Suisse – Hotline spéciale Apocalypse

La fin du monde prévue dans moins d’un mois alimente les peurs. Une ligne téléphonique a été créée pour calmer les angoisses, à Zurich.

Une ligne téléphonique répond aux questions sur la fin du monde annoncée.
«Nous devons rassurer les gens qui craignent qu’une planète vienne s’écraser sur la Terre, ou qu’il fasse noir pendant plusieurs jours.» L’expert en sectes Georg Otto Schmid gère le centre d’information sur les religions et les sectes Relinfo. Après avoir reçu une centaine de demandes concernant la supposée Apocalypse du 21 décembre prédite par les Mayas (voir encadré), il a créé une hotline pour répondre aux inquiétudes. Une initiative lancée avec le concours d’Eglises libres zurichoises.
Théories bien difficiles à justifierTout est parti d’un calendrier maya tzolkin dont les indications s’arrêtaient le 21 décembre 2012. La date fatidique s’est répandue comme une traînée de poudre. Mais des théories sont venues invalider la thèse d’une fin du monde imminente. Selon de nombreux chercheurs, le jour marque seulement la fin d’un cycle de 5125 ans… qui promet l’avènement d’un âge d’or. Par ailleurs, une récente découverte archéologique au Guatemala a mis au jour un calendrier plus ancien, et qui allait bien au-delà de la date crainte par certains…Des angoissés, croyants ou non, auraient pris leurs dispositions. «Certains ont carrément démissionné de leur travail», constate Georg Otto Schmid. D’autres se sont précipités dans des commerces proposant de la nourriture longue conservation. «Nous comptons cinq fois plus de clients qu’avant», explique le directeur d’Innova, une entreprise spécialisée dans la survie. «Certains clients pensent que des ovnis vont débarquer sur Terre et que le Sauveur réapparaîtra.» Une colonie composée de Suisses va se rendre dans un bunker en Alsace afin d’y passer la nuit du 20 au 21 décembre. Le responsable du lieu parle de «visite guidée».

Si certains Suisses alémaniques gambergent, c’est plutôt le calme plat côté romand. Les croyants évangéliques, protestants ou adventistes se disent sereins face à l’échéance du 21 décembre. Ils voient toutefois la hotline d’un bon œil.

Même son de cloche du côté de Brigitte Knobel, du Centre intercantonal d’information sur les croyances, que les Romands craintifs peuvent contacter. «L’important, c’est d’informer les gens qu’il n’y aura pas de fin du monde le 21 décembre.»

(JOE/OFU/SOM)

Source : http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Hotline-sp-ciale-Apocalypse-15842610

À 19 ans, les Mormons ne vivent que pour l’Église

Pour leur Église, ils sont allés jusqu’à gommer leur prénom. À arracher provisoirement leurs racines. À laisser ceux qu’ils aiment à des milliers de kilomètres d’ici. Ils ne s’appellent plus que frères Adams et Footes, ne s’habillent plus qu’en costume cravate, ne sortent plus que pour aborder des gens dans la rue, aller à la chapelle mormone d’Angoulême ou se livrer à des activités très intellos. Ils ont 19 ans, sont citoyens des États-Unis et ont «choisi» de mettre pour vingt-quatre mois leur vie de jeune entre parenthèses. Ils sont des missionnaires, chargés de recruter de nouveaux adeptes. Ils se lèvent chaque jour à 6 heures, étudient les textes, font du prosélytisme à Angoulême et se heurtent presque dix fois sur dix à une indifférence absolue. Et se couchent à 22h30, «fatigués de la journée». Ils tournent de ville en ville, au terme de périodes de six semaines reconductibles, et ne se font pas d’attaches. Frères Adams et Footes n’ont même jamais abordé de jeunes femmes ici. «Elles sont surtout intéressées par notre côté jeune Américain, mais pas du tout par l’Église; ça n’est pas sérieux», justifient-ils. Ainsi soit-il.

Secte ou pas secte?

Les avis sont partagés, mais la tendance penche plutôt vers l’absence de caractère sectaire. Ni la mission interministérielle de lutte contre les sectes ni le rapport parlementaire sur les sectes ne considèrent l’Église comme telle.

En revanche, l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu (Unadfi) l’a dans le collimateur, lui reprochant notamment le recours à la manipulation mentale et un prosélytisme constant. À Angoulême, soeur Jacqueline, 85 ans, en est l’exemple frappant. «Oui, j’en parle chaque fois que je peux; oui, je fais du prosélytisme, avoue-t-elle sans gêne. Mais je ne force personne. Quand je vois que les gens ne sont pas prêts, je n’insiste pas.» «Je me fais des amis, ajoute Marie-France, 59 ans, et forcément, à un moment, je leur dis en quoi je crois. Si ça ne les intéresse pas, ça ne fait rien, ils restent mes amis.» Les mormons passent pour ne pas exercer de pressions sur leurs membres, qu’ils laissent libres de quitter l’Église à tout moment. C’est essentiellement en cela qu’on ne les assimile pas à une secte.

Source : http://www.charentelibre.fr/2012/11/01/a-19-ans-ils-ne-vivent-que-pour-l-eglise,1122437.php

Raël soutient que nos cheveux agiraient comme des antennes

GENEVE – Dans un communiqué de presse adressé ce jour aux médias, le leader spirituel du Mouvement Raëlien affirme que nos cheveux agiraient comme des antennes.
« Certains rapports récents ont révélé que les autochtones américains enrôlés dans l’armée pendant la guerre du Vietnam comme pisteurs, n’ont pas simplement été « autorisés » à garder leurs cheveux longs, mais ont été « tenus » de garder leurs cheveux longs.
Selon ces mêmes rapports, si on coupait les cheveux des recrues autochtones selon les coupes militaires habituelles, ces derniers ne pouvaient plus « sentir » l’ennemi, ils ne pouvaient plus accéder à un « sixième sens », leur « intuition » n’était plus fiable, ils ne pouvaient plus aussi bien « lire » les signes subtils, ni accéder à de l’information extrasensorielle subtile ».
Selon Raël, nos cheveux agiraient comme des antennes :
« Le cerveau de l’homme est comme un gros émetteur capable d’envoyer une multitude d’ondes et de pensées très nettes. La télépathie n’est en fait rien d’autre. Mais cette espèce d’émetteur a besoin d’antennes. Les antennes, ce sont les cheveux et la barbe. D’où l’importance de ne pas raser le système pileux d’un être qui aura à s’en servir. Vous avez sûrement remarqué que beaucoup de vos savants avaient des cheveux très longs et souvent une barbe; les prophètes et les sages également. Vous comprenez mieux pourquoi maintenant ».
« Ils expliquent également l’histoire biblique de Samson ayant perdu son pouvoir après qu’on lui ait coupé les cheveux. « Il pouvait communiquer avec nous directement, par télépathie, grâce à ses « antennes » naturelles : ses cheveux. Et les créateurs pouvaient alors lui venir en aide dans les moments difficiles. Quand Dalila lui eut coupé les cheveux, il ne put plus appeler à l’aide, mais quand ses cheveux eurent repoussés, il retrouva sa « force », c’est-à-dire qu’il put appeler à l’aide les créateurs qui firent s’abattre le temple dont il touchait les colonnes « .

Dérives sectaires : le président de la MIVILUDES tacle les agences régionales de santé

cin.fr 25/10/2012
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Trois mois après son arrivée à la présidence de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), Serge Blisko a présenté, hier au Sénat, plusieurs pistes d’amélioration pour renforcer son action dans le domaine de la santé.

Interrogé par la commission d’enquête du Sénat sur « l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de santé » (présidée par Alain Milon), le médecin a d’abord joué la carte de l’ouverture et de la mesure. « Nous n’avons pas à définir ce qu’est une secte, mais tout n’est pas permis », a dit Serge Blisko en introduction, rompant avec le style de son prédécesseur, le magistrat Georges Fenech. Rappelant les« critères de dangerosité » qui motivent la lutte (emprise mentale, coûts exorbitants, rupture familiale, trouble à l’ordre public…), il a rappelé que toute dérive thérapeutique n’était pas sectaire. « Mais la maladie est une porte d’entrée rêvée. »

3 000 médecins « dérapeuthes »

Il y aurait plus de 400 pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique (PNCVT), 18 000 structures d’enseignement et plus de 3 000 médecins « dérapeuthes ». « Le chiffre du Conseil de l’Ordre date de 1995 et représente 1 à 2 % de l’ensemble des médecins, mais je crains qu’il ne soit très en dessous de la réalité », a déclaré Serge Blisko. Et de confier qu’il ne s’expliquait pas ces dérives, qui dépassent l’appât du gain.

Résolu à renforcer l’action de la MIVILUDES, Serge Blisko a d’abord rappelé les actions entreprises, comme la publication d’un guide sur la santé ou la campagne de sensibilisation des patients atteints de cancer. En 2012, la mission recense 12 dénonciations auprès du procureur, 42 transmissions aux agences régionales de santé (ARS) pour les sensibiliser, 60 signalements à l’Ordre, et 14 saisines des directions régionales de la répression des fraudes. Elle a aussi répondu à 400 particuliers.

« Nous avons renforcé nos liens avec l’Ordre des médecins, actif pour les faux professionnels, ou les médecins diplômés qui dévient », s’est-il félicité.

« Notre législation est forte mais elle est mise en défaut par des béances où s’engouffrent les charlatans », dit Serge Blisko. S’il a déploré le manque de personnel de la MIVILUDES, il a surtout dénoncé la « mollesse » des pouvoirs publics, notamment des ARS. « Depuis 2010, la loi prévoit la désignation d’un référent dérives sectaires dans chaque ARS. Or nous n’avons jamais eu la liste de toutes ces personnes, et je crains qu’elle soit courte », a-t-il dit. « Nous nous sentons peu armés, nous aimerions que les ARS soient plus à notre écoute » a-t-il ajouté. Il a aussi regretté la mauvaise articulation entre les agences et les délégations départementales. Le secrétaire général de la MIVILUDES, Hervé Machi, a lui, demandé l’extension du pouvoir des ARS, afin qu’elles contrôlent tous les dérapeuthes, et non seulement les médecins.

L’interdiction d’exercer, au-delà des frontières

Du côté de l’Ordre des médecins, le Dr Blisko a suggéré que l’interdiction d’exercer soit valable à l’étranger, afin que les professionnels déviants ne s’installent pas à 20 km des frontières et il a regretté que les médecins radiés gardent leur titre de docteur – égratignant au passage un « célèbre amaigrisseur » qui s’est auto-radié pour éviter toute sanction.

Hervé Machi a aussi plaidé pour l’interdiction de certaines pratiques, par décret. Dans cette perspective, il a demandé que le groupe d’appui technique (GAT) de la direction générale de la santé, chargé d’évaluer les pratiques thérapeutiques, accélère ses travaux et donne son avis sur l’introduction de toute pratique non conventionnelle à l’hôpital.

Enfin, les formations doivent être davantage encadrées. Le secrétaire général propose de renforcer la protection des titres « université » et surtout « institut », ainsi que des pouvoirs des rectorats sur les formations diplômantes. La création de centres de formation en santé qui n’ont pas fait l’objet d’un agrément ou d’un enregistrement, ou des centres de santé et bien-être, non contrôlés, devrait être interdite, a avancé Hervé Machi.

› COLINE GARRÉ

Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/questions-de-societe/derives-sectaires-le-president-de-la-miviludes-tacle-les-agences-regi

4.000 Niçois dans des sectes

Publié le lundi 22 octobre 2012 à 16h00
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Dans la seule capitale azuréenne, les « mouvements à dérive sectaire » comptent 4000 adeptes. Comment lutter contre ces organisations qui changent sans cesse de forme et de visage?

Pierre était diabétique. Ils l’ont convaincu qu’il allait guérir par la force de son esprit, qu’il devait arrêter les médicaments… Il est mort devant l’hôpital. » La voix de Jocelyne Charbon se brise. Cette tragédie, qui a frappé l’un de ses amis, est à l’origine de son engagement contre les « mouvements à dérive sectaire. » Depuis un an, elle est présidente de l’ADFI 06 – l’une des principales associations d’aide aux victimes et à leur famille (1).

« Nous recevons des gens désemparés, témoigne-t-elle. Par définition, une personne qui met le doigt dans l’engrenage n’est pas consciente qu’elle est en train de se faire piéger. Pour ses proches, c’est l’enfer. »

Jocelyne Charbon écoute, oriente, conseille. «Je les encourage à ne pas baisser les bras, de ne pas rompre le contact. Le seul moyen de « réveiller » quelqu’un, c’est l’affectif. C’est un travail de longue haleine au résultat incertain. Je leur propose aussi une assistance juridique. »

« Les gourous ratissent où il y a de l’argent »

Sur le papier, la lutte semble inégale. Et l’arsenal législatif encore timide pour combattre ce fléau. « Les mouvements sectaires ne s’attaquent qu’à des individus majeurs et responsables de leurs actes, souligne Georges Calvas-Blanchon, président de l’ADFI 06 pendant plus de dix ans. Les mineurs, s’ils représentent un quart des membres, sont presque toujours des enfants d’adeptes. Il est donc difficile d’agir, car toutes nos actions se font contre la volonté des victimes elles-mêmes ! »

La région Paca est la troisième la plus touchée de France, après l’Ile-de-France et Rhône-Alpes. Rien qu’à Nice, le nombre de « fidèles » est estimé à 4 000. « Logique,analyse Georges Calvas-Blanchon. Les gourous ratissent dans les grandes villes, de préférence dans les secteurs où il y a de l’argent ! »

Les thèmes à la mode : santé et bien-être

Si les principales structures internationales, comme l’Eglise de scientologie ou les Témoins de Jéhovah (2), ont toujours pignon sur rue dans la capitale azuréenne, une multitude de « petites » sectes ont émergé ces dernières années.

«Ce sont parfois des groupes réduits à une dizaine de personnes,décrypte Jocelyne Charbon. Les thèmes à la mode sont la médecine par les plantes, le bien-être, les cercles pseudo-philosophiques… La finalité est toujours la même : créer une dépendance, placer ces individus sous l’influence d’un tiers. »Cachées derrière des faux-nez, pseudo-religions mais authentiques arnaques, ces organisations surfent sur la sécularisation de la société, la soif de spiritualité, l’aspiration à une « prise en compte de l’humain ». Offrant de mauvaises réponses à de véritables besoins.

1. Membre de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes des sectes (Unadfi). Contact : 01.44.92.35.92.

2. Mentionnées sur la liste parlementaire de 1995.

Source : http://www.nicematin.com/nice/4000-nicois-dans-des-sectes.1028661.html

Société.Fin du monde le 21 décembre 2012 : la bonne affaire des sectes

Publié le 20/10/2012 à 11:58

Mis à jour il y a environ 2 heures

Certains l’ont fixée au 21 décembre 2012, selon une interprétation du calendrier maya, mais pour d’autres l’apocalypse ne surviendra que dans 72 milliards de milliards de milliards d’années. A quand donc cette 183ème fin du monde annoncée depuis la chute de l’Empire Romain il y a quelque 1 600 ans (soit plus d’une tous les dix ans) et qui, dans le catastrophisme ambiant, fait l’affaire de nombreux groupes sectaires?

2012, le film de Roland Emmerich sorti en 1009

2012, le film de Roland Emmerich sorti en 1009

Face à l’imminence annoncée – et amplifiée sur internet – d’un cataclysme qui engloutirait le monde d’ici deux mois, une véritable industrie est apparue pour satisfaire la demande des «preppers» (les «préparés» ou «survivalistes »).
Rien, scientifiquement, ne corrobore les prophéties New Age de l’Américain José Argüelles, selon lesquelles des «Mayas galactiques», viendraient en 2012 des étoiles, pour sauver 144 000 terriens évolués à bord de leurs vaisseaux.
Rien non plus, chez les astronomes, qui crédite les thèses alarmistes du Guatémaltèque Carlos Barrios, fondées sur une interprétation du calendrier de ses ancêtres mayas qui ferait du 21 décembre le dernier jour de notre vie.

Mais, aux Etats-Unis, en Russie, en Espagne ou en France (en Dordogne ou à Bugarach, dans l’Aude), des sectes ufologistes (qui analysent et interprètent les données concernant le phénomène OVNI) se préparent au pire. Location de bunkers, vente sur internet de kits de survie (135 euros les 72 heures, pour 4 personnes), stockage d’eau, de rations lyophilisées.
Certains consultent fébrilement les «Survivalist’s How to», manuels des futurs survivants: comment attraper un poulet encore vivant, le plumer, le vider et allumer le feu pour le faire cuire, au cas où on se retrouverait seul dans la nature?
Dans son ouvrage, «Apocalypse, menace imminente?» (Calmann-Lévy), Georges Fenech, jusqu’à récemment président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) en témoigne.

«Exploitation de la peur» 
«La société californienne Vivos s’est attelée à la construction de vingt bunkers pouvant abriter deux cents personnes, chacun avec réserves de nourriture pour une année. La place est vendue 50 000 dollars», écrit-il. D’autres ont aménagé des silos.
En Espagne, «El grupo de supervivencia Espana 2012» a prévu deux bunkers, dans la Sierra de Madrid et la Sierra Nevada (Andalousie) et, en Pologne, la Mission du Pharaon se prépare au «Sauvetage de la Terre et de l’Homme 2012».

Au sein de la secte italienne «Non siamo soli» (nous ne sommes pas seuls), particulièrement surveillée, Giorgio Bongiovanni prophétise pêle-mêle la venue de l’Antéchrist et des extra-terrestres.
Le week-end dernier, la Fédération européenne des centres de recherche et d’information sur le sectarisme (Fécris) organisait un colloque international à Perpignan (Pyrénées-Orientales) sur les «utopies des sectes apocalyptiques».

«L’exploitation de la peur est l’un des procédés les plus efficaces utilisés par les gourous pour attirer leurs proies», a rappelé Serge Blisko, nouveau président de la Miviludes, à l’adresse de 150 participants venus de 20 pays, dont les Etats-Unis, le Canada et l’Afrique du Sud.
«On nous prend parfois pour des alarmistes, mais le monde a connu plusieurs vagues de suicides à la suite de prophéties apocalyptiques. Manipulés par des gourous, des individus ou des micro-groupes peuvent brutalement décompenser psychologiquement et passer à l’acte. D’où notre devoir de vigilance», a-t-il ajouté.

Selon Sandrine Mathen, psychologue et analyste belge, «le phénomène 2012 a pris une telle ampleur aux Etats-Unis, que l’Agence spatiale américaine (NASA) a développé un site commentant de façon critique quantités de rumeurs et craintes partagées par les internautes».
Alors que le compte à rebours s’égrène – plus que deux mois avant la date fatidique -, un épigraphiste texan de renom, David Stuart, a annoncé la bonne nouvelle, après s’être penché sur le calendrier maya: la fin du monde n’interviendrait que dans 72 milliards de milliards de milliards d’années.

Source : http://www.leprogres.fr/france-monde/2012/10/20/fin-du-monde-le-21-decembre-2012

Georges Fenech suspecte les sectes d’être impliquées dans l’invalidation de son élection

 

POLITIQUE    18-10-2012 à 10:02

Georges Fenech - LyonMag

Georges Fenech – LyonMag

 

L’actuel député de la 11e circonscription du Rhône se livre dans le Dauphiné Libéré du jour.

Et Georges Fenech revient sur son élection invalidée de 2007 dans cette même circonscription : « Je ne dis pas que les sectes m’ont destitué, mais j’ai fait le constat d’un conflit d’intérêt lorsque mon dossier électoral est arrivé devant le conseil constitutionnel. Son rapporteur n’est autre que le conjoint de l’avocat des Scientologues et des Témoins de Jéhovah en France. Qui est aussi l’auteur de la préface du livre que sort tout juste Éric Roux, le responsable français de la Scientologie, sur l’inquisition en France ! »

Georges Fenech, alors président de la Miviludes, aurait payé cher son intransigeance : « la lutte contre les dérives sectaires, en effet, est loin d’être un long fleuve tranquille ».
En 2007, l’invalidation avait été prononcée par le conseil constitutionnel suite à un compte de campagne rejeté. Georges Fenech avait parlé à l’époque « de motifs de pure forme ayant trait à des achats de nourriture en grande surface par un bénévole et entièrement remboursés par le mandataire financier sur le compte de campagne ».

Source : http://www.lyonmag.com/article/45212/georges-fenech-suspecte-les-sectes-d-etre-impliquees-dans-l-invalidation-de-son-election

Suisse – Ces cultes si discrets

Genève compte près de 4OO lieux de culte, certains installés dans des ateliers ou en sous-sol. Le Centre Atisha, ou un bouddhisme à l’occidental… Les évangélistes brésiliens baptisent dans le lac… L’Ordre des Templiers et ses chapitres de réflexion… La Science chrétienne et la guérison par le prière…

Avec Zurich, Genève est la ville suisse qui compte le plus grand nombre de communautés religieuses et de lieux de culte (environ 400 recensés). A l’occasion de ses 10 ans, le Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) a souhaité faire connaître au public cette diversité de communautés, plus précisément celles établies dans son quartier des Eaux-Vives. Aménagés dans des appartements, des ateliers ou des caves, ces lieux de culte se soustraient souvent aux regards. Visites choisies.

1. Le Centre Atisha, ou un bouddhisme à l’occidental

Première halte, au fond d’une cour de la route de Frontenex. Le Centre bouddhiste Atisha, Nouvelle Tradition Kadampa de son nom complet, s’est installé en 2001 à Genève, dans un ancien atelier de ferblantier-couvreur. On pénètre pieds nus dans la salle et on contemple un peu étonné les pots de confiture et paquets de biscuits qui parsèment l’autel (des offrandes apprend-on plus tard). Ce mouvement propose une adaptation du bouddhisme aux sociétés occidentales. « La présentation de l’enseignement diffère, explique Timothy Leighton, responsable des lieux. Par exemple, certains aspects culturels – les trompettes ou les dessins à la craie dans la rue avant une rencontre – sont supprimés pour ne garder que le sens premier des instructions. »

Le centre accueille chaque semaine une vingtaine d’adhérents – pour des méditations guidées et enseignements – de l’étudiant au retraité. Les Asiatiques sont-ils aussi séduits par cette forme de bouddhisme ? « C’est vrai qu’en général, ils vont plutôt chercher à se rapprocher de leur culture et, voyant que ces aspects sont justement moins présents, ils peuvent se tourner vers un autre centre. » Particularité du mouvement : le moine tibétain fondateur de la communauté, installé en Angleterre, a choisi une femme pour lui succéder. « C’est une petite révolution qui témoigne du côté moderne du mouvement ! » Enfin, des festivals réunissant les membres sont organisés plusieurs fois par an dans le monde.

2. Les évangélistes brésiliens baptisent dans le lac

Cet autel-ci n’est pas couvert d’offrandes, les murs de cette salle sont nus et dénués de tout symbole. Mais à gauche de l’autel, une batterie et plusieurs instruments laissent penser que la sobriété du décor ne rime pas avec austérité. « La musique, surtout le gospel, tient une place très importante pendant nos cultes », confirme la pasteure de l’Eglise évangélique brésilienne. Ester Pacheco a fondé cette Eglise en 2007, au rez-de-chaussée d’un immeuble de la rue Ferdinand-Hodler. Aujourd’hui, sa communauté regroupe une centaine de fidèles, pour la plupart de nationalité brésilienne et des migrants.

Ce courant se caractérise notamment par ses pratiques de guérison par imposition des mains et l’utilisation d’huiles consacrées, dont une de couleur rouge sang pour bénir ou remercier les membres de leurs offrandes. La pasteure insiste sur le rôle social de son Eglise, en pointant du doigt le panier placé à l’entrée. « Les gens y déposent de la nourriture non périssable ou des habits. Nous les relayons ensuite à nos frères et sœurs qui sont dans le besoin. »

Autre particularité : cette Eglise de migrants pratique le baptême en immersion, dans le lac Léman. « Cette année, j’ai organisé deux baptêmes à Hermance, rapporte Ester Pacheco. Nous les effectuons dès l’âge de 12 ans, afin que les pratiquants puissent être maîtres de leur choix. »

3. L’Ordre des Templiers et ses chapitres de réflexion

Même rue mais tout autre décor. Chez l’Ordre des Templiers, les symboles sont omniprésents. Ce groupe, installé à Genève en 1954, s’inspire de l’ordre fondé au début du XIIe siècle par des chevaliers devenus moines et perpétue les principes de la chevalerie, tels que l’honneur et la sagesse. Il réunit aujourd’hui une cinquantaine de « frères et de sœurs » dans la Cité de Calvin, malgré une réputation entachée par le drame du Temple solaire. Les membres de la secte portaient, comme les Templiers, une cape blanche avec une croix pattée. « Nous n’avons rien à voir avec eux, précise d’emblée le grand prieur de Suisse, qui chapeaute le mouvement et tient à rester anonyme dans les médias. Nous sommes adogmatiques et apolitiques. »

Les Templiers se réunissent une fois par mois lors de chapitres, pour discuter d’un thème fixé à l’avance, qui peut être religieux, philosophique ou simplement en lien avec l’actualité. « Un membre présente une sorte d’exposé puis s’ensuivent des questions et un débat, il n’y a pas d’enseignement à proprement parler. » Ces séances de réflexion sont toutefois ritualisées puisqu’une procession marque les entrées et sorties, et que les membres portent tous une cape blanche avec une croix rouge sur l’épaule, un médaillon, des gants blancs et un sautoir dont la couleur indique le niveau initiatique.

Quant à la salle, elle est décorée d’un drapeau, d’un tapis sacré (un damier noir et blanc orné d’une croix rouge), d’un chandelier à neuf branches « parce que ce chiffre a toujours eu de l’importance dans l’histoire du groupe, qui a notamment été fondé par neuf chevaliers ». A relever encore qu’on n’entre pas dans l’ordre comme dans un moulin. « Le candidat envoie une demande, passe au moins trois fois devant la commission de candidature puis réalise un travail écrit sur la question : « Etre Templier au XXIe siècle ? »

4. La Science chrétienne et la guérison par le prière

Changement de rue et changement d’ambiance : fini la mise en scène et les capes, place à des étagères et des livres. Située à l’avenue de Frontenex, cette salle de lecture particulière appartient à la Science chrétienne, mouvement fondé en 1879 aux Etats-Unis dans le but de rétablir le christianisme primitif. Les premiers scientistes sont arrivés à Genève en 1920 et leur église est installée au boulevard des Philosophes. « Chaque fois qu’il y a une église, il doit y avoir une salle de lecture à proximité, explique la responsable des lieux. On dénombre 1200 salles de ce genre dans le monde. » Les scientistes y étudient les Ecritures puis se retrouvent lors de services organisés deux fois par semaine à l’église.

La Science chrétienne base sa doctrine sur deux livres : la Bible et l’ouvrage de la fondatrice du mouvement, Mary Baker Eddy, qui met en avant les lois spirituelles qui ont permis à Jésus de guérir les malades. C’est d’ailleurs l’une des particularités du groupe : la guérison par la prière et la lecture des Ecritures. « En général, les scientistes utilisent l’approche unique de la prière comme moyen de traitement, précise la responsable. Nous privilégions la prière aux médicaments car tout est possible à Dieu. »

Il n’y a pas que la responsable des lieux qui aime la discrétion : le mouvement a pour principe de ne pas communiquer le nombre de ses adhérents. Tout au plus obtiendra-t-on que les membres sont en grande majorité des retraités, souvent bilingues car issus des multinationales.

source : Tribune de Genève

Religions – Portes ouvertes

Par Aurélie Toninato le 25.09.2012 à 16:31

http://journal.tdg.ch/cultes-discrets-2012-09-25

« Les grandes sectes noyautent les institutions »

Que craindre des nouveaux mystificateurs, des prophéties sur la fin du monde ? Georges Fenech dresse le bilan de sa lutte contre les sectes.

Georges Fenech, réélu député de la 11e circonscription du Rhône, a présidé pendant quatre ans la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).Georges Fenech, réélu député de la 11e circonscription du Rhône, a présidé pendant quatre ans la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). © François Guillot / AFP

 

Pendant quatre ans, il a battu la campagne. Survolé Bugarach (Aude) en hélicoptère pour localiser les bunkers de « la fin du monde », enquêté à Nantes dans le sillage de Dupont de Ligonnès, imposé sur la scène internationale la politique volontariste menée par la France pour lutter contre l’obscurantisme… En quittant cet été la présidence de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Georges Fenech dresse dansApocalypse, menace imminente ? (Calmann-Lévy) le bilan, alarmant mais nécessaire, de ses années de combat pour la défense de la liberté de l’individu. Interview.

Le Point.fr : Apocalypse, menace imminente ? C’est le titre de votre livre. Que répondez-vous à cela ?

Georges Fenech : L’idée de fin du monde ne date pas d’hier. Elle est inhérente à toutes les religions monothéistes. D’ailleurs, les écritures sacrées du christianisme, du judaïsme et de l’islam y font référence, même si, contrairement aux sectes, elles ne fixent pas de dates. Ce n’est donc pas tant l’Apocalypse en elle-même qui est dangereuse – car, après tout, chacun est libre de croire ce qu’il veut – que les messages apocalyptiques qui, on le sait, peuvent mener à des drames aussi meurtriers que la tuerie de l’ordre du Temple solaire qui avait fait 74 morts en 1995. Il faut donc maintenir une vigilance accrue sur tous les groupements à caractère sectaire, et particulièrement sur le village de Bugarach, dans l’Aude, qui accueille aujourd’hui des gourous du monde entier, persuadés que le massif des Corbières les protégera de la prétendue catastrophe du 21 décembre.

Comment anticipe-t-on, sur le terrain, d’éventuelles dérives ?

La Miviludes se déplace le plus souvent possible pour relayer les associations et s’entretenir avec les autorités locales. Par ailleurs, avec la prolifération des sites internet dédiés à l’Apocalypse (on en compte aujourd’hui plus de 3 000 !), nous devons aussi être à l’affût de toute dérive sur la Toile. Et intervenir si les preuves sont suffisantes. Comme ça a été le cas en 2011 dans la Vienne où deux Françaises avaient pris leurs dernières dispositions, sous l’emprise d’un gourou qui les manipulait du Québec, via Internet.

L’Apocalypse n’est-elle pas un prétexte pour légitimer certaines dérives ?

Certainement. L’objectif de ces mouvements, qui surfent sur les prédictions de fin du monde, c’est avant tout de faire de nouvelles recrues et d’engranger des bénéfices. Il y a d’ailleurs eu pas moins de 183 annonces de la fin du monde depuis la chute de l’Empire romain ! Et à chaque fois, c’est un véritable business. Aujourd’hui, on ne compte plus les ouvrages, les films, les constructions de bunkers, les séminaires et les formations à l’usage de ceux qui souhaitent en sortir vivants. C’est une véritable déferlante.

Comment évoluent les sectes dans notre société ?

C’est difficile à dire puisqu’on ne bénéficie pas de définition juridique du mot « secte ». Pas davantage que pour la religion, d’ailleurs. Dans un État de droit, tant que les croyances respectent la loi, elles ont le droit d’exister. En revanche, ce que nous pouvons identifier, ce sont les dérives sectaires. On les définit par toute une série de critères qui vont des exigences financières exorbitantes à l’emprise mentale, en passant par toutes formes de discours antisociaux. Un sondage établi l’an dernier montre que les sectes ne sont absolument pas en recul en France, bien au contraire. 20 % des Français connaissent aujourd’hui dans leur entourage au moins une victime de dérives sectaires, ce qui fait environ 13 millions de Français !

Comment expliquez-vous cette tendance ?

C’est finalement assez simple. Nous traversons actuellement une véritable crise identitaire. Les Français perdent confiance. Ils ne croient plus ni en leur système politique ni en leur système économique, pas davantage en leur système de soin, et cherchent des alternatives. En désespoir de cause, ils sont plus vulnérables et se laissent manipuler facilement. C’est d’ailleurs tout le problème du New Age, qui comprend tant de mouvances et de courants que la frontière avec la secte est souvent poreuse. Je pense bien sûr à la naturopathie qui prône l’autoguérison, mais aussi au chamanisme, et à toutes les techniques énergétiques, comme le reiki ou la kinésiologie. Dans toutes ces pratiques, le retour à la nature et l’harmonie de l’écosystème deviennent autant de prétextes pour appâter les adeptes.

Le procès « des reclus de Monflanquin » s’est ouvert cette semaine à Bordeaux. En quoi l’emprise mentale peut-elle être assimilée à une dérive sectaire ?

Thierry Tilly est présumé coupable de manipulation mentale sur onze membres de la même famille bordelaise. À ce titre, il peut être considéré comme un véritable gourou. Dans cette affaire, la durée et l’ampleur de l’escroquerie sont tout à fait exceptionnelles et illustrent de façon éclatante que, non, « ça n’arrive pas qu’aux autres », comme on le pense souvent. Cette incroyable descente aux enfers est symptomatique de ce qu’un seul individu peut faire autour de lui pour emprisonner mentalement une famille entière. La Miviludes est beaucoup intervenue dans cette affaire, notamment pour éviter un passage à l’acte des personnes manipulées.

Vous évoquez aussi l’affaire Dupont de Ligonnès. Selon vous, la piste d’un étrange groupe de prière prédisant l’Apocalypse devrait faire l’objet de toutes les attentions…

Il ne faut, en tout cas, pas l’écarter. On parle toujours de Xavier Dupont de Ligonnès comme du bon père de famille, bien sous tout rapport. Il ne faut pourtant pas oublier ce que l’enquête a révélé sur son enfance. Sa mère, Geneviève Dupont de Ligonnès, avait en effet fondé un groupe de prière catholique appelé Philadelphie, où se pratiquaient d’étranges rituels avec des références à Satan et à un « complot judéo-maçonnique ». À trois reprises par le passé, en 1962, en 1995 et en 1999, la mystique Geneviève, qui recevait des messages de l’au-delà, avait prédit l’apocalypse et entraîné tous les membres de son groupe dans un refuge en Bretagne. Et on a en effet retrouvé dans les mails de Xavier de Ligonnès des messages apocalyptiques assortis d’un discours anxiogène. Même si rien aujourd’hui ne permet de faire un lien direct entre la tuerie de Nantes et ces messages, il est toutefois permis de s’interroger.

Quels sont les nouveaux moyens utilisés par les grandes sectes pour acquérir davantage de pouvoir ?

C’est une croisade sans limites. Elles infiltrent toutes les institutions, non seulement le milieu économique, mais aussi ceux de la santé et de la politique. Tous les acteurs antisectes ont un jour été menacés. J’en ai d’ailleurs moi-même fait les frais en 2008 lorsque le Conseil constitutionnel a annulé mon élection en tant que député du Rhône. J’ai appris par la suite que le rapporteur de mon dossier était le conjoint d’un grand avocat d’organisations sectaires. Y a-t-il eu conflit d’intérêts ? Je me pose encore la question.

J’imagine qu’Internet est aussi un excellent moyen d’infiltration…

En effet, toutes les grandes sectes ont désormais un service dédié à la veille informatique, dont le travail consiste à commenter sites et blogs et à diffuser des messages sur la Toile. Il faut donc être particulièrement vigilant et surveiller de très près ces unités.

Vous insistez particulièrement sur les États-Unis, qui sont effectivement la terre de naissance de la plupart des grandes sectes internationales et qui ne gèrent pas la prolifération des mouvements apocalyptiques de la même manière que nous. Devons-nous craindre cette différence ?

La différence est d’abord culturelle. Les États-Unis placent les sectes au même niveau que les religions. Après tout, quel sens peut prendre la laïcité dans un pays où le président prête serment sur la Bible ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon un récent sondage, 41 % des Américains croient à un retour du Christ et 58 % d’entre eux prennent l’Apocalypse très au sérieux. Les preppers – les « préparés », les « survivalistes » – essaiment dans tout le pays. Une véritable industrie est d’ailleurs apparue pour les satisfaire. Pour 135 euros, vous obtenez un arsenal de survie de soixante-douze heures pour quatre personnes, avec un kit spécial 2012 contenant des barres énergétiques, des bougies, des ponchos… La tolérance des États-Unis face à ces phénomènes nous surprend toujours, et le rapport du bureau américain de la liberté de religion nous épingle d’ailleurs chaque année, dénonçant notre traque systématique. Cela crée nécessairement des tensions diplomatiques, et la Miviludes a aussi pour rôle de tenter de les apaiser. Ce qui n’est évidemment pas toujours du goût des Américains.

Votre livre ressemble aussi à une catharsis. Pourquoi travailler pendant tant d’années sur de tels sujets ?

Depuis vingt ans que je m’intéresse aux phénomènes sectaires, sous les différences casquettes de juge d’instruction, de président d’enquête parlementaire sur les sectes et les mineurs ou, plus récemment, de responsable de la Miviludes, il me paraissait nécessaire de dresser un bilan. Derrière tous les exemples évoqués, ce que l’on retient, c’est le combat sans cesse renouvelé contre la menace de la liberté individuelle, beaucoup de souffrances aussi, de drames qui auraient sans doute pu être évités. Et, bien entendu, le travail accompli au quotidien par nos équipes sur le terrain, gage d’une vigilance sans cesse renouvelée.

Source : http://www.lepoint.fr/societe/les-grandes-sectes-noyautent-les-institutions-02-10-2012-1512514_23.php