Viols d’adolescentes: le « gourou de Valbonne » jugé en appel à Aix

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Un informaticien australien comparaît depuis mercredi en appel à Aix-en-Provence pour des viols commis à Valbonne en 2009 et 2010 sur trois adolescentes, sur fond de manipulation mentale. Des faits qu’il a toujours contestés. DR

Un informaticien australien comparaît depuis mercredi en appel devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour des viols commis à Valbonne en 2009 et 2010 sur trois adolescentes d’une quinzaine d’années, sur fond de manipulation mentale, des faits qu’il a toujours contestés.

A la demande des parties civiles, l’audience se tient à huis clos jusqu’au verdict lundi.

Sean O’Neil, 43 ans, avait été condamné, le 17 octobre 2013, à quinze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Alpes-Maritimes pour des viols commis en 2009 et 2010.

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Adepte de la spiritualité hindouiste Hare Krishna, il est accusé par les jeunes filles de pratiques sexuelles qu’elles avaient acceptées, assurent-elles, en raison d’un chantage affectif, d’une situation d’emprise morale et de soumission.

Un expert psychologue évoque même « un état proche de l’hypnose ».

Elles vivaient nues chez lui

Mercredi, avant le prononcé du huis clos, cet homme de grande taille est apparu devant la cour avec des lunettes de métal et un bouc soigné.

L’accusé, dont on sait peu de choses sur la personnalité – il a tour à tour parlé de parents physiciens puis comédiens de cirque – a toujours contesté toutes les accusations, y compris celles de corruption de mineures.

Il avait notamment imposé aux jeunes filles de vivre nues à son domicile et pris des photos d’elles en position lascive.

Il affirme que les relations sexuelles étaient consenties et même réclamées par des adolescentes l’implorant à genoux.

Après des mois de contact via Facebook, Sean O’Neil avait rencontré, en mai 2009, une jeune fille et vécu avec elle « une relation de couple normale », connue de la mère de l’adolescente.

Celle-ci partageait avec lui son culte voué à Krishna: régime végétarien, récitation de la prière 1.700 fois par jour en égrenant les perles d’un chapelet…

Une camarade âgée de quinze ans était ensuite introduite dans cette relation de couple.

Il se fait appeler « Mon roi » par ses « esclaves »

L’accusé se faisait appeler « Mon roi » par les deux jeunes filles dont le statut était celui d' »esclave ».

L’une d’elles avait dénoncé cette situation à une assistance sociale scolaire assurant que son consentement avait été « manipulé » par cet homme qu’elle décrivait comme un « gourou ».

Les deux jeunes filles assurent qu’elles avaient pour mission de recruter d’autres adolescentes en vue d’une installation commune dans une grande maison en Australie.

L’enquête avait permis d’identifier une troisième jeune femme ayant un temps partagé la vie de ce « couple ». Celle-ci ne s’est pas constituée partie civile et devrait être entendue par la cour d’assises comme témoin.(…)

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