célébrités. Hollywood était et reste considéré par l’Église comme sa meilleure garantie de légitimité.

«Sans Tom Cruise, Kirsty Alley et John Travolta, la Scientologie ne serait pas aussi connue», souligne Wright. La mystique de la secte, qui joue la carte de l’élitisme entre ses propres stars, repose ainsi essentiellement sur celles qui en font partie. Considérée par certains jeunes talents comme un tremplin vers Hollywood, elle attire aujourd’hui une nouvelle génération d’acteurs comme Giovanni Ribisi (Friends, Avatar).

John Travolta pris en otage

Les célébrités bénéficient d’un statut privilégié et ne seraient pas soumis aux mêmes vicissitudes que les simples membres. Mais selon Wright, l’Église qui accumule d’épais dossiers sur ses acteurs, garderait John Travolta en otage en le menaçant de révéler son homosexualité (objet de toutes les spéculations sur internet). Accusé par d’anciens membres de brutalités physiques, David Miscavige exigerait de proches de haut rang qu’ils saluent ses chiens et aurait forcé l’un d’entre eux à nettoyerle sol d’une salle de bain avec sa langue.

S’il a Travolta dans le collimateur, le leader de la secte a bâti, en revanche, une solide amitié avec Tom Cruise, au point de le considérer comme numéro 2 de l’Église. «Le plus inquiétant à mes yeux» expliquait récemment Lawrence Wright dans une interview est «l’exploitation des enfants», recrutés dès 6 ans dans l’organisation Sea Org. «Ils travaillent pour 50 dollars par semaine et sont complètement coupés du monde». Alors que les langues se délient de plus en plus, l’une d’entre eux, qui n’est autre que la nièce de Miscavige, (Jenna) publie à son tour des mémoires accablantes sur l’Église en février. Et une vingtaine de procès pour fraude se profilent à l’horizon. Un a déjà été intenté par un couple de Californie.

Source : http://www.lefigaro.fr/livres/2013/02/07/03005-20130207ARTFIG00590-scientologie-un-fauteuil-a-hollywood.php

Traduction Google

Canada – Est-ce que le livre sur la Scientologie qui paraîtra au Canada sera complet ?

L’éditeur américain de Going clair: la Scientologie, Hollywood, et la prison de la croyance , de Lawrence Wright regard en profondeur surla Scientologie , détient également les droits canadiens sur le livre.

Mais le livre ne sera pas disponible là jusqu’à Knopf américain a terminé un examen des lois sur la diffamation Canada et les chances de l’ouvrage de se laisser entraîner dans des litiges longs et coûteux par l’Eglise de Scientologie, a déclaré un porte-parole de l’éditeur basé à New York.

«Lois sur la diffamation au Canada généralement mis éditeurs à des risques considérables. . . Ils sont sérieusement désuète et doit être changé », dit l’Université de Toronto Professeur de droit émérite Jacob Ziegel.

Les lois réduire fortement la liberté d’expression. Greg Quill, chroniqueur livres pour le Toronto Star, a écrit: «Si l’Église de Scientologie va faire une grève légale contre Going clair, il sera probablement au Canada, parce que nos lois sur la diffamation sont plus favorables aux victimes présumées de la diffamation, livre initiés de l’industrie disent.

La scientologie est connue pour sa nature litigieuse . Le culte du fondateur, L. Ron Hubbard , a enseigné que le but d’un procès est de harceler plutôt que de gagner.

Quill dit que le livre a également été retenu en Grande-Bretagne, dont la diffamation lois sont encore plus difficile pour les éditeurs que celle du Canada.

La scientologie a dénoncé le livre comme fallacieux et factuellement déficient, mais le New York points de fois sur le Pulitzer Prix remporté l’auteur Lawrence Wright est connu pour sa rigueur dans la vérification de la recherche et de fait .

Source : http://www.religionnewsblog.com/27041/appeals-court-upholds-conviction-in-babys-exorcism-death

Traduction Google

« La Scientologie a toujours pignon sur rue »

Par , publié le 07/02/2013 à 08:19

Le président du Groupe d’études sur les sectes de l’Assemblée nationale, ex-président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Il a aussi été le juge d’instruction de l’affaire Vic, du nom de l’adepte lyonnais qui s’est suicidé après avoir été criblé de dettes à cause de la Scientologie. Il vient de publier avec Alexandre Malafaye  » Propagande noire « , un thriller inspiré des pratiques scientologues.

"La Scientologie a toujours pignon sur rue"
Selon Georges Fenech, l’Eglise de Scientologie compte aujourd’hui entre 2000 et 3000 membres en France.

AFP/BENOIT DOPPAGNE

La Scientologie se déclare indestructible en France. Les pouvoirs publics ne sont-ils pas un peu impuissants face à une secte implantée depuis la fin des années 1950?

La Scientologie fait de l’autopromotion, alors qu’en France, elle régresse. Selon mes informations, elle n’a plus que 2 à 3000 adeptes, au maximum [au lieu de 5 000 déclarés officiellement,ndlr].

>> Lire le témoignage de la nièce du gourou, Jenna Miscavige: Dans l’enfer de la scientologie

La Scientologie a fait un pourvoi en cassation après sa dernière condamnation en 2012 à 600 000 euros pour escroquerie en bande organisée et envisage en cas d’échec de saisir la Cour européenne des droits de l’homme. N’aura-t-elle pas toujours les moyens d’échapper à la justice ?

Dans cette affaire historique – la Scientologie a tout de même été condamnée en tant que personne morale -, n’oubliez pas qu’elle a frôlé la dissolution, que la procureure avait requise. Elle y a échappé avant jugement, car un mystérieux imbroglio a fait disparaître l’article de loi sur la dissolution. Il faut donc attendre une nouvelle procédure judiciaire postérieure au rétablissement de la loi.

Les pourvois en cassation ou devant la CEDH de la Scientologie sont loin d’être gagnés d’avance. Nous ne sommes pas dans le domaine fiscal [ où certains sectes ont obtenu gain de causendlr], mais dans le domaine pénal où sont poursuivis des délits avec trouble à l’ordre public.

La Scientologie semble toujours aussi puissante. L’Etat joue-t-il son rôle protecteur des victimes?

Il est vrai que la Scientologie a toujours pignon sur rue, qu’elle affiche de rutilants buildings dans bien des capitales et qu’elle met en avant des stars figures de proue comme Tom Cruise. Mais j’estime que la justice française lui a porté un coup très rude en 2012, et que le témoignage de la nièce du gourou Miscavigeconstitue une pierre très embarrassante dans le jardin de la secte. Il y a toujours un vrai combat mené pas les pouvoirs publics. Ils jouent, avec la justice, leur rôle d’information et donc de prévention pour les victimes.

Georges Fenech est député UMP du Rhône, président du Groupe d’études sur les sectes de l’Assemblée nationale, ex-président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Il a aussi été le juge d’instruction de l’affaire Vic, du nom de l’adepte lyonnais qui s’est suicidé après avoir été criblé de dettes à cause de la Scientologie. Il vient de publier avec Alexandre Malafaye « Propagande noire », un thriller inspiré des pratiques scientologues. Propagande noire, Editions Kero, 364 p., 19,90 euros

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-scientologie-a-toujours-pignon-sur-rue_1217612.html#xtor=AL-447

E.U. – John Sweeney parle de son livre « L’Eglise de la peur », qui sort aujourd’hui

SweeneyChurchOfFear

Scientologie « pape » un grossier, despote violent?Un nouveau livre qui sort aujourd’hui par la BBC journaliste John Sweeney fait appel à des secrets les communications électroniques qui dépeignent chef de la scientologie, David Miscavige, réprimander ses sous-fifres dans les textes avec des phrases comme « You Suck! » Et « cock sucker contre-intentionnelle! » Et « You sucer des bites sur Hollywood Boulevard!  »

Sweeney est célèbre pour sauter dans un accès de colère pendant le tournage de son 2007 BBC Panorama spécial, la Scientologie et moi , et dit qu’il a voulu pendant des années à écrire un livre sur ses expériences faisant ce documentaire et de son suivi, 2010 est Les secrets de la scientologie .

Or, dans l’Eglise de la peur: Inside the Weird World of Scientology , Sweeney a fait exactement cela, en fournissant un regard troublant sur ​​l’espionnage et le harcèlement qu’il est allé en rendant ces films, et les communications électroniques en cours entre les coopératives église comme ils ont suivi Sweeney et son équipage.

Sweeney est pris soin de souligner que l’église nie que les communications sont authentiques, et il a également toujours nié que David Miscavige n’a jamais été violent avec ses employés ou qu’il jure comme un marin.

Mais dans son livre, Sweeney établit minutieusement les éléments de preuve que la scientologie est dirigé par un dictateur qui hurle à ses sous-fifres et pire encore, une dizaine d’anciens membres de l’église ont maintenant présenter des allégations selon lesquelles ils ont été témoins Miscavige tabasser ses jeunes cadres, dit-il.

L’un d’eux était Mike Rinder, qui est apparu dans le premier film comme l’un des l’église « zombie-like » des relations publiques, niant toutes les allégations que Sweeney est venu avec. Mais après avoir fait défection en 2007, Rinder changé son fusil d’épaule et a dit qu’il avait menti à la journaliste de la BBC: En fait, il a estimé qu’il avait effectivement été agressé par Miscavige environ 50 fois au cours de ses années en tant que directeur église de haut niveau .

Dans un ensemble de préhension des chapitres, Sweeney décrit ce que c’était que d’être espionné en 2007 par Rinder et son porte-parole église collègue, Anne Archer, le fils Tommy Davis, et révèle que Rinder et Davis étaient sans cesse dans une conversation à trois voies électroniques avec David Miscavige «communicateur», Laurisse « Lou » Stuckenbrock. Comme Rinder et Davis suivi Sweeney à travers le pays, le duo PR ont été constamment réprimandé par Stuckenbrock, qui Sweeney a dit simplement agi comme un front pour Miscavige.

« Ex-membres de l’Eglise dire que le rôle du communicateur est délibérément construit une découpe. [Les textes] se lisent comme si Miscavige dit quelque chose, sa parole est enregistré et transcrit et mis à la troisième personne, donc il ya toujours une mesure de déni, « Sweeney écrit.

« Pris dans leur ensemble, » at-il ajouté, les textes « donnent une image extraordinairement bizarre de l’Eglise. »

Il n’y a aucun doute à ce sujet. Par exemple, après Sweeney a interviewé l’actrice Anne Archer – qui aboyait après lui «Ai-je regarder un lavage de cerveau pour vous? » – Rinder rapporté à son patron qu’elle avait « détruit » Sweeney. Mais cela ne semble pas satisfaire Stuckenbrock / Miscavige, qui tire en arrière …

«Si ces rippings cul devant la caméra? … D’autres détails, CSMF Généralité vous infesté? »

Sweeney dit CSMF signifie «Mother Fucker Sucking Cock. »

Comme il le souligne, c’est un peu difficile d’imaginer le chef d’une église dominante mâcher sur subalternes à fait de la même manière.

Autres paroles choix du pape de la Scientologie (à travers son communicateur):

«Maintenant, répondez à ma comm, vous CICS! » (SCIC Sucker = Bite Counter-intentionnelle, «contre-intention» étant le jargon église pour ne pas exécuter les ordres de Miscavige, ou «intention».)

Une autre citation réelle, avec des fautes d’orthographe: « Tu es vraiment juste sp n’est-ce pas? Je wqaited pour obtenir cette merde? Je ne peux pas y croire. Vous ne pouvez pas travailler ou faire pouvez-vous? YS YS YS YS YS!!!!!!! « (YS = You Suck. SP = personne suppressive, la notion de la Scientologie d’un être irrémédiablement dégradée de l’homme qui ne méritent d’être dans l’église.)

« Un ex-membre de l’Église m’a dit plus tard que ce genre de langage abusif pot-bouche, à sens unique était la norme de David Miscavige. Un autre de ses approbations préféré était YSCOHB. Décodé, cela signifie: « You Suck Cock On Hollywood Boulevard », « Sweeney écrit.

Mais même avec tout l’espionnage et de harcèlement, Sweeney est encore profondément désolée de cette chose qu’il est surtout connu pour: perdre son sang-froid dans un blow up qui a recueilli 7 millions de vues sur YouTube. Une partie de sa raison d’écrire ce livre était d’expliquer en détail comment cet épisode a eu lieu, et il le fait dans le détail fascinant.

Nous lui avons parlé ce week-end sur les déclarations que d’autres qu’il fait dans le livre: par exemple, il affirme que malgré tous les lieux où il a travaillé, à partir des zones de guerre vers les sites des massacres, il ne s’est jamais senti plus de peur que quand il a signalé sur la Scientologie .

«J’ai toujours voulu écrire ce livre sur la scientologie. Je voulais expliquer aux gens que j’avais tort de me fâcher. Mais il ya quelque chose de différent à propos de la scientologie. Je n’ai jamais agi comme ça dans une zone de guerre. La Scientologie est une chose très sombre à traiter, « il nous a dit par téléphone depuis l’Angleterre.

Nous avons fait remarquer à quelque chose Sweeney nous avons remarqué sur Twitter cette semaine: avec le livre très attendu de Lawrence Wright sur ​​la Scientologie, Going clair , ses débuts le 17, Slate Farhad Manjoo a écrit qu’il ne comprenait pas pourquoi quelqu’un d’aussi talentueux que Wright perdu son temps sur quelque chose comme «mesquin» dans l’objet de la Scientologie.

« Laurent a gagné un Pulitzer pour un livre sur Al-Qaïda. J’étais journaliste de l’année pour la couverture d’un massacre en Algérie. Ni Laurent ni moi ne sommes journalistes célèbres patsy. Nous rapportons l’Église de Scientologie pour la même raison que vous faites, parce que certains disent que c’est une organisation totalitaire à l’intérieur de la démocratie la plus riche et la plus puissante du monde, et c’est ce qui le rend si effrayant et sinistre, « Sweeney répondu. « Quiconque dit que c’est une blague n’est pas grave. »

Ou, comme il le dit dans le livre …

J’avais l’habitude d’être un reporter de guerre. De l’Algérie, la Bosnie et la Tchétchénie au Zimbabwe, j’ai été bombardé, tirs, bombardements, arrêtés, menacés et un dévot serbe de Slobodan Milosevic fois collé deux bâtons de dynamite dans mon nez. Mais jamais, jamais dans tous mes temps dans toutes ces guerres que j’ai ressenti sous une telle pression psychologique poignant comme je l’ai fait à l’intérieur de la section de lavage de cerveau de l’Eglise de l’exposition de la Scientologie, «Psychiatrie: L’industrie de la mort» sur Sunset Boulevard à Los Angeles au printemps de l’année 2007. Je ne suis pas un homme timide, mais j’avais peur alors et j’ai peur maintenant, peur d’eux et peur. Je crains que, même par essayer d’écrire ce livre, je risque de perdre …. J’ai lutté avec ces peurs pour cinq ans.

Sweeney publie son livre au Royaume-Uni à un moment où éditeur britannique Lawrence Wright, Transworld, sorti de ce projet. Et tandis que Transworld nie que l’Église avait quelque chose à voir avec ça, nous ne sommes pas de l’acheter. Nous l’avons depuis une source excellente de Wright éditeur britannique sorti en raison de la pression des avocats de l’Église et en raison de lois sur la diffamation Grande-Bretagne, ce qui rend d’autant plus favorable aux plaignants de poursuivre.

Sweeney se dit déterminé à ne pas laisser la même chose lui arrive.

«Si quelqu’un poursuit ce livre, mon éditeur et moi-même sommes déterminés à le combattre. Nous allons ensuite appeler le livre Scientologie a essayé d’arrêter, et il n’y aurait pas de meilleure publicité », dit-il.

Sweeney a battu livre de Wright sur le marché par seulement dix jours. Mais à certains égards, ce livre est d’une autre époque. En 2007, alors qu’il enquêtait sur l’église, il était beaucoup plus difficile d’obtenir des informations hors de l’église qu’elle ne l’est aujourd’hui. Au cours des cinq dernières années, une série de défections de haut niveau et plusieurs autres crises ont paralysé la Scientologie. Ce n’est plus l’église leader David Miscavige essayer de «s’occuper» de la presse avec le fracas d’un Tommy Davis.

« A cette époque, Bruce Hines était le seul à parler de violence David Miscavige – qui nie l’église. Maintenant, une douzaine de personnes qui le prétend. J’ai personnellement rencontré sept ou huit personnes – des gens que j’ai rencontrés et la confiance – qui disent avoir vu Miscavige être violent. Mais en 2007, je me sentais seule », dit Sweeney. « En 2012, le monde est différent et c’est en partie grâce au courage des scientologues qui ont quitté, et c’est aussi la puissance de l’Internet. Chanology a décollé de l’année après le programme.  »

Sweeney a depuis longtemps admis, cependant, que ce que la plupart des gens se souviennent de son émission n’était pas le travail acharné, il ne obtenir des informations hors de l’église, mais il a explosé comme une tomate – comme il le dit – quand Tommy Davis eu sous sa peau.

Dans le livre, Sweeney dit que beaucoup aurait pu être un moment fin à leur carrière, et Rinder et Davis a travaillé dur dans les coulisses pour s’assurer que c’était. Mais finalement, après avoir pris une raclée par la presse britannique, Sweeney est sorti tout droit.

« Tout le monde pensait que j’avais tort de me fâcher, mais ils pouvaient voir que j’ai été poussés à celui-ci.Ainsi, l’approche de l’église fut pas un succès. Ce fut un échec. Et cinq ans plus tard, il se sent encore plus comme ça « , dit-il. «Je suis fier que la BBC et Panorama pris avec moi quand c’est arrivé. »

Sweeney consacre une bonne partie de la livre pesant ce qu’il a appris à propos de la Scientologie contre ce que disent les experts définir une secte. L’homme dit la BBC la preuve en est tout à fait clair.

«Je pense qu’il est important d’examiner les preuves et le peser, » dit-il. « Mais cette organisation n’est pas une religion, c’est une secte. Et c’est ce que les éléments de preuve me dit – l’église nie « .

De plus en plus, dans des endroits comme l’Europe, les gouvernements sont de moins en moins tolérants du modèle économique de la Scientologie. Mais aux États-Unis, il ya une attitude différente, Sweeney est d’accord.

«Dans les années 1600, les pères fondateurs américains, les pèlerins, ont fui l’Angleterre parce qu’ils étaient persécutés. Donc, câblé dans le sens d’Amérique est la liberté religieuse. Et nous, dans le même temps, les gens brûlaient d’avoir la bonne religion. Nous avons eu tort et que les Américains avaient raison. Deux ou trois siècles plus tard, nous avons un scepticisme et le cynisme de la religion – en partie sur les nouvelles religions – qui semble totalement défaut en Amérique « , dit-il. « La mafia et Dow Chemical pourrait faire très bien si ils se sont appelés les religions. En Amérique, on avait obtenir un laissez-passer gratuit. Eh bien, c’est absurde.  »

Nous lui avons demandé quelle serait la réaction de ses spectacles en Angleterre.

« En Grande-Bretagne, la première émission a culminé à 4,9 millions, soit un nombre très bonnes. C’est presque un sur dix en Grande-Bretagne, et c’est fantastique. La seconde quelque chose comme 5 millions de plus, « dit-il.«J’ai fait montre d’exposer tuer l’enfant. C’est la chose dont je suis le plus fier. Cependant, quand je marche dans un pub, une fois par mois ou chaque fois, quelqu’un qui a perdu une personne à la scientologie me direz, vous êtes le type qui a pris la Scientologie. S’il vous plaît puis-je vous offrir un verre.  »

Dans le livre, il partage une anecdote au sujet d’être arrêté par la police secrète au Pakistan, qui a confisqué son passeport. Quand ils lui demandèrent qui il était vraiment, il leur a dit de le regarder sur YouTube. Ils ont ensuite tourné lui lâche.

«Je tiens à remercier l’Eglise de Scientologie pour me faire instantanément reconnaissable dans cette galaxie ou autre. »

Pourquoi sont des journalistes de télévision britanniques et australiens tellement mieux sur ce sujet que des spectacles en Amérique?

« Aussies sont juste condamnés britanniques qui ont quitté il ya quelques temps », ironise-t-il. Mais ensuite, il explique que le journalisme est au cœur de la démocratie britannique, ce qui explique pourquoi un si petit pays possède 16 journaux nationaux. Et s’il ya une chose que les journalistes britanniques haine, c’est la tromperie.

« Si la Scientologie est vraiment combattre un espace étranger Satan, ils devraient dire aux gens, » at-il dit, se référant à Xenu, le suzerain galactique que les scientologues en apprendre davantage sur le niveau OT 3, quand ils ont été dans la religion depuis plusieurs années et ont dépensé plus de 100.000 $.

Pendant des années, nous avons fait remarquer que cette tromperie essentielle – ne dit pas scientologues commençant cosmique de l’église «histoire des origines» – est essentiellement frauduleux. Et nous aimons la façon dont il met Sweeney dans le livre …

Entrez une Eglise – catholique, protestante, orthodoxe ou copte – et ils vous diront qu’ils croient que «le Christ est mort, Christ est ressuscité, et le Christ reviendra. Entrer dans une mosquée et ils vous diront: «. Suivez les enseignements du Prophète » Entrer dans une synagogue: « Marry un joli garçon juif fille / et ne pas manger des sandwiches au bacon. Entrez une Église de Scientologie Org et personne ne vous dira à propos de Satan spatial extraterrestre ils se battent.Xenu est une bombe logique à l’intérieur de l’Eglise de Scientologie de la revendication d’être traité comme n’importe quel autre religion. Une «religion» qui cache sa croyance fondamentale du monde n’est pas une religion parce que la vraie religion doit être ouvert sur lui-même à tous. C’est l’essence même de l’essai britannique a fixé par les Charity Commissioners à Londres, et l’un l’Église de Scientologie échoue. « 

Sweeney raconte comment représentants de l’Eglise et actrices scientologues ont tous réagi quand il leur a demandé à propos de Xenu. Et c’est précieux.

Mais pour aussi drôle que ces moments dans le livre sont – et le sens de Sweeney de l’humour est contagieux – il revient toujours à la face sombre de couvrir la Scientologie, et raconte ce que les journalistes ont vécu depuis Paulette Cooper a été soumise à la campagne pire terreur après la publication de son livre 1971, Le scandale de la Scientologie .

«Dans mes moments les plus sombres de la Scientologie, j’ai eu tellement peur. Je ne savais pas ce qui se passait », dit-il. «Même vous, qui a connu personnellement, je trouve ça difficile à expliquer. Ça m’a vraiment fait peur et je suis prêt à l’admettre aujourd’hui. Quand j’ai perdu mon sang-froid. C’était un moment d’humilité.Dans le même temps, les gens s’identifient à moi.

«L’église a essayé de me détruire et ils ont presque réussi. Mais ils n’ont pas. Et je me sens extrêmement fort comme un être humain à cause de cela. Parce que j’ai survécu au pire qu’ils pourraient jeter sur moi.  »

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Publié par Tony Ortega le 7 Janvier 2013 à 00h15

Source : http://tonyortega.org/2013/01/07/john-sweeney-talks-the-church-of-fear-which-comes-out-today/

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