Une star zéro défaut!

Will Smith fête aujourd’hui ses 45 ans. Chanson, télévision, cinéma: tout lui réussit.

Par Trinidad Barleycorn. Mis à jour le 25.09.2013

Il a sauvé le monde dans «Independence Day», «Men in Black» ou «Hancock». Mais Will Smith semble aussi avoir trouvé le moyen de stopper le temps: aujourd’hui, l’acteur de Philadelphie souffle ses 45 bougies sans avoir rien perdu de son regard espiègle, de sa coolitude et de son corps d’athlète. Pour son prochain film, «Focus», il a sans peine retrouvé la musculature développée pour «Ali» en 2001. Tout juste a-t-il rangé l’insolence de sa jeunesse au placard. Cette impertinence qui à ses débuts dans le rap en 1988 lui avait fait choisir le pseudonyme de «Fresh Prince», lui que les profs surnommaient déjà «Prince charmant» pour son bagou. Un quart de siècle plus tard, Willard «Will» Christopher Smith Jr est l’un des rares à avoir réussi à la fois dans la musique, à la télévision («Le prince de Bel-Air») et au cinéma. En 2007, le prince insolent est sacré roi de Hollywood: il est l’acteur le plus puissant et le mieux payé du showbiz selon Forbes. Du jamais-vu pour un Afro-Américain. Au point qu’il se rêve à la tête des Etats-Unis: «J’ai toujours voulu être le premier président noir. Barack a volé mon idée. J’attendrai mon tour», rit alors le supporter du candidat Obama. Ses revenus prennent l’ascenseur jusqu’à «Men in Black 3» en 2012: 25 millions pour son rôle d’Agent J.

L’ombre de la scientologie

En 2013 pourtant, son titre de roi lui échappe au profit de son grand ami Tom Cruise. En cause? Un flop monumental qui lui vaut d’être relégué au 8e rang des acteurs les plus bankable. Ce navet, c’est «After Earth», qu’il a écrit et produit, et dans lequel il joue avec son fils Jaden, 14 ans. La critique l’a descendu en flèche y voyant l’apologie de la scientologie. Justement, on chuchote depuis longtemps que Smith est scientologue, comme Tom Cruise. Il nie. En 2008, sa déclaration d’impôt l’avait trahi: il avait versé 115 000 francs à leur Eglise. Will Smith s’était justifié: «Certaines de leurs idées sont brillantes. Moi, je respecte toutes les croyances.» Pour preuve: la même année, il avait fait don d’un demi-million à une Eglise chrétienne et à une mosquée. Cela n’aura pas suffi: l’école ouverte par Will et son épouse, Jada Pinkett-Smith, est alors accusée d’enseigner la scientologie. Le couple dément. Mais Suri, fille de Tom Cruise, fréquente l’établissement. L’école finit par fermer. Will Smith retrouvera-t-il son titre de roi en 2014? Sûrement. Même si ses exigences salariales effraient, ses films précédents ont rapporté des centaines de millions. Le réalisateur Roland Emmerich qui ne voulait pas de lui pour la suite d’«Independence Day» tourné en 2014, le jugeant «trop cher», s’est ravisé. Mais le rêve de Smith aujourd’hui est ailleurs: dans la lignée d’«A la recherche du bonheur» ou «Sept vies», il veut le rôle capable de lui offrir l’oscar qui lui a échappé pour «Ali». Will Smith, fils d’ingénieur, goûte pour la première fois au succès en 1988 grâce au duo qu’il forme avec son ami d’enfance Jeffrey Townes, alias DJ Jazzy Jeff. Ils enchaînent les tubes, dont «Summertime», gagnent un Grammy Award. Will dépense trop, ne sait pas combien il gagne. Contrairement au fisc qui n’en perd pas un centime. On lui réclame 2 millions. A 22 ans, il est ruiné. Mais son aura n’a pas échappé à Quincy Jones. Le producteur décide de créer une sitcom autour du Fresh Prince. Quincy ne l’a jamais rencontré, mais il est sûr de son talent. Bien vu: de 1990 à 1996, le trublion crève l’écran dans «Le prince de Bel-Air».(…)

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